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Phytothérapie & Aromathérapie : Préambule

Dès l’aube de l’humanité, les êtres humains ont fait appel à l’observation du milieu où ils vivaient pour tenter de trouver des remèdes aux maux dont ils souffraient.
Certains ont orienté leurs recherches vers une forme de communication avec les forces de la nature, créant le chamanisme qui perdure depuis lors.
D’autres, attentifs au comportement des animaux, à la morphologie des végétaux, attentifs en fait à tout leur écosystème, ont tenté empiriquement de mettre leurs observations en pratique.
Applications de boue à l’instar des sangliers,pour se débarrasser de leurs parasites et se rafraîchir, ingestion de végétaux aux feuilles râpeuses pour imiter certains singes anthropoïdes qui éliminent ainsi leurs vers digestifs, absorption d’écorce de saule pour lutter contre les douleurs articulaires.
En effet,  le saule vivant en zone humide, l’arthrose était considérée comme une maladie " humide".
D’autres, enfin, prônant un comportement thérapeutique basé sur l’accaparement des vertus animales, mirent au point une pharmacopée des plus folkloriques, souvent peu ragoûtante : poudre de pénis de cerf contre l’impuissance, poudre de crane pour lutter contre les céphalées, bile de bœuf séchée contre les troubles du transit et les problèmes de digestion.

Que les remèdes naturels appartiennent au règne animal, minéral ou végétal, tous ont été utilisés en se fondant sur la notion essentielle que pour vivre en bonne santé il faut vivre en harmonie avec la nature, en parfaite symbiose pourrions nous dire.
Poussant même cette notion au plus haut, les médecins célèbres, de l’Antiquité jusqu’à la Renaissance, prônaient une cueillette des plantes médicinales en fonction des lunaisons, et conseillaient leur utilisation en fonction des phases lunaires.
Ainsi, certains remèdes ne pouvaient être pris que les jours de pleine lune, d'autres les jours de lune descendante.
Ce qui, avouons le, ressemble plus à une indication de grimoire de magie….quoique ! des études ont pu montrer que les vermifuges, naturels ou de synthèse, contre les oxyures étaient bien plus actifs les jours de pleine lune, et plus particulièrement à l'automne et au printemps.

Les médications d’Hippocrate ou Gallien, les remèdes de Paracelse ou ceux « de Grand-Mère » ont traversé les siècles et l’espace pour, de nos jours, continuer pour certains d’entre eux de soigner les enfants des villes, ou les animaux de nos campagnes…
Pourquoi de nos jours une telle pérennité, pourquoi un tel regain d’engouement pour ces remèdes que l’industrie pharmaceutique et la Faculté n’ont pas réussi à faire tomber aux oubliettes ?
Peut être en raison d’une véritable adéquation entre l’organisme et un remède issu du monde vivant ou du monde minéral.
Ainsi, certaines études menées aux USA et en Europe, tendraient-elles à démontrer que les vitamines extraites des végétaux, seraient plus efficaces que les vitamines de synthèses, et verraient une part de leurs effets secondaires réduits.
Cette meilleure efficacité des vitamines naturelles pourrait être due à la présence d’autres molécules dans le végétal, molécules venant réguler l’emploi de la vitamine par l’organisme.
Cela confirmerait ce qu’affirmaient de nombreux médecins des temps anciens, Ibn Sina ou Gallien, par exemple : "le Tout est plus grand que la somme des parties".
Autrement dit, la composition complexe des extraits végétaux, des huiles essentielles, leur confère des propriétés plus complexes que la somme des propriétés de chacun de leurs composants…..Cette propriété des remèdes naturels pourrait ainsi leur permettre de traiter la globalité d’un être vivant et non pas les seuls symptômes évidents de la maladie dont il souffre.

Il nous faut dès à présent mettre à bas une des assertions des "intégristes" des médecines naturelles qui consiste à affirmer que tout ce qui est naturel est par nature inoffensif : à Mme R Zaraï affirmant que les tisanes de buis ont un puissant effet antiviral, nous pouvons répondre qu’elles peuvent surtout avoir un puissant effet létal !! A ceux qui penseraient qu’une plante anodine comme la menthe poivrée serait inoffensive, nous dirions de s’aviser de ne jamais  administrer des doses élevées à leur chat, sous peine de troubles neurologiques.

Enfin, il ne vous faut jamais oublier que la lecture des chapitres qui vont suivre ne pourra et ne devra JAMAIS remplacer une consultation chez votre vétérinaire.
Vous pourrez vous initier à l’usage de quelques plantes, de quelques huiles essentielles, de quelques minéraux, à des fins de simple curiosité intellectuelle, ou pour prendre en charge les petits incidents du quotidien de votre animal, ou en attente d’une consultation.
Mais vous devrez toujours garder en mémoire que les plantes peuvent réserver des surprises parfois douloureuses, et surtout, que l’usage des huiles essentielles par voie orale doit TOUJOURS être fait sous avis médical .
Les huiles essentielles sont des produits redoutablement actifs, donc pouvant présenter des effets secondaires importants.

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