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L'organothérapie

Définition

L’Organothérapie est une méthode thérapeutique basée sur l’emploi d’extraits organiques, tissulaires ou glandulaires, dilués et dynamisés comme les remèdes homéopathiques. L’Organothérapie prône la théorie selon laquelle une dilution hahnemanienne d’un extrait d'organe interagit sur l’organe homologue pour en modifier le fonctionnement. Autrement dit l’Organothérapie affirme que " l’identique agit sur l’identique ". Réfutons d’emblée l’assertion qui consiste à assimiler Organothérapie et opothérapie. Cette dernière consiste à administrer des extraits glandulaires à dose pondérale, destinés à compenser un déficit de l’organe en cause. Ainsi, pour une insuffisance pancréatique administre-t-on des extraits de pancréas….Pour une insuffisance hypophysaire injecte-t-on des extraits hypophysaires….etc, etc.. De par son mode d'action le médicament opothérapique cesse de faire effet dès que l'on interrompt son administration. Le remède organothérapique, lui, si il a été convenablement utilisé, poursuivra son action bénéfique dans le temps, sans effet rebond, sans effet secondaire. De plus, alors que l’opothérapie peut aboutir à des dégâts considérables, telle l’aplasie irrémédiable d’un organe en cas d'administration de doses répétées de son extrait, l’organothérapie n‘engendre aucun effet secondaire. Enfin, reconnaissons que l’organothérapie est une proche parente de l’Homéopathie, mais ne peut être confondue avec elle. En effet, aucune pathogénésie ne peut être conduite en organothérapie. De plus, l'organothérapie demeure la médecine de l'identique alors que l'homéopathie est celle du semblable.

Bref rappel historique

Depuis la nuit des temps, les humains furent confrontés à la maladie. Pour se soigner, ils se tournèrent vers ce qui était à leur disposition dans leur environnement, à savoir les végétaux, leurs proies et même…leurs proies humaines, le temps du cannibalisme n’est pas si lointain ! Raisonnant de façon empirique, nos lointains ancêtres pensaient guérir une impuissance en administrant des poudres à base d’organes reproducteurs de cerfs, rhinocéros ou autres animaux réputés pour leur ardeur génésique…De même, l’absorption d’extraits de muscles était-elle censée donner plus de puissance musculaire. Cette pharmacopée traditionnelle aux effets plus folkloriques que réels, a traversé les siècles, mais a du et pu inspirer les fondateurs de l’organothérapie au XIX siècle, en particulier les disciples d’Hahnemann qui se sont intéressés à toutes les thérapeutiques de l’identique. Souvent les organothérapeutes étaient également des isothérapeutes, ceux qui soignent une affection en donnant l’agent causal en dilution hahnemanienne…..dans les deux derniers cas, « l’identique soigne l’identique », alors que l’Homéopathie est la médecine, non des identiques, mais des semblables.

Présentation des organothérapiques

Les présentations des organothérapiques sont identiques à celles de l’Homéopathie, à savoir Granules, Doses-globules, solutions orales présentées sous forme de Gouttes ou d’Ampoules, Triturations, voire même Suppositoires. La forme suppositoire peut être d’une administration aisée chez le chien, et d’une rapidité d’action intéressante. La forme ampoule, peut permettre une administration oraledes plus faciles, car agissant par voie sub et per linguale : un simple contact avec la muqueuse buccale peut suffire ! Les dilutions sont identiques à celles de l’Homéopathie, à savoir des décimales hahnemanniennes et des centésimales hahnemaniennes. Les dilutions sont en règle générale utilisées jusqu’à la 15° centésimales hahnemanienne, très rarement au-delà.

Généralités sur les prescriptions en organothérapie

La prescription d’un organothérapique est fondée sur la règle selon laquelle le degré de dilution va déterminer le type d’action recherchée sur l’organe à soigner, en tenant compte, malgré tout, des variations de sensibilité individuelle.

  • Les basses dilutions , des dilutions décimales et jusqu’à la 4° CH, sont stimulantes pour l’organe
  • Les dilution moyennes, de 5 à 9 CH, sont régulatrices
  • Les hautes dilutions, jusqu’à 15 CH ( parfois même 30 CH ) sont inhibitrices

Souvent l’organothérapie est employée dans le cadre des médecines naturelles en complément des traitements symptomatiques et des traitements de terrain. Elle vient en effet compléter harmonieusement l’Homéopathie et la Phytothérapie dans la prise en charge de certaines affections comme l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance respiratoire, les troubles liés à une dysendocrinie ( infertilité, hyper sexualisme..), les troubles hépatiques, les troubles circulatoires.
Pour conclure, l’organothérapie est une méthode thérapeutique qui offre au praticien une gamme importante de remèdes qui vont agir efficacement sur la plupart des organes, sans risque d’effet secondaire, et qui viendra s’ajouter à l’arsenal thérapeutique des autres médecines naturelles en toute harmonie. Mais le praticien devra avoir été formé à leur emploi, l’automédication pouvant parfois donner des résultats gênants si le remède n’est pas administré à bon escient.