Pathologies


  Nous vous souhaitons la bienvenue dans cette rubrique dédiée à la consultation de nombreux articles consacrés aux pathologies dont peuvent souffrir vos chiens ou vos chats.


Dermatologie,Infectiologie, Parasitologie,Endocrinologie et bien d’autres domaines de la médecine vétérinaire canine sont abordés dans un langage clair et accessible à tous. A chaque fois que possible, la prise en charge par les médecines douces sera évoquée à la fin des articles.
 

 

 Pour des conseils personnalisés vous vous reporterez à la rubrique Prestations de Soins.Pour des conseils vous permettant de prendre en charge les petits ennuis de la vie quotidienne ainsi que diverses affections dont votre compagnon peut souffrir, vous trouverez de nombreuses réponses à vos questions à la rubrique Ouvrages Electroniques de notre Boutique.


 Consultez nos articles traitant des pathologies :

Appareil circulatoire

Insuffisance cardiaque

Vous venez de consulter votre vétérinaire car votre petit compagnon commençait à prendre de l’âge, et depuis quelque temps vous pensiez qu’il avait dû attraper quelque virus ou autre, car il s’était mis à tousser….
Et le diagnostic est tombé : insuffisance cardiaque ! Voyons donc se que recouvrent ces termes

Etiologie : les causes de l'insuffisance cardiaque

Le myocarde et tous les autres tissus du cœur, en particulier celui qui constitue les valvules, est sujet au vieillissement à l’instar de tous les autres organes de votre animal.
De plus, certaines maladies cardiaques, comme les endocardites infectieuses ou les valvulopathies congénitales, peuvent occasionner des séquelles et autres dysfonctionnements de la mécanique cardiaque.

De ce fait, en fonction de l'âge ou d'une pathologie cardiaque préexistante, le cœur de votre animal se met à moins bien fonctionner, ses capacités de pompe « aspirante refoulante » sont diminuées, devenant insuffisantes : votre compagnon devient insuffisant cardiaque.


Le sang est alors moins bien distribué dans l’ensemble de l’organisme, circulant moins vite, atteignant en moindre volume les tissus et organes. La moindre oxygénation, ainsi que les perturbations hémodynamiques, le sang « stagne » dans certains organes, par exemple, entraînent l’apparition de troubles nombreux et variés.

Les symptômes les plus fréquents sont  la toux, la fatigabilité, la perte de tonus et d’énergie, l’essoufflement à l’effort.
Parfois peuvent apparaître des syncopes, à l’effort voire même au repos, une anorexie accompagnée ou non d’amaigrissement, et, symptôme oh combien inquiétant, une augmentation parfois considérable du volume abdominal.
Ce dernier symptôme est consécutif à l’existence d’une ascite, autrement dit à l’accumulation de sérum sanguin dans la cavité abdominale.

L’insuffisance cardiaque est ainsi une affection polymorphe, car retentissant sur de nombreux organes, occasionnant une sénescence précoce de ceux-ci. Ainsi les reins sont ils moins bien irrigués et l’insuffisance rénale accompagne-t-elle souvent l’insuffisance cardiaque.

De plus, les risques de mortalité brutale sont très grandement augmentés : votre animal peut souffrir subitement d’une œdème pulmonaire aiguë ou d’une défaillance cardiaque aiguë.

L’insuffisance cardiaque rencontrée chez nos animaux peut prendre diverses formes.
Ainsi les différentes valvules peuvent être ou devenir déficientes, perturbant par leur mauvais fonctionnement, la circulation du sang à l’intérieur des cavités cardiaques.

Par ailleurs, le rendement de la pompe cardiaque est avant tout lié à la bonne qualité du myocarde qui est, rappelons le, un muscle remarquable, se contractant puissamment pour envoyer le sang dans l’organisme, et endurant, puisque devant se contracter des dizaines de fois par minute toute la vie de votre animal durant.

Les pathologies les plus fréquentes

  • L’insuffisance mitrale

Elle représente de loin la pathologie cardiaque la plus courante chez l’animal âgé.

La valvule mitrale, celle qui sépare le ventricule gauche de l’oreillette gauche, ayant subi une usure précoce due à l'âge ou à une endocardite, ne parvient plus à se fermer correctement durant les systoles, ou contractions des ventricules pour envoyer le sang dans l’organisme.

De ce fait, une partie du sang contenu dans le ventricule, au lieu d’être envoyé dans l’organisme, reflue dans l’oreillette.
Ce qui entraîne une surcharge auriculaire, trop de sang stagne dans l’oreillette gauche, ainsi que le souffle cardiaque audible au stéthoscope .

L’oreillette étant en surcharge chronique, le sang en provenance des poumons ne peut plus y retourner en quantité suffisante et se met à stagner dans les tissus en amont, en l’occurrence les tissus pulmonaires.
Cette stase sanguine pulmonaire est responsable d’un œdème pulmonaire chronique qui occasionne la toux.

L’insuffisance mitrale est donc une affection cardiaque chronique du chien âgé, évoluant le plus souvent par paliers.
La prise en charge la plus précoce possible de cette affection améliorera grandement la qualité et l’espérance de vie de votre animal.

  • Les cardiomyopathies dilatées

Nous avons à faire à des affections du myocarde, occasionnant un amincissement et par voie de conséquence un affaiblissement des parois ventriculaires.

Le volume des cavités ventriculaires augment, les muscles sont moins « costauds » : Nous sommes face à un cœur qui accepte des volumes sanguins plus importants alors qu’il n’est plus capable de l’éjecter vers l’aorte et les artères pulmonaires.

La conséquence, redoutable, est qu’un volume plus ou moins grand du sang admis à chaque diastole ( phase « d’aspiration » par le cœur ), ne pourra être éjecté et stagnera dans les cavités ventriculaires après chaque systole.

Cette affection est beaucoup plus fréquente dans les races de grande ou très grande taille , comme les Boxers ou Dogues allemands, et également dans des races de moindre gabarit comme les Epagneuls, comme les Cockers.

Comment donc prendre en charge ces affections redoutables ?

  • Mesures hygiéniques

Tout d’abord il faut jouer sur les facteurs favorisants que sont la sédentarité et l’obésité.
Toute surcharge pondérale augmente la fatigue du muscle cardiaque.
Une alimentation trop riche, le manque d’activités physiques, les mauvaises habitudes alimentaires, grignotage et friandises, sont donc responsables, à terme, d’une augmentation très importante du risque d’insuffisance cardiaque.

  • Suivi médical

Un suivi médical rigoureux doit être instauré.
Il peut permettre, entre autres, de prendre en charge les infections à bas bruit, telles la maladie parodontale ( tartre et infections buccales), pouvant entraîner des risques d’endocardite infectieuse.
Ainsi, une partie de la flore buccale et des toxines qu'elle produit, peut-elle contaminer et léser à distance l'endocarde, le tissu qui revêt les parois internes du coeur, et en particulier les valvules.

  • Les bilans cardio pulmonaires

Il faut tenir compte très tôt des symptômes d’alerte que sont la toux, la fatigue à l’effort.
Il faut alors faire pratiquer un bilan cardiologique complet, auscultation, écho-cardiographie, électrocardiogramme, radiographie thoracique.
Ce bilan déterminera le stade d’évolution de l’insuffisance cardiaque, permettant d’adapter le traitement au mieux.

  • Les traitements

Les traitements mis en place devront être respectés, adaptés, durant toute la vie durant de votre animal.
Seul votre vétérinaire sera à même d'instaurer puis d'adapter le traitement d'insuffisance cardiaque de votre animal.

Les médecines naturelles ne sont pas d'un grand secours dans la prise en charge de l'insuffisance cardiaque, hormis quelques cas particuliers décrits dans les autres articles du chapitre sur les troubles de l'appareil circulatoire.
Seule une diététique adaptée peut contribuer à améliorer le pronostic: n'hésitez pas à nous demander conseil via la rubrique Prestations en ligne du site.

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Insuffisance mitrale

Définitions

La valvule mitrale est celle qui sépare le ventricule gauche de l'oreillette gauche.
Lors de la systole, ou contraction du ventricule pour envoyer le sang dans l'organisme via l'aorte, cette valvule doit normalement se fermer pour empêcher le sang de refluer dans l'oreillette.
Si cette fermeture ne se fait pas correctement et totalement, on parle d'insuffisance mitrale.
On constate alors qu'une partie du sang ne part pas dans l'aorte mais remonte dans l'oreillette, ce qui provoque une surcharge auriculaire.
Cette dernière empêche le sang en provenance des poumons de remplir correctement l'oreillette gauche, ce qui entraine une stagnation du sang dans les poumons.
Cette stase sanguine pulmonaire est responsable de l'oedème pulmonaire et de la toux constatée dans cette affection

Causes

L'insuffisance mitrale peut être due à :

  • Une fibrose chronique de la valvule, qui est l'affection cardiaque la plus fréquente chez nos amis les chiens.
  • Une endocardite aiguë mitrale, ou inflammation violente de la paroi interne du coeur au niveau de la valvule, suite à une infection bactérienne ou virale.
  • Une lésion congénitale de cette valvule, appelée dysplasie valvulaire ou fuite mitrale.

Symptômes majeurs

Souvent aucun symptôme ne peut être observé si l'insuffisance est bien tolérée
Sinon on observe tous les symptômes de l'insuffisance cardiaque gauche:

  • Toux
  • Dyspnée d'effort ( difficultés à respirer durant un effort, comme monter les escaliers par exemple)
  • Crises aiguës d'oedème pulmonaire
  • En fin d'évolution on peut observer les symptômes de l'insuffisance cardiaque globale, et apparaissent en plus un amaigrissement, une fatigabilité extrême, un oedème des membres et de l'ascite ( accumulation de liquide dans la cavité abdominale )

Diagnostic

  • Auscultation : On entend un souffle systolique plus particulièrement à gauche et en partie basse du thorax.
  • Radiographie : On observe un volume cardiaque gauche augmenté ( oreillette volumineuse), ainsi qu'une vascularisation pulmonaire beaucoup plus visible car densifiée.
  • Electrocardiogramme : Le tracé est caractéristique, avec, en particulier, une déviation de l'axe électrique du coeur vers la gauche.
  • Echographie : De nos jours l'examen de choix, car il permet de visualiser le défaut de fermeture des valvules et le reflux du sang du ventricule vers l'oreillette lors des systoles.

Traitement

On classe l'insuffisance mitrale en quatre stades principaux:
Stade 1 : aucun symptôme
Stade 2 : L'animal supporte mal les efforts
Stade 3 : Aucun effort possible, mais au repos l'animal vit normalement
Stade 4 : Les symptômes existent au repos
En fonction du stade d'évolution on adaptera le traitement

  • Traitement Hygiènique

Moduler les efforts en fonction du stade d'évolution, depuis le fait d'éviter les efforts trop violents, jusqu'à l'obligation de limiter les efforts aux seules promenades hygièniques, l'animal étant tenu en laisse et porté pour monter les escaliers.

  • Traitement diététique

Limiter l'apport en sel dans l'alimentation, faire attention aux aliments industriels souvent trop riches en sel ( ainsi la teneur en sel doit-elle touours être inférieure à 70 mg pour 100 g de matière sèche)
Veiller à un abreuvement de qualité et en quantité suffisante
Veiller à un apport en vitamines A, B et D
Donner des rations moins riches en énergie ( nous consulter pour un régime adapté )

  • Traitement médical

Cardiotoniques : Ils doivent être employés avec précaution, la digitaline devant par exemple être proscrite si le myocarde est hypertrophié, où si une tachycardie ventriculaire est installée.
Vaso dilatateurs : Ils peuvent permettre de dilater les veines, les artères ou les deux, ce qui facilite la circulation sanguine et par la même le travail cardiaque
Diurétiques: En augmentant le volume des urines, ils permettent de diminuer la tension artérielle, de dégager les poumons en cas d'odème, de diminuer l'oedème des membres ou l'ascite.

  • Modalités

Stade 1 : Surveillance simple +/- régime
Stade 2 : Activité réduite et surveillée
              Régime
              Vasodilatateur veineux ( type Risordan ND )
Stade 3 : Repos
              Régime strict
              Vasodilatateurs mixtes
              Diurétiques type furosémide (Lasilix ND) en cas de besoin
Stade 4 : Repos absolu
              Régime strict
              Vasodilatateurs mixtes type inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ( Renitec ND par exemple )
              Furosémide en permanence
              Autres diurétiques possibles pour lutter contre l'ascite, du type Spironolactone par exemple ( Aldactone ND)

Et les médecines naturelles?

La mise au point d'un régime adapté à l'insuffisance cardiaque est un élément clé de la réussite du traitement!
De nombreuses huiles essentielles peuvent être employées en complément des traitements classiques, car ayant une action hypotensive ( Lavande officinale par exemple ), diminuant le stress, ou encore étant des toniques généraux.
Leur emploi dans le cas de l'insuffisance cardiaque est réservé aux aromathérapeutes confirmés et ne peut faire l'objet de conseils dans le cadre de cet article.
De nombreuses plantes ont des effets diurétiques et permettent une élimination plus important d'eau dans les urines, mais leur effet hypotenseur est toutefois très limité.

Pour établir un régime adapté à l'insuffisance cardiaque ou pour obtenir des conseils en phyto aromathérapie dans le cadre de la prise en charge d'un animal insuffisant cardiaque, n'hésitez pas à vous reporter à la rubrique Prestations en ligne de notre site.

N'oubliez jamais que seul votre vétérinaire pourra établir un diagnostic d'insuffisance mitrale ou cardiaque globale, et que ce diagnostic est impératif et vital pour qu'un traitement de choix soit mis en route pour votre animal.

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Appareil digestif et endocrinologie

Allergies et Intolérances alimentaires

L’allergie alimentaire est une hypersensibilité à un des ingrédients constituant la ration, déclenchant une réaction immunitaire responsable de dermatites, d’œdèmes de Quincke, voire même de chocs anaphylactiques gravissimes. L’allergie alimentaire, dans certaines formes graves, peut entraîner le décès de l’animal.

L’intolérance alimentaire ne relève pas d’un phénomène d’hypersensibilité à un des ingrédients de la ration, mais à des mécanismes complexes qui entraînent la plupart du temps seulement des troubles digestifs et sont invalidants pour l’animal.

Les symptômes

Dans les deux affections, nous rencontrons divers troubles digestifs « classiques », comme des vomissements, de la diarrhée, des douleurs abdominales, des flatulences . Dans le cas de l’allergie alimentaire, les symptômes généraux sont systématiques, en particulier il est très fréquent d’observer des dermatites avec érythème très prurigineux, des papules, des pustules pouvant évoluer en ulcères cutanés et formation de croûtes Ainsi, nombre d’allergies alimentaires chez le chat se traduisent par l’apparition d’ulcères et de croûte sur la face et le crane.

La pathogénie

Les mécanismes qui expliquent l’apparition d’une intolérance ou d’une allergie à un aliment sont complexes, parfois même impossibles à mettre en évidence. Il a été décrit que l’allergie pouvait être due au fait que certaines protéines, ou un excès de protéines, une fois digérées et passées dans le secteur sanguin, vont déclencher une hypersensibilité qui à son tour sera responsable du phénomène allergique. Après plusieurs années d’ingestion d’un aliment, période dite d’hypersensibilisation, votre animal qui le mangeait jusque là sans problème aucun, va se mettre à faire une allergie au dit aliment. Cette allergie peut se déclencher peu de temps après l’ingestion ( hypersensibilité immédiate ) ou quelques jours après ( hypersensibilité différée ). Dans un cas, on peut avoir par exemple un choc anaphylactique avec vomissements aigus, dans le second cas on peut avoir apparition d’une dermatite. Parfois l’allergie semble apparaître dès la première ingestion d’un aliment : il s’agit la plupart du temps du fait qu’un des composants est en fait commun avec un des ingrédients auxquels l’animal est allergique.

Les facteurs favorisants

Il est notoire que certaines races sont prédisposées aux allergies alimentaires. D’autre part certains aliments sont réputés plus allergisants que d’autres : c’est le cas des œufs, du blé ( c’est pourquoi on lui préfère le riz ou mieux le maïs ), du fromage. L’âge joue également un rôle, les jeunes chiens sont plus souvent sujets que les adultes, et les chiots sevrés précocement seront encore plus sensibles aux allergies. Certains traitements, comme les anti inflammatoires non stéroïdiens, en occasionnant des inflammations, voire des ulcères des parois digestives peuvent favoriser l’apparition d’intolérances alimentaires, voire même d’allergies alimentaires. Certaines carences, en particulier des taux trop faibles d’acides gras poly insaturés, vont très fortement augmenter les risques d’allergies et d’intolérances alimentaires.

Le diagnostic

L’existence de troubles digestifs chroniques peut être le signe d’une intolérance alimentaire. Si des symptômes généraux, et en particulier cutanés ( érythème, prurit, pustules…) coexistent, il s’agit fréquemment d’une allergie alimentaire. Mais faire un diagnostic de certitude n’est pas chose toujours aisée.

Le diagnostic de certitude de l’allergie ( ou de l’intolérance ) peut être fondé sur la mise en lace d’un régime d’éviction, voire sur le dosage des Immunoglobulines. Le régime d’éviction consiste à administrer durant 2 mois un aliment réputé hypoallergénique, le temps que les résidus d’allergènes disparaissent du tube digestif et que la dermatite ait régressé. Puis tous les huit jours un nouvel aliment sera introduit, jusqu’à ce qu’on ait pu déceler le ou les aliments responsables de l’allergie ou de l’intolérance, celui qui déclenche troubles digestifs et/ou troubles cutanés.

Le traitement

Le seul véritable traitement est donc diététique et consiste à supprimer de la ration alimentaire tous les ingrédients responsables de l’intolérance ou de l’allergie. Durant la phase du diagnostic, ou pour « parer à toute éventualité », l’homéopathie permettra de limiter les conséquences de l’allergie et de l’intolérance. Dans quelques cas, l’homéopathie pourra même prendre en charge, si besoin, une dermatite allergique qui apparaîtrait suite à un « écart » alimentaire.

Pour tout conseil diététique ou pour obtenir une Prescription de soins personnalisée, rendez-vous dans notre rubrique Prestations en ligne.

Constipation

La constipation est un syndrome qui se définit par des défécations rares, souvent douloureuses, avec émission de selles déshydratées et de consistance dure.Toutefois il est important de juger de l'existence de ce syndrome en tenant compte de la nature de l'alimentation administrée, du mode de vie et de la psychologie du propriétaire inquiet.
Ainsi une alimentation essentiellement carnée entraîne-t-elle des défécations moins volumineuses et peu fréquentes sans qu'il y ait constipation.
Il faut être vigilant et savoir qu'une constipation qui passe inaperçue peut déboucher sur une affection grave, la coprostase qui se traduit par l'accumulation dans le colon de masses fécales d'un volume parfois énorme, masses appelées fécalomes.

 

Origines de la constipation

  • Alimentation : os à ronger, aberration alimentaire, léchage avec ingestion de poils chez le chat
  • Mode de vie : sédentarité, vie en cage ou chenil trop petit, litière non entretenue chez le chat
  • Affections douloureuses : fractures du bassin, maladie de l'anus comme les fistules ou l'engorgement des glandes anales
  • Obstacles mécaniques : tumeur de la prostate, fractures, hernies périnéales
  • Origine médicamenteuses : abus de pansements gastro intestinaux, de diurétiques....
  • Origine neurologique : traumatismes et tumeurs cérébrales ou médullaires....
  • Origines diverses : inefficacité de la musculature du colon lors de troubles thyroïdiens......

 

Traitements

 A: Traitements spécifiques en fonction de l'étiologie

B: Traitements médicaux d'évacuation

  • Lavement et laxatifs par voie orale : lubrifiants ( huile de paraffine per os), lavements lubrifiants et/ou protéolytiques ( microlax)
  • Lavement sous tranquillisation à l'aide d'eau bouillie tiédie additionnée d'antiseptique iodé type vétédine

C: Traitements chirurgicaux

  • Extraction par taxis sous anesthésie générale à l'aide d'un rectoscope ( par toucher rectal )
  • Extraction après entérotomie en cas de fécalome volumineux et impossible à extraire manuellement par voie rectale.

D: Traitements adjuvants

Il est possible d'administrer des médicaments cholérétiques et cholagogues pour augmenter la quantité de bile qui est un laxatif naturel

E: Prophylaxie

Eliminer les os dans l'alimentation, augmenter les fibres végétales dans la ration alimentaire, brosser les chats plus fréquemment, surveiller les glandes anales chez le chien.....

F: Traitements naturels

Ils trouvent ici une indication majeure

  •  Nombreuses plantes médicinales aux vertus cholérétiques et laxatives : lin, bourdaine, avoine, artichaut....
  • Alimentation naturelle équilibrée
  • Nombreuses huiles essentielles : Boldo, Basilic....
  • Traitement homéopathique à visée régulatrice et stimulante du système nerveux végétatif.

Pour plus d'information, n'hésitez pas à consulter nos ouvrages en vente dansla Boutique du site ou à nous demander conseil via notre rubrique Contact.

 

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Diabète sucré

Votre chat ou votre chien se met en boire des quantités importantes d’eau….Il demande à sortir ou va sur sa caisse de façon incessante, et le volume de ses mictions devient énorme…Votre animal est peut être devenu diabétique.

Le diabète, qu’est-ce ?

Le diabète est un syndrome résultant d’un taux trop élevé du glucose sanguin, appelé hyperglycémie.
Dans ce cas, le taux de glucose sanguin est bien supérieur à la normale, à savoir un gramme par litre de sang,  pouvant fréquemment dépasser 3 voire 4 g/l .

Cette hyperglycémie provient d’une mauvaise utilisation des sucres, en premier lieu du glucose, par toutes les cellules de l’organisme, en particulier par les cellules hépatiques et musculaires. Cette mauvaise utilisation peut être due soit à un déficit de sécrétion de l’insuline par le pancréas, soit à un défaut d’utilisation par les cellules de l’organisme de l’insuline sécrétée en quantité normale.
L’insuline est en effet l’hormone responsable de la régulation du taux de sucre dans le sang, sa sécrétion par le pancréas durant et après les repas, stimulant le stockage par les cellules de l’organisme.

Lorsque le diabète est du à une baisse voire une absence de sécrétion pancréatique en insuline, on parle de diabète de type I ou diabète insulinoprive, ou, anciennement de diabète maigre.

Lorsque le diabète est du au fait que les cellules de l’organisme sont devenues moins sensibles à l’action de l’insuline et donc stockent moins le glucose sanguin, on parle de diabète de type II, ou diabète gras. Les animaux qui en souffrent sont dans ce cas souvent obèses.

