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Coryza félin

Le coryza est une des affections les plus fréquentes dans l’espèce féline, causée par une association de virus et de bactéries dont les organes cibles sont les muqueuses des voies aériennes , les yeux et les muqueuses buccales.

Les agents viraux et bactériens du coryza

  • L’herpès virus félin

Virus le plus virulent, le plus pathogène, il est responsable d’une bonne part de la mortalité rencontrée dans le coryza.
Il provoque des conjonctivo-kératites des ulcères cornéens, des infections des voies aériennes.
Déclenchant éternuements, toux, larmoiement et jetage séreux chez les jeunes chats, il entraîne un état fébrile avec anorexie et abattement.

  • Le calicivirus

Presque aussi fréquent que le précédent, il déclenche un syndrome fébrile, accompagné d’un catarrhe nasal et oculaire, et surtout d’ulcérations des muqueuses gingivales et linguales. Ces ulcères buccaux sont très douloureux, entraînant une sialorrhée et une anorexie souvent totale. Ainsi le chat salive abondamment et ne mange quasiment plus.

  • Le réovirus félin

Moins pathogène, il entraîne essentiellement une rhinite et des signes oculaires discrets

  • Les bactéries

De nombreuses bactéries vont alors proliférer sur des muqueuses irritées, aux défenses locales affaiblies.
Le coryza se surinfecte, les sécrétions deviennent purulentes, les complications de trachéo bronchites purulentes sont fréquentes.

  • Les chlamydia

Il faut toutefois noter l’importance particulière des chlamydioses félines.
Les chlamydia sont des agents infectieux très proches des bactéries, très contagieuses ,responsables de coryzas graves chez les jeunes, pouvant même se développer en l’absence de virose préexistante.

Les symptômes

La contamination se fait par voie aérienne, le brouillard émis durant l’expiration étant très riche en particules virales.
Les chiens et l’homme ne sont pas concernés.
Après une période d’incubation dépassant rarement 5 à 6 jours, les éternuements et la conjonctivite apparaissent en premier.
Rapidement la toux, les écoulements nasaux et le larmoiement suivent les premiers symptômes.
En cas de calicivirose, le chat se met rapidement à baver, refuse les aliments et présente des ulcères buccaux : attention à la manipulation du chat pour l’examen de la bouche, la douleur entraîne des réactions violentes de la part de l’animal !

Quelles sont les évolutions possibles du coryza ?

  • une évolution fatale chez les chatons ou les chats affaiblis, par dénutrition, déshydratation ou complications septiques généralisées.
  • une guérison spontanée ou suite aux traitements, avec un animal qui n'héberge plus aucun virus
  • un chat guéri mais restant porteur sain, pouvant excréter des virus à l’occasion d’une autre infection ou d’un stress, voire même pouvant refaire des épisodes de coryza sans contact ultérieur avec un chat malade

Le diagnostic

  • Le diagnostic clinique

Il suffit la plupart du temps, les symptômes du coryza étant particulièrement évocateurs : signes ORL et oculaires, fièvre, anorexie sur des jeunes chats, ou sur des chats vivant en collectivité, ou sur des chats non vaccinés pouvant être en contact avec des chats errants.
Remarquons qu’il est de plus en plus fréquent de rencontrer des coryzas sur des chats vaccinés, souvent des coryzas de forme atténuée dans ces cas là.

  • Le diagnostic de certitude

Il peut être réalisé sur des écouvillonnages pharyngés, nasaux ou oculaires, permettant par recherche directe des inclusions virales, ou par méthode PCR, de mettre en évidence les calicivirus, les herpès virus, ou les chlamydia.
Dans ces cas là, une recherche concomitante du FeLV et du FIV est souvent la règle, permettant d’affiner le pronostic.
Seul un diagnostic bien établi permettra une prise en charge précoce de l’affection, la précocité du traitement conditionnant le pronostic.

Prophylaxie et Traitement

La prophylaxie médicale passe par la vaccination du chat, et le respect de mesures d’hygiène : quarantaine des nouveaux chats avant introduction au domicile ou dans l’élevage, dépistage des cas douteux avant adoption….

Le traitement allopathique fera appel aux antibiotiques pour lutter contre les infections, à la réhydratation en cas de formes sévères, et à une batterie de traitements symptomatiques tels que les collyres apaisants, les aérosols, les mucolytiques, les antalgiques.

Les médecines naturelles

La prise en charge par les médecines naturelles est souvent très efficace, tant dans le cadre de la prévention que du traitement, à condition que le traitement intervienne précocement.
De plus, il est tout à fait possible d’associer le traitement allopathique et les médecines naturelles.

  • Prévention

En période de risque, par exemple avant une adoption, ou aux changements de saison lorsque les chats de la maisonnée sont fragiles, il peut être utile de diffuser des huiles essentielles pour assainir l'atmosphère, et d'administrer un traitement en homéopathie pour stimuler les défenses immunitaires du chat de la maison.

  • Traitement

L’homéopathie sera ici d’un grand secours.
Seule ou associée à la phytothérapie, l’homéopathie va stimuler la vitalité de l’animal, en lui donnant les capacités de lutter au mieux contre virus et bactéries.
Les huiles essentielles pourront également être utilisées à des fins d’antisepsie des voies aériennes, en prenant toutefois garde de ne pas en abuser, les muqueuses du chat étant alors particulièrement fragiles et sensibles et les chats intolérants à plus d'un principe actif contenu dans les huiles essentielles.
De plus l’homéopathie ,en traitant le terrain de votre animal, pourra lui permettre d'éviter bien des rechûtes.

Vous trouverez un traitement complet du coryza par les médecines naturelles en lisant l'ouvrage Le Coryza félin, une autre approche thérapeutique. Vous pourrez compléter le traitement proposé dans cet opuscule en nous demandant une prescription de soins personnalisée en homéopathie via notre rubrique Prestations en ligne.

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