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Maladie de Carré

Maladie contagieuse connue depuis cinq siècles, la maladie de Carré est aussi répertoriée sous son nom anglais de Distemper. Ainsi le fameux vaccin annuel CHPPiL peut il être dénommé DHPPiL. Cette maladie est due à un paramyxovirus, virus proche de celui de la rougeole de nos enfants. Il résiste bien au froid, mais est détruit rapidement par la chaleur, les U.V et la dessiccation. Il semble pouvoir s’attaquer à toutes les espèces de carnivore terrestre, hormis les ursidés et sans doutes les hyènes.

La contamination et ses suites

La maladie de Carré est une virose très contagieuse, dont la fréquence a énormément diminué depuis que la vaccination a débuté dans les années 60, et qui touche de nos jours les chiots non vaccinés et les chiens âgés qui ne sont pas à jour de leurs rappels vaccinaux. Mais ce virus peut s’attaquer à toutes les classes d’âge.
Le virus est présent dans tous les liquides organiques sécrétés ou excrétés par le chien : le sang, la salive, les urines, le lait, les larmes et les mucosités respiratoires.
La contamination se fait essentiellement par contact direct, oraux ou respiratoires, rarement par l’intermédiaire de manipulations comme les caresses, ou d’objets souillés.
Vu les caractéristiques du virus, cette maladie est plus fréquente durant les saisons froides et humides, et sa fréquence est augmentée dans les lieux de promiscuité, comme les élevages, animaleries et  chenils.

Les symptômes

  • La phase d’incubation, le plus souvent asymptomatique, dure de trois à sept jours.
  • La phase invasive suit alors. Le virus se répand dans tout l’organisme après s’être multiplié. On observe une forte fièvre ( 41°), une anorexie, un larmoiement, un jetage séreux c'est à dire des écoulements nasaux clairs et fluides, un abattement et une prostration.
  • La phase d’état  intervient alors, séparée  de la phase invasive par une période de 24 à 48 heures où le chien semble aller mieux,  et n’a plus de fièvre.
    La température remonte à 40° et reste stable, « en plateau ». Divers symptômes apparaissent alors en fonction de la dissémination du virus et des organes touchés. Peuvent apparaître simultanément ou coexister une conjonctivite et une rhinite purulente, une bronchite et une pneumonie avec une toux grasse, une gastro entérite sévère, des signes cutanés avec l'apparition de papules emplies de pus sur les zones de peau fine (abdomen) , un durcissement de la truffe et des coussinets, et, si l’animal a survécu, des atteintes neurologiques de type encéphalite virale. Apparaissent donc en dernier des tremblements, une incoordination motrice,  et tout à la fin une paralysie.

De nos jours, il semble que la maladie de carré débute le plus souvent par la gastro entérite.
Classiquement une phase terminale est décrite chez les animaux ayant survécu à un épisode peu sérieux. Mais la guérison laisse le plus souvent des séquelles sévères, de type paralysies totales ou partielles, épilepsie, insuffisance respiratoire ou encore agénésie dentaire.
La convalescence est toujours longue.

Le diagnostic

La symptomatologie ainsi que les conditions de vie de l’animal peuvent suffire à établir un diagnostic. Si cinq des symptômes décrits précédemment, fièvre en plateau à 40°, jetage, toux, papules, gastro entérite sont présents en même temps, ils  peuvent être considérés comme suffisamment évocateurs et permettre de poser le diagnostic de maladie de Carré.
Une recherche virale sur les écoulements, le pus des papules,  ou par écouvillonnage du nez ou des conjonctives, confirmera avec certitude le diagnostic .Un test PCR , par exemple, sera effectué sur les prélèvements.

Le traitement et la prévention

  • Absence de traitement spécifique

Aucun traitement spécifique n’existe à l’heure actuelle pour la maladie de Carré. Seuls des traitements symptomatiques des troubles digestifs, respiratoires et nerveux peuvent être instaurés en hospitalisation, ainsi qu’une lutte contre les surinfections bactériennes par l’antibiothérapie.Des anticonvulsivants comme le Valium ND, des antivomitifs, des antitussifs seront administrés par voie injectable.

  • Sérothérapie

L’emploi de sérum apportant des immunoglobulines, peut être envisagé sur des chiots non vaccinés ayant été en contact avec un chien malade. Son efficacité, immédiate, dure environ 20 jours.

  • Comment protéger ?

Les élevages auront tout intérêt à pratiquer une mise en quarantaine des nouveaux reproducteurs achetés, durant 15 jours, ainsi qu’à veiller à une hygiène rigoureuse des locaux et du matériel . Une désinfection des sols et des instruments d'élevage à l'eau bouillante et à l'eau de javel est fortement recommandée.

La vaccination reste la meilleure des protections contre ce virus redoutable. En cas de risque important, une primo vaccin à l'âge de 2 mois, un rappel de primo vaccination  1 mois plus tard, puis des rappels bis annuels sont la règle.
Et n’oublions pas que les chiots bénéficient d’une protection d’origine maternelle par les anticorps contenus dans le colostrum ou premier lait si leur mère est vaccinée.

Maladie de Carré et médecines naturelles

L’homéopathie peut aider à renforcer les défenses immunitaires et, associée à la phytothérapie, aider le chien à avoir une meilleure convalescence, en diminuant la fréquence et l’importance des séquelles.
Mais il faut bien reconnaître que rien ne peut remplacer la vaccination et les traitements allopathiques de la maladie établie, vu la gravité de l’affection et des séquelles.
Pour les chiens d'appartement, les rappels de vaccination pourraient ensuite n'être envisagés que tous les six ans, en vertu d' études réalisées aux USA sur la durée de la protection induite par les vaccins modernes, ce qui satisfait les partisans de vaccinations moins fréquentes.

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