Les symptômes et conséquences

Le diabète sucré, s’il n’est pas d’origine génétique, apparaît en général à partir de l’âge de 7 à 10 ans, plutôt chez des chats ou des chiens en surcharge pondérale.
Il est bien plus fréquent chez les chiens que chez les chats.
Il se traduit par une soif intense appelée polydipsie , des émissions d’urines abondantes appelées polyurie, et une forte concentration en glucose dans les urines dénommée glycosurie.
Pour résumer, les symptômes majeurs du diabète sont donc:

  • Polydipsie
  • Polyurie
  • Hyperglycémie
  • Glycosurie


L’hyperglycémie non traitée évolue immanquablement vers le coma diabétique ou coma acido cétosique, rapidement mortel car perturbant de façon profonde tout le métabolisme et modifiant les constantes sanguines de façon irrémédiable.

Les complications du diabète sont nombreuses et souvent catastrophiques :

  • Problèmes oculaires : une cataracte bilatérale et une rétinite diabétiques conduisent souvent à la cécité définitive.
  • Problèmes hépatiques : des troubles hépatiques majeurs surviennent, causés par une dégénérescence graisseuse des cellules hépatiques.
  • Problèmes urinaires : des infections urinaires chroniques se déclarent, causées par une prolifération de la flore bactérienne qui profite du taux de sucre très élevé dans les urines.
  • Problèmes micro circulatoires : des micro angiopathies responsables de la rétinite,de troubles du système nerveux central, mais aussi d'insuffisance rénale s'installent progressivement. Des micro caillots obturent ainsi les vaisseaux capillaires.
  • Problèmes circulatoires : Les phénomènes d'artérite responsables de graves troubles circulatoires dans les extrémités apparaissent très fréquemment chez les individus diabétiques.


Le traitement

  • L'insulinothérapie et son contrôle

Les anti diabétiques par voie orale ayant un effet très limité chez les carnivores, le recours aux injections d’insuline est la règle.
Votre vétérinaire devra la plupart du temps hospitaliser votre animal pour déterminer la dose d’insuline qui lui conviendra, son mode d’administration, à savoir en une ou deux doses réparties dans la journée, ainsi que le régime alimentaire qui devra lui être associé.

Vous pourrez pratiquer vous-même les injections sous cutanées, les repas étant donnés à heure fixe, dans l’heure qui suit l’injection.
Des contrôles très réguliers de la glycémie sont nécessaires.
Parfois vous pourrez envisager de les effectuer vous-même, à condition de vous procurer un micro analyseur de glycémie et de suivre la méthodologie que vous enseignera votre vétérinaire.

  • La stérilisation des femelles

Le diabète étant souvent influencé par les cycles sexuels chez la femelle, une stérilisation par ablation des ovaires sera recommandée pour pouvoir obtenir une stabilisation du diabète.

  • La diététique

Le régime devra être strict, que vous prépariez les repas, ou que vous vous adressiez à des aliments thérapeutiques industriels.
Les repas, répétons le, devront être donnés à heure fixe, dans l’heure qui suit chacune des injections.
L’activité physique devra être contrôlée, mais maintenue, de façon à pouvoir tenir compte des calories dépensées.

La prévention

Hormis les cas de diabète juvénile, la plupart du temps d’origine héréditaire, la prévention du diabète passera par la prévention de l’obésité et par un maintien d’une activité physique quotidienne. Donc par le respect d’une hygiène de vie élémentaire.

L’usage des médecines naturelles ne pourra en aucun cas remplacer les injections d’insuline, au risque de voir votre animal mourir d’un coma diabétique. Par contre, elles pourront aider à améliorer l’état général de votre animal, en retardant ou diminuant les séquelles du diabète.

N'hésitez pas à nous demander une prescription de soins personnalisé, comportant les conseils diététiques adaptés à votre animal diabétique, via notre rubrique Prestations en ligne.

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Diarrhées aiguës

Définition et classification

Il s'agit de diarrhées d'apparition récente, se traduisant par une augmentation de la fréquence des défécations, souvent de leur volume, accompagnée d'un ramollissement du à une élévation de leur teneur en eau. On les classe en quatre grands groupes selon l'origine :

  • Diarrhée osmotique : la forme la plus fréquente, due au fait que l'eau de la ration alimentaire n'est pas correctement absorbée en raison de la persistance dans l'intestin grêle de substances comme des aliments indigestes, ou non digérés
  • Diarrhée par exsudation : suite à une lésion intestinale avec ulcérations et inflammations, des protéines, du sang, du mucus s'accumulent dans la lumière intestinale.C'est le cas des entérites parasitaires, bactériennes, immunologiques
  • Diarrhées par hypersécrétion : elles sont dues à une fuite d'eau et de sels minéraux depuis la paroi intestinale. On les rencontre par exemple lors des intoxications alimentaires dues aux toxines microbiennes comme celle d'Escherichia coli
  • Diarrhées par hyperpéristaltisme : plus rares que ce que l'on pense, elles sont le plus souvent la conséquence d'une des formes précédentes.

Symptômes majeurs

  • Signes généraux : très variés selon la cause, fatigue, somnolence, fièvre, anorexie, soif intense, déshydratation, parfois même état de choc.
  • Aspect des selles : il est variable en fonction de l'origine du trouble. Ainsi des selles très liquides montrent elles le plus souvent une origine au niveau du grêle, alors que des selles molles, couvertes de mucus sont elles plus fréquentes dans les origines coliques.
  • Signes abdominaux : vomissements associés dans les gastro entérites, borborygmes, palpation douloureuse avec sensation de « clapotis », parfois douleurs aiguës.

Examens complémentaires

Les bactériologies sont peu intéressantes, par contre la coproscopie permet-elle de mettre en évidence la présence éventuelle de parasites. Pour les formes sévères, des bilans sanguins sont indispensables pour juger du retentissement sur l'état d'hydratation, sur les fonctions hépato rénales.

Traitement

Le Traitement hygiénique

La mise en place d'une diète totale de 1 à 2 jours est impérative et souvent conduit seule à la guérison lors des diarrhées osmotiques. Une réalimentation progressive sera mise en route à l'aide d'aliments hautement digestibles, mixés et fractionnés pour éviter la réapparition de la diarrhée osmotique. Poulet mixé, riz très cuits et rincé sont les aliments à favoriser.

Le traitement médical

  • Les modificateurs du transit : à réserver aux formes graves et il faudra éviter les administrations répétées des spasmolytiques comme l'Imodium. Souvent il sera préférable de privilégier l'administration de dérivés opiacés spasmogènes, car ils renforcent la motricité circulaire de l'intestin grêle.
  • Les Topiques : les absorbants sont souvent des thérapeutiques de choix, mais qu'il faut interrompre dès amélioration pour éviter l'apparition d'une constipation. Aux sels d'alumine, les adeptes des médecines naturelles préféreront le charbon végétal activé ou l'argile verte ultraventilée ( voir ces rubriques)
  • Les antibiotiques : souvent inutiles, parfois néfastes, ils doivent être réservés aux traitements des diarrhées gravissimes avec risque septique important ou aux colites.
  • Lutte contre la déshydratation : Un abreuvement à l'aide de solutions réhydratantes à préparer peut être envisagée dans les formes bénignes. Le recours aux perfusions de solutés salins est indispensable lorsque l'animal souffre de troubles importants de déshydratation extra cellulaire.

Pour de plus amples conseils, n'hésitez pas à nous consulter via la rubrique Contactez nous du site ou en demandant une Prescription de soins. Vous trouverez également de nombreuses indications dans les opusucles en vente dans la Boutique du site.

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Lithiase biliaire

La lithiase biliaire est consécutive à la formation de calculs dans les voies biliaires, soit au niveau de la vésicule, soit au niveau du canal cholédoque qui conduit la bile du foie vers le duodénum. Cette affection est nettement plus rare chez nos amis à 4 pattes du fait de la plus faible teneur en cholestérol de leur bile et de la présence dans celle ci de facteurs de protection. Souvent, cette affection n'est décelée qu'à l'occasion d'une intervention chirurgicale dans la région anatomique du foie pour une autre raison, voire même n'est qu'une trouvaille d'autopsie.

Les symptômes

Très souvent il n'existe aucun symptôme hormis quelques épisodes de vomissements, surtout lorsque les calculs se trouvent en position intravésiculaire. En effet, la douleur est inexistante, au pire très modérée.
Le plus souvent une lithiase se traduit par un ictère post hépatique, c'est à dire une jaunisse.
Durant longtemps l'appétit et l'état général restent excellents. Ils ne commencent à se dégrader qu'après le début de l'atteinte hépatique qui en résulte.

Diagnostic par examens complémentaires

  • Les examens de laboratoire révèlent une élévation majeure des taux de bilirubine conjuguée et des phosphatases alcalines dans le sang.
  • La radiographie sans préparation est souvent de peu d'intérêt, les petits calculs biliaires étant relativement transparents aux RX
  • La possibilité d'injecter auparavant un produit iodé de contraste existe, mais ets rarement employée dans cette indication.
  • L'échographie reste la technique d'imagerie médicale en pratique courante qui donne les meilleurs résultats.

Traitements

  • Le traitement médical faisant appel à des molécules permettant de dissoudre les petits calculs reste assez peu utilisé, les statistiques ne permettent pas d'en juger l'efficacité.
  • Le traitement chirurgical par ablation de la vésicule et/ou ouverture du cholédoque pour en retirer les calculs qui l'obstruent n'est pas de pratique courante, car la voie d'accès chirurgical à la vésicule est souvent peu aisée chez nombre de races canines.
  • L'ablation des calculs est souvent associée à un traitement de la péritonite associée, car souvent un diagnostic tardif a abouti à une rupture du cholédoque et un épanchement biliaire intra abdominal.
  • Toute chirurgie doit être suivie d'un régime à vie, consistant en une augmentation de la ration en protéines et une baisse drastique du cholestérol alimentaire.
  • Médecines naturelles : l'usage de l'aroma phytothérapie peut être bénéfique dans la prise en charge des animaux souffrant de petits calculs biliaires ( boues biliaires , dans le cadre de la prévention du risque de lithiase biliaire ou en post opératoire. Ces médecines doivent malgré tout être mises en route par un praticien, car l'administration de cholagogues pour des lithiases importantes pourrait être dangereuse.

Pour tout conseil sur la prévention du risque de lithiase biliaire ou pour tout conseil sur les régimes à adopter, n'hésitez pas à consulter nos rubriques diverses, les ouvrages en vente dans notre Boutique ou à nous demander conseil via la rubrique Contact de notre site.

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Rétention gastrique

La rétention gastrique est un syndrome caractérisé par l'apparition de vomissements souvent importants et tardifs par rapport au moment du repas. Ces vomissements sont constitués d'aliments pas ou peu digérés, et sont la conséquence de l'absence ou de la mauvaise qualité de la vidange stomacale. Cette difficulté de passage des aliments de l'estomac vers le duodénum est due à un rétrécissement de la sortie de l'estomac, appelé sténose pylorique, ou bien encore à une anomalie de la motilité gastrique, autrefois appelée spasme du pylore.

 

Symptômes essentiels

 

  • Vomissements se produisant de une à plusieurs heures après la fin du repas, d'aliments peu digérés, parfois pas du tout.
  • La plupart du temps, les vomissements sont aisés, n'entraînant ni efforts ni douleurs, et se produisent "en jets".
  • Altération progressive et importante de l'état général, se traduisant avant tout par une perte de poids massive.

 

Diagnostic radiologique

  • Une radiographie sans ingestion de produit de contraste ne permet aucun diagnostic en général, hormis la visualisation éventuelle de tumeurs pouvant compresser le pylore.
  • Une série de clichés est réalisée 10 min,puis 30 min après l'administration d'un produit de contraste par voie orale.
    Sur un animal normal, au bout de 10 min, on constate un début de vidange gastrique.
    En cas de sténose du pylore, même après 10 min, on constatera seulement le passage d'un filet ténu d'opacifiant.
    En cas de trouble de la motilité, la vidange sera quasi nulle.
  • Il faut alors différencier les deux problèmes, en réalisant une injection d'une substance sympatholytique comme le Largactil, qui stimule fortement la vidange gastrique. Une troisième radiographie est réalisée 15 min après l'injection.
    Si le passage du produit de contraste est alors normal, le diagnostic de trouble de la motilité est posé.
    Si l'image est peu modifiée, le diagnostic de sténose du pylore est avéré en général.


Traitement

  • La diminution du diamètre pylorique peut avoir plusieurs origines:
    1 La sténose vraie, souvent d'origine congénitale chez les races brachycéphales, due à l'hypertrophie des fibres musculaires circulaires du pylore
    2 Des lésions inflammatoires du pylore, dont les bourrelets cicatriciels consécutifs à des blessures par des os sont un exemple.
    3 Des tumeurs du pylore, ou infiltrations tumorales.
    4 Des compressions extrinsèques, comme les tumeurs des masses ganglionnaires adjacentes.
  • La solution sera chirurgicale et adaptée à l'origine exacte. Ablation des tumeurs si nécessaire. Myotomie du pylore, consistant en une dilacération au bistouri des fibres musculaires permettant de dilater le sphincter pylorique, en cas de sténose vraie.
  • Les troubles de la motilité gastrique, essentiellement dus à une baisse importante du péristaltisme de l'antre de l'estomac, seront traités par:
    1 L'adoption d'un régime adapté, pauvre en graisses animales et distribution de la ration quotidienne en plusieurs petits repas.
    2 L'administration d'antiémétiques comme le Primperan ou le Motilium.
  • Les traitements alternatifs:
    1 En cas de sténose, la chirurgie s'avère de toute façon indispensable.
    2 En cas de troubles de la motilité, les thérapeutiques comme la phytothérapie, l'organothérapie et la phytothérapie peuvent être d'un grand secours, en stimulant la motilité et en régulant le fonctionnement de l'antre ainsi que du pylore.

     

N'hésitez pas à nous demander conseil via la rubrique Contactez-nous du site, et à consulter les divers articles consacrés aux traitements des troubles digestifs dans les rubriques Homéopathie et Phytothérapie.

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Syndrome dilatation-torsion d'estomac chez le chien

Vous regardez la télévision, votre Berger allemand couché à vos pieds. Soudain, il se lève, gémit, se regarde le flanc anxieusement, faisant des efforts infructueux pour vomir, salivant abondamment. Puis, rapidement, son abdomen gonfle démesurément et votre chien se couche sans plus pouvoir se relever. N’hésitez pas, courez chez votre vétérinaire, vous êtes face à l’urgence absolue en médecine canine, le syndrome dilatation-torsion de l’estomac.

Les symptômes majeurs

Ce syndrome aigu, apparaissant très brutalement, intervient le plus souvent chez les chiens de grande taille, Berger allemand, Rottweiler, Labrador, dogues…dans les heures qui suivent un repas de grand volume et une activité physique marquée.
Il est du à l’accumulation de liquides et de gaz en très grande quantité dans l’estomac qui n’arrive plus à se vidanger, la dilatation se compliquant souvent d’une torsion de l’estomac qui bascule selon son grand axe et se tord véritablement.
On observe donc :

  • Une augmentation monstrueuse du volume abdominal
  • Une sonorité de tambour à la percussion du flanc
  • Une hyper salivation
  • Un état de choc, accompagné de douleurs et d'efforts de vomissement infructueux
  • Un essoufflement, avec tachycardie et congestion des muqueuses

Qu’il y ait torsion ou non, les conséquences en sont fatales rapidement. En effet, la compression des gros vaisseaux sanguins de la région stomacale interrompt la circulation sanguine entre le bas du corps et le cœur, entraînant par la même des troubles cardiaques gravissimes conduisant à la mort, ainsi que des troubles métaboliques eux aussi mortels.

Le traitement

La prise en charge doit être la plus rapide possible, les taux de réussite dépassant les 90%, si le chien est conduit dans la première heure chez le vétérinaire.

  • Les soins médicaux

Tout d’abord il faut mettre en place une réanimation médicale comportant une mise en perfusion et une antibiothérapie par voie injectable pour lutter contre l’état de choc ainsi qu'un traitement des troubles du rythme cardiaque.

Dès que l’animal est stabilisé, on décompressera l’estomac par un sondage gastrique accompagné d’un lavage pour éliminer les aliments fermentescibles. En cas d’insuccès, on pourra décompresser l’estomac en pratiquant une ponction évacuatrice à l’aiguille.

  • Les soins chirurgicaux

Quel que soit le résultat de ces manipulations, il faudra ensuite passer au temps chirurgical.
Le vétérinaire pratiquera une gastrotomie évacuatrice,c'est à dire une ouverture et une vidange de l’estomac par aspiration si le sondage a été infructueuxplus
Il interviendra pour replacer l’estomac en position anatomique, le « détordre », qu'il ait pratiqué ou non une gastrotomie.
Il est parfois nécessaire de pratiquer l’ablation de la rate, lorsque celle-ci est nécrosée suite à la torsion des vaisseaux gastriques et spléniques.
Une gastropexie sera toujours pratiquée pour prévenir les récidives : l’estomac sera fixé par des points de suture irrésorbables à la paroi abdominale, empêchant ainsi une nouvelle bascule de l’estomac.
Une hospitalisation de quelques jours sous perfusion est à prévoir.

Prévention du syndrome dilatation-torsion de l’estomac

Tout d’abord, il est important de distribuer la ration journalière en 2 voire 3 repas.

Puis de laisser le chien au repos dans les deux heures qui suivent chaque repas, en particulier de veiller à ne faire pratiquer au chien aucun jeu entraînant des courses, des sauts et cabrioles diverses.

Adopter un aliment pour chiens de grande race : Que ce soit sous forme de ration ménagère ou d'aliment sec industriel, la ration devra comporter peu d’éléments fermentescibles, devra occuper le moins de volume possible et sera composée d' ingrédients nécessitant une mastication la plus longue possible pour diminuer la vitesse d’ingestion ainsi que la gloutonnerie.

Retenir donc que ce grave problème nécessite un transport rapide chez votre vétérinaire, condition absolue de la survie de votre animal. Le respect de règles d’hygiène de vie, alimentaires et comportementales, permettra en partie de prévenir ce risque.

L’utilisation de remèdes de phytothérapie et d'aromathérapie pourra aider votre animal à avoir un comportement alimentaire et des capacités digestives plus à même de prévenir en partie ce terrible syndrome, en permettant de diminuer la formation de gaz de fermentation, et en diminuant la stase des aliments dans l'estomac.

Pour tout conseil en diététique personnalisé, n'hésitez pas à vous rendre dans la rubrique Prestations en ligne.

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Maladies infectieuses

Coryza félin

Le coryza est une des affections les plus fréquentes dans l’espèce féline, causée par une association de virus et de bactéries dont les organes cibles sont les muqueuses des voies aériennes , les yeux et les muqueuses buccales.

Les agents viraux et bactériens du coryza

  • L’herpès virus félin

Virus le plus virulent, le plus pathogène, il est responsable d’une bonne part de la mortalité rencontrée dans le coryza.
Il provoque des conjonctivo-kératites des ulcères cornéens, des infections des voies aériennes.
Déclenchant éternuements, toux, larmoiement et jetage séreux chez les jeunes chats, il entraîne un état fébrile avec anorexie et abattement.

  • Le calicivirus

Presque aussi fréquent que le précédent, il déclenche un syndrome fébrile, accompagné d’un catarrhe nasal et oculaire, et surtout d’ulcérations des muqueuses gingivales et linguales. Ces ulcères buccaux sont très douloureux, entraînant une sialorrhée et une anorexie souvent totale. Ainsi le chat salive abondamment et ne mange quasiment plus.

  • Le réovirus félin

Moins pathogène, il entraîne essentiellement une rhinite et des signes oculaires discrets

  • Les bactéries

De nombreuses bactéries vont alors proliférer sur des muqueuses irritées, aux défenses locales affaiblies.
Le coryza se surinfecte, les sécrétions deviennent purulentes, les complications de trachéo bronchites purulentes sont fréquentes.

  • Les chlamydia

Il faut toutefois noter l’importance particulière des chlamydioses félines.
Les chlamydia sont des agents infectieux très proches des bactéries, très contagieuses ,responsables de coryzas graves chez les jeunes, pouvant même se développer en l’absence de virose préexistante.

Les symptômes

La contamination se fait par voie aérienne, le brouillard émis durant l’expiration étant très riche en particules virales.
Les chiens et l’homme ne sont pas concernés.
Après une période d’incubation dépassant rarement 5 à 6 jours, les éternuements et la conjonctivite apparaissent en premier.
Rapidement la toux, les écoulements nasaux et le larmoiement suivent les premiers symptômes.
En cas de calicivirose, le chat se met rapidement à baver, refuse les aliments et présente des ulcères buccaux : attention à la manipulation du chat pour l’examen de la bouche, la douleur entraîne des réactions violentes de la part de l’animal !

Quelles sont les évolutions possibles du coryza ?

  • une évolution fatale chez les chatons ou les chats affaiblis, par dénutrition, déshydratation ou complications septiques généralisées.
  • une guérison spontanée ou suite aux traitements, avec un animal qui n'héberge plus aucun virus
  • un chat guéri mais restant porteur sain, pouvant excréter des virus à l’occasion d’une autre infection ou d’un stress, voire même pouvant refaire des épisodes de coryza sans contact ultérieur avec un chat malade

Le diagnostic

  • Le diagnostic clinique

Il suffit la plupart du temps, les symptômes du coryza étant particulièrement évocateurs : signes ORL et oculaires, fièvre, anorexie sur des jeunes chats, ou sur des chats vivant en collectivité, ou sur des chats non vaccinés pouvant être en contact avec des chats errants.
Remarquons qu’il est de plus en plus fréquent de rencontrer des coryzas sur des chats vaccinés, souvent des coryzas de forme atténuée dans ces cas là.

  • Le diagnostic de certitude

Il peut être réalisé sur des écouvillonnages pharyngés, nasaux ou oculaires, permettant par recherche directe des inclusions virales, ou par méthode PCR, de mettre en évidence les calicivirus, les herpès virus, ou les chlamydia.
Dans ces cas là, une recherche concomitante du FeLV et du FIV est souvent la règle, permettant d’affiner le pronostic.
Seul un diagnostic bien établi permettra une prise en charge précoce de l’affection, la précocité du traitement conditionnant le pronostic.

Prophylaxie et Traitement

La prophylaxie médicale passe par la vaccination du chat, et le respect de mesures d’hygiène : quarantaine des nouveaux chats avant introduction au domicile ou dans l’élevage, dépistage des cas douteux avant adoption….

Le traitement allopathique fera appel aux antibiotiques pour lutter contre les infections, à la réhydratation en cas de formes sévères, et à une batterie de traitements symptomatiques tels que les collyres apaisants, les aérosols, les mucolytiques, les antalgiques.

Les médecines naturelles

La prise en charge par les médecines naturelles est souvent très efficace, tant dans le cadre de la prévention que du traitement, à condition que le traitement intervienne précocement.
De plus, il est tout à fait possible d’associer le traitement allopathique et les médecines naturelles.

  • Prévention

En période de risque, par exemple avant une adoption, ou aux changements de saison lorsque les chats de la maisonnée sont fragiles, il peut être utile de diffuser des huiles essentielles pour assainir l'atmosphère, et d'administrer un traitement en homéopathie pour stimuler les défenses immunitaires du chat de la maison.

