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Piroplasmose canine

La piroplasmose est une maladie parasitaire du sang, consécutive à la présence à l’intérieur des globules rouges de parasites appelés Babesia canis. D’où l’autre nom que porte cette maladie, à savoir la Babésiose. Ces parasites provoquent une hémolyse, c'est-à-dire un éclatement des globules rouges, entraînant une anémie, et par voie de conséquence un dysfonctionnement du foie et des reins. La piroplasmose est une maladie non contagieuse, elle se transmet uniquement par la morsure d’une tique infectée. Les cas de piroplasmose humaine sont anecdotiques, cette maladie peut être considérée comme n’étant pas une zoonose majeure, du moins en France.

Les régions les plus touchées sont le Sud Ouest, la région Centre et une partie de l’Est de la France, trois régions qui hébergent des espèces de tiques pouvant transmettre le parasite.
La piroplasmose est une maladie saisonnière, les cas les plus nombreux ayant lieu au printemps et en automne, les cas hivernaux étant rarissimes, les cas estivaux peu nombreux, voire inexistants en cas de canicule ou de sécheresse.

La contamination et ses suites

Une tique femelle hébergeant des parasites dans ses glandes salivaires se fixe sur un chien.
Elle injecte sa salive anti coagulante pour pouvoir aspirer le sang dont elle se nourrit et qui lui permet de devenir fertile.
Par la même elle injecte des piroplasmes qui vont infester les globules rouges, puis les cellules hépatiques et les cellules de la rate.
Les parasites vont s’y multiplier, être libérés dans le sang, où ils vont infester de nouveaux globules qu’ils vont détruire.

Les symptômes de la maladie sont dus à l’anémie consécutive à la destruction des globules rouges, et à la toxicité de l’hémoglobine libérée dans le sang. En effet, l’hémoglobine présente dans les globules rouges est vitale, permettant de véhiculer l’oxygène. Libre dans le sang, elle est toxique pour les reins et pour le foie qui n’arrivent  plus à l’éliminer.

Les symptômes

  • La phase d’incubation

Elle est en général brève, durant de 1 à 8 jours. Il semblerait que dans des cas très rares, entre autre chez des chiens en partie immunisés, elle puisse atteindre 50 jours.

  • La phase initiale

Les premiers signes de la maladie sont une très forte fièvre, à 40° voire plus, un abattement, une prostration intenses, et une anorexie totale. Ces seuls signes, non caractéristiques, incitent nombre de vétérinaires exerçant en zone d’endémie piroplasmique, à traiter le chien contre la piroplasmose.

  • La phase d'état

Très rapidement le chien émet des urines très colorées, pouvant même devenir couleur café.
Un tableau d’anémie sévère accompagnée d’insuffisance hépato rénale s’installe, aboutissant à la mort du chien en l’absence de traitement. Coexistent une pâleur des muqueuses, une fatigue intense, un essoufflement au moindre effort, une tachycardie et une polypnée.
Après un traitement qui s'est avéré efficace, des rechutes sont possibles.
Mais un retour de la fièvre et de certains symptômes d’hémolyse quelques jours après un traitement réussi sont souvent le signe d’une complication de la piroplasmose, qui est l’apparition d’une anémie hémolytique auto-immune.

Le diagnostic

En zone endémique, en présence des signes décrits, le diagnostic est quasi certain.
Toutefois il existe des formes de babésiose atypique, se traduisant par des diarrhées, des troubles neurologiques, de la toux ou encore des boiteries.
Le diagnostic de certitude sera donc établi en réalisant un frottis sanguin qui permettra de mettre en évidence au microscope les parasites dans les globules rouges. Une goutte de sang prélevée au bout de l’oreille suffit .
Des dosages d’anticorps existent mais ne sont pas de pratique courante.

Le traitement et la prévention

  • La prévention

Elle fait appel à la protection contre les tiques par le biais du port de  colliers acaricides, ou de l'usage de sprays ou de  pipettes.
La prévention peut également reposer sur l'utilisation d'un vaccin, le Pirodog ND. Son coût élevé et son efficacité des plus relatives, en rendent son usage discuté et discutable.
Les tiques devant rester fixées au moins 48 heures pour être infestantes, il est recommandé d’observer son chien à chaque retour de promenade et d’enlever alors les tiques fixées sur lui.

  • Le traitement

Il doit être mis en route très précocement, si possible avant les symptômes d’insuffisance hépato rénale.
Il se fait par injection unique, ou en deux injections à 24 heures d'intervalle.
L'antiparasitaire le plus fréquemment utilisé de nos jours est le Carbesia ND. La pentamidine reste encore en usage.
Si le traitement est précoce, les résultats sont spectaculaires, et le chien retrouve un état normal en quelques heures.
Toutefois, des séquelles hépato rénales peuvent exister.
Le chien ne s’immunisant pas naturellement lors d’une babésiose, il peut contracter une piroplasmose plusieurs fois durant sa vie.
Les séquelles de chaque épisode de piroplasmose viennent alors s’ajouter aux séquelles de la babésiose précédente, et le chien devient rapidement un insuffisant hépato-rénal sévère.

Piroplasmose et médecines naturelles.

Homéopathies et phytothérapie pourront intervenir dans la détoxification de l’organisme.
Un emploi judicieux des huiles essentielles pourra aider à prévenir l’infestation par les tiques.
Le recours à l’homéopathie pourra permettre de renforcer les défenses du chien vivant en zone contaminée et lui éviter parfois des piroplasmoses sévères.
Les traitements allopathiques restent inévitables en raison de la gravité de cette maladie parasitaire.

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