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Dirofilariose

La dirofilariose ou maladie des vers du cœur, est une maladie parasitaire due à la présence dans les cavités cardiaques d’un nématode, ver rond de la famille des filaires, appelé Dirofilaria immitis, long de 20 à 30 cm selon le sexe. Cette maladie, présente dans de nombreux pays, est localisée en France aux régions méditerranéennes et au piémont pyrénéen.

La contamination et ses suites

La dirofilariose n’est pas contagieuse, la transmission des parasites se fait uniquement par l’intermédiaire d’insectes vecteurs, des moustiques du genre anophèles et culex.
Lorsqu’un moustique pique un chien malade, il ingère des microfilaires, qui sont les formes larvaires du parasite circulant dans le sang. Dans l’organisme du moustique ces microfilaires muent en larves infestantes qui seront injectés à un nouveau chien à l’occasion d’un nouveau repas sanguin du moustique.
Les microfilaires injectées rejoignent alors le ventricule droit et l’artère pulmonaire où elles se transforment en vers adultes. Ceux-ci se reproduisent et pondent à leur tour des microfilaires. Le cycle est ainsi bouclé.
La durée d’un cycle chez le chien est de 5 à 6 mois environ.

La maladie

Cette parasitose est  une affection grave, évoluant toujours vers la mort du chien non traité, laissant souvent des séquelles importantes chez les chiens soignés trop tardivement.
Les premiers mois sont toujours asymptomatiques.
Puis apparaissent des signes d’insuffisance cardio pulmonaire évocateurs d’une atteinte du cœur droit. Ainsi peut-on observer:

  • Une toux chronique, sèche, sous forme de quintes incessantes.
  • Une fatigabilité accompagnée d'une dyspnée et d'un essoufflement au moindre effort.
  • Apparaît ensuite une ascite, c'est à dire une accumulation de sérosités dans l’abdomen. Le chien présente alors un abdomen volumineux, parfois énorme.
  • Plus rarement peuvent être décrites des formes cutanées et oculaires de la filariose, avec apparition de pustules et pertes brutales de la vision.

Sans traitement, l’évolution se fera inexorablement vers la mort, après une période de déchéance physique durant laquelle le chien souffre d'anorexie et d'amaigrissement, cette période pouvant durer de  quelques mois, à plusieurs années si le nombre de filaires intra cardiaque est faible.

Le diagnostic

Il passe obligatoirement par des examens complémentaires. Sur une prise de sang on pourra rechercher, après concentration, les microfilaires circulantes, ou pratiquer un test rapide, comme le Snap Test, qui permet de déceler la présence d'antigènes adultes circulant.
Une radiographie ou une échographie peuvent compléter le diagnostic et permettre d’affiner le pronostic.

Le traitement

Le traitement doit être entrepris avant l’apparition des phases terminales de l’insuffisance cardiaque.
Il est toujours risqué, et ce pour deux raisons : La destruction des microfilaires peut occasionner un choc anaphylactique souvent fatal.
Et la destruction des filaires adultes peut aboutir à une embolie pulmonaire vermineuse. En effet, si les vers vivants sont stables dans le cœur et l’artère pulmonaire, une fois morts, ils peuvent être emportés par le flux sanguin et venir obstruer la circulation intra pulmonaire. Il n’y a aucun traitement de cette embolie.

La destruction des vers adultes fait appel à un immiticide sous forme injectable durant 15 jours.
Une période de repos absolu est observée durant ces 15 jours et le mois qui suit pour éviter l’embolie pulmonaire.
Puis un traitement microfilaricide sera instauré durant 1 mois, sous couverture d'un traitement anti allergique pour éviter les risques d’anaphylaxie.
Ce traitement est donc complexe, long, risqué, réservé aux cas peu évolués, et sera de toute façon onéreux.
Evoquons la possibilité anecdotique de retirer les filaires par cathétérisme cardiaque.

La prévention

Elle est basée sur l’emploi de répulsifs pour moustiques, tels les colliers Scalibor ND, les plaquettes de Flectron ND, ou encore les pipettes Advantix ND.
En cas de risques élevés, par exemple pour les chiens vivant en zône endémique, la prévention peut relever de l’administration de comprimés de chimioprévention une fois par mois, à base d’ivermectine ou de milbemycine. Ces deux molécules détruisent les microfilaires au fur et à mesure de la contamination par les piqûres de moustique.

Les médecines naturelles

L' aromathérapie peut être employée dans le cadre des traitements préventifs. Nombre d''huiles essentielles possèdent en effet unaction  répulsive intéressante vis à vis des insectes volants.
La phytothérapie peut aider l'animal en phase de convalescence, en détoxifiant l'organisme et en améliorant les fonctions hépato-rénales.
L’homéopathie peut avantageusement être utilisée pour participer à la prévention du choc anaphylactique, lors de la phase de traitement des microfilaires circulantes.

Vous pourrez trouver quelques conseils supplémentaires en consultant les ouvrages Les parasites externes et La santé par les plantes en vente dans la Boutique du site.

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