  • Traitement

L’homéopathie sera ici d’un grand secours.
Seule ou associée à la phytothérapie, l’homéopathie va stimuler la vitalité de l’animal, en lui donnant les capacités de lutter au mieux contre virus et bactéries.
Les huiles essentielles pourront également être utilisées à des fins d’antisepsie des voies aériennes, en prenant toutefois garde de ne pas en abuser, les muqueuses du chat étant alors particulièrement fragiles et sensibles et les chats intolérants à plus d'un principe actif contenu dans les huiles essentielles.
De plus l’homéopathie ,en traitant le terrain de votre animal, pourra lui permettre d'éviter bien des rechûtes.

Vous trouverez un traitement complet du coryza par les médecines naturelles en lisant l'ouvrage Le Coryza félin, une autre approche thérapeutique. Vous pourrez compléter le traitement proposé dans cet opuscule en nous demandant une prescription de soins personnalisée en homéopathie via notre rubrique Prestations en ligne.

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Ehrlichiose canine

Définition

L'ehrlichiose canine est une maladie infectieuse due à l'infection par un micro organisme de la famille des rickettsies, Ehrlichia canis. L'infection fait suite à l'inoculation des rickettsies par une tique dénommée Ripicephalus sanguineus. Le parasite se trouve dans les cellules sanguins mono nucléées appelées monocytes. La maladie sévit chez nous autour du bassin méditerranéen.

Symptômes

  • Période d'incubation de 10 à 20 jours
  • Cortège fébrile : fièvre, prostration, anorexie
  • Ecoulements oculaire et nasal
  • Anémie, chute du taux de globules blancs ( leucopénie), chute du taux de plaquettes ( thrombocytopénie)
  • Saignements de nez ( epistaxis)
  • Epanchements sanguins, dont ecchymoses spontanées et pétéchies

L'ensemble de ces symptômes peut régresser et la maladie devient alors chronique. L'animal maigrit, souffre d'anémie chronique, d'oedèmes déclives ( membres, scrotum ), d'épistaxis.
30 à 40 % des chiens meurent dans les premières phases de la maladie.

Diagnostic

Diagnostic clinique

Très difficile, car tous les symptômes ne sont pas forcément présents et peuvent être évocateurs d'autres pathologies parasitaires, sanguines ou autres

Diagnostic de Laboratoire

  • Frottis sanguin : on recherche la présence des parasites agglomérés au sein des monocytes. Technique fiable mais très complexes car moins de 1% des monocytes sont infestés et les monocytes font partie des globules blancs les moins nombreux
  • Immunofluorescence : mise en évidence des anti corps anti ehrlichia canis. Technique spécifique et très sensible

L'ensemble de ces techniques de laboratoire permet d'établir le diagnostic de certitude et, en particulier, de faire un diagnostic différentiel avec la piroplasmose canine et la leishmaniose, responsables d'anémies et/ou d'épistaxis. ( voir les articles correspondants )

Traitement

En l'absence de traitement, l'ehrlichiose peut rétrocéder, mais les animaux deviennent porteurs chroniques et sont sujets à des récidives.
Le traitement fait appel à deux thérapeutiques :

  • Administration d'antibiotiques de la famille des tétracyclines durant 2 à 3 semaines
  • Transfusions sanguines lorsque l'anémie est trop sévère et les plaquettes en trop petit nombre

Prévention

Elle passe par le port de colliers anti tiques, la destruction des tiques au retour des promenades, car la tique doit rester fixée quelques heures pour être contaminante.

Intérêt des médecines naturelles

Aucune médecine naturelle ne pourra être réellement efficace pour éradiquer les parasites du sang de l'animal malade.
Par contre elles pourront être d'une grande utilité pour aider à la convalescence et dans le cadre de la prophylaxie.

Pour plus d'infos, n'hésitez pas à nous contacter via la rubrique Contactez nous et à consulter les ouvrages en vente dans la boutique du site.

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FIV

Le FIV est un syndrome d’immunodéficience, provoqué par un virus de la famille des rétrovirus, le virus FIV , ou Feline Immunodeficiency Virus, découvert chez le chat en 1986, proche du virus du FeLV.
Maladie grave, aboutissant fréquemment au décès du chat qui en souffre, elle ne concerne ni le chien, ni l’homme, ce qu’aurait pu malencontreusement laisser croire son nom courant de « SIDA du chat » .

Contamination et suites de la contamination

Le FIV se transmet par voie salivaire et sanguine, ce qui est le cas lors des morsures rencontrées dans les bagarres entre chats, et par voie sexuelle. Les mâles non castrés sont donc la population la plus touchée, la saison de reproduction coïncidant avec la période où le taux de contamination est le plus fort.
Le virus étant présent dans la salive, la contamination par le léchage ou le partage de nourriture existe, mais de façon beaucoup plus restreinte que dans le cas du FeLV.
Le virus est extrêmement sensible à la dessiccation, aux U.V, donc persiste très peu dans le milieu environnant, rendant toute contamination indirecte quasiment impossible.
Le passage trans-placentaire du virus, ou sa présence dans le lait, ont été démontrés, rendant possible la contamination des chatons durant la gestation ou l’allaitement.
Le très fort taux de contamination de la population des chats errants en fait potentiellement le réservoir de virus le plus important et le plus dangereux.

  • La phase d'incubation

Une fois le virus introduit dans l’organisme, débute la phase d’incubation qui va durer environ un à deux mois.
Cette phase est souvent silencieuse, se traduisant surtout par une hyperthermie modérée, une légère baisse du nombre de globules blancs et une discrète hypertrophie ganglionnaire.

  • La phase de séropositivité

La deuxième phase, pouvant durer de 4 à 10 ou 11 ans, est une phase de séropositivité, où le chat est asymptomatique mais demeure contagieux. Le virus reste quiescent, « endormi », au sein de nombreuses cellules, dont celles de la moelle osseuse.
Enfin, suite à un stress, à savoir une autre maladie, une période de disette,  le virus va se « réveiller ».
Il se multiplie alors à grande vitesse, contaminant et détruisant un nombre important de globules blancs : les défenses immunitaires du chat sont alors très fortement diminuées, expliquant le nom commun de SIDA du chat que porte le FIV.

Les symptômes

La destruction des globules blancs occasionne bien évidemment une chute des défenses immunitaires. Ainsi le chat souffrant du FIV va-t-il contracter toutes sortes de maladies infectieuses :

  • Des stomatites chroniques rendant l’alimentation pénible, d’où de longues périodes d’anorexie.
  • Des abcès « à longueur d’années », guérissant difficilement malgré une prise en charge médico chirurgicale.
  • Des diarrhées à répétition, affaiblissant peu à peu l’animal, et difficiles à traiter.
  • Des uvéites, autrement dit des inflammations majeures des structures internes du globe oculaire, pouvant aboutir à la cécité.
  • Des avortements chez les femelles en gestation.
  • Des maladies opportunistes. Les chats positifs au FIV, deviennent réceptifs à des agents infectieux contre lesquels un chat sain parvient parfaitement à se défendre, développant ainsi une multitude de maladies opportunistes inconnues chez le chat sain. Il en guérissent très difficilement en général.
  • Enfin, les chats parvenant en phase terminale, peuvent souffrir d’anémies sévères et de cancers lymphatiques ou sanguins, tels que des leucémies ou des lymphosarcomes.

Le diagnostic

Le FIV est par nature une affection extrêmement polymorphe, puisque pouvant se traduire par un nombre important d’infections diverses…Les stomatites chroniques et les abcès à répétition sont souvent un signe d’appel pour le praticien.

Le diagnostic de certitude passe obligatoirement par un test de dépistage sanguin, que le vétérinaire pratiquera en routine lors d'une visite annuelle, lors de l'introduction de reproducteurs dans un élevage, ou bien pour affirmer la contamination par le FIV.
Ces tests, réalisables en clientèle, rapides et surs, détectent la présence d’anticorps sanguins.
De ce fait il peut y avoir des faux positifs , comme dans le cas  cas du chaton qui possède des anticorps d’origine maternelle transmis par le colostrum, ainsi que des faux négatifs comme dans le cas des chats en phase d’incubation.
C’est pourquoi un deuxième test devra être effectué minimum 3 ou 4 mois après le premier, pour se prémunir des faux positifs ou faux négatifs.

Le traitement

Le traitement efficace n’existe malheureusement pas encore.
Les injections d’interféron félin peuvent améliorer la symptomatologie et augmenter la durée de survie, mais le rapport intérêt / coût reste encore très faible.
Sinon, le praticien usera de traitements symptomatiques, soignant tour à tour la gingivite, un abcès, une diarrhée….
Toutefois,  le pronostic de la phase d’état reste toujours extrêmement sombre, l’issue étant la plupart du temps rapidement fatale, et les décisions d’euthanasie très fréquentes, vu l’état de délabrement physique occasionné par les multiples infections.

La prévention

Contrairement au FeLV, l'étude du virus FIV n’a pas permis de développer en Europe un vaccin pouvant être considéré comme efficace.

Aux USA, il existe depuis le début des années 2000 un vaccin.
Outre que de nombreux praticiens doutent de sa réelle efficacité, outre un coût prohibitif, ce vaccin présente un inconvénient majeur dans la lutte contre le FIV : les anticorps vaccinaux étant pour l’heure impossibles à différencier des anticorps présents dans la maladie, la vaccination rend les tests de dépistage totalement illusoires, voire dangereux.

La seule protection, même si son efficacité est réduite, consiste à limiter les sorties et à castrer les chats mâles, pour réduire les risques de bagarre due à la reproduction, en particulier avec la population de chats errants.

FIV et médecines naturelles

Comme pour le FeLV, aucune médecine naturelle ne permettra de guérir votre animal.
Homéopathie et phytothérapie pourront parfois améliorer les conditions de vie du chat malade, lui permettant de profiter du mieux possible des mois qui lui restent à vivre.
Véritables traitements palliatifs, leur coût raisonnable et la possibilité de les associer aux traitements traditionnels, ils pourront être mis en route sans risque au bénéfice du chat FIV positif.

De nombreux conseils vous seront présentés au sein des ouvrages La santé par les plantes ou Homéopathie Vétérinaire en vente dans la Boutique du site.
Nous sommes à votre disposition pour toute Prescription de soins personnalisée, via notre rubrique Prestations en ligne

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Hémobartonellose féline

Cette maladie au nom mystérieux, encore dénommée anémie infectieuse féline, est une maladie parasitaire du sang, dont le responsable est une bactérie autrefois appelée Hemobartonella felis, du nom de son découvreur, de nos jours enregistrée sous le nom de Mycoplasma haemofelis.
La présence de ces mycoplasmes provoque une destruction plus ou moins importante des globules rouges, entraînant par la même une profonde anémie dite hémolytique.
Nous sommes confrontés ici à une affection grave, pouvant entraîner la mort du chat, mais assez peu fréquente.

La contamination

L'hémobartonellose se transmet par morsure d’un chat malade ou porteur sain, ou par le biais d’un insecte hématophage vecteur, puces ou moustiques par exemple.
La phase d’incubation après contamination peut durer de 2 à 18 jours.
Certains chats contaminés ne développent jamais la maladie et restent souvent alors porteurs sains.
Suite à une phase de stress intense, suite à une infection intercurrente par un virus responsable d’une chute des défenses immunitaires, FelV ou FIV entre autres, le mycoplasme peut s’exprimer et le chat porteur sain développer alors la maladie.

Les symptômes

Ce sont ceux d’une anémie hémolytique d’origine infectieuse , à savoir:

  • fièvre,
  • abattement pouvant déboucher sur une prostration intense
  • anorexie rapidement totale
  • pâleur des muqueuses évoluant parfois vers un ictère
  • sans aucun traitement cette affection débouche à tout coup sur le décès de l’animal.

Diagnostic

Si les symptômes peuvent être évocateurs, le diagnostic ne peut se faire qu’en laboratoire.

Une prise de sang permettra d’effectuer un frottis sanguin, dont l’étude pourra révéler les bactéries à la surface des globules infectés. Toutefois, il faudra parfois plusieurs frottis pour découvrir l’infection, un seul frottis négatif ne permettant pas d’infirmer le diagnostic d’hémobartonellose.

Un comptage cellulaire permettra de mettre en évidence une anémie régénérative, à savoir une baisse du nombre de globules rouges accompagnée de la présence de globules rouges immatures, signifiant que la moelle osseuse produit des globules rouges pour pallier la destruction des globules rouges par les mycoplasmes.

Le traitement

Il fait appel aux antibiotiques de la famille des Tétracyclines et aux corticoïdes qui, entre autres, peuvent éviter les complications d’anémie auto immune.

Souvent le chat devra être hospitalisé pour recevoir des perfusions, ou même une transfusion si son taux d’hémoglobine descend en dessous de 9 g/l.


Les traitements ne permettent qu’un passage à l’état de porteur sain, mais, en l’absence de FIV ou de FelV, les récidives seront très rares.

Hémobartonellose et médecines naturelles

Aucun traitement en médecine naturelle ne pourra lutter efficacement contre ces parasites.
Toutefois, une stimulation du système immunitaire ainsi qu’une stimulation de la moelle osseuse pourront être avantageusement envisagées par la mise en œuvre d’un suivi homéopathique et d’un traitement en phytothérapie.

Votre vétérinaire est seul à même de poser un diagnostic d'hémobartonellose : consultez le!

Nous sommes à votre écoute via notre rubrique Prestations en ligne, et pourrons vous établir une prescription personnalisée.

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Hépatite de Rubarth

Maladie virale due à un adénovirus de souche CAV1, elle est aussi dénommée hépatite contagieuse canine.
Fréquente en Europe et aux USA, cette maladie virale peut présenter plusieurs formes et souvent guérir spontanément.
Mais elle peut malgré tout entraîner des séquelles graves et invalidantes de cirrhose hépatique.

La contamination

L’adénovirus est moyennement résistant dans le milieu environnant, étant détruit par la chaleur et les UV.
Toutes les sécrétions corporelles sont riches en virus.

La contamination pourra donc se faire par contact direct entre animaux, mais aussi par l’intermédiaire du milieu environnant et du matériel d’élevage. Parfois les insectes ou acariens piqueurs peuvent jouer le rôle de vecteur du virus.

La première phase suivant la contamination est localisée à la zone pharyngée où le virus se multiplie.

Les symptômes

Après une période d’incubation de 3 à 6 jours, la maladie peut évoluer sous 4 formes

  • La forme suraiguë

On la rencontre chez les chiots âgés de 6 semaines à un an maximum.
Diarrhées, vomissements, hyperthermie violente, hémorragies diverses, aboutissent toujours à un état de choc majeur pouvant tuer l’animal en quelques heures, jusqu’à deux jours
Cette forme foudroyante est peu fréquente de nos jours.

  • La forme aiguë :

Elle se traduit par de l'apathie, de la fièvre durant 2 jours et des symptômes d’hépatite dominent le tableau clinique.
Un ictère, des vomissements et de la diarrhée, parfois des symptômes oculaires, la cornée prenant une teinte bleutée, évoluent sur 8 à 10 jours, débouchant le plus souvent sur la guérison, ou plus rarement sur le décès du chien.

  • La forme subaiguë ou atténuée

Tous les symptômes décrits précédemment sont présents, mais sous une forme moins sévère.
La guérison est systématique.
La kératite bleue est quasi systématique, et les risques de séquelles hépatiques ou rénales importantes.

  • La forme chronique

C’est une forme asymptomatique le plus souvent, avec une multiplication virale en zone pharyngée,  ainsi que dans des organes tels que le foie et les reins.
Malheureusement, quelques semaines ou quelques mois plus tard, peut subvenir une atteint hépatique évoluant vers une cirrhose, et/ou une insuffisance rénale.
Ascite, appétit capricieux et amaigrissement sont alors de mauvais pronostic.

Notons également que la moitié des chiens contaminés vont développer seulement une pharyngite sans pratiquement aucun symptôme, puis guérir spontanément, mais sont contagieux durant toute cette phase.

Le diagnostic

La clinique est souvent insuffisante.
Seuls des tests de laboratoire peuvent permettre un diagnostic de certitude
On effectue alors une recherche virale sur des écouvillonnages pharyngés ou sur des raclages cornéens par recherche d’inclusions virales.
Il n’y a pas de test rapide.

Le traitement et la prévention

Il n’y a pas de traitement spécifique, hormis l’utilisation de sérum homologue canin, à condition de débuter les injections durant les deux premiers jours de la maladie, ce qui est difficile à envisager car le diagnostic de l'affection est malaisé.

Sinon le praticien mettra en route un traitement symptomatique de la gastro entérite, de l’état de choc et ,éventuellement, des symptômes oculaires. Des perfusions, une administration d'antispasmodiques et antivomitifs par voie injectable sont ainsi mis en place.

La mortalité des chiots ou des chiens très âgés reste élevée dans les formes aiguës.
C’est pourquoi la prévention est essentielle : les mesures d’hygiène classiques, quarantaine, désinfection des locaux, ne remplacent jamais la protection vaccinale.

Les vaccins sont souvent associés aux autres valences, mais seront effectués seuls s’ils sont fait précocement dès 6 semaines , en utilisant des souches de  vaccins à virus vivants atténués.

Hépatite de Rubarth et médecines naturelles

Peu utiles dans la phase d’état, les médecines naturelles peuvent permettre d’accélérer la convalescence et de diminuer les risques de séquelles, en particulier les risques de cirrhose.
La phytothérapie s'avèrera très efficace pour que le chien retrouve une fonction hépatique normale, ou presque.
En effet, de nombreuses plantes médicinales ont des vertus cholagogues, cholérétiques et hépatoprotectrices.

Le diagnostic d'hépatite ne peut relever que de l'avis de votre vétérinaire.

La lecture des ouvrages La santé par les plantes et Homéopathie Vétérinaire vous apportera de nombreux conseils pour choisir des plantes permettant un traitement des insuffisances hépatiques modérées.
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Leptospirose canine

La leptospirose est une maladie infectieuse due à une bactérie, le leptospire, Leptospia canicola ou L.ictero hemorragiae, que l’on rencontre partout à la surface du globe. Elle doit être prise en considération sèrieusement, car elle est transmissible à l’homme. C’est une zoonose majeure. En Europe le pays le plus touché est à ce jour la France, où les régions à forte prévalence sont l’Ile de France, l’Aquitaine et le Poitou. La leptospirose est plus fréquente en été et en automne, car les chiens peuvent se contaminer en buvant ou en se baignant dans des eaux stagnantes. En effet, le leptospire peut survivre dans les sols humides et en milieux aqueux durant un long mois. Outre le chien, tous les canidés sauvages, dont le renard, mais aussi les rongeurs, les suidés, les bovidés peuvent être touchés…Sans parler de l’homme, bien évidemment.

La contamination

Il existe une grande variété de sérotypes de leptospires. Les plus fréquents chez le chien, en France, sont Leptospira ictero hemorragiae et Leptospira canicola. Mais il existe au moins 11 autres sérotypes de leishmanies en France.
La contamination du chien peut se faire de façon directe par morsure, lors des saillies, lors de la gestation ou de l’allaitement, ou de façon indirecte en se baignant et surtout en buvant de l’eau souillée par de l’urine de rats ou de chiens malades.

Les symptômes

Selon le sérotype en cause les symptômes peuvent être légèrement différents.

  • La phase initiale

La phase initiale est toujours la même. Le chien présente de la  fièvre et un état de fatigue intense. L' abattement et l'anorexie sont systématiques

  • La phase d'état

Des symptômes de gastro-entérite apparaissent ensuite, des épisodes de  vomissements et de diarrhées surviennent.Les diarrhées sont souvent hémorragiques.
Les douleurs musculaires sont fréquentes.
S’installe alors un syndrome d’insuffisance hépato rénale, les analyses sanguines montrant une destruction parfois rapide, voire foudroyante du tissu hépatique, puis du tissu rénal. La fonction rénale est alors fortement altérée voire abolie.
Un Ictère, c'est à dire une jaunisse, des crises urémiques aiguës dominent alors le tableau clinique.
Ce dernier se termine le plus souvent par le décès en l'absence de soins, et dans 6 à 10 % des cas chez les chiens sous traitement.

Le traitement

Pour être efficace le traitement doit être entrepris très précocement, avant l’installation des signes hémorragiques si possible, et surtout avant l’apparition de l’insuffisance hépato-rénale.
Il comporte bien évidemment des antibiotiques, à élimination urinaire, et un traitement symptomatique de la gastro entérite et des hémorragies. Le chien est mis sous perfusion et reçoit des anti vomitifs par voie injectable, ainsi que des pansements gastro intestinaux par voie orale.
Une transfusion sanguine peut même être envisagée pour apporter des facteurs de coagulation et des globules rouges, ce qui permet de lutter contre les anémies et de juguler les hémorragies. Car celles-ci sont dues à une chute des facteurs de coagulation qui sont des protéines fabriquées par le foie. Celui-ci étant déficient, ces facteurs ne sont plus produits en quantité suffisante.
La convalescence est toujours longue, les chiens guéris gardent assez longtemps des séquelles hépato rénales par fois sévères.
Il faut donc insisiter, pour conclure, sur l’importance de la prévention par la vaccination.

Leptospirose et médecines naturelles

Homéopathie et phytothérapie seront d’une grande utilité dans la phase de convalescence, en permettant une détoxification plus rapide de l’organisme, en accélérant le processus de régénération hépatique et en améliorant les fonctions d’épuration sanguine par les reins. De même, associées à une diététique adaptée, ces médecines aideront grandement à lutter contre l’anémie qui se sera inévitablement installée.

La lecture des ouvrages La santé par les plantes, Homéopathie Vétérinaire et Maux et Remèdes, en vente dans la Boutique du site, vous apportera nombre de précieux conseils pour la prise en charge de cette affection.
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Leucose féline

La leucose féline, également dénommée FeLV, est une affection provoquée par un rétrovirus appelé virus leucémogène félin, en anglais feline leukemia virus, d’où le nom FeLV. Cette maladie mérite sa réputation de gravité, car elle se termine souvent par le décès du chat infecté. Notons que cette maladie n’est transmissible ni au chien, ni à l’homme .

Modes de contamination

Le virus du FeLV se transmet facilement lors des contacts prolongés entre animaux, par léchage, lors des griffures ou des morsures ainsi que lors des saillies.
Les mères porteuses peuvent transmettre le virus à leurs chatons lors de la gestation ou durant l’allaitement, car le virus passe la barrière placentaire et dans le lait produit.
Le virus est relativement fragile et persiste peu dans le milieu environnant, ce qui limite grandement les risques de contamination indirecte. Même si les chatons s’avèrent plus réceptifs, la contamination peut avoir lieu à tout âge.
Les populations de chats sauvages jouent le rôle de réservoir du virus et sont un véritable risque épidémiologiques pour nos chats domestiques lorsqu'ils sont en balade.

