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La vaccination: ses risques

En préambule, nous allons affirmer que notre propos n’est pas de décrier la vaccination. Elle a représenté un progrès considérable, permettant d’éradiquer de la surface du globe nombre de maladies redoutables, variole, poliomyélite en médecine humaine, et en médecine vétérinaire de diminuer de façon drastique la fréquence de maladies telles que la maladie de Carré chez les chiens, ou le Typhus chez les chats.
Nous allons en fait présenter brièvement les risques, les accidents plus ou moins graves liés aux vaccins, et tâcher de proposer une approche raisonnée et raisonnable de la vaccination dans le cadre des médecines naturelles animales.
Nous aborderons essentiellement le cas des carnivores domestiques isolés, les problèmes inhérents aux élevages, pensions et autres lieux de concentration demandant d’autres réponses de la part du praticien.

Le pouvoir pathogène résiduel des vaccins

Le mode de préparation des vaccins explique largement l’éventualité de l’existence d’un pouvoir pathogène des vaccins employés en santé humaine et animale.

  • Les vaccins produits à partir de souches virales ou microbiennes utilisent la chaleur ou des substances chimiques pour tuer, dénaturer les agents pathogènes ou atténuer leur virulence.
  • Pour augmenter la réponse vaccinale, des substances appelées adjuvants sont incorporées pour, entre autre, stimuler l’afflux des globules blancs au point d’injection.
  • Les vaccins produits par génie génétique sont constitués uniquement des fractions protéiques immunogènes, éléments de l’enveloppe externe des virus.

Quels sont donc les problèmes inhérents à ces modalités de fabrication :

  • Risques liés à la présence des adjuvants, hydroxyde d’aluminium par exemple, susceptibles d’entraîner des pathologies annexes.Rappelons les cas supposés de sclérose en plaque chez l’homme, ainsi que les réactions d’hypersensibilité au point d’injection de certains vaccins.
  • Risques liés à la présence dans le vaccin d’enzymes et toxines bactériennes si le traitement des souches vaccinales a mal été effectué, car les toxines sont souvent résistantes à la chaleur et à l’inactivation par le phénol ou autres substances chimiques. Ces toxines sont responsables de réactions inflammatoires parfois importantes.
  • Risques liés à la persistance de la virulence pour les vaccins à virus vivants. Certains individus développent une maladie similaire à celle pour laquelle on a voulu les protéger. Les animaux trop jeunes, trop âgés et / ou au système immunitaire défaillant, ne parviennent pas à contrôler la multiplication des virus vaccinaux qui retrouvent une partie de leur pouvoir pathogène.


Vaccins et réaction vaccinale

La réaction vaccinale intervient dans un délai de 48 heures après l’injection, et se caractérise par des réactions le plus souvent bénignes :

  • Réactions générales à composante fébrile, induisant adynamie et perte de l’appétit.
  • Réactions locales au point d’injection avec œdème, prurit et douleur à la palpation.

Cette réaction vaccinale, souvent causée par une virulence résiduelle de la souche vaccinale, ou par une réaction induite par les adjuvants, ne doit pas être confondue avec l'accident  vaccinal qui est une conséquence anormale très sévère de la vaccination.
Toute manifestation dépassant les 48 heures après la vaccination, toute altération plus sévère de l’état général, doit amener le maître à conduire son animal en consultation. C’est pourquoi le praticien doit systématiquement informer le maître des conséquences possibles de la vaccination, afin que celui ci puisse agir en toute connaissance de cause.
Pour une simple réaction vaccinale, il serait tentant d’administrer des corticoïdes ou des anti inflammatoires non stéroïdiens pour diminuer douleur, fièvre ou inflammation. Malheureusement ceux-ci diminuent la réponse immunitaire et peuvent rendre le vaccin inefficace. Le recours à l’homéopathie et à la phytothérapie, en prévention ou en traitement de ces réactions vaccinales sera souvent d’un grand secours.

Vaccins et accident vaccinal

Contrairement à la réaction vaccinale, l’accident vaccinal peut entraîner pour l’animal vacciné des conséquences redoutables voire fatales. Cet accident vaccinal est également appelé risque vaccinal. Il regroupe tous les problèmes sérieux engendrés par l’acte vaccinal, depuis le choc anaphylactique jusqu’à la maladie vaccinale.
Les principales causes de l’accident vaccinal sont :

  • Une vaccination mal effectuée, un protocole vaccinal non suivi
  • Une vaccination réalisée sur un animal qui ne devait pas l’être

L’accident vaccinal survient très rapidement, toujours au maximum dans les 24 heures.Cet accident vaccinal peut présenter diverses modalités:

  • Des réactions locales sévères : oedèmes urticariens, abcès volumineux. Ces problèmes peuvent être dus à l'adjuvant, à l'utilisation d'un vaccin trop froid, à une mauvaise asepsie du lieu d’injection.
  • Des maladies vaccinales, dues à la virulence résiduelle du vaccin : l’animal souffre de la maladie contre laquelle on désirait le protéger.
  • Une aggravation d’une infection latente : on vaccine l’animal en phase d’incubation de la maladie contre laquelle on voulait le protéger.
  • Un choc anaphylactique résultant d'une hypersensibilité à un des composants du vaccin, souche vaccinale, adjuvant, résidus toxiniques ou enzymatiques.
  • Un avortement chez une femelle en gestation, ou toute autre maladie résultant du non respect des conditions d'utilisation du vaccin. Citons pour mémoire les vaccins effectués sur des animaux trops jeunes, immuno déprimés comme ceux traités par chimiothérapie.

De tous ces exemples il ressort que l’acte vaccinal n’est jamais anodin, doit être réservé au praticien seul à même de pratiquer sérieusement un examen pré vaccinal et de détecter l’éventuelle apparition d’un accident vaccinal.
Ainsi nous pouvons établir une liste d’animaux ne devant pas être vaccinés :

  • Les animaux ayant déjà manifesté une réaction d’hypersensibilité de type 1 au même vaccin lors d’une séance vaccinale précédente.
  • Les animaux parasités ou porteur d’une maladie infectieuse . Rappelons qu'il ne faut vacciner que les animaux correctement vermifugés
  • Les femelles en gestation, les chiots trop jeunes, les vieux chiens en mauvais état.
  • Les animaux en phase d’incubation ou porteurs sains de la maladie pour laquelle on veut les protéger
  • Les animaux pouvant être en contact rapide avec des animaux malades : la vaccination en milieu infecté doit être évitée, car inefficace et très risquée.
  • Les animaux immunodéprimés, chats porteurs du FIV, animaux sous chimiothérapie anti cancéreuse….

De tout ce qui vient d’être abordé, il nous faut retenir que la vaccination est une méthode de prévention remarquable, mais dont il faut connaître parfaitement tous les effets possibles, de façon à pouvoir les prévenir et les maîtriser au mieux, si nécessaire. Les vaccins fabriqués dans les laboratoires des pays occidentaux offrent une garantie de sécurité des plus importantes : vaccins produits par génie génétique, process de fabrication rigoureux, utilisation d’adjuvants raisonnée…Mais il n’en demeure pas moins que les accidents vaccinaux existent toujours, et que seul le respect par le praticien des indications, contre indications associée à un examen médical rigoureux de son patient permettra d’en diminuer la fréquence. Il vaut toujours mieux surseoir à un vaccin que de déclencher un accident vaccinal toujours grave, parfois fatal !

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