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Le Cassis

Le Cassis, Ribes nigrum, arbrisseau des jardins potagers bourguignons, est en fait une espèce sauvage qui pousse spontanément dans toutes les régions froides et humides du nord et de l'est de l'Europe. Redoutant le manque d'eau et les chaleurs estivales trop fortes, le cassis est inconnu en Provence et dans tout le bassin méditerranéen, ce qui explique qu'il est resté ignoré des grands thérapeutes de l'antiquité gréco-romaine.

Botanique

Le cassis est le fruit d'un petit arbuste de la famille des Grossulariacées.
Ses feuilles sont lobées, d'un vert intense, et couvertes de glandes jaunâtres sur leurs faces inférieures.
Le plus caractéristique, bien évidemment, en est le fruit. Les baies, de couleur noir intense à maturité, à la peau lisse et aux fortes odeurs musquées, se présentent en grappes et sont surmontées de corolles. Celles ci sont les vestiges des calices des fleurs qui les ont précédées.
Sa culture est aisée, dans les zones légèrement ombragées des potagers, et sa multiplication se réalise par bouturage.

Composition et propriétés

Les fruits sont riches en fer et en vitamine C. Leur teneur particulièrement élevée en ces deux éléments font du jus de cassis un anti asthénique et anti infectieux réputé.
Sa teneur élevée en calcium explique qu'il est recommandé pour les troubles de l'ostéoporose.
Sa richesse en tanins en fait un anti diarrhéique intéressant.
Les fruits et les feuilles, sous forme de poudre, sont utilisées pour leurs propriétés diurétiques et dépuratives et favorisent grandement l'élimination rénale de l'acide urique. D'où son usage ancestral dans le traitement de l'arthrose, des rhumatismes et de la goutte chez les humains.

Usage culinaire

Nous ne reviendrons pas sur les usages multiples faits de cette baie : confitures savoureuses et revigorantes, crème de cassis, liqueurs et alcools divers parés de toutes les vertus !

Usage thérapeutique interne

Les feuilles sont récoltées en été, séchées à l'ombre, puis hachées en menus morceaux pour les conserver en pots fermés.
Les tisanes se préparent en laissant infuser 2 cuillerées à soupe dans un bol d'eau bouillante légèrement tiédie durant 15 minutes environ, puis en filtrant.
Les bourgeons printaniers de cassis permettent de préparer un macérat glycériné figurant au codex et utilisé comme anti rhumatismal.

  • Antirhumatismal : depuis Hildegarde de Bingen, l'infusion de feuilles de cassis, de bourgeons et le jus de ses fruits sont utilisés pour traiter les affections articulaires dégénératives, rhumatismes et arthrose, ainsi qu'inflammatoires comme la goutte.
  • Diurétique et dépuratif : utilisé traditionnellement dans le traitement des troubles urinaires modérés, cystites par exemple, le cassis est toujours employé dans de nombreuses régions françaises pour traiter les insuffisances hépatiques légères. ( digestions difficiles, nausées...)
  • Antidiarrhéiques : l'infusion de feuilles séchées, parfois le jus, sont administrés dans les entérites avec diarrhée légère.
  • Vertus diverses : dans certaines régions montagneuses, Jura et Vosges, le cassis était utilisé pour traiter les rhumes, les bronchites et la toux occasionnée par elles.

Usage thérapeutique externe

Les feuilles fraiches finement broyées et appliquées en emplâtre, permettent d'accélérer la maturation des abcès, le bourgeonnement des plaies de surface et d'atténuer la douleur et l'inflammation consécutive aux piqûres d'insectes.
Pour préserver la mémoire de pratiques vétérinaires ancestrales, rappelons l'utilisation suivante : les jeunes pousses ébranchées et écorcées étaient utilisées pour fabriquer des sétons. Piquées sous la peau du poitrail des vaches ou autre bétail, ces broches entraînaient la formation d'un abcès de fixation censé stimuler les défenses en cas d'affection inflammatoire ou infectieuse telle qu'une bronchite, une mammite.

Pour plus de précisions sur les usages vétérinaires du cassis, n'hésitez pas à me demander conseil via la rubrique Contact du site ou à consulter les ouvrages en vente dans la Boutique.

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