Suites de la contamination

La phase initiale, ou phase de contamination, dure environs trois mois.
A l’issue de cette phase, 30 % environ des chats parviennent à se débarrasser du virus et guérissent donc spontanément. Il sont ensuite immunisés contre le FeLV pour le restant de leurs jours et ne peuvent donc subir d’éventuelles réinfestations. Un autre tiers des chats verra l’infection se poursuivre et l’animal passera à la phase d’état, le FeLV maladie s’est alors établi définitivement.

Les derniers 30% deviennent porteurs latents, le virus leucémogène restant tapi à l’état quiescent dans les cellules de la moelle osseuse pendant de longues années. A la suite d’un stress ou d’une autre infection virale, par le FIV par exemple, le virus se réveille et la phase d’état peut alors subvenir.

Les statistiques tendraient à prouver que seul un porteur sain sur dix pourrait finir par devenir malade. Il faut savoir que malade et porteurs sains excrètent des virus dans toutes leurs sécrétions , lait, sang, salive, urine, sperme, sécrétions vaginales durant toute leur vie, demeurant ainsi un réel danger épidémiologique.

Symptômes du FeLV déclaré

La leucose féline est une maladie très polymorphe, les symptômes sont nombreux. On peut observer, séparément ou concomitamment :

  • Une anémie non régénérative. Le chat présente une pâleur des muqueuses, de la fatigue et un essoufflement.
  • Une chute des globules blancs, ou leucopénie, rendant le chat beaucoup moins résistant à un grand nombre de maladies. Ainsi les chats leucosiques souffrent ils plus fréquemment d’hémobartonellose, d’uvéites, de stomatites chroniques, de P.I.F, d’abcès à répétition, d’avortements chez les femelles.
  • Des phénomènes cancéreux peuvent subvenir. Des lymphosarcomes, des leucémies et autres cancers sanguins ou lymphatiques sont très fréquents chez les chats leucosiques.

Diagnostic

Seul un test sanguin permet d’affirmer l’infection par le virus leucémogène félin.
Les tests font appel à des technique ELISA qui mettent en évidence les virus circulant, et non d’éventuels anticorps.
Les tests sanguins ne permettent donc pas de déceler les porteurs sains, d’où la nécessité de répéter les tests en cas de forte suspicion et de test que l’on soupçonne faussement négatifs.

Traitement

On peut affirmer qu’il n’existe pas de réel traitement du FeLV à l’heure actuelle.
Seul l’emploi d’interféron félin peut permettre d’augmenter l’espérance de vie des chats atteints. Les statistiques montreraient que des chats traités précocement pourraient avoir une espérance de vie presque aussi grande que celle qu’ils auraient pu avoir sans cette infection.
Les autres traitements sont purement symptomatiques et se contentent d’assurer un certain confort de vie.

Les médecines naturelles, en particulier l’homéopathie, semblent pouvoir augmenter l’efficacité de ces traitements et permettre d’allonger l’espérance de vie pour un coût moindre que celui de l’interféron, tout en assurant une qualité de vie intéressante.
Rappelons enfin que la seule prévention existante fait appel à la vaccination.

Nous sommes à votre disposition pour vous proposer une Prestation de soins personnalisée via notre rubrique Prestations en ligne.

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Maladie de Carré

Maladie contagieuse connue depuis cinq siècles, la maladie de Carré est aussi répertoriée sous son nom anglais de Distemper. Ainsi le fameux vaccin annuel CHPPiL peut il être dénommé DHPPiL. Cette maladie est due à un paramyxovirus, virus proche de celui de la rougeole de nos enfants. Il résiste bien au froid, mais est détruit rapidement par la chaleur, les U.V et la dessiccation. Il semble pouvoir s’attaquer à toutes les espèces de carnivore terrestre, hormis les ursidés et sans doutes les hyènes.

La contamination et ses suites

La maladie de Carré est une virose très contagieuse, dont la fréquence a énormément diminué depuis que la vaccination a débuté dans les années 60, et qui touche de nos jours les chiots non vaccinés et les chiens âgés qui ne sont pas à jour de leurs rappels vaccinaux. Mais ce virus peut s’attaquer à toutes les classes d’âge.
Le virus est présent dans tous les liquides organiques sécrétés ou excrétés par le chien : le sang, la salive, les urines, le lait, les larmes et les mucosités respiratoires.
La contamination se fait essentiellement par contact direct, oraux ou respiratoires, rarement par l’intermédiaire de manipulations comme les caresses, ou d’objets souillés.
Vu les caractéristiques du virus, cette maladie est plus fréquente durant les saisons froides et humides, et sa fréquence est augmentée dans les lieux de promiscuité, comme les élevages, animaleries et  chenils.

Les symptômes

  • La phase d’incubation, le plus souvent asymptomatique, dure de trois à sept jours.
  • La phase invasive suit alors. Le virus se répand dans tout l’organisme après s’être multiplié. On observe une forte fièvre ( 41°), une anorexie, un larmoiement, un jetage séreux c'est à dire des écoulements nasaux clairs et fluides, un abattement et une prostration.
  • La phase d’état  intervient alors, séparée  de la phase invasive par une période de 24 à 48 heures où le chien semble aller mieux,  et n’a plus de fièvre.
    La température remonte à 40° et reste stable, « en plateau ». Divers symptômes apparaissent alors en fonction de la dissémination du virus et des organes touchés. Peuvent apparaître simultanément ou coexister une conjonctivite et une rhinite purulente, une bronchite et une pneumonie avec une toux grasse, une gastro entérite sévère, des signes cutanés avec l'apparition de papules emplies de pus sur les zones de peau fine (abdomen) , un durcissement de la truffe et des coussinets, et, si l’animal a survécu, des atteintes neurologiques de type encéphalite virale. Apparaissent donc en dernier des tremblements, une incoordination motrice,  et tout à la fin une paralysie.

De nos jours, il semble que la maladie de carré débute le plus souvent par la gastro entérite.
Classiquement une phase terminale est décrite chez les animaux ayant survécu à un épisode peu sérieux. Mais la guérison laisse le plus souvent des séquelles sévères, de type paralysies totales ou partielles, épilepsie, insuffisance respiratoire ou encore agénésie dentaire.
La convalescence est toujours longue.

Le diagnostic

La symptomatologie ainsi que les conditions de vie de l’animal peuvent suffire à établir un diagnostic. Si cinq des symptômes décrits précédemment, fièvre en plateau à 40°, jetage, toux, papules, gastro entérite sont présents en même temps, ils  peuvent être considérés comme suffisamment évocateurs et permettre de poser le diagnostic de maladie de Carré.
Une recherche virale sur les écoulements, le pus des papules,  ou par écouvillonnage du nez ou des conjonctives, confirmera avec certitude le diagnostic .Un test PCR , par exemple, sera effectué sur les prélèvements.

Le traitement et la prévention

  • Absence de traitement spécifique

Aucun traitement spécifique n’existe à l’heure actuelle pour la maladie de Carré. Seuls des traitements symptomatiques des troubles digestifs, respiratoires et nerveux peuvent être instaurés en hospitalisation, ainsi qu’une lutte contre les surinfections bactériennes par l’antibiothérapie.Des anticonvulsivants comme le Valium ND, des antivomitifs, des antitussifs seront administrés par voie injectable.

  • Sérothérapie

L’emploi de sérum apportant des immunoglobulines, peut être envisagé sur des chiots non vaccinés ayant été en contact avec un chien malade. Son efficacité, immédiate, dure environ 20 jours.

  • Comment protéger ?

Les élevages auront tout intérêt à pratiquer une mise en quarantaine des nouveaux reproducteurs achetés, durant 15 jours, ainsi qu’à veiller à une hygiène rigoureuse des locaux et du matériel . Une désinfection des sols et des instruments d'élevage à l'eau bouillante et à l'eau de javel est fortement recommandée.

La vaccination reste la meilleure des protections contre ce virus redoutable. En cas de risque important, une primo vaccin à l'âge de 2 mois, un rappel de primo vaccination  1 mois plus tard, puis des rappels bis annuels sont la règle.
Et n’oublions pas que les chiots bénéficient d’une protection d’origine maternelle par les anticorps contenus dans le colostrum ou premier lait si leur mère est vaccinée.

Maladie de Carré et médecines naturelles

L’homéopathie peut aider à renforcer les défenses immunitaires et, associée à la phytothérapie, aider le chien à avoir une meilleure convalescence, en diminuant la fréquence et l’importance des séquelles.
Mais il faut bien reconnaître que rien ne peut remplacer la vaccination et les traitements allopathiques de la maladie établie, vu la gravité de l’affection et des séquelles.
Pour les chiens d'appartement, les rappels de vaccination pourraient ensuite n'être envisagés que tous les six ans, en vertu d' études réalisées aux USA sur la durée de la protection induite par les vaccins modernes, ce qui satisfait les partisans de vaccinations moins fréquentes.

Demandez nous conseil via notre rubrique Prestations en ligne, pensez à consulter les ouvrages Homeopathie Vétérinaire et La Santé par les plantes en vente dans la Boutique du site.

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Parvovirose canine

La parvovirose canine, aussi appelée gastro entérite hémorragique, voire « parvo » tout court, est une maladie virale à la contagiosité et à la fréquence très élevées. Elle sévit toujours malgré des années de vaccination et fait tous les ans de nombreuses victimes. Elle est causée par un virus de petite taille, le parvovirus, qui est extrêmement résistant à la chaleur, aux U.V, à des nombreux détergents et antiseptiques, en particulier les antiseptiques alcoolisés. De ce fait, il peut persister dans le milieu environnant durant des périodes de 5 à 6 mois, augmentant les risques de contagion. Enfin, de nombreuses souches virales ont été découvertes, le parvovirus étant sujet à de nombreuses mutations.

La contamination

Les chiots allaités par leur mère, si celle-ci est correctement vaccinée, seront protégés par les anti corps du colostrum durant leurs 5 à 6 premières semaines de vie.
C’est à cet âge qu’ils sont les plus sensibles au parvovirus, car leur système immunitaire n’est par encore efficace , la protection vaccinale n’étant pas encore mise en route. Mais les adultes non vaccinés seront tout aussi réceptifs au virus, surtout les chiens vivant en groupe dans les chenils ou les élevages, ainsi que les chiens âgés.

Toutes les sécrétions, les matières fécales, les urines, le lait, le sang, les larmes, les mucosités respiratoires sont riches en virus chez les animaux malades.
La contamination des chiens pourra donc se faire par le contact direct avec un malade, par voie orale ou respiratoire, mais aussi par le milieu environnant.
Le sol, les gamelles, les caresses du maître qui ne s’est pas lavé les mains, les chaussures, tous les objets ayant été en contact direct ou indirect avec le malade présentent un risque de transmission du virus.


Les symptômes

La période d'incubation peut durer de 3 jours à 2 ou 3 semaines, sans aucun symptômes. Existent ensuite deux grands types de symptômes, déterminant deux types de parvovirose, qui peuvent exister en même temps sur l’animal malade ou non.

  • La forme digestive

Il s’agit de la forme la plus fréquente, et débute par une forte fièvre, une prostration accompagnée d’une anorexie totale.
Elle se poursuit par une gastro entérite hémorragique entraînant une forte déshydratation et une anémie marquée, et évolue très souvent vers le décès de l’animal atteint.

  • La forme cardiaque

Plus rare, mais aussi plus brutale, elle se traduit par une atteinte du myocarde pouvant entraîner un décès brutal sans symptômes annonciateurs.
Quelle que soit la forme, le parvovirus affaiblit considérablement les défenses immunitaires, le chien malade pouvant alors souffrir d’infections intercurrentes, en particulier d’affections respiratoires.

Le diagnostic

Très souvent les seuls symptômes observés sur des chiots ou des chiens âgés non vaccinés, vivant en chenil ou autre forme de vie en groupe, suffisent pour établir un diagnostic.
Toutefois, le diagnostic de certitude se fait sur un prélèvement de selles ou d'autres sécrétions, sur lequel sera faite une recherche de virus par méthode PCR, ou sur un prélèvement sanguin sur lequel seront pratiqués des tests réalisables en clinique selon la méthode ELISA ).

Le traitement

Il n’existe pas de traitement spécifique. Seul un traitement symptomatique associant des  perfusions, des antispasmodiques par voie injectable, des antibiotiques et des anti hémorragiques, pourra être mis en route. La guérison peut être obtenue, mais très souvent la mort survient au bout de 3 à 5 jours, quels que soient les soins entrepris.

La prévention

  • L'Hygiène

Les règles d’hygiène sont primordiales. Le respect d'une  quarantaine pour les animaux avant leur  introduction, une désinfection des sols, du matériel, des chaussures et des mains avec des antiseptiques adaptés, en particulier les dérivés chlorés, l'eau de Javel, la solution de Dakin.

Eviter de mettre vos chiots non vaccinés en contact avec des chiens adultes. Il faut donc éviter les promenades et les visites à votre domicile d’amis ayant des chiens non vaccinés.
 

  • La Vaccination

La prévention fera surtout appel à la vaccination, à partir de deux mois avec les vaccins classiques, dès 6 semaines avec les vaccins à virus vivants atténués.

Les médecines naturelles pourront être utilisées en tant que traitement adjuvant mais ne seront malheureusement pas d’un grand secours vis-à-vis de ce redoutable virus.

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Péritonite infectieuse féline ou PIF

La péritonite infectieuse féline, ou PIF, est une virose féline mortelle, encore assez mal connue, qui se déclare chez des chats porteurs d’un coronavirus par mutation de ce virus, et qui se termine par le décès de l’animal. Seuls moins de 10 % des chats porteurs finissent par déclarer une PIF.

Les stades de l’infection par le coronavirus

Si l’on sait que les selles d’un animal hébergeant des coronavirus sont les produits les plus riches en virus, la salive et l’urine sont également contaminant. La contamination entre chats se fait par voie orale uniquement, et il n’y a aucun risque ni pour l’homme ni pour le chien.

  • Le premier stade

C’est celui qui suit immédiatement la contamination, autrement dit celui de l’infection initiale.
Un état fébrile transitoire, des symptômes digestifs de type vomissements et diarrhées, accompagnent une forte excrétion de virus.
Le chat porteur est ainsi fortement contagieux, directement, ou par l’intermédiaire du milieu de vie ce qui est beaucoup plus rare, voire par voie trans placentaire pour les mères.

  • Le second stade

C’est celui de la dormance, et peut durer de longues années. Hormis en période de stress intense, le chat n’est pas contagieux car les virus qu’il héberge sont inactifs, quiescents.

  • Le troisième stade

C’est celui de la PIF, qui dure quelques semaines, voire beaucoup moins car il existe une forme foudroyante en 4 jours. Durant ce stade le chat n'est plus contagieux. Le coronavirus a alors muté.
Cette mutation virale est beaucoup plus fréquente dans les populations de virus hébergées par les jeunes chats, les chats âgés, les chats vivant en chatterie . Certaines races et certaines lignées de chats semblent présenter une sensibilité élevée pour la PIF.


Les symptômes de la PIF

Le début de la maladie est non caractéristique, se manifestant par le cortège fébrile habituel des maladies virales, à savoir de la fièvre, de l'anorexie, une adynamie et un amaigrissement parfois important.
Puis de l’anémie et une déshydratation apparaissent au fur et à mesure de l’évolution.
Il existe trois formes d’expression de la maladie, la dernière étant très rare et de diagnostic malaisé, certains auteurs ne la décrivant même pas.

  • La forme humide de la PIF

Elle représente trois cas sur quatre, et évolue plus vite que les autres formes vers le décès.
Malgré son nom, la maladie se présente le plus souvent sous la forme d’une pleurésie, avec accumulation de sérosités dans l’espace pleural entraînant une dyspnée intense, soit des difficultés pour inspirer. Une ascite peut aussi se développer, due à l’accumulation de sérosités intra abdominales, accompagnée toujours d’une péritonite dans ce cas. Les diverses atteintes organiques, comme celles des reins, du foie, des ganglions peuvent expliquer les symptômes secondaires d’insuffisance rénale, d’ictère hépatique, de vomissements et de diarrhées.

  • La forme sèche de la PIF

Elle se caractérise par l’absence d’épanchements et par l’atteinte d’un ou plusieurs organes. Elle est d'un diagnostic souvent malaisé.
Les reins : Ils peuvent souffrir d'une néphrite d’expression pyogranulomateuse, provoquant l’apparition d’une insuffisance rénale d’évolution rapide et irréversible. Les reins sont parsemés de petites formations purulentes.
Le foie : Ici aussi nous sommes confrontés à une forme pyogranulomateuse, provoquant une insuffisance hépatique ictérique, c'est à dire une jaunisse, et prédominent alors des vomissements et une soif intense.
Les yeux : Une uvéite antérieure se traduisant par un rétrécissement du diamètre pupillaire, accompagne une rétinite hémorragique et des hémorragies du corps vitré. La perte de la vision est rapide, souvent bilatérale.
Le cerveau : Une encéphalite se développe, se manifestant par des crises épileptiformes, du nystagmus c'est à dire des  mouvements involontaires des yeux, des tremblements de la tête et toutes sorte de paralysies touchant les membres, les sphincters.....

  • La forme digestive de la PIF

Elle est 20 fois plus rare que la forme humide , sans doute en raison du fait qu'elle est mal diagnostiquée jusqu'ici.
Lorsqu’elle se traduit seulement par des vomissements, des diarrhées et une déshydratation modérée, seule une recherche de virus dans les selles permet son diagnostic.
Lorsqu’elle se manifeste sous la forme intestinale et nodulaire, aux symptômes digestifs vient s’ajouter la présence d’une masse intestinale et péri intestinale, décelable à la simple palpation abdominale.
Elle est constituée de multiples pyogranulomes dans l’épaisseur de la paroi intestinale, au niveau de la jonction iléo caecale, et dans les ganglions mésentériques fortement hypertrophiés. Cette forme, plus fréquente chez les jeunes chats, évolue vers la forme humide, puis la mort.

Diagnostic et Dépistage

Le diagnostic et le dépistage sont particulièrement malaisés, de par une clinique peu spécifique et  un manque de fiabilité des tests.
En effet, les tests peuvent mettre en évidence les virus eux même, les anticorps signalant l’exposition aux coronavirus, mais en aucun cas ne peuvent affirmer la PIF, car seule une mutation du coronavirus entraîne la maladie.
De plus, il est nécessaire de répéter les tests 3 fois à 1 ou 2 mois d’intervalle pour en augmenter la fiabilité.

  • Les tests ELISA : en clinique

Ils permettent la détection des anticorps sanguins
positif :  le chat a été en contact avec le virus, le  taux de mortalité est de 5% . C'est également le taux de mutation du virus.
négatif : il n’a pas été en contact avec le coronavirus.
Avantage : test rapide, peu onéreux
Inconvénients : test non quantitatif, faux positifs et faux négatifs nombreux.

  • Les tests par immunofluorescence : en laboratoire

Ils assurent un dosage des anticorps sanguins
test positif sur un chat asymptomatique : le chat a été en contact avec le virus
test positif avec taux d’Anticorps  élevés sur un chat malade : l’animal est condamné

  • Les tests PCR : laboratoire spécialisé

Il sont basés sur la recherche et le comptage des virus sur un écouvillon rectal.
Ils permettent  de déterminer le niveau de la charge virale, de faible à élevée.
Plus la charge virale est forte, plus le risque de mutation est élevé.
Plus la charge virale est forte, plus le chat est excréteur de virus.


Il faut avant tout  retenir qu’un chat positif à l’un des tests est porteur du coronavirus mais n’est pas obligatoirement malade de la PIF, car une mutation du coronavirus est nécessaire pour que la PIF se déclare.
Par contre, tout chat malade de la PIF est porteur du coronavirus et donc positif aux tests.

Prophylaxie de la PIF

En l’absence de vaccin efficace, la seule prophylaxie envisageable consiste à respecter quelques règles d’hygiène et de veiller à la prévention du stress :
- éviter les gestations à répétitions.
- éviter les introductions de nouveaux congénères, à moins de tester les chats « en place » et le nouvel arrivant en même termps.
- éviter les stress liés aux déménagements ou aux changements alimentaires brutaux.
- veiller à une hygiène rigoureuse des litières.
- éviter les médicaments progestatifs qui favoriseraient la mutation du coronavirus.
- éviter les contacts avec les chats errants susceptibles de transmettre calicivirus, herpèsvirus, FeLV et FIV, tous autres virus favorisant la prolifération du coronavirus.


Médecines naturelles et PIF

Les médecines naturelles peuvent jouer un rôle important tant dans la prévention que dans une prise en charge de type « palliatif » de l’animal malade

  • La Prévention

Les diffusions d’huiles essentielles à visée antiseptique dans les élevages ou les habitations contenant plusieurs chats s’avèrent efficaces. Des huiles essentielles ayant également des vertus apaisantes pourront contribuer à la lutte contre le stress.
L’organothérapie, ou l’homéopathie uniciste, pourra permettre de développer l’immunité des animaux à risque, à savoir les chatons, les vieux chats, les races sensibles. On aura recours à des doses globules hebdomadaires.
L’hétéro-isothérapie, l’organothérapie et l’homéopathie permettront de prévenir les réactions et maladies vaccinales sources de stress majeur chez le chat.
En fin, l’homéopathie pourra prendre en charge la prévention du stress et du choc lié à la chirurgie et à l’anesthésie.

  • Les soins curatifs

Il s’agira de soins individualisés en organothérapie et homéopathie essentiellement. Ces soins ont pour but de ralentir la déchéance de l’animal et de diminuer ses souffrances.
Toutefois, pour les maîtres possédant plusieurs chats, la question de savoir si le maintien en vie d’un animal porteur d’une population de coronavirus mutés est justifié, devra toujours être posée.
La douloureuse question de l’euthanasie s'impose, non pour abréger les souffrances du malade, mais bien pour protéger les chats encore en bonne santé.

Propriétaires d'un ou plusieurs chats, n'hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire, ou demandez nous une prestation de soins personnalisée ou un conseil via notre rubrique Prestations en ligne.

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Piroplasmose canine

La piroplasmose est une maladie parasitaire du sang, consécutive à la présence à l’intérieur des globules rouges de parasites appelés Babesia canis. D’où l’autre nom que porte cette maladie, à savoir la Babésiose. Ces parasites provoquent une hémolyse, c'est-à-dire un éclatement des globules rouges, entraînant une anémie, et par voie de conséquence un dysfonctionnement du foie et des reins. La piroplasmose est une maladie non contagieuse, elle se transmet uniquement par la morsure d’une tique infectée. Les cas de piroplasmose humaine sont anecdotiques, cette maladie peut être considérée comme n’étant pas une zoonose majeure, du moins en France.

Les régions les plus touchées sont le Sud Ouest, la région Centre et une partie de l’Est de la France, trois régions qui hébergent des espèces de tiques pouvant transmettre le parasite.
La piroplasmose est une maladie saisonnière, les cas les plus nombreux ayant lieu au printemps et en automne, les cas hivernaux étant rarissimes, les cas estivaux peu nombreux, voire inexistants en cas de canicule ou de sécheresse.

La contamination et ses suites

Une tique femelle hébergeant des parasites dans ses glandes salivaires se fixe sur un chien.
Elle injecte sa salive anti coagulante pour pouvoir aspirer le sang dont elle se nourrit et qui lui permet de devenir fertile.
Par la même elle injecte des piroplasmes qui vont infester les globules rouges, puis les cellules hépatiques et les cellules de la rate.
Les parasites vont s’y multiplier, être libérés dans le sang, où ils vont infester de nouveaux globules qu’ils vont détruire.

Les symptômes de la maladie sont dus à l’anémie consécutive à la destruction des globules rouges, et à la toxicité de l’hémoglobine libérée dans le sang. En effet, l’hémoglobine présente dans les globules rouges est vitale, permettant de véhiculer l’oxygène. Libre dans le sang, elle est toxique pour les reins et pour le foie qui n’arrivent  plus à l’éliminer.

Les symptômes

  • La phase d’incubation

Elle est en général brève, durant de 1 à 8 jours. Il semblerait que dans des cas très rares, entre autre chez des chiens en partie immunisés, elle puisse atteindre 50 jours.

  • La phase initiale

Les premiers signes de la maladie sont une très forte fièvre, à 40° voire plus, un abattement, une prostration intenses, et une anorexie totale. Ces seuls signes, non caractéristiques, incitent nombre de vétérinaires exerçant en zone d’endémie piroplasmique, à traiter le chien contre la piroplasmose.

  • La phase d'état

Très rapidement le chien émet des urines très colorées, pouvant même devenir couleur café.
Un tableau d’anémie sévère accompagnée d’insuffisance hépato rénale s’installe, aboutissant à la mort du chien en l’absence de traitement. Coexistent une pâleur des muqueuses, une fatigue intense, un essoufflement au moindre effort, une tachycardie et une polypnée.
Après un traitement qui s'est avéré efficace, des rechutes sont possibles.
Mais un retour de la fièvre et de certains symptômes d’hémolyse quelques jours après un traitement réussi sont souvent le signe d’une complication de la piroplasmose, qui est l’apparition d’une anémie hémolytique auto-immune.

Le diagnostic

En zone endémique, en présence des signes décrits, le diagnostic est quasi certain.
Toutefois il existe des formes de babésiose atypique, se traduisant par des diarrhées, des troubles neurologiques, de la toux ou encore des boiteries.
Le diagnostic de certitude sera donc établi en réalisant un frottis sanguin qui permettra de mettre en évidence au microscope les parasites dans les globules rouges. Une goutte de sang prélevée au bout de l’oreille suffit .
Des dosages d’anticorps existent mais ne sont pas de pratique courante.

Le traitement et la prévention

  • La prévention

Elle fait appel à la protection contre les tiques par le biais du port de  colliers acaricides, ou de l'usage de sprays ou de  pipettes.
La prévention peut également reposer sur l'utilisation d'un vaccin, le Pirodog ND. Son coût élevé et son efficacité des plus relatives, en rendent son usage discuté et discutable.
Les tiques devant rester fixées au moins 48 heures pour être infestantes, il est recommandé d’observer son chien à chaque retour de promenade et d’enlever alors les tiques fixées sur lui.

  • Le traitement

Il doit être mis en route très précocement, si possible avant les symptômes d’insuffisance hépato rénale.
Il se fait par injection unique, ou en deux injections à 24 heures d'intervalle.
L'antiparasitaire le plus fréquemment utilisé de nos jours est le Carbesia ND. La pentamidine reste encore en usage.
Si le traitement est précoce, les résultats sont spectaculaires, et le chien retrouve un état normal en quelques heures.
Toutefois, des séquelles hépato rénales peuvent exister.
Le chien ne s’immunisant pas naturellement lors d’une babésiose, il peut contracter une piroplasmose plusieurs fois durant sa vie.
Les séquelles de chaque épisode de piroplasmose viennent alors s’ajouter aux séquelles de la babésiose précédente, et le chien devient rapidement un insuffisant hépato-rénal sévère.

Piroplasmose et médecines naturelles.

Homéopathies et phytothérapie pourront intervenir dans la détoxification de l’organisme.
Un emploi judicieux des huiles essentielles pourra aider à prévenir l’infestation par les tiques.
Le recours à l’homéopathie pourra permettre de renforcer les défenses du chien vivant en zone contaminée et lui éviter parfois des piroplasmoses sévères.
Les traitements allopathiques restent inévitables en raison de la gravité de cette maladie parasitaire.

Demandez conseil à votre vétérinaire, et / ou demandez nous une prestation de soins personnalisée via notre rubrique Prestations en ligne.
La lecture des ouvrages La santé par les plantes ainsi que Homéopathie Vétérinaire pourra vous offrir nombre de conseils utiles dans l'utilisation des plantes médicinales, des huiles essentielles ou des remèdes homéopathiques.

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Toux de chenil

La toux de chenil est une affection qui touche préférentiellement les jeunes chiens.
Il s’agit d’une trachéo-bronchite fébrile, extrêmement contagieuse.
On la rencontre dans les lieux où les effectifs canins sont importants, où la promiscuité est de règle, à savoir les élevages, les animaleries, les pensions canines.

Les facteurs déclenchants

Cette affection est d’origine poly factorielle, associant généralement des virus de la famille des virus parainfluenzae et des herpes virus, ainsi que des bactéries, la plus souvent mise en cause étant Bordetella pertussis.
En effet, les virus font le lit des bactéries, en provoquant une atteinte des muqueuses respiratoires propice au développement ultérieur d’une flore bactérienne pathogène de surface.

Les symptômes

Ce sont des symptômes banals de trachéo-bronchite infectieuse
Une fièvre, une forte toux quinteuse accompagnée d' efforts expulsifs  et d'anorexie, sont les symptômes évidents de cette affection.
Ce qui fait dire au Client en consultation, « mon chien a quelque chose de coincé dans la gorge, docteur » .
Parfois la toux devient émétisante, autrement dit les quintes de toux peuvent aboutir à des vomissements.
Des rhinites provoquant des écoulements séreux puis muco-purulents, des conjonctivites avec un larmoiement important sont fréquemment décrites.
Prise à temps, cette affection sera la plupart du temps bénigne , hormis une durée souvent assez longue. La longueur de cette affection sera d'autant plus importante qu'elle n'aura pas été soignée à temps.
Mais il est de moins en moins rare de voir de jeunes chiots dépérir malgré le traitement, puis mourir des suites de surinfections bactériennes ayant occasionné des broncho-pneumonies gravissimes.

Le traitement et la prévention

Votre vétérinaire mettra en place un traitement antibiotique pour traiter ou prévenir la surinfection bactérienne et prescrira des antitussifs pour soulager votre animal.
Votre chien pouvant être atteint plusieurs fois dans sa vie, il pourrait être utile, et de nombreuses pensions l’exigent, de faire vacciner votre chien.
La plupart des vaccins annuels comportent le vaccin contre le virus parainfluenzae, soit la valence Pi du célèbre CHPPiL .
Il faut penser à pratiquer un mois avant la mise en chenil le vaccin contre Bordetella, la voix intra-nasale étant alors préférable.

Les médecines naturelles

L'Homéopathie, mais encore plus l'aromathérapie, permettront au chien souffrant d'une toux de chenil de récupérer plus rapidement.
Les médecines naturelles offriront à l'animal un confort de vie important, lui garantissant de surmonter cette épreuve plus aisément.

Demandez nous un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne, et pensez à consulter nos Ouvrages en vente dans la Boutique du site.

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Maladies parasitaires et dermatologie

Adénite sébacée

Nous sommes en présence d’une affection dermatologique héréditaire, récessive. Il faut ainsi que les deux parents soient porteurs du gène défectueux pour que la maladie s'exprime. Lors de cette affection on observe une destruction des glandes sébacées du chien, ce qui diminue alors très fortement la sécrétion du sébum, cette substance lipidique qui assure l’imperméabilité du pelage et le maintien d’une hydratation cutanée normale.

Les symptômes

Cette affection héréditaire se rencontre le plus souvent dans des lignées de chiens appartenant aux races Samoyède, Akita Inu, Caniche, et plus rarement Bergers allemands et belges, Labradors et Cockers.
Elle se traduit par une alopécie partielle ou localisée, avec de nombreuses altérations cutanées , tels que des plissements, un dessèchement cutané, des desquamation importantes avec formation d’énormes squames ressemblant à de véritables écailles, et fortement malodorantes.
Toutes ces perturbations de la morphologie et du fonctionnement du revêtement cutané peuvent occasionner des douleurs parfois importantes.
De plus, des infections bactériennes peuvent venir assombrir ce tableau clinique déjà des plus préoccupants.

Le diagnostic

Les symptômes sont évocateurs, les facteurs raciaux également, mais aucun de ces deux éléments ne peut suffire à poser un diagnostic de certitude.
Seules des biopsies cutanées permettant d’effectuer des études histologiques permettront d’affirmer ou non le diagnostic d’adénite sébacée.

Le traitement

Malheureusement il n’existe pas de traitement spécifique curatif de cette affection.
Les cas les plus graves, inesthétiques, et surtout douloureux,  entraînent de profondes altérations de l’état général et peuvent conduire à une décision d’euthanasie.
Les traitements  sont uniquement palliatifs, et visent à éliminer au maximum les squames, et à juguler les surinfections.
Hormis les traditionnels antibiotiques , l’emploi de vitamine A ou acide rétinoïque, ou de cyclosporines, donnent des résultats très aléatoires et souvent controversés.
Les traitements externes consistent en l’application de lotions à base de propylène glycol, ou de substances huileuses.
Des sprays émollients peuvent également être utilisés.
Ces diverses applications doivent être maintenues durant de longues heures puis rincées avec des shampoings si possible sans base détergente.
Une complémentation alimentaire sous forme de vitamines  A, E, PP entre autres, d’oligo-éléments comme le Sélénium et le Zinc et d’acides gras insaturés devra être maintenue toute la vie du chien durant.

Cette affection grave et invalidante, pourra justifier d’un recours à l’homéopathie et à la phytothérapie qui pourront soulager l’animal et lui apporter de façon naturelle les apports vitaminiques et en acides gras que nécessite cette maladie.

N'hésitez donc pas à nous demander une prestation de soins personnalisée via notre rubrique Prestations en ligne et à conuslter nos ouvrages en vente dans la boutique du site, en particulier La santé par les plantes.

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Les Callosités

Les callosités sont des zones de peau de forme arrondie, proéminentes, dépilées et kératinisées, apparaissant au niveau des points de contact avec le sol.

Symptômes

  • Anomalies cutanées rencontrées essentiellement chez le chien, les callosités se rencontrent au niveau des coudes, de la pointe du jarret, voire au niveau du sternum chez certaines races prédisposées comme le teckel ou le braque de Weimar, par exemple. Très souvent les races de grande taille comme le berger allemand sont plus touchées statistiquement.
  • La plupart du temps les zones touchées sont parsemées de crevasses, de couleur grisâtre voire noirâtre. L'aspecte dépilé et en relief est du au développement d'une hyperkératose.
  • Les animaux couchant à même le sol sur des sols durs, cimentés tout particulièrement, sont plus fortement enclins à développer cette pathologie.
  • Dans la très grande majorité des cas la présence des callosités est parfaitement supportée, seul l'aspect esthétique pouvant ennuyer le maître. Si elles deviennent gênantes de par un volume trop important, une ablation peut être envisagée.
  • Par contre, si une infection se développe, une complication dénommée appelée pyodermite des points de pression apparaît, provoquant la formation de plis profonds au sein de la masse hyperkératosique. Ces plis deviennent alors le siège de macérations malodorantes, puis de suppurations se traduisant par des plaies cutanées et des fistules.

Traitement

  • Le traitement des callosités non infectées consiste en une exérèse chirurgicale accompagnée d'une immobilisation d'une durée de 15 jours environ pour permettre une bonne cicatrisation.
  • Le traitement des pyodermites calleuses fait tout d'abord appel à une antibiothérapie par voie orale de longue durée, si possible basée sur un antibiogramme. Une application de pommades émollientes, antiseptiques et antiinflammatoires peut être envisagée.
  • Il faut reconnaître que la chirurgie d'ablation reste la meilleure solution. Elle doit impérativement être suivie de la pose de pansements rembourrés pour protéger les zones opérées et par la suite éviter les récidives.

Prévention

  • Elle passe par une amélioration du confort du couchage : matelas en mousse, voire matelas anti escarres,.
  • Mais aussi par une hygiène rigoureuse, consistant en des bains réguliers suivis d'un séchage au sèche-cheveux pour assécher totalement la peau. Des applications locales d'antiseptiques peuvent également être envisagées.

Médecines naturelles

Par voie locale, des crèmes ou onguents associant des huiles végétales, de l'aloe véra ainsi que des huiles essentielles antiseptiques et cicatrisantes pourront avoir des résultats parfois spectaculaires. Hélichryse, Lavande officinale, Cyprès, Thym, Centella prouveront ici toute leurs potentialités.

Pour tout renseignement complémentaire n'hésitez pas à nous demander conseil via la rubrique Contact du site et à conuslter nos ouvrages comme Maux et Remèdes ou La Pharmacie naturelle des premiers soins en vente dans la Boutique du site.

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Démodécie canine

Il s’agit d’une dermatose parasitaire, due à la présence dans les follicules pileux, de parasites de la famille des acariens, que l’on appelle Demodex canis . Dans les pays occidentaux, cette maladie a été en forte régression, mais, malheureusement elle recommence à faire parler d’elle, le nombre de cas diagnostiqués en consultation étant en hausse notable ces dernières années.

La contamination

Elle se fait au contact d’un chien porteur ou malade. L’essentiel de la contamination a lieu durant l’allaitement des chiots par une mère démodécique. Les chiots contaminés pourront rester porteurs sains toute leur vie de chiens durant. Certains d’entre eux vont développer la maladie, souvent très tôt lors de leur première année d’existence, à l’occasion d’une baisse des défenses immunitaires consécutive, par exemple, à une diarrhée, un choc anaphylactique, un fort parasitisme intestinal…

Les symptômes

  • La démodécie sèche :  C’est la forme de départ, la plus fréquente. Elle se traduit par l’apparition de zones dépilées, non prurigineuses, de contours plus ou moins réguliers, le plus souvent sur la tête et la face. Ainsi, des zones dépilées autour des yeux sont traditionnellement décrites comme des lésions démodéciques « en lunettes ». Ces lésions vont s’accroître progressivement, sans retentissement aucun sur l’état général.
     
  • La pyodémodécie : si la forme sèche n’est pas traitée à temps, la démodécie va se généraliser à l’ensemble du revêtement cutané, puis va apparaître une surinfection bactérienne, la plupart du temps par des staphylocoques. A ce stade, l’état général est souvent fortement dégradé, le pronostic sombre car le traitement est devenu très difficile à mettre en œuvre et les échecs thérapeutiques nombreux. Les décisions d’euthanasie sont malheureusement fréquentes au stade de la pyodémodécie.

Le traitement

Il est toujours long, voire très long, en tout cas n’est jamais inférieur à deux mois.
Il est fondé sur l’utilisation d’un antibiotique à action anti parasitaire, la mylbémycine, qui s’administre quotidiennement sous forme de comprimés, et d’un anti parasitaire d’usage externe, l’amitraz, qui s’applique hebdomadairement sous forme de bains.
L’antibiothérapie est de règle en cas de pyodémodécie.

Les médecines naturelles sont très efficaces dans la prise en charge de cette affection. Homéopathie, isothérapie, organothérapie et aromathérapie agiront en synergie pour permettre de juguler aussi bien une démodécie débutante qu'une pyodémodécie. Bien évidemment, plus tôt le traitement sera mis en route, plus son efficacité et sa rapidité d'action seront importantes.
Le traitement par les médecines naturelles pourra être envisagé seul, ou en association avec le traitement traditionnel;
En cas de besoin, vous pourrez consulter l'ouvrage Les parasites externes en vente dans la Boutique du site.

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Les Dermatites Vermineuses

Egalement appelées « Larva migrans cutanée », ce sont des dermatites localisées au niveau de régions à peau fine par où pénètrent des larves infestantes ou des embryons d'helminthes. Les plus fréquents sont les microfilaires de Dirofilaria immitis, les larves d'ankylostomes comme Ankylostoma caninum ou Uncinaria stenocephalis.

Aspect clinique et lésionnel

  • Localisation: Les lésions sont localisées à l'abdomen, au thorax et aux extrémités des membres qui sont en contact avec les sol contaminé.D'autres régions sont susceptibles d'être touchées, lors de dirofilariose, ces zones étant celles où les moustiques vont piquer le chien: oreilles, face....
  • On observe des zones alopéciques enflammées, couvertes de papules.
  • Suite au grattage ou au léchage, une surinfection se déclenche avec apparition de suintements et formation de croûtes.
  • Un prurit intense, parfois incessant, est toujours observé.

Diagnostic

Il est basé sur l'examen au microscope de produits obtenus par raclage cutané assez profond.
Les éléments sont observés après éclaircissement par du lactophénol.
Les larves infestantes, telles celles d'ankylostomes, sont assez facilement détectées, bien qu'il faille parfois plusieurs raclages pour les mettre en évidence.
Les embryons, telles les microfilaires de Dirofilaria immitis sont très difficiles à observer, car ils disparaissent la plupart du temps très rapidement du derme pour rejoindre la circulation sanguine et assurer ainsi la poursuite du cycle parasitaire.

Traitement

  • Traitement local: Des applications de pommades antiparasitaires (pommade Eurax, par exemple), associées à des pommades antiinflammatoires sont de règle. La pratique de bains émollients et apaisants peut être d'un grand secours.
  • Traitement général: l'administration de corticoïdes est souvent nécessaire pour apaiser le prurit. En cas de surinfection bactérienne, l'usage des antibiotiques est obligatoire durant une période parfois assez longue.
  • Prévention: Il est important d'éviter à son chien de se baigner dans des eaux stagnantes, de se promener sur des terrains boueux et plus particulièrement marécageux. L'usage de produits répulsifs sous forme de sprays, colliers ou pipettes est impératif dans les zones où sévissent les moustiques.
  • Médecines naturelles: Elles trouvent ici un intérêt tout particulier, tant dans la phase prophylactique ( nombreuses huiles essentielles répulsives) que dans la phase des soins. L'homéopathie pourra prendre en charge les phénomènes généraux (prurit, allergies...), l'aromathérapie sera mise à contribution pour calmer les inflammations, assainir les lésions et parfois même détruire certains parasites déjà implantés.

Vous trouverez de nombreuses indications dans nos ouvrages en vente dans la Boutique du site, tout particulièrement Homéopathie et Huiles Essentielles, une autre façon de vermifuger.

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Dirofilariose

La dirofilariose ou maladie des vers du cœur, est une maladie parasitaire due à la présence dans les cavités cardiaques d’un nématode, ver rond de la famille des filaires, appelé Dirofilaria immitis, long de 20 à 30 cm selon le sexe. Cette maladie, présente dans de nombreux pays, est localisée en France aux régions méditerranéennes et au piémont pyrénéen.

La contamination et ses suites

La dirofilariose n’est pas contagieuse, la transmission des parasites se fait uniquement par l’intermédiaire d’insectes vecteurs, des moustiques du genre anophèles et culex.
Lorsqu’un moustique pique un chien malade, il ingère des microfilaires, qui sont les formes larvaires du parasite circulant dans le sang. Dans l’organisme du moustique ces microfilaires muent en larves infestantes qui seront injectés à un nouveau chien à l’occasion d’un nouveau repas sanguin du moustique.
Les microfilaires injectées rejoignent alors le ventricule droit et l’artère pulmonaire où elles se transforment en vers adultes. Ceux-ci se reproduisent et pondent à leur tour des microfilaires. Le cycle est ainsi bouclé.
La durée d’un cycle chez le chien est de 5 à 6 mois environ.

La maladie

Cette parasitose est  une affection grave, évoluant toujours vers la mort du chien non traité, laissant souvent des séquelles importantes chez les chiens soignés trop tardivement.
Les premiers mois sont toujours asymptomatiques.
Puis apparaissent des signes d’insuffisance cardio pulmonaire évocateurs d’une atteinte du cœur droit. Ainsi peut-on observer:

  • Une toux chronique, sèche, sous forme de quintes incessantes.
  • Une fatigabilité accompagnée d'une dyspnée et d'un essoufflement au moindre effort.
  • Apparaît ensuite une ascite, c'est à dire une accumulation de sérosités dans l’abdomen. Le chien présente alors un abdomen volumineux, parfois énorme.
  • Plus rarement peuvent être décrites des formes cutanées et oculaires de la filariose, avec apparition de pustules et pertes brutales de la vision.

Sans traitement, l’évolution se fera inexorablement vers la mort, après une période de déchéance physique durant laquelle le chien souffre d'anorexie et d'amaigrissement, cette période pouvant durer de  quelques mois, à plusieurs années si le nombre de filaires intra cardiaque est faible.

Le diagnostic

Il passe obligatoirement par des examens complémentaires. Sur une prise de sang on pourra rechercher, après concentration, les microfilaires circulantes, ou pratiquer un test rapide, comme le Snap Test, qui permet de déceler la présence d'antigènes adultes circulant.
Une radiographie ou une échographie peuvent compléter le diagnostic et permettre d’affiner le pronostic.

Le traitement

Le traitement doit être entrepris avant l’apparition des phases terminales de l’insuffisance cardiaque.
Il est toujours risqué, et ce pour deux raisons : La destruction des microfilaires peut occasionner un choc anaphylactique souvent fatal.
Et la destruction des filaires adultes peut aboutir à une embolie pulmonaire vermineuse. En effet, si les vers vivants sont stables dans le cœur et l’artère pulmonaire, une fois morts, ils peuvent être emportés par le flux sanguin et venir obstruer la circulation intra pulmonaire. Il n’y a aucun traitement de cette embolie.

La destruction des vers adultes fait appel à un immiticide sous forme injectable durant 15 jours.
Une période de repos absolu est observée durant ces 15 jours et le mois qui suit pour éviter l’embolie pulmonaire.
Puis un traitement microfilaricide sera instauré durant 1 mois, sous couverture d'un traitement anti allergique pour éviter les risques d’anaphylaxie.
Ce traitement est donc complexe, long, risqué, réservé aux cas peu évolués, et sera de toute façon onéreux.
Evoquons la possibilité anecdotique de retirer les filaires par cathétérisme cardiaque.

La prévention

Elle est basée sur l’emploi de répulsifs pour moustiques, tels les colliers Scalibor ND, les plaquettes de Flectron ND, ou encore les pipettes Advantix ND.
En cas de risques élevés, par exemple pour les chiens vivant en zône endémique, la prévention peut relever de l’administration de comprimés de chimioprévention une fois par mois, à base d’ivermectine ou de milbemycine. Ces deux molécules détruisent les microfilaires au fur et à mesure de la contamination par les piqûres de moustique.

Les médecines naturelles

L' aromathérapie peut être employée dans le cadre des traitements préventifs. Nombre d''huiles essentielles possèdent en effet unaction  répulsive intéressante vis à vis des insectes volants.
La phytothérapie peut aider l'animal en phase de convalescence, en détoxifiant l'organisme et en améliorant les fonctions hépato-rénales.
L’homéopathie peut avantageusement être utilisée pour participer à la prévention du choc anaphylactique, lors de la phase de traitement des microfilaires circulantes.

Vous pourrez trouver quelques conseils supplémentaires en consultant les ouvrages Les parasites externes et La santé par les plantes en vente dans la Boutique du site.

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Gales

Les gales sont des parasitoses cutanées contagieuses causées par des acariens vivant en surface et dans les couches superficielles de la peau ou dans les conduits auditifs. La gale des oreilles et la démodécie font l’objet de chapitres particuliers ( voir ces termes )

La Gale sarcoptique chez le chien

  • L'étiologie : les causes

Cette forme de gale est due à un acarien dénommé Sarcoptes scabiei var.canis, qui vit à la surface de la peau et dans des galeries qu’il creuse dans l’épaisseur de l’épiderme où il se reproduit et pond ses œufs.
Ceux-ci vont en très peu de jours se transformer en larves, puis en nymphes qui donneront à leur tour des adultes.
Le cycle étant très court , soit de 4 à 8 j , et les femelles extrêmement prolifiques, ces parasites finissent très vite par envahir les zones avoisinantes.

Cette parasitose est d’une contagiosité très élevée, se transmettant par contact direct ou par le milieu environnant où les sarcoptes peuvent survivre jusqu’à 3 semaines.

Elle est transmissible à l’homme, le risque étant de l’ordre de 40 %, mais les formes humaines de cette gale sont limitées
Seules les zones ayant été en contact direct avec le chien sont atteintes, et l’extension vers d’autres régions ne se fait jamais, sauf en cas d’immuno dépression.
La guérison spontanée est fréquente.
Rappelons que la gale humaine est due à Sarcoptes scabiei var.hominis .

  • Les symptômes

Les boutons de gale
Dans des zones comme la région des anconés , c'est à dire la zone située en arrière du bras au-dessus du coude, l’abdomen et les replis de l’oreille, on observe des papules indurées souvent auréolées d’érythème, les boutons de gale, évoluant sous forme de croûtes.
Le sable conchylien
On peut observer  la présence de croûtes très fines évoquant du sable dans les replis du bord de l’oreille, le « sable conchylien ».
Le prurit et l'érythème
Le prurit observé est irrépressible, provoquant grattage frénétique, mordillement, léchage.
Ces traumatismes aboutissent à l’apparition d’érythèmes importants, souvent suintants car surinfectés, puis de véritables excoriations se transormant en plaies.
Les zones alopéciques sont nombreuses, souvent recouvertes de squames et de croûtes.

  • Le diagnostic

Le diagnostic de certitude passe par l’observation au microscope de prélèvements cutanés obtenus par raclage des lésions « jusqu’à la rosée », c'est-à-dire jusqu’au suintement sanguin.
Il faut parfois 5 ou 6 prélèvements pour découvrir un sarcoptes ou les oeufs qu’il a pu pondre.

  • Le traitement

Les bains et shampoings acaricides , fastidieux et parfois peu efficaces, ont avantageusement été remplacés par des traitements en spot-on , ou pipettes dont le contenu se dépose sur la peau du cou, voire par des administrations d’ivermectine ND en injections.

Des shampoings antiséborrhéiques, des lotions apaisantes, une antibiothérapie en cas de surinfections, viennent compléter le traitement antiparasitaire.

Il est impératif de traiter les locaux et le matériel avec des  sprays acaricides ou des fumigènes.

Le traitement devra être poursuivi plusieurs semaines sous surveillance stricte, pour prendre en charge d’éventuelles intolérances ou pour détecter l’apparition d’allergies dues à la destruction des parasites. Un choc anaphylactique reste toujours possible.

La Cheyletiellose ou Gale à Cheyletiella.

  • L'étiologie

Cette gale est due à la présence en surface de la peau d’un acarien de 3 mm environ, la cheyletiella, préférentiellement sur la tête et sur la ligne du dos, formant comme une fine poudre ou pellicule blanchâtre.
Les chiens de petite taille semblent les plus sensibles, leur revêtement cutané étant plus fragile, leur pelage moins dense.
Cette gale est fréquente chez les chiots vivant en élevage ou en animalerie.
Elle s’avère très contagieuse, mais les chiens adultes sont beaucoup moins contaminés et n’en souffrent pratiquement pas.

La cheyletiellose est une zoonose très fréquente, en particulier chez les éleveurs. On rencontre alors des papules croûteuses très prurigineuses sur les bras, le thorax, l’abdomen et parfois les cuisses. Le parasite ne pouvant se reproduire sur l’homme, cette forme de gale guérit la plupart du temps spontanément chez l’homme.

  • Les symptômes

Ils se limitent à un prurit parfois marqué, des alopécies diffuses, et un squamosis.

  • Le diagnostic

Les lésions étant peu évocatrices, il faut pouvoir mettre en évidence le parasite ou ses œufs, souvent fixés à la base du poil.
Pour ce faire on observera un prélèvement au microscope, prélèvement effectué selon la méthode du scotch-test.
On applique un morceau de ruban adhésif sur la peau, que l’on dépose sur une lame de verre avec ou sans coloration, pour l’observer directement au microscope. Les oeufs et les parasites adhèrent au scotch et sont ainsi facilement prélevés.

  • Le traitement

Ces parasites sont très sensibles à la grande majorité des insecticides et acaricides du commerce, quelle que soit leur présentation, bains, shampoings, pipettes, sprays.

Pour tenir compte du cycle de ces parasites et être certain de détruire totalement les adultes ainsi que les larves qui éclosent au fur et à mesure, le traitement devra durer obligatoirement 2 mois, et concerner également le matériel et les locaux.

Gales du corps et médecines naturelles

Les huiles essentielles seront d’une bonne efficacité pour leur effet répulsif.
Les lotions et onguents préparées avec des extraits de plantes, des teintures mères ou des huiles essentielles pourront contribuer à la guérison par leur effet apaisant et antiseptique.
L’homéopathie pourra permettre de diminuer l’extension des lésions et de maîtriser la douleur, l'inflammation et le prurit.
Les antiparasitaires traditionnels resteront le plus souvent obligatoires, vu le risque pour l’homme et les conséquences pour l’animal.

Un ouvrage en vente dans la Boutique du site, Les Parasites externes, traite essentiellement de ce sujet. Sa lecture vous permettra de prendre en charge toute forme de gale grâce aux médecines naturelles.

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Gale des oreilles ou Otacariase

Cette maladie est une affection parasitaire que l’on rencontre fréquemment chez nos chiens et nos chats. Elle est due à la présence d’un acarien appelé Otodectes cynoti dans les conduits auditifs. Il y vit, s’ y nourrit d’exsudats et de débris cellulaires, et s’y reproduit en pondant des œufs en très grande quantité. L’otacariase touche plus particulièrement les jeunes animaux.
Etant favorisée par la promiscuité, on la rencontre plus fréquemment  chez des animaux issus d’élevages, animaleries ou refuges.

La contamination

Elle se fait par contact direct d’un animal à l’autre, ou plus rarement par l'intermédiaire du milieu environnant, comme les couffins souillés, les brosses servant au toilettage.
Ce n’est pas une zoonose, contrairement à d’autres formes de gale, donc ne se transmet pas à l’être humain.

Les symptômes

La présence de parasites, leur multiplication, provoquent une irritation des parois du conduit auditif, déclenchant une otite chronique modérée, se traduisant par une sécrétion de cérumen très abondante.
Ce cérumen, par macération, donne une odeur très forte et caractéristique, et prend une coloration brunâtre voire noirâtre.
Les animaux se grattent les oreilles, secouent la tête en permanence, ce qui est le signe d'appel de cette affection.
Même si une seule oreille est tout d’abord concernée, la contamination de la deuxième oreille le plus souvent est très rapide et les deux oreilles sont à terme touchées.
Cette affection parasitaire, malgré la gêne et le prurit, conserve un caractère bénin. Toutefois, suite au grattage, aux mouvements de tête, des séquelles plus gênantes peuvent subvenir.

  • La surinfection peut conduire à une otite suppurée de moins bon pronostic, nécessitant une antibiothérapie par voie locale.
  • Les traumatismes occasionnés par le grattage ou les mouvements de tête, peuvent entraîner des ruptures sur les vaisseaux des pavillons. L’hémorragie au sein des tissus du pavillon se termine par la formation d’un volumineux hématome du pavillon, ou othématome, dont le seul traitement est chirurgical.


Le diagnostic

Un simple examen à l’otoscope, permettant de constater l’otite cérumineuse et la présence des parasites s’ils sont en grande quantité, suffit souvent. L’introduction d’une canule ou d’un coton tige dans le conduit incite le chien à se gratter de façon frénétique avec son membre postérieur. Ce fameux réflexe otopodal est souvent considéré comme caractéristique. Toutefois, seul un écouvillonnage du conduit suivi de l’observation au microscope du cérumen prélevé, permettra de poser un diagnostic de certitude en mettant en évidence les parasites ou leurs œufs.

Le traitement

Le traitement spécifique fait appel à des substances acaricides. Certaines sont présentées sous forme de gels, de pommades ou de lotions auriculaires. D’autres, sous forme de pipettes dont le contenu devra être déposé sur la peau du cou, en arrière de la tête et traitant également d’autres parasitoses. Enfin, les ivermectines, molécules insecticides et acaricides, utilisées par voie injectable, peuvent être employées. Toutefois ce sont des médicaments destinés au bétail et sont employés sans AMM chez le chien, donc sous la responsabilité du praticien. ( AMM = autorisation de mise sur le marché )

Quel que soit le traitement, ou les traitements associés pour une meilleure efficacité, il devra être poursuivi longtemps, de façon à éliminer les parasites adultes mais aussi les œufs pondus car aucun médicament ne les détruit.
La durée d’éclosion de ces œufs implique une durée minimale de traitement de trois semaines, un mois minimum étant souvent conseillé. Les récidives sont fréquentes.

Ces traitements spécifiques doivent être complétés par un traitement hygiénique.
L’emploi de lotions auriculaires céruménolytiques, en dissolvant le cérumen, permettra de l’évacuer plus facilement. Ainsi les conduits seront-ils plus propres, les odeurs nauséabondes disparaîtront-elles, et les molécules acaricides pourront-elles accéder plus aisément aux parasites, ce qui améliorera leur efficacité.

La phytothérapie offre une gamme de lotions qui pourront avoir un effet préventif ,un effet apaisant et antiseptique, mais, avouons le, peu d’efficacité acaricide. L'emploi d'huiles essentielles dans le conduit auditif en auto médication est en général risqué, donc prohibé.

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La Giardiase

La giardiase, appelée également lambliase,  est une entérite provoquant une diarrhée souvent de forte intensité, due à la présence dans la lumière de l'intestin d'un parasite appelé Giardia canis ou cati selon l'espèce touchée.

Symptômes

La diarrhée observée est très importante, les selles sont extrêmement liquides, et contiennent souvent du sang.

Le chien ou le chat atteint de lambliase vit de nombreux épisodes diarrhéiques dans la journée, souffrant souvent de ténesme et d'épreinte ( douleurs et sensations de devoir déféquer alors que le rectum est vide).

Les selles sont très souvent recouvertes de matières grasses qui leur donnent un aspect huileux, ce que l'on nomme stéatorrhée. Cette dernière, dans certains cas, peut être le seul symptôme observé.

Diagnostic

Bien évidemment la seule observation des signes cliniques ne permet pas d'établir un diagnostic.

  • Premier examen de laboratoire: la coproscopie

On dépose quelques gouttes de diarrhée dans de l'eau salée à saturation.
L'observation au microscope du surnageant permet d'observer les giardia qui sont des micro organismes flagellés( munis de longs cils) ainsi que les kystes de ces parasites. Pour mémoire, rappelons que la forme adulte du parasite est appelée trophozoïtes, les formes kystiques étant celles qui sont éliminées dans les selles, permettant ainsi de poursuivre le cycle du parasite et contaminer d'autres animaux.

  • Deuxième examen de laboratoire: les Snaptests ou test rapides

Ces tests permettent de rechercher en quelques minutes et de façon très aisée la présence d'antigènes de giardia dans un micro prélèvement de selles. ( tests semblables à ceux permettant de dépister les virus FIV ou FelV dans le sang des chats.)

Traitement et pronostic

  • Pronostic

Appliqué à temps, le traitement est toujours efficace et il n'y a aucune séquelle, ce qui rend le pronostic tout à fait bénin.

  • Traitement

Il fait appel au Métronidazole en cures de 5 jours renouvelées une à deux fois à 15 jours d'intervalle.
Il est recommandé d'augmenter notablement l'apport en protéines dans la ration alimentaire durant toute la période du traitement et même durant 2 à 3 semaines après l'arrêt de celui-ci.

  • Traitement par les médecines naturelles

Homéopathie et phytothérapie aideront grandement le malade à se remettre de ces épisodes diarrhéiques souvent épuisants. Pour mémoire, l'administration de China 5 CH aidera l'animal à surmonter la déshydratation et les pertes liquidiennes. Un apport en probiotiques de type levure vivante l'aidera à reconstituer sa flore et à stimuler ses défenses. Certaines Huiles essentielles pourront compléter effficacement l'action du métronidazole.

Attention: Il semble que les giardia ne soient pas totalement spécifiques d'une espèce animale. De ce fait la possibilité d'une contamination de l'animal à l'être humain est fortement probable, ce qui fait de la giardia une zoonose. Après manipulation de l'animal malade, toujours se laver et désinfecter soigneusement les mains. Détruire aussi souvent que possible les matières fécales ( litières) dans la journée.

N'hésitez pas à consulter nos ouvrages en vente dans la Boutique du site ou nous demander conseil via notre rubrique Prestations en ligne.

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Helminthoses des carnivores: les vers du tube digestif

Vous faites la litière de votre chat et remarquez la présence de « grains de riz » à la surface des crottes de votre compagnon.
Votre chiot vient de vomir de « longs spaghettis » jaunâtres.
Et vos petits amis n’ont avalé ni pâtes ni riz !!!
Vos amis souffrent tout simplement d’un parasitisme intestinal, ce qui est le cas de 25 % des chats et d’une majorité de chiens non médicalisés.

Les différentes catégories de vers

  • Les cestodes ou vers plats

Les plus répandus sont le dipylidium et les ténias.Parmi les ténias, retenons taenia pisiformis ainsi que le redoutable echinococcus granulosus ou multilocularis, responsable d’une gravissime zoonose, l’echinococcose larvaire. Ces vers pouvant atteindre une longueur de un mètre, sont constitués d’anneaux aplatis, chaque anneau étant une véritable unité indépendante.

Le premier anneau, « la tête » ou scolex, est souvent muni de crochets permettant au ténia de se fixer sur la paroi intestinale.
Chaque anneau contient des milliers d’œufs. Le cycle du ténia prévoit une élimination des anneaux dans les selles, et non pas celle des œufs eux même.
Les fameux « grains de riz » sont des anneaux de dipylidium.
Les anneaux émis sont faiblement mobiles.

Le dipylidium est transmis au chien par l’ingestion de puces contaminées par les larves de ce parasite.
l'échinocoque est transmis par ingestion d'abats d'ovins mal cuits.

  • Les nématodes ou vers ronds

Les ascaris : toxocara canis et cati, toxascaris leonina.

Ce sont des vers blancs qui peuvent mesurer de 5 à 18 cm de longueur, de 0,6 à 1mm de diamètre, les propriétaires de chiots les décrivent souvent comme des spaghettis lorsqu’ils les retrouvent dans les flaques de vomi.
On peut affirmer que la très grande majorité des chiots en sont porteurs, s’étant contaminés durant la gestation ou en tétant une mère contaminée.

Ces vers spolient le chiot ou le chaton d’une part de leur bol alimentaire et sont la cause de diarrhées, de constipation, de vomissements, d’amaigrissement, de ballonnement abdominal, de retards de croissance.

Parfois les pelotes d’ascaris sont responsables de véritables obstructions voire d’occlusions intestinales.
Des cas de perforations intestinales ont même été décrits.
Des obstructions du canal cholédoque, qui relie le foie à l’intestin grêle, par des ascaris ayant remonté ce canal ont aussi été rencontrées, entraînant alors un ictère, une jaunisse, par impossibilité pour la bile de s’écouler normalement dans l’intestin.

Des démangeaisons et des lésions peuvent apparaître sur le ventre, car les larves d’ascaris du milieu environnant peuvent passer la barrière cutanée pour rejoindre les vaisseaux du chiot.

La forme larvaire des ascaris se développant au niveau des alvéoles pulmonaires, des bronchites vermineuses sont fréquentes, déclenchant une toux rebelle et une baisse de forme.

L’ascaridose est une zoonose, les ascaris constituent un danger pour les enfants qui peuvent se contaminer dans les bacs à sable ou en jouant avec des chiens, non ou mal vermifugés. Des passages transcutanés des larves d’ascaris ont été décrits, déclenchant l’apparition sur la peau des enfants de papules prurigineuses.

Les ankylostomes

Ancylostoma caninum et uncinaria stenocephala sont des petits vers ronds mesurant entre 0,3 et 1,5 cm
Ils sont hématophages et, pour se nourrir, piquent la paroi intestinale pour aspirer du sang.

Ils sont responsables d’anémies parfois sévères, de maigreur importante, et de diarrhées noirâtres car contenant du sang digéré.

Ce sont des parasites de la promiscuité, que l’on rencontre plus fréquemment chez les chiots d’élevage et chez les adultes vivant en groupe, chenils, pensions, meutes.
La contamination se fait essentiellement par voie trans cutanée.

Les trichures

Trichuris vulpis est un parasite du colon du chien.
Chaque individu mesure de 1,5 à 4 cm de long, une de ses extrémités étant enroulée sur elle-même.

Ce sont eux aussi des parasites hématophages, occasionnant anémies et diarrhées hémorragiques
Contrairement à l'ascaridose, dans ce cas, nous trouvons dans les selles du sang rouge en nature.

L’infestation peut être très douloureuse, notamment lors des phases spastiques des diarrhées, ou au contraire passer inaperçue.

Les œufs émis en quantité dans le milieu environnant sont résistants à la dessiccation, aux températures inférieures à – 10°, et ce durant plusieurs années. Toutes les catégories d’âge sont touchées, et la promiscuité est une condition indispensable à leur propagation.

Traitement et prévention des helminthoses

La vermifugation doit être systématique, dans l’intérêt de vos animaux, mais aussi pour votre santé et celle de vos enfants.
On peut en effet considérer que 80 % des parasites digestifs de nos animaux sont transmissibles à l’homme, sous une forme ou une autre, pouvant occasionner des maladies graves comme l’echinococcose larvaire ou le kyste hidatique.
Dans le premier cas on observe des larves d'échinocoque dans les yeux, les muscles, le cerveau de l’humain contaminé.
Dans le second cas, un volumineux kyste parasitaire se développe dans le tissu hépatique, sous la capsule hépatique.

Les chiots seront traités tous les mois jusqu’à 7 ou 8 mois, en particulier pour tuer les parasites provenant des larves stockées dans les alvéoles pulmonaires du chiot et se transformant régulièrement en adultes.

Les chiens adultes seront traités 2 à 3 fois par an, les femelles devant être pris en charge 15 jours avant la saillie et 15 jours après la mise bas.

Dans les élevages, pensions et chenils, il est recommandé d’assainir régulièrement les sols par aspersions d’eau bouillante, d’eau javellisée, et par épandage de sable ou de terre saine .

Les médecines naturelles

Une vermifugation par les huiles essentielles ou par homéopathie est envisageable, sachant que les huiles essentielles seront réservées aux animaux adultes en parfaite santé, ne souffrant pas de troubles hépato rénaux ou d’inflammation majeure du tractus digestif.
Ces modes de vermifugation sont une alternative aux vermifuges traditionnels, et peuvent prendre place, par exemple, entre deux administrations de ceux-ci, voire même les remplacer.

Demandez conseil à votre vétérinaire

N'hésitez pas à consulter l'ouvrage Homéopathie et Huiles essentielles, une autre façon de vermifuger chiens et chats, en vente dans la Boutique du site.

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Leishmaniose canine

La leishmaniose est une maladie parasitaire causée par un protozoaire de la famille des leishmanies, Leishmania infantum ou donovani var. infantum. Elle est transmise d’un chien à l’autre par piqûre d’un phlébotome, sorte de petit moustique dont l’habitat se répartit sur toute la surface du globe, mais dont l’aire de répartition géographique en France se limite en grande partie aux régions du pourtour du bassin méditerranéen. C'est une maladie grave, car toujours mortelle sans traitement, et pour laquelle aucun vaccin efficace n’a pu être mis au point à l’heure actuelle.
Il faut rappeler que cette maladie est une zoonose, elle est transmissible à l’homme. Mais les types de parasites rencontrés dans nos contrées, contrairement aux variétés tropicales ou sub tropicales, ne présentent de réels dangers que pour les nourrissons et surtout pour les personnes immuno déprimées. Quelques cas sont diagnostiqués tous les ans dans les hôpitaux du sud de la France.

Les symptômes

Les symptômes sont nombreux, tous les organes internes pouvant être atteints, et n’apparaissent que fort tard après la contamination, de deux  à trois mois jusqu’à quelques années, ce qui peut poser problème pour le diagnostic.

  • Les atteintes cutanées

Des lésions peuvent apparaître sur toute la surface du corps, provoquant, par exemple, des ulcérations croûteuses du bord des pavillons auriculaires. On observe des dépilations de la face, puis du corps, un squamosis important avec des squames grasses et malodorantes, des ongles démesurément longs et cassants.

  • L' hypertrophie ganglionnaire

On observe une augmentation de volume d’un ou plusieurs ganglions externes ou internes, associée le plus souvent à une splénomégalie, c'est-à-dire à une hypertrophie de la rate. Une ponction ganglionnaire permet alors de mettre en évidence la présence du parasite.

  • Les arthrites

Les arthrites leishmaniennes sont assez courantes, provoquant œdème de l'articulation touchée, douleur et boiteries.

  • Les atteintes de l’état général

Très rapidement les chiens peuvent perdre leur vitalité et maigrir de façon parfois considérable. Ils deviennent  alors cachectiques, ressemblant à de véritables "squelettes ambulants"

  • L'atteinte rénale

Une glomérulo néphrite est quasiment de règle, provoquant une insuffisance rénale responsable d’une part des symptômes généraux observés, à savoir soif intense, mictions abondantes, anorexie, vomissements et amaigrissement.

Sans traitement l’issue est systématiquement fatale en quelques mois en général.

Le diagnostic

Le diagnostic peut être envisagé sur la concomitance des divers symptômes observés sur un chien qui a séjourné dans les zones à risque.
Le diagnostic de certitude fait appel à deux techniques de laboratoire :

  • Les tests sérologiques : ils peuvent être effectués en cabinet, sont rapides, mais souffrent parfois d’un manque de fiabilité
  • La recherche des parasites : elle est effectuée au microscope sur des frottis réalisés suite à des ponctions ganglionnaires ou hépatiques , voire même parfois de moelle osseuse.

Le traitement

Le traitement fait appel principalement à deux , voire trois types de substance

  • Les dérivés de l’antimoine

Le plus utilisé est le Glucantime ND, ou antimoniate de méglumine. Il est utilisé sous forme d’injections sous cutanées tous les deux à trois jours, en série d’une vingtaine d’injections. La posologie et la durée du traitement seront modulées en fonction du niveau d’insuffisance rénale. Certains individus trop atteints pourront même ne pas recevoir le traitement.

  • L’allopurinol : le Zyloric ND 

Ce médicament de médecine humaine, utilisé normalement dans le traitement des excès d’acide urique, est de plus en plus associé au Glucantime dans le traitement de la leishmaniose canine. Il permettrait de maintenir à l’état quiescent un fort pourcentage de la population des parasites, l’empêchant ainsi de s’exprimer.

  • Les fluoroquinolones

Depuis moins longtemps, le Marbocyl ND, antibiotique appartenant à cette famille,  est utilisé comme traitement de la leishmaniose canine. Ilsemble donner de bons résultats, seul ou en association, et peut être administré beaucoup plus facilement chez les insuffisants rénaux que le Glucantime.

Utilisés seuls ou en association, ces traitements ne guérissent pas totalement les malades, se contentent de faire disparaître les symptômes et améliorent l’état général. Les rechutes spontanées à plus ou moins long terme sont souvent de règle, et nécessitent une reprise des injections.
Les chiens traités très tôt, au stade des seules lésions cutanées par exemple, ont le plus fort taux de guérison, et semblent souffrir moins souvent de rechutes.

La prévention

Les phlébotomes sont de petits moustiques à l’abdomen velu, volant silencieusement lorsque le soleil se couche. Son cycle de développement ne nécessite pas la présence d’étendue d’eau stagnante, contrairement aux anophèles et autres culex.
La prévention consiste donc à ne pas sortir les chiens à la nuit tombée dans les zones contaminées.
Il faut les munir de colliers préventifs, comme le Scalibor ND, ou les traiter en spot-on avec des substances répulsives et insecticides , comme l' Advantix ND par exemple.

Les médecines naturelles

Elles démontrent ici toute leur efficacité

  • Les huiles essentielles peuvent être diffusées au sein de l’habitation pour assainir l’air et repousser les phlébotomes.
  • La phytothérapie permet de prendre en charge toute ou partie des lésions cutanées, et d’améliorer la fonction rénale entre autre.
  • L’homéopathie permet d’améliorer les défenses immunitaires et de diminuer l’intensité des symptômes observés. Ainsi, associée au traitement allopathique, elle permettra un retour plus rapide et meilleur vers un état général satisfaisant, aidant les tissus hépatiques et rénaux à se régénérer ou à retrouver une fonction beaucoup plus normale.
  • L'organothérapie viendra compléter efficacement les résultats de l'homéopathie.

Vous pourrez trouver de nombreux conseils en consultant les ouvarges La santé par les plantes et Homéopathie Vétérinaire en vente dans la Boutique du site.

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La Maladie des griffes

La Maladie des griffes ou Onyxis

Que ce soit chez le chat ou le chien, les griffes et le pli cutané unguéal peuvent être touchés par des infections microbiennes ainsi que des mycoses. Il est souvent malaisé de les mettre en évidence car situées dans des zones cachées, surtout chez le chat, et malheureusement peu prises en considération lors d'un examen clinique. De par l'implantation en profondeur des germes et éléments mycosiques, de par la difficulté à atteindre tous les replis lors des traitements par voie externe, les thérapeutiques mises en place doivent être poursuivies souvent très longtemps, pour des résultats assez régulièrement décevants.

Le Paronyxis

Etiologie et Symptômes

Il est causé par la présence dans et autour des griffes de bactéries pathogènes semblables à celles rencontrées dans toutes les pyodermites, comme, par exemple, les staphylocoques.
Si l'on rencontre parfois des formes aiguës, la plupart du temps le paronyxis évolue sou forme chronique et se caractérise par une suppuration chronique et rebelle de la racine de la griffe, entraînant rougeur, léchage, parfois boiterie.

Traitements

Vu le caractère souvent résistant des germes mis en évidence, il est toujours préférable de réaliser des prélèvements de façon à réaliser une bactériologie avec antibiogramme.
Des bains antiseptiques à l'aide d'antiseptiques iodés ( Bétadine ) ou autres antiseptiques puissants ( Hibitane) seront réalisés deux voire trois fois par jour.
Une antibiothérapie par voie orale au long cours sera instaurée jusqu'à constatation de la guérison totale.

L'Onichomycose

Etiologie et symptômes

Il s'agit de l'onyxis le plus fréquent. Il est du à la présence de champignons comme ceux de la teigne cutanée ( Trichophyton ), de levures
( Candida ou Pytirosporum ), ou parfois de champignons saprophytes vivant normalement en symbiose avec la flore cutanée normale.
On observe rougeurs, léchage, parfois suppurations, déformations unguéales, rarement boiteries.

Traitements

Les traitements font essentiellement appel à des bains antifongiques suivis d'applications de lotions ou de laits antimycosiques, le plus souvent à base d'enilconazole ou de ketoconazole ( Pévaryl par exemple). Ces traitement devront être appliqués parfois de très nombreux mois pour avoir une efficacité suffisante.
Les antifongiques par voie orale ( Ketofungol par ex ) sont malheureusement parfois indispensables pour éradiquer les agents mycosiques implantés en profondeur.


Onyxis et médecines douces

Le recours l'aromathérapie permet souvent, seul, ou en association avec les thérapeutiques classiques, d'accélérer la guérison de ces affections. L'organothérapie peut également apporter son concours en aidant à stimuler les défenses cutanées de l'animal.

Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à consulter nos ouvrages en vente dans la Boutique du site, en particulier celui sur La Teigne, ou à nous demander conseil via la rubrique Contact.


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Otites

Les otites sont la plupart du temps une inflammation du conduit auditif externe chez le chien et le chat.
Elles se traduisent donc par une douleur, un érythème, parfois du prurit, et un œdème de la paroi du conduit.
L’animal secoue la tête, se gratte les oreilles, gémit.
La douleur est souvent la cause de réflexes de défense. Attention donc lors des manipulations des oreilles de votre chien!
De toute façon, seul un examen à l’otoscope, donc réalisé par votre vétérinaire, permettra d’établir diagnostic et traitement.

Les otites parasitaires : les otacariases

Vous pourrez vous reporter à l'article La gale des oreilles
En résumé, les otites parasitaires sont causées par la présence dans les conduits auditifs d’un acarien nommé Otodectes cynoti.
Parfois les parasites de la gale du corps, Sarcoptes scabiei, peuvent également déclencher une otacariase.
La présence des parasites déclenche l’inflammation du conduit auditif et l’hypersécrétion de cérumen, donc l’apparition d’une otite cérumineuse.
L’otacariase, très prurigineuse, concerne la plupart du temps les deux oreilles qui sont envahies d’un abondant cérumen de couleur très foncée.

Le traitement fait appel aux antiparasitaires et aux lotions destinées à dissoudre le cérumen pour dégager les conduits et favoriser l’action de l’antiparasitaire.

Les otites par corps étranger

Vous vous reporterez à l'article Les épillets.
Les épillets provoquent une otite inflammatoire douloureuse, d’apparition brutale suite à une promenade estivale dans les champs par exemple.
Le chien secoue la tête, la tient penchée du coté atteint, gémit.

L’extraction de l’épillet doit être faite rapidement  par le vétérinaire, et une lotion nettoyante et apaisant sera prescrite.
Cette prise en charge devra être rapide pour éviter d’éventuelles lésions perforantes du tympan.

Les otites allergiques

Que votre animal soit atopique suite à une allergie aux pollens ou  moisissures, qu'il souffre de DAPP ( voir ce chapitre ), ou d’allergies de contact comme une hypersensibilité à certains collyres auriculaires, l’otite allergique dont il souffre peut toucher l’un des conduits ou les deux. 
L’inflammation est toujours présente, les sécrétions souvent de couleur beige clair, le prurit pouvant rester modéré.
Les atteintes dermatologiques sont souvent généralisées, avec des lésions cutanées sur toute la surface du corps.

Le traitement sera avant tout celui de l’allergie, à savoir une désensibilisation, la mise en place d'un régime d’éviction, et l'usage de corticoïdes.
Bien évidemment, l’arrêt des collyres responsables de l’allergie de contact, restera le traitement de ce type d'otite

Les otites séborrhéiques

Cette forme d’otite n’est qu’une des composantes de l’affection dermatologique que l’on rencontre dans certaines races comme les Epagneuls, Cockers et autres Setters, à savoir la dermatite séborrhéique.
L’hypersécrétion de sébum et de cérumen entraîne l’accumulation de ce dernier dans les conduits, puis sa macération.
La complication de surinfection bactérienne est donc très fréquente.
Les deux conduits sont atteints, libèrent du cérumen en excès et dégagent une odeur nauséabonde.
Le prurit reste la plupart du temps modéré voire absent.
Le traitement est celui de l’hyper séborrhée, à savoir des administrations d’acides gras essentiels et de Zinc per oset l’application de lotions et bains auriculaires céruménolytiques.
Notons que les baignades, les malformations du conduit, les corps étrangers, favorisent ces formes d’otites, voire leur surinfection.

Les otites suppurées aiguës

Qu’elles soient primitives ou consécutives à une autre forme d’otite, les otites suppurées aiguës sont des affections extrêmement douloureuses, entraînant un grattage avec gémissements, et la présence de sécrétions purulentes de couleur claire, parfois teintées de sang, et d’odeur nauséabonde.
La face interne des pavillons est très souvent fortement érythémateuse.
Les bactéries en cause sont souvent résistantes aux antibiotiques, Staphylocoques, Protéus, Pseudomonas.
Fréquemment, des levures sont également présentes, notamment le trop célèbre Pityrosporum canis que certains auteurs décrivent comme présents dans 70 % des otites suppurées ou cérumineuses.

Le traitement fera appel à des collyres nettoyants, des collyres antibiotiques et apaisants.
Dans les cas sévères, une antibiothérapie à large spectre par voie orale sera établie pour une durée de 2 à 4 semaines.

Les otites suppurées chroniques

Elles sont le plus souvent la conséquence et la suite d’otites aiguës non ou mal soignées.
La douleur reste importante, les sécrétions prenant fréquemment des colorations plus foncées et une odeur « putride ».
On rencontre dans ces otites la plupart du temps des bactéries poly résistante aux antibiotiques.
La prise en charge de ces otites passera donc par des prélèvements de sécrétions purulentes et des examens bactériologiques, dont un antibiogramme, permettant de choisir le ou les antibiotiques efficaces.

Les traitements seront d’au moins 4 à 6 semaines, associant traitements locaux et par voie orale.

Les otites moyennes

Ces otites résultent d’une lésion tympanique et sont la plupart du temps la conséquence d’une otite suppurée ou d'une otite par corps étranger.
La présence de pus dans l’oreille moyenne peut avoir des conséquences dramatiques, sur l’audition, mais au-delà sur l’équilibre, car les atteintes de l’oreille interne en sont les séquelles fréquentes.

Le traitement chirurgical est systématique, par curetage et mise en place de drains
Il est complété par une antibiothérapie sur antibiogramme de plusieurs semaines, par voie injectable puis par voie orale.

Otites et médecines naturelles

Qu’elle que soit le type d’otite, le recours à l’homéopathie sera d’un grand secours, pour juguler les phénomènes d’allergie, modérer les sécrétions cérumineuses, diminuer le prurit et la douleur.
Les huiles essentielles, la phytothérapie permettront de réaliser des lotions auriculaires des plus efficaces pour apaiser, nettoyer et désinfecter les conduits auditifs.
Attention toutefois à l'utilisation des huiles essentielles chez le chat, espèce dans laquelle la toxicité de celles-ci est souvent importante en raison de leur faible capacité de leur métabolisme hépatique.

Une otite est rarement bénigne. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Vous pourrez trouver de nombreux conseils en lisant les ouvrages La santé par les plantes ou Homéopathie Vétérinaire en vente dans la Boutique du site. N'hésitez pas à nous demander une prescription personnalisée via notre rubrique Prestations en ligne

La Phtiriose

La phtiriose est l'infestation du chat et du chien par des poux. Les formes les plus fréquentes sont occasionnées par des espèces dites mallophages, c'est à dire se nourrissant de débris cutanés. Chez le chien il s'agit de l'espèce Trichodectes canis, chez le chat de Felicola subrostrata. Il existe malgré tout chez le chien un pou hématophage, cest à dire se nourrissant du sang de son hôte, en l'occurence Linognathus setosus que l'on ne rencontre plus guère que chez les chiens errants ou les chiens de ferme.

Biologie du parasite

Toutes les espèces de poux sont des parasites permanents et sont spécifiques d'un hôte. Ainsi les poux de chien ne contaminent-ils jamais les chats et réciproquement.
Les poux provoquent un prurit souvent important, accompagné d'une inflammation cutanée responsable d'un squamosis pouvant être sévère.
Les lentes sont fortement adhérentes à la base des poils et entretiennent l'infestation car le grattage par l'animal ne parvient pas à les éliminer. Leur constatation à l'oeil nu ou sous une loupe de dermatologie permet d'établir aisément un diagnostic.

Symptômes

La phtiriose atteint en générale la région céphalique, tête, oreilles et cou.
Les animaux en bas âge et ceux à poil long sont beaucoup plus sensibles à cette parasitose..
Le poil de l'animal parasité est sale, souvent feutré de par le grattage incessant, et contient beaucoup de squames et de pellicules de séborrhée. Cette dernière est responsable de l'odeur nauséabonde que dégage l'animal.
Si l'infestation n'est pas traitée à temps, des lésions d'excoriations avec formation de croûtes peuvent alors se développer. L'apparition d'un réflexe otopodal peut survenir, pouvant entraîner alors des confusions avec la gale sarcoptique. ( stimuler les zones atteintes déclenche des mouvements de grattage par la patte arrière).

Traitement

Il est similaire à celui de la pullicose, à savoir des puces.
De nombreux insecticides existent sur le marché, sous forme de sprays, bains, colliers, pipettes, ces dernières étant les plus pratiques à utiliser.
Il faut veiller à une hygiène rigoureuse du milieu environnant: Destruction des litières, nettoyage et antisepsie soigneuse du matériel de toilettage, lavage fréquent des couvertures, coussins et autres lieux de couchage.....

L'aromathérapie et la phytothérapie peuvent être d'une grand utilité: applications d'huiles essentielles de Tea-tree, de Lavande officinale, par exemple....Fabrication de produits de traitement du milieu environnant....

Pour de plus amples conseils consultez notre ouvrage «  Les parasites externes » en vente dans la boutique du site ou demandez nous conseil via la rubrique « Prestations en ligne ».

 

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Pseudo-gales

Les pseudo-gales sont des dermites parasitaires provoquées par des acariens autres que ceux de la gale sarcoptique ou notoédrique.
On en distingue trois majeures, à savoir la trombiculose, la cheylétiellose et la dermite à Dermanyssus gallinae


A Trombiculose

Définition

Cette parasitose saisonnière, est une dermatose provoquée chez nos carnivores domestiques par des larves d'un acarien microscopique de la famille des trombidiformes, Trombicula autumnalis. On la dénomme également,lepte, trombidium ou aoûtat.
Les acariens adultes et leur nymphes vivent sur les végétaux en été et automne et n'occasionnent aucun trouble. Seules les larves, hématophages et histophages ( qui se nourrissent de chairs), sont des parasites cutanés.

Symptômes et diagnostic

Sur des régions comme le bord de la conque auriculaire, le cou, les zones interdigitées, les plis de l'aine ou de l'ars, on observe des amas d'aspect pulvérulent et de couleur orange vif.
Ces amas sont en fait composés d'un agrégat de micro parasites qui irritent très violemment la peau et déclenchent des démangeaisons souvent insupportables.
Si l'on ôte les dépots, la peau sous jacente est érythémateuse, recouverte de papules que le grattage transforme rapidement en excoriations.
Facile à reconnaître par rapport aux autres formes de gale, la simple présence des amas de parasites voire leur observation au microscope suffit à établir un diagnostic.

B Cheylétiellose

Définition

Dermite prurigineuse provoquée par un acarien trombidiforme microscopique de l'espèce Cheyletiella, yasguri pour le chien, blakei pour le chat.

Symptômes et diagnostic

En nette recrudescence, cette parasitose touche les jeunes chiots en général, souvent les chiots issus de l'importation depuis les pays de l'est de l'Europe.
On constate un squamosis très important au niveau du dos et des reins, accompagné d'un prurit très violent , permanent, entraînant à la longue des dépilations très importantes du dos.
Cette parasitose est très contagieuse dans les chenils, mais aussi pour l'homme chez qui elle occasionne l'apparition de papules prurigineuses sur le tronc, l'abdomen et les bras.
Le diagnostic différentiel d'avec les gales psoriques ou la phtiriose nécessite le recours aux raclages cutanés et étude des prélèvements au microscope.

C Dermatite à dermanyssus gallinae

Définition

Dermite provoquée par un acarien piqueur , Dermanyssus gallinae, parasite principalement des oiseaux , le plus souvent des volailles domestiques.

Symptômes et diagnostic

Elle se traduit par une dermite érythémateuse et papuleuse, provoquant prurit et grattages incessants, d'apparition essentiellement nocturnes, sur des chiens vivant au voisinage de poulaillers ou de pigeonniers. On peut également le constater en ville sur des chiens ayant accès aux balcons des immeubles sous les toitures abritant des pigeons.
Le diagnostic fait appel aux raclages cutanés et à leur observation au mircoscope.

D Traitement des pseudo-gales

Tous les acaricides sont actifs, et il vaut mieux procéder à un léger brossage préalable pour ôter la plus grande partie des aoûtats dans le cas d'une trombiculose.
L'application de topiques locaux émollients, voire de corticoïdes après antisepsie suffira à apaiser le prurit.
L'utilisation de baumes à base d'huiles essentielles ( de la gamme Puressentiel par exemple) antiseptiques et cicatrisantes peut remplacer les autres topiques avec une grande efficacité. De plus, ces baumes auront un effet répulsif sur les aoûtats, moindre sur les cheylétielles ou les dermanyssus.

Pour plus de renseignements n'hésitez pas à nous contacter via la rubrique contact du site ou à consulter nos ouvrages en vente dans la boutique.

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Les puces et la DAPP

Tout le monde ou presque connaît les puces.
Petits insectes sauteurs aptères de couleur brune ou noire, elles peuvent faire des bonds plus d’un mètre pour passer d’un animal à l’autre, et mesurent de 1 à 2 mm.
Ce sont des insectes hématophages, qui se nourrissent en piquant nos compagnons pour leur prélever du sang, ce qui provoque démangeaisons, grattage et mordillements.
Fuyant la lumière, elles se cachent dans le pelage et ne sont repérées que par les déjections qu’elles laissent à la surface de la peau, petites virgules ou filaments noirâtres de sang séché, qui rougissent au contact de l’eau.
Notons que chaque espèce héberge sa propre espèce de puce : Ctenocephalides felis pour le chat, par exemple, C. canis pour le chien….. Mais les contaminations interspécifiques sont possibles.

Biologie des puces et modes de contamination

Les puces passent 90% de leur vie en dehors des animaux, sous forme d’œufs ou de larves disséminées dans le milieu environnant.
La présence d’un animal marchant à proximité d’une larve, les vibrations déclenchées, les molécules odoriférantes dégagées par l’animal comme l’acide butyrique, les infra rouges émis par le corps c'est à dire la chaleur corporelle, tous ces stimuli font passer le parasite du stade larvaire au stade de puce pré adulte qui va sauter sur le chien ou le chat.

Un premier repas de sang va la rendre mâture, donc fertile.
Puis, suite à un ou plusieurs repas sanguins, elle va se reproduire et pondre des oeufs qui vont tomber dans le milieu environnant
Le cycle infernal se poursuit, trois stades larvaires se succèdent alors.

Notons que les œufs ainsi que les nymphes, le stade précédent le stade adulte, sont très résistantes, supportant une année sans se développer, résistant aux lavages, à de nombreux détergents et antiseptiques.
Il faut savoir que la plus grande part de la contamination animale se fait à partir du milieu environnant, et non au contact des congénères.

Notons enfin que l’homme peut être piqué, si le taux de contamination de l’environnement est massif ou si plus aucun animal n’est présent. Mais en aucun cas l'homme ne jouera le rôle d'hôte pour Ctenocephalides canis ou cati .

Les symptômes

Classiquement le chien ou le chat infesté va se gratter, se mordiller en insistant sur la région lombaire, dans la zone près de la queue.
Le poil y sera sec, cassé, rare, et de nombreuses déjections de puce pourront être trouvées à la surface de la peau.
Les lésions de DAPP seront abordées dans le chapitre consacré à cette maladie.

La dangerosité des puces

Les puces peuvent être des vecteurs d’autres parasites, ou de virus et de bactéries.

Ainsi, Hemobartonella felis, la bactérie agent de l’hémobartonellose, se transmet souvent de chat à chat par l’intermédiaire d’une puce ayant piqué le chat malade ou porteur sain.

Les puces peuvent héberger dans leur intestin des larves d’un ténia appelé Dipylidium caninum, le plus fréquent chez nos carnivores. L’animal se contamine en croquant une puce lorsqu’il fait sa toilette.

Rappelons que la peste fut transmise à l’homme pendant des siècles avec les ravages que l’on connaît, par les puces portées par les rats.

Enfin, et surtout pourrions nous dire, la salive des puces est fortement allergisante . Elle est responsable du déclenchement de la plus fréquente des dermatoses du chien et du chat ,à un moindre degré, la DAPP, ou dermatite par allergie aux piqûres de puce. Nous l’étudierons à part dans le dernier chapitre.

Le traitement

Le traitement fait appel à des substances insecticides de diverses familles.

Les produits sous forme de shampoings, de bains, de poudre, sont de nos jours peu utilisés, car astreignants et d’une faible efficacité.

Les présentations les plus efficaces sont des sprays rémanents ( Frontline ND, Défendog ND..), des pipettes spot-on, dont le contenu sera déposé en région inter scapulaire régulièrement ( Frontline ND, Advantage, ND ou Stronghold ND).

Certains colliers insecticides présentent une efficacité correcte, mais des allergies au plastique ou aux adjuvants permettant la diffusion, sont décrites de plus en plus souvent.

Les traitements devront être poursuivis en permanence, car les puces peuvent survivre dans les maisons toute l’année, et devront être appliqués à tous les animaux, même ceux qui semblent indemnes.

Un traitement de l’environnement sera la plupart du temps indispensable, et il faudra employer des produits spécifiques comme le Tiquanis habitat ND, par exemple, qui combinent des molécules insecticides à des inhibiteurs de croissance larvaire. Ces substances citées en dernier empêchent les larves de puce de muer et se transformer en puces adultes.

La dermatite par allergie au piqûres de puce ou DAPP

Cette affection, aussi appelée pulicose allergisante, est la dermatose la plus rencontrée en dermatologie canine.
Elle peut également s’exprimer sous la forme d’une DHPP, dermatite par hypersensibilité aux piqûres de puce.

  • Les symptômes de la DAPP

Ils sont relativement parlant
La DAPP est une maladie d’évolution aiguë, suraiguë ou chronique, débutant par un prurit intense qui précède toujours les lésions cutanées.
Ce prurit est localisé dans la moitié postérieure du corps, pouvant s’étendre parfois vers l’avant, mais respectant toujours la tête et les extrémités des membres.
Les régions les plus touchées sont  la base de la queue, les lombes, la face postérieure des cuisses et la région périnéale.
Ce prurit est du à l’action mécanique des puces ( piqûres et déplacements ), à l’action pro inflammatoire des enzymes salivaires de la puce, et à son action allergisante ( hypersensibilité immédiate et retardée ).

Les lésions de la DAPP sont nombreuses et polymorphes, et sont décrits :

  • Des lésions souvent localisées à la base de la queue, s étendant en pointe vers l’avant
  • Un érythème avec des papules, des lésions de grattage, des croûtes et ulcérations
  • Des alopécies, où les poils sont cassés, secs, ce qui est la conséquence mécaniquedu grattage
  • Des lésions de lichénification, d’hyperkératose, d’hyper pigmentation, de séborrhée
  • Une coloration rougeâtre des poils clairs due à leur oxydation par la salive du chien
  • Des surinfections bactériennes éventuelles se traduisant par des folliculites ou des cellulites
  • Des surinfections fongiques par des levures telles que les Malassezia.

Il existe des formes particulières d’évolution de la DAPP, en particulier la dermatite pyotraumatique ou Hot Spot, se traduisant par la formation de placards circulaires exsudatifs érythémateux, très douloureux et prurigineux, sur la face postérieure des cuisses ou sur les joues.
Cette forme marque une évolution suraiguë de la DAPP chez des races à poil long ou très fourni.


Chez le chat, la DAPP se traduit le plus souvent par des formes plus modérées, telle la dermatite miliaire
La peau se couvre de minuscules lésions indurées « en tête d’épingle », des dépilations s’étendent en face interne des cuisses, sur l’abdomen et la queue. Parfois des lésions croûteuses ou ulcérées se développent sur la ligne du dos, les lombes et le cou.

  • Le diagnostic de la DAPP

Il est relativement aisé, faisant appel à la symptomatologie et à la recherche des puces ou de leurs déjections.
Une amélioration significative suite au traitement anti parasitaire peut être considérée comme un diagnostic de certitude.
Des tests d’intradermoréaction, voire des dosages des immunoglobulines type IgG et IgE peuvent être mis en place
Le traitement habituel fait appel aux insecticides pour éradiquer l’infestation par les puces, aux topiques locaux, et, pour les premiers accès, aux corticoïdes.

  • DAPP et médecines naturelles

Les médecines naturelles, seules, ou en association avec les traitements allopathiques, vont s’avérer d’une aide précieuse dans la prise en charge de la DAPP.

La diffusion d’ huiles essentielles dans l'atmosphère peut aider au contrôle des populations de puces dans le milieu environnant. Attention, les chats sont très sensibles à l'aromathérapie, certains huiles essentielles sont toxiques pour lui.

L’application d’onguents apaisants et antiseptiques à base d’huiles essentielles et d’extraits végétaux pourra apaiser l’inflammation et le prurit.

La mise en route d’un traitement phytothérapeutique de détoxification et de drainage cutanés sera systématiquement effectuée.

Toutefois, ce sont l’homéopathie, l’organothérapie et, si elle est possible, l’isothérapie qui permettront d’agir sur la DAPP en profondeur.
Chaque animal est unique, sa façon d’exprimer l’hypersensibilité à la salive des puces lui est propre.
Le traitement individualisé permettra d’obtenir une forme de « désensibilisation » de l’animal.
Bien évidemment granules, doses ou solutions orales n’agiront pas sur la pulicose elle-même.
Mais un traitement correctement mené doit permettre à l’animal de vivre en hébergeant éventuellement des puces mais sans exprimer de réactions allergiques démesurées.
Le traitement anti parasitaire externe devra être poursuivi en parallèle et en permanence.

La lecture de l'ouvrage Les parasites externes, en vente dans la Boutique du site, vous donnera tous les conseils nécessaires pour une prise en charge des problèmes liés aux puces. Pour des conseils personnalisés, rendez-vous dans la rubrique Prestations en ligne.

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Pyodermites

Les pyodermites sont des infections bactériennes de la peau, d’origines diverses  comme des allergies, certains parasites ou problèmes anatomiques.
Très fréquentes en dermatologie vétérinaire, elles peuvent revêtir plusieurs aspects en fonction de la profondeur de l’atteinte .
De nombreuses bactéries peuvent être mises en cause, les plus fréquentes étant par ordre Staphylococcus intermedius, Proteus mirabilis, Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli.

Les pyodermites de surface : l’intertrigo

Cette pyodermite de surface ne concerne que les couches les plus externes de l’épiderme du chien.
Les lésions observées sont le plus souvent non spécifiques :

  • érythème, la peau est rouge et irritée
  • pigmentation plus marquée, la peau des plis pouvant prendre une teinte brun foncé
  • état kérato séborrhéique avec présence de squames voire de croûtes d’aspect gras.
  • Si l’affection est ancienne et que le prurit est présent, les lésions peuvent même devenir suintantes.

Cette affection est essentiellement une dermatose des plis de peau, plis de la face du Boxer ou du Pékinois, plis des babines du Cocker, plis du corps et de la face du Shar-peï. On la rencontre également dans les races de chat à museau aplati, comme les Persans.

Les traitements seront essentiellement basés sur des applications de topiques ou shampoings antiseptiques, une hygiène régulière après les repas pour éliminer les débris de nourriture et l'humidité.

Les pyodermites superficielles

  • L’Impétigo

Cette pyodermite est limitée à l’épiderme, sans que la membrane basale soit rompue, et provoque la formation de pustules qui évoluent en formant de petites croûtes et ne sont pas centrées autour d’un follicule pileux.

C’est une affection tout à fait bénigne et fréquente du chiot.

On peut la rencontrer chez les adultes, surtout en cas de déficit immunitaire.

Les papules concernent essentiellement les zones de peau fine, abdomen, régions axillaires, inguinales voire scrotales.

Le traitement des formes limitées fait appel aux antiseptiques en lotion ou shampoing.
Les formes plus étendues justifient un traitement antibiotique oral de 2 à 3 semaines.

  •  La Folliculite

Cette pyodermite superficielle est limitée à l’épiderme et localisée aux follicules pileux.

La symptomatologie est très polymorphe, et l'on peut rencontrer:

  • Des pustules,
  • Des lésions crustacées,
  • Des dépilations plus ou moins étendues.
  • Le prurit et la suppuration peuvent être présents, mais pas systématiquement.

Tout le corps peut être atteint.

Les causes premières sont nombreuses :

  • Une parasitose comme la gale ou la démodécie
  • Une mycose comme les teignes et les levuroses
  • Une hypersensibilité, comme celle rencontrée dans la DAPP

Le diagnostic est souvent difficile, la recherche de la cause initiale doit être impérativement réalisée.

Le traitement fait appel aux antiseptiques locaux, à une antibiothérapie à large spectre ou après  réalisation d'un antibiogramme, de 1 mois minimum, et, bien évidemment, au traitement de la cause, à savoir aux antiparasitaires, antimycosiques, etc

Les Pyodermites profondes

  •  La Furonculose

La furonculose est souvent une complication d’une folliculite non ou mal soignée, par rupture du cul-de-sac folliculaire aboutissant à un envahissement du derme, voire même de l’hypoderme, et une accumulation de pus.

L’état général est pratiquement toujours atteint.
Les symptômes de la furonculose sont :

  • Une adynamie
  • Une baisse de l’appétit
  • Une tendance fréquente à l’agressivité en raison du caractère souvent douloureux des lésions.
  • Les régions les plus atteintes sont les régions inter digitées, les callosités des coudes ou des genoux, les plis des babines ou le menton. Dans ce dernier cas on parle d'Acné juvénile

Le traitement par antibiothérapie à large spectre ou mieux après antibiogramme sera poursuivi au moins deux mois et ne s’arrêtera que sur avis médical.
Une antisepsie locale puissante sera maintenue durant tout le traitement.
Parfois une exérèse chirurgicale des lésions pourra être envisagée.

  • La Cellulite

Résultant le plus souvent de la coalescence de plusieurs lésions de furonculose, le derme et l’hypoderme sont envahis par le pus, le tissu cutané est alors totalement détruit.
On observe:

  • Des ulcères profonds,
  • Des nécroses,
  • Des lésions fistuleuses.
  • L’état général est toujours atteint, avec état fébrile, anorexie et abattement

Un nettoyage chirurgical sera effectué pour éliminer toutes les zones nécrosées ou fistuleuses.
Le traitement antibiotique, si possible fondé sur un antibiogramme, durera de longs mois, parfois jusqu’à 6 ou 7 mois sans interruption aucune.
Des bains antiseptiques seront effectués. Le recours au parage chirurgical des lésions accélérera la guérison.

  •  Les Abcès

Les abcès, conséquence le plus souvent de traumatismes pénétrants comme les griffures, morsures, ou les corps étrangers, sont constitués d’une accumulation de pus en grande quantité dans et sous la peau.
Fièvre intense et abattement sont la règle.

Le seul traitement efficace est chirurgical, par débridement, parage, lavage et pose de drain.
Une antibiothérapie est mise en place pour une quinzaine de jours, et le pronostic est le plus souvent excellent.

Les pseudo pyodermites ou dermatites pyotraumatiques

Ces dermatites pyotraumatiques, aussi dénommées « Hot Spot », résultent du grattage, du léchage ou du mordillement de lésions prurigineuses préexistantes.

Saisonnières, ces affections souvent estivales, prennent l’allure d’un eczéma suraigu suintant.

On les rencontre le plus souvent sur les joues, sur la face externe des cuisses, voire à la base de la queue, chez des chiens au pelage long et fourni.

Débutant par un érythème prurigineux suite à une allergie,  une piqûre d’insecte, les griffures et mordillements entraînent rapidement une surinfection et les lésions deviennent suintantes et très douloureuses.
Elles aboutissent souvent à l’existence de zones définitivement alopéciques.

Un traitement corticoïde à faible dose par voie injectable puis orale est souvent nécessaire pour apaiser inflammation et douleur.
Les antiseptiques locaux suffisent le plus souvent pour juguler l’infection.
Parfois un recours aux antibiotiques durant une quinzaine de jours est nécessaire. I

l faut veiller à toujours rechercher la cause déclenchante, de façon à pouvoir mettre en route un traitement causal pour éviter les récidives.

Pyodermites et médecines naturelles

Le recours à l’homéopathie, à la phytothérapie, à l’isothérapie et à l’aromathérapie va offrir, pour certaines affections bénignes, une alternative intéressante.
Pour les affections plus sérieuses elles permettront d'avoir à notre disposition des topiques apaisants et antiseptiques très efficaces.
L'approche globale du malade, en jouant sur le terrain allergique, sur l’alimentation, ainsi que sur les mécanismes de détoxification cutanée et hépato-rénale, aidera l’animal à récupérer beaucoup plus vite.

Et il n’y aura bien évidemment aucune contre indication à associer ces thérapeutiques à l’antibiothérapie malheureusement indispensable.

La dermatologie reste une des branches de la médecine ou toutes les médecines naturelles prennent toute leur importance et permettent de soigner chiens et chats avec efficacité.
Toutefois les chats seront moins facilement pris en charge que les chiens, et certaines zones telles la face ou les espaces inter digités répondront moins au traitement

Pour conclure ce chapitre sur les pyodermites, une seule règle : la prise en charge doit être rapide après le début des symptômes pour réduire au maximum gravité de la maladie, tenter d’éviter l’extension aux zones profondes du revêtement cutané. De plus, seul le praticien pourra rechercher les causes initiales, parasitose, atopie, allergies, problèmes liés à l’alimentation.
La consultation par un vétérinaire est indispensable, l'automédication pouvant être source de graves problèmes.

De nombreux ouvrages en vente dans notre Boutique vous donneront les conseils pour prendre en charge certaines pyodermites ainsi que leurs causes, parasites ou mycoses.
Nous sommes à votre écoute pour établir une Prescription de soins personnalisée via notre rubrique Prestations en ligne

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Teigne chez le chat et le chien

La teigne est une dermatose parasitaire du chien et surtout du chat, due à la présence et à la prolifération dans l’épaisseur de la peau et dans les poils, de champignons microscopiques. Les agents mycosiques les plus fréquemment rencontrés sont Microsporum canis et Trychophyton mentagrophytes, aussi bien chez le chien que chez le chat….Et chez l’homme !

La contamination

La contamination s’effectue à partir du milieu environnant, par les accessoires des animaux, à savoir les litières, les peignes et brosses, et les couvertures. En effet,  les champignons subsistent aisément  plus d’un an sous forme de spores résistantes aux UV, à la dessiccation et autres agents physiques.
Elle peut également s’effectuer à partir d’autres animaux, malades ou porteurs sains, ou par l’intermédiaire des humains qui caressent les animaux et transportent ainsi les spores d’un animal à l’autre.
Nous pouvons donc parler dès à présent de la prévention de cette mycose, prévention qui passe par une hygiène rigoureuse des mains, des sols et des accessoires qui devront être lavés avec des substances fongicides, ou traités par des fongicides en fumigation.

Les Symptômes

Ils sont relativement divers et nombreux.

  • La lésion typique

C'est une lésion alopécique circulaire, de un à quelques centimètres de diamètre, pouvant se développer sur l'ensemble du corps,  mais avec une préférence pour la tête, la région dorsale et les flancs.
Le poil y est totalement absent dans le cas de la  teigne rasante, ou bien  semble y être coupé à ras de la peau dans le cas de la teigne tondante.
Les lésions sont non prurigineuses et l’on constate une extrême contagiosité entre animaux et envers l’homme, car la teigne est une zoonose des plus préoccupantes.

  • Les lésions moins explicites

Des lésions moins explicites existent .
Ainsi les chats font-ils souvent des teignes diffuses, les animaux présentant alors une raréfaction modérée et diffuse du poil.
On rencontre également des mycoses atteignant uniquement les griffes, appelées onyco mycoses,  et des mycoses s’exprimant par l’apparition de lésions croûteuses.

Il faut remarquer que les symptômes n’apparaissent pas chez tous les individus contaminés.
En général les spores pénètrent dans la peau à la faveur de micro lésions, comme les piqûres d’insecte, et s’y établissent sans se multiplier ou se propager.
A la faveur d’un stress, d’une baisse des défenses immunitaires, le champignon va alors se multiplier et se disséminer.
Il existe des variations de sensibilité individuelle, et le déclenchement de la teigne peut souvent être relié à des carences alimentaires, un parasitisme intestinal ou autre source de stress.

Le diagnostic

L'observation des lésions peut seule suffire à poser le diagnostic.
La constatation d’une fluorescence des lésions observées sous lumière UV , c'est à dire à la lampe de Wood, précisera le diagnostic. Seuls des prélèvements de poils, squames, voire des biopsies cutanées, permettront un diagnostic de certitude après une mise en culture et une coloration spécifique.
Un anti fongigramme pourra être effectué de façon à choisir le meilleur antifongique par rapport à l’agent mycosique en cause.

Le traitement

Il est toujours long, et dure au minimum un  mois, mais beaucoup plus en général.

  • Le traitement par voie générale

Il fait appel à des traitements antifongiques par voie orale, qui peuvent être des antibiotiques comme la Grisefuline ND, ou des antifongiques imidazolés, comme le ketoconazole.
Ces traitements sont tératogènes ou abortifs et ne peuvent donc être employés sur la femelle gestante, au risque d'avoir des chatons ou des chiots malformés ou des avortements.

  • Les traitements externes

Ils ne peuvent être négligés, car ils revêtent une importance toute particulière, vu la biologie de ces agents mycosiques.
Les lotions, les bains fongicides sont de manipulation souvent malaisée, mais donnent de bons résultats.
Les traitements fongicides devront aussi être appliqués au milieu environnant, après aspiration et lavages avec des détergents antiseptiques, comme la chlorhexidine par exemple.
Notons qu’il est préférable de traiter par lavages et lotions tous vos animaux, ceux qui semblent indemnes pouvant être porteurs sains.

Les médecines naturelles et la teigne

Elles s’avèrent ici d’une réelle efficacité et d’une grande inoccuité.
Les huiles essentielles, les lotions à base d’extraits végétaux pourront être utilisées en tant que fongicides externes, en n'oubliant pas de tenir compte que les animaux se lèchent !
L’homéopathie permettra de renforcer les défenses immunitaires locales, en accélérant la guérison, et les défenses immunitaires générales et locales, permettant ainsi de prévenir les rechutes.
L’utilisation de l’isothérapie sera également d’une grande efficacité.
Quel que soit le traitement mis en place, vu les risques de rechute et de transmission humaine, ce traitement devra être rigoureux et poursuivi suffisamment longtemps, associé à des mesures d’hygiène et d’asepsie du milieu environnant.

Un ouvrage entier de notre Boutique, La Teigne, est consacrée à la prise en charge de cette affection mycosique par les médecines naturelles.

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Tiques

Les tiques sont des parasites externes de la famille des acariens, appartenant à plusieurs espèces, les plus répandues dans nos régions tempérées étant les Ixodes , les Dermacentor et les Ripicephalus.
Elles vivent une bonne part de leur vie dans le milieu environnant, fixées sur des végétaux ou à la surface des rochers ou des murs.
Au passage d’un animal, chien ou chat, elles se laissent tomber sur lui, et se fixent sur sa peau au moyen de leurs appendices buccaux qu’elles enfoncent profondément et solidement dans le derme.
Elles peuvent alors injecter leur salive au fort pouvoir anti coagulant et se nourrir de leur sang durant plusieurs jours, doublant ou triplant ainsi de volume.
Elles sont alors fertiles, se détachent, se laissent tomber au sol où elles vont pondre.
Les tiques sont pleinement actives du mois de juin au mois d’octobre, parfois sur 2 ou 3 mois de plus en fonction des conditions météorologiques.

Symptômes et conséquences de l’infestation

Les tiques se fixent préférentiellement sur les zones de peau fine et fortement vascularisée, par exemple sur les pavillons des oreilles.
Il est fortement recommandé d’inspecter soigneusement les oreilles, les régions inguinales, axillaires ( les aisselles), puis tout le reste du corps au retour des promenades d’avril à octobre.

Hormis chez les chiens ou les chats à poil long et fourni, la mise en évidence des parasites est aisée, vu leur taille et leur immobilité. On constatera souvent un halo d’érythème autour du point de fixation, résultat de l’action anti coagulante et pro inflammatoire des enzymes salivaires de la tique.

Les tiques provoquent donc prurit, grattage, avec parfois déclenchement de dermatites pyo traumatiques sur les animaux très sensibles.

En grand nombre, la spoliation sanguine occasionnée ne doit jamais être négligée, des animaux fortement parasités pouvant souffrir d’anémies notables.

En fait, le plus grand danger présenté par les tiques vient du fait qu’elles véhiculent un grand nombre de maladies sévères voire mortelles pour nos chiens et chats. Ainsi véhiculent-elles les agents de la piroplasmose, de l’ehrlichiose ou de la borreliose ou maladie de Lyme , maladies dont souffrent nos chiens, ou les agents de l’hemobartonellose féline qui atteint nos amis les chats.

Traitement

Si vous détectez la présence de ces « sales bestioles » au retour d’une promenade, il va falloir en débarrasser votre animal au plus vite. Plusieurs solutions existent :

  • Retirer manuellement les tiques

L'application d’éther et l’usage de la pince à épiler doit rester un pis aller, car les risques de séparer les appendices buccaux du corps de la tique sont importants.
Ces derniers jouent alors le rôle de corps étranger et peuvent déclencher la formation d’un micro abcès.
L’utilisation d’un crochet type « Crochet O’Tom » ND est recommandé, permettant 99 fois sur 100 de détacher la tique sans risque, en la « dévissant ».

  • Appliquer un acaricide

Vaporiser du Frontline ND ou un autre antiparasitaire, appliquer un stylo feutre anti acarien, puis attendre que la tique tombe d’elle-même ou la retirer alors sans problème, car ces produits paralysent la tique qui n’est plus que très mal fixée dans le derme.


Retenez que dans la majorité des cas, la transmission des maladies ci-dessus évoquées ne s’effectue qu’après un délai de fixation de 36 à 48 heures : Enlever les tiques précocement est synonyme de prévention de ces maladies.

Prévention

Les pipettes spot-on, et les sprays, se révèlent à l’usage moyennement efficaces.
Leur rémanence est assez faible en ce qui concerne l’action préventive sur les tiques.
Il faudra donc renouveler les applications plus fréquemment que préconisé.
Les colliers type Preventic ND ou Scalibor ND semblent procurer la meilleure protection.

Tiques et médecines traditionnelles

L’usage des huiles essentielles pourra améliorer la prévention, surtout chez nos amis les chiens.

La phytothérapie et l’homéopathie pourront avantageusement permettre à l’animal de lutter contre l’anémie par spoliation et diminuer les réactions inflammatoires et prurigineuses occasionnées par la présence des tiques fixées

Consultez nos divers ouvrages en vente dans la Boutique du site, en particulier Les parasites externes où vous retrouverez de nombreux conseils utiles.
N'hésitez pas à nous demander une Prescription personnalisée via notre rubrique Prestations en ligne

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Urticaire

L' Urticaire est une dermatose allergique déclenchée par une réaction d'hypersensibilité immédiate qui occasionne une libération massive d'histamine au niveau de la peau. Elle se traduit par l'apparition d'une zone en surélévation et prurigineuse, appelée papule urticarienne. Les papules sont situées le plus souvent sur la tête, le cou, et à un moindre degré sur le dos et les membres.

Symptômes

L'urticaire se rencontre en général sur de jeunes chiens.
On peut observer :

  • Des papules pouvant atteindre 6 ou 7 cm de diamètre, sur la tête, le cou, le haut du thorax. Elles sont en nette surélévation et particulièrement visibles chez les chiens de race à poil ras.
  • Un oedème cutané sous forme de grandes plages, touchant essentiellement les lèvres, les paupières, le chanfrein. Moins fréquemment les oreilles et les pattes peuvent être oedématiées.
  • Des signes généraux peuvent co-exister, comme des vomissements, des épisodes de diarrhée aiguë avec des selles très liquides et des accès de dyspnée. ( essoufflement )
  • Cas particulier: Urticaire Géant ou Oedème de Quincke. De même origine que l'urticaire banal, répondant au même traitement, il se caractèrise par la formation d'un placard oedémateux géant touchant la tête, très spectaculaire, pouvant affoler le propriétaire, et donnