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Gales

Les gales sont des parasitoses cutanées contagieuses causées par des acariens vivant en surface et dans les couches superficielles de la peau ou dans les conduits auditifs. La gale des oreilles et la démodécie font l’objet de chapitres particuliers ( voir ces termes )

La Gale sarcoptique chez le chien

  • L'étiologie : les causes

Cette forme de gale est due à un acarien dénommé Sarcoptes scabiei var.canis, qui vit à la surface de la peau et dans des galeries qu’il creuse dans l’épaisseur de l’épiderme où il se reproduit et pond ses œufs.
Ceux-ci vont en très peu de jours se transformer en larves, puis en nymphes qui donneront à leur tour des adultes.
Le cycle étant très court , soit de 4 à 8 j , et les femelles extrêmement prolifiques, ces parasites finissent très vite par envahir les zones avoisinantes.

Cette parasitose est d’une contagiosité très élevée, se transmettant par contact direct ou par le milieu environnant où les sarcoptes peuvent survivre jusqu’à 3 semaines.

Elle est transmissible à l’homme, le risque étant de l’ordre de 40 %, mais les formes humaines de cette gale sont limitées
Seules les zones ayant été en contact direct avec le chien sont atteintes, et l’extension vers d’autres régions ne se fait jamais, sauf en cas d’immuno dépression.
La guérison spontanée est fréquente.
Rappelons que la gale humaine est due à Sarcoptes scabiei var.hominis .

  • Les symptômes

Les boutons de gale
Dans des zones comme la région des anconés , c'est à dire la zone située en arrière du bras au-dessus du coude, l’abdomen et les replis de l’oreille, on observe des papules indurées souvent auréolées d’érythème, les boutons de gale, évoluant sous forme de croûtes.
Le sable conchylien
On peut observer  la présence de croûtes très fines évoquant du sable dans les replis du bord de l’oreille, le « sable conchylien ».
Le prurit et l'érythème
Le prurit observé est irrépressible, provoquant grattage frénétique, mordillement, léchage.
Ces traumatismes aboutissent à l’apparition d’érythèmes importants, souvent suintants car surinfectés, puis de véritables excoriations se transormant en plaies.
Les zones alopéciques sont nombreuses, souvent recouvertes de squames et de croûtes.

  • Le diagnostic

Le diagnostic de certitude passe par l’observation au microscope de prélèvements cutanés obtenus par raclage des lésions « jusqu’à la rosée », c'est-à-dire jusqu’au suintement sanguin.
Il faut parfois 5 ou 6 prélèvements pour découvrir un sarcoptes ou les oeufs qu’il a pu pondre.

  • Le traitement

Les bains et shampoings acaricides , fastidieux et parfois peu efficaces, ont avantageusement été remplacés par des traitements en spot-on , ou pipettes dont le contenu se dépose sur la peau du cou, voire par des administrations d’ivermectine ND en injections.

Des shampoings antiséborrhéiques, des lotions apaisantes, une antibiothérapie en cas de surinfections, viennent compléter le traitement antiparasitaire.

Il est impératif de traiter les locaux et le matériel avec des  sprays acaricides ou des fumigènes.

Le traitement devra être poursuivi plusieurs semaines sous surveillance stricte, pour prendre en charge d’éventuelles intolérances ou pour détecter l’apparition d’allergies dues à la destruction des parasites. Un choc anaphylactique reste toujours possible.

La Cheyletiellose ou Gale à Cheyletiella.

  • L'étiologie

Cette gale est due à la présence en surface de la peau d’un acarien de 3 mm environ, la cheyletiella, préférentiellement sur la tête et sur la ligne du dos, formant comme une fine poudre ou pellicule blanchâtre.
Les chiens de petite taille semblent les plus sensibles, leur revêtement cutané étant plus fragile, leur pelage moins dense.
Cette gale est fréquente chez les chiots vivant en élevage ou en animalerie.
Elle s’avère très contagieuse, mais les chiens adultes sont beaucoup moins contaminés et n’en souffrent pratiquement pas.

La cheyletiellose est une zoonose très fréquente, en particulier chez les éleveurs. On rencontre alors des papules croûteuses très prurigineuses sur les bras, le thorax, l’abdomen et parfois les cuisses. Le parasite ne pouvant se reproduire sur l’homme, cette forme de gale guérit la plupart du temps spontanément chez l’homme.

  • Les symptômes

Ils se limitent à un prurit parfois marqué, des alopécies diffuses, et un squamosis.

  • Le diagnostic

Les lésions étant peu évocatrices, il faut pouvoir mettre en évidence le parasite ou ses œufs, souvent fixés à la base du poil.
Pour ce faire on observera un prélèvement au microscope, prélèvement effectué selon la méthode du scotch-test.
On applique un morceau de ruban adhésif sur la peau, que l’on dépose sur une lame de verre avec ou sans coloration, pour l’observer directement au microscope. Les oeufs et les parasites adhèrent au scotch et sont ainsi facilement prélevés.

  • Le traitement

Ces parasites sont très sensibles à la grande majorité des insecticides et acaricides du commerce, quelle que soit leur présentation, bains, shampoings, pipettes, sprays.

Pour tenir compte du cycle de ces parasites et être certain de détruire totalement les adultes ainsi que les larves qui éclosent au fur et à mesure, le traitement devra durer obligatoirement 2 mois, et concerner également le matériel et les locaux.

Gales du corps et médecines naturelles

Les huiles essentielles seront d’une bonne efficacité pour leur effet répulsif.
Les lotions et onguents préparées avec des extraits de plantes, des teintures mères ou des huiles essentielles pourront contribuer à la guérison par leur effet apaisant et antiseptique.
L’homéopathie pourra permettre de diminuer l’extension des lésions et de maîtriser la douleur, l'inflammation et le prurit.
Les antiparasitaires traditionnels resteront le plus souvent obligatoires, vu le risque pour l’homme et les conséquences pour l’animal.

Un ouvrage en vente dans la Boutique du site, Les Parasites externes, traite essentiellement de ce sujet. Sa lecture vous permettra de prendre en charge toute forme de gale grâce aux médecines naturelles.

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