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Le 2ème principe ou loi de posologie infinitésimale

Qui d’entre vous n’a jamais remarqué que dans leur dénomination les remèdes homéopathiques comportaient les célèbre CH, DH ou autres K après le nom de la spécialité, Arnica montana 3D, Natrum mur. 5 CH,, Antimonium tar. 1000 K.....?
Tâchons donc d’en trouver l’origine, et pour cela remontons dans le temps, et voyons pourquoi Samuel Hahnemann fut obligé de diluer les substances qu’il utilisait comme remède.

Historique

Après avoir affirmé le principe de similitude ( voir chapitre le 1° principe de l’homéopathie ), le fondateur de l’Homéopathie a durant quelque temps administré le simillimum ou « remède semblable » aux malades, à dose allopathique. Certains malades guérissaient, tous présentaient une altération plus ou moins importante et temporaire de leur état, comme si les effets du remède et les causes de la maladie conjuguaient leurs effets. Hahnemann décida donc fort logiquement de diluer les substances avant leur administration.
Il constata alors trois faits :

  • la substance diluée continuait chez certains « cobayes sains» de provoquer certains symptômes.
  • selon le degré de dilution les symptômes déclenchés pouvaient être différents.
  • pour que les substances diluées s’avèrent actives, il fallait fortement agiter la solution entre chaque étape de dilution

Hahnemann, en bon empirique, en déduisit que les succussions ainsi appliquées aux solutions alcooliques de ses remèdes devaient « libérer l’énergie » contenue dans la substance, et il dénomma cela « la dynamisation »

La méthode hahnemannienne de préparation d’un remède

La toute première étape consiste à obtenir la substance à diluer : les remèdes végétaux seront obtenus par macération alcoolique, les remèdes minéraux ou autres insolubles seront très finement broyés par trituration. Tous seront dissous dans de l’alcool à 70° ce qui permet d’obtenir ce qu’Hahnemann dénomma une « teinture mère ».
On dilue alors une goutte de teinture mère dans 99 gouttes d’alcool à 70° , on dynamise la solution en la secouant 100 fois au moins. On obtient ainsi le remède dilué à 1 CH ou 1° dilution centésimale hahnemanienne.
On récupère une goutte de cette solution à 1 CH, que l’on dilue avec 99 gouttes d’alcool, on dynamise à nouveau en pratiquant une centaine de succussions et on obtient alors une solution à 2 CH, ou 2° dilution centésimale hahnemannienne. Et ainsi de suite, de dilutions en dilutions successives, jusqu'à la 30° dilution centésimale hahnemannienne.

La méthode dite Korsakovienne

Cett méthode est encore plus simple et semblera plus « déroutante » pour plus d'un lecteur de cet article.
Une goutte de teinture mère est diluée dans 99 gouttes de solvant. Le préparateur imprime alors de fortes succussions. Il obtient la première dilution de Korsakov, ou 1 K
On vide entièrement le flacon qui recevra à nouveau 100 gouttes de solvant, en prenant la précaution que quelques gouttes persistent dans le falcon. Après avoir réalisé à nouveau de longues et fortes succussions, on obtient  la deuxième dilution de Korsakov ou dilution 2 K…..et ainsi de suite jusqu'au plus hautes dilutions type 10 000 K voire plus.

Les solutions ainsi diluées pourront alors être présentées sous la forme de gouttes buvables, de suppositoires, de solutions injectables, de poudres impégnées appelés triturations, et sous la forme des « célèbres » Granules et Globules. Ce sont des petites billes de lactose et/ou de saccharose qui on été imprégnées de la solution homéopathique à trois ou quatre reprises.

Conséquences de la loi de posologie infinitésimale

C’est alors que les esprits cartésiens, les partisans de la médecine traditionnelle font remarquer qu' à partir de certaines dilutions élevées,   la loi de physique chimie, dite « Loi d’Avogadro », affirme qu'il est impossible de retrouver une seule molécule de substance active au sein du solvant. On peut ainsi considérer qu'il n'existerait plus de molécule de la substance médicamenteuseà partir d' une dilution théorique entre 12 et 13 CH .
Pourtant, la pratique empirique des tenants de l’homéopathie, a permis de mettre en évidence l’effet parfois spectaculaire, en particulier au niveau du psychisme, des hautes dilutions voire des très hautes dilutions telles les 30° dilutions centésimales hahnemanniennes, voire les dilutions 10000 K mais aussi les différences d’action observées selon le degré de dilution.

Des travaux menés, entre autre à l’INSERM, ont commencé à mettre en évidence les effets de hautes dilutions. Toutefois les critiques continuent à fuser, l’ironie de la « faculté » demeure mordante. Il n’en demeure pas moins que les travaux décriés du Pr Benveniste sur « la mémoire de l’eau », les travaux de chercheurs de l’INRA montrant que certains remèdes homéopathiques pouvaient préserver voire guérir les cultures de tabac contaminées par un virus appelé « virus de la mosaïque du tabac », ont incité de nombreux médecins…..à douter !

Le dernier obstacle à surmonter pour pouvoir convaincre les autorités et les sceptiques, vient du fait que les techniques utilisées pour tester les médicaments allopathiques ne peuvent être employées en homéopathie. Les protocoles d’essais cliniques en double aveugle sont ici impossibles.
En effet, le premier principe de l’homéopathie empêche tout essai de masse, puisqu’un remède ne soigne pas une maladie, mais un malade ! Il est donc impossible de choisir deux populations, une recevant un placebo, l’autre le même médicament, pour observer les pourcentages de guérison dans les deux populations.

Pour conclure, même si nous, les adeptes de cette médecine, sommes certains de sa remarquable efficacité pour avoir pu constater cas après cas, année après année, que nos malades retrouvaient la santé, il n’en demeure pas moins qu’il nous faut souhaiter que les travaux de recherche se poursuivent pour, non pas avoir une éclatante mais illusoire revanche, mais pour tenter de percer les mystères du mode d’action de nos chers remèdes.

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