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Complexe fibrosarcome félin

Le complexe fibrosarcome félin, communément dénommé « fibrosarcome félin », regroupe un ensemble de tumeurs du mésenchyme, autrement dénommé tissu conjonctif sous cutané. Ces tumeurs sont très agressives, se développent sous la peau et envahissent les muscles voisins rapidement.
Le phénomène cancéreux concerne différents types de cellules du mésenchyme, les fibroblastes, les chondroblastes, les histiocytes et autres types cellulaires.
Le fibrosarcome a peu tendance à métastaser, mais sa tendance à la récidive locale est très élevée. C’est le cancer cutané le plus fréquent chez le chat, pouvant représenter jusqu’à 40 % des cancers pour certains auteurs.

L’étiologie : les causes déclenchantes

L’étiologie exacte n’est pas totalement élucidée.
Toutefois le rôle des traumatismes répétés semble de nos jours évident.
Il peut s'agir de morsures entre congénères, de bagarres ente matous non castrés.
Mais la cause la plus souvent mise en avant est l’injection sous cutanée de divers produits, et tout particulièrement des vaccins annuels. Une prédisposition génétique a été mise en évidence récemment.
Enfin, ces mêmes études ont montré que chez ces chats prédisposés, les réactions inflammatoires sont plus marquées lorsque les injections ont lieu dans des zones riches en tissu adipeux. D’où la fréquence élevée des fibrosarcomes dans la région inter scapulaire riche en graisse, suite aux "injections sous la peau du cou"!

Les symptômes

Le fibrosarcome félin se présente sous la forme de lésions sous cutanées nodulaires, peu adhérentes, de consistance ferme, souvent en grappes, et non douloureuses.
On peut le rencontrer par ordre décroissant de fréquence, sur le cou et la base du cou, les flancs et le thorax, le dos et les reins.
En l’absence de traitement les tumeurs peuvent devenir très volumineuses, douloureuses et s’ulcérer.
Elles envahissent alors rapidement les tissus environnants.
Les métastases n’interviennent qu’en toute fin d’évolution et ne concernent que 12 à 15 % des cas de fibrosarcome.

Le diagnostic

Bien évidemment le diagnostic ne peut être fait que sur une histologie, autrement dit une analyse au microscope des tissus, ceux-ci étant prélevés au cours d’une exérèse tumorale.
Prélever un seul fragment de la tumeur par biopsie aux fins d’analyse serait aberrant. Cela retarderait l’intervention chirurgicale curative, et, de plus,  il faut savoir que toute blessure au sein d’une telle tumeur stimule sa croissance.
L’histologie permet également d'évaluer les risques de récidive locale en déterminant si l’exérèse est  bien passée en tissu sain, loin de la lésion, ainsi que le degré de malignité.
Le diagnostic sera affiné par un bilan d’extension, en particulier une radiographie pulmonaire.

Le traitement

Le traitement traditionnel est chirurgical, avec une intervention la plus précoce possible, une exérèse large en tissu sain, un retrait des ganglions adjacents.
L’histologie permet de déterminer si une radio thérapie adjuvante est nécessaire.
Dans ce cas, après cicatrisation, des fils d’iridium 192 seront implantés sous anesthésie générale sur le lieu d’intervention, et laissés en place 4 jours. Peu d’effets secondaires hormis une alopécie et les risques de récidive sont alors diminués de 20% pour les tumeurs de petite taille opérées précocement.
La chimiothérapie n’est ici pratiquement d’aucun intérêt puisque les métastases sont rares, et le fibrosarcome peu chimio sensible.

Fibrosarcome et médecines naturelles

Bien des praticiens en médecines naturelles préconisent de ne pas intervenir chirurgicalement sur les fibrosarcomes déjà développés, soit plus gros qu’une olive, vu le risque élevé de récidive sur le lieu d’exérèse.
Constatant la fréquence des fibrosarcomes chez les chats vaccinés, les vétérinaires adeptes de ces médecines naturelles vont préconiser les mesures suivantes :

  • Diminuer la fréquence des rappels, une fois tous les 3 à 5 ans.
  • Vacciner par voie intra musculaire dans des zones moins riches en tissu graisseux
  • Mettre en place un protocole de prévention du risque vaccinal en isothérapie et en homéopathie, à J-2, J-1, J, J+1 et J+2 , voire plus.
  • Veiller aux conditions d’asepsie locale
  • Opter, si cela est possible, pour des vaccins exempts d’hydroxyde d’aluminium, celui-ci étant l’adjuvant le plus souvent mis en cause dans le fibrosarcome.

Dans le cas des fibrosarcomes déclarés, l’usage de la phytothérapie permettra d’augmenter l’espérance de vie et le confort de l’animal, la pharmacopée comprenant des plantes à action anti cancéreuses et stimulantes du système immunitaire.
Attention au risque lié à l’auto médication : toutes ne sont pas utilisables sur le chat, et toutes doivent être manipulées avec précaution.
L’homéopathie permettra de revitaliser l’animal.
En aucun cas ces thérapeutiques ne pourront guérir le chat porteur d’un fibrosarcome, elles doivent être considérées comme des médecines palliatives, des médecines de confort, qui permettront au chat de vivre au mieux ses derniers mois de vie.
 

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