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Médecines naturelles et vaccination

Si vous avez pris connaissance des articles précédents, vous avez donc retenu que la vaccination était un acte prophylactique souvent indispensable. Malgré tous les progrès effectués par les laboratoires, l'acte vaccinal ne peut jamais être pris à la légère, les réactions vaccinales demeurant assez fréquentes, les accidents vaccinaux graves n’ayant pas disparu, loin s’en faut. Nous allons donc aborder dans ce chapitre comment les médecines naturelles, loin de proposer un refus total et donc sectaire de la vaccination, vont souvent pouvoir prendre en charge la prévention des risques inhérents à la vaccination, et offrir une alternative des plus efficaces à l’allopathie dans le traitement des réactions voire des accidents vaccinaux. Nous ne prendrons en compte que les animaux considérés individuellement, les problèmes liés à la vie en commun, élevages ou chenils, nécessitent une autre approche.

La décision vaccinale

Il nous faut d'abord envisager les divers critères permettant une décision raisonnée de vaccination ou de non-vaccination. L’adepte des médecines naturelles, conscient de la nécessité d’une approche holistique de l’animal, se devra de respecter scrupuleusement toutes les contre indications, qu’elles soient propres au vaccin qui va être effectué, ou propres à la vaccination en général. Ainsi il refusera de vacciner:
  • Les animaux trop jeunes ou débilités par l’âge. En effet ces animaux ont un système immunitaire immature ou déficient.
  • Les femelles affaiblies par la gestation ou l’allaitement.
  • Un animal souffrant d’une affection concomitante, qu’elle soit infectieuse, parasitaire, auto immune, cancéreuse, virale, voire neurologique.
  • Un animal vivant en milieu déjà contaminé, ou devant être introduit trop rapidement en milieu contaminé
  • Un animal ayant déclenché une réaction d’hypersensibilité de type 1 à la précédente séance vaccinale

Le choix d’un protocole vaccinal

Depuis le début des années 60, période où la vaccination de nos carnivores domestiques a pris un essor considérable, la vaccination annuelle systématique a été prônée, tant par les laboratoires pharmaceutiques que par les praticiens. Depuis lors, les procédés de fabrication ont fait des progrès considérables, en particulier dans le domaine du génie génétique qui permet, par exemple, de fabriquer des vaccins ne contenant que les fragments viraux responsables du seul déclenchement de la protection vaccinale. C'est le cas des  fragments de protéines de la capsule virale, sans aucune trace d’ADN ou ARN viral par exemple.
De nombreuses études menées tant en Europe qu’au Japon et aux USA, tendent à démontrer que la durée de protection efficace réelle est bien supérieure à ce qu’il était admis jusqu’alors.
Notons que depuis fort longtemps déjà, les rappels pour la maladie de Carré et l’Hépatite de Rubarth chez les chiens ,étaient conseillés seulement tous les deux ans. Toutefois une majorité de vétérinaires, par habitude ou par facilité, les effectuent encore systématiquement tous les ans, en même temps que les vaccins contre la parvovirose et les leptospiroses.
Notons également, que dans certains états des USA, les protocoles vaccinaux ont été modifiés, les rappels n’ayant plus lieu que tous les 3 ou 4 ans selon la valence vaccinale.
Certains praticiens vétérinaires homéopathes, en accord avec les dernières études sur la réponse immunologique aux vaccins couramment utilisés, ont pu proposer un nouveau calendrier vaccinal tel que ci-dessous, sachant qu’il n’est proposé au maître de l’animal qu’après l’avoir informé qu’il ne respecte pas les indications des laboratoires :

  • Vaccinations contre les maladies hautement contagieuses type parvovirose canine : la primo vaccination n'interviendra jamais avant l’âge de 2 mois, pour éviter les compétitions avec les anti corps colostraux, c'est à dire les anti corps du lait maternel absorbés par le chiot lors de la tétée. Le rappel de primo vaccination aura lieu 1 mois plus tard. Un seul rappel annuel au bout de 12 mois.
  • Vaccinations contre les autres maladies infectieuses des carnivores par des vaccins à agents vaccinaux tués ou atténués  présentant une virulence résiduelle très faible :  les rappels annuels auront lieu  tous les 4 ou 5 ans pour les chiens, tous les 6 ans pour les chats.
  • Vaccinations contre les autres maladies infectieuses par des agents à vaccins vivants présentant une virulence résiduelle forte : les rappels annuels auront lieu tous les 6 ans pour les chiens, tous les 8 ans pour les chats

Prise en charge homéopathique individualisée du risque vaccinal

Les praticiens vétérinaires homéopathes recommandent la mise en place à chaque séance de vaccin, quel qu’il soit, d’un traitement visant à prévenir ou limiter les risques de survenue d’une réaction vaccinale ou d’en accident vaccinal. Les mesures à respecter sont simples, les remèdes homéopathiques sont peu onéreux et simples d'utilisation. Cette série de mesure permet le plus souvent d'éviter les réactions vaccinales, et la plupart du temps d'atténuer fortement les symptômes de l'accident vaccinale s'il survient malgré tout. Il faut donc envisager :

  • Une mise au repos durant les 48 heures après le vaccin. Il faudra en particulier éviter les voyages, les randonnées, les baignades.
  • Une alimentation hautement digestible et énergétique. Il faudrait si possible distribuer une alimentation ménagère sur quelques jours.
  • Une administration du remède homéopathique adéquat durant 5 jours, à savoir les deux jours précédents, le jour du vaccin et les deux jours suivants. Il pourra s'agir de doses globules en prise unique chez les chiens, de granules ou de solutions orales chez les chats ou les chiots, après avoir dissous ceux là dans de l'eau minérale. Vous pouvez vous reporter à l'ouvrage " Homéopathie Vétérinaire" au sein de la rubrique Ouvrages électroniques de la boutique
  • Une vermifugation systématique dans les jours qui précèdent la vaccination.

Traitement homéopathique et phytothérapeutique des réactions et maladies vaccinales.

Si malgré les précautions prises, ou en cas d’absence de précautions, l’animal présente une réaction vaccinale anormale dite "vaccine" en homéopathie, voire même un accident vaccinal appelé "vaccinose" en homéopathie, la mise en place d’un traitement curatif associant homéopathie et phytothérapie devra être mis en place au plus vite. Mais pour cela, praticien et maître doivent travailler la main dans la main. Le maître doit être informé de façon à pouvoir déceler  une réaction vaccinale, ou plus grave, un accident vaccinal. Le praticien doit être à même de  pouvoir diagnostiquer " immédiatement" un accident vaccinal afin d'être à même de le traiter au plus vite. Tout traitement différé est préjudiciable et peut mettre en péril le chat ou le chien qui déclare une vaccinose. Ainsi, pourront être envisagées les mesures suivantes :

  • Un traitement homéopathique individualisé donc uniciste, car plus spécifique et progressif . Ce seul traitement pourra être observé en cas de vaccine. Vous pourrez nous demander une prescription personnalisée au sein de la rubrique "Prestations en ligne"
  • Un traitement phytothérapeutique de régulation du système immunitaire OU
  • Un traitement en hétéro-isothérapie : il consistera en l'administration de remèdes isothérapiques élaborés à partir de souches vaccinales, selon un protocole adapté au cas. Ce pourra être une administration de l’isothérapique en dilutions croissantes, en 5 CH durant 2 à 3 jours, puis 5 CH durant 2 à 3 jours, puis 7 CH…et ainsi de suite jusqu’à guérison.Ce pourra être encore une administration d’une dose de l’isothérapique en 30 CH en une seule prise dès les premiers symptômes de la vaccine ou de la vaccinose. Ce pourra être enfin une administration de l’isothérapique en dilutions associées, en 5-7-9et 15 CH .
  • La mise en place d'une diététique adaptée, énergétique et appétente.

Dans tous les cas, l’animal devra être suivi jusqu’à guérison totale, une à deux fois par mois, puis de façon plus espacée, de façon à pouvoir, le cas échéant, adapter le traitement homéopathique, phytothérapeutique ou isopathique à l’évolution de la maladie vaccinale. Car celle-ci peut continuer à évoluer à bas bruit durant encore de longs mois et entraîner des baisses de forme, des retards de croissance et bien d'autres séquelles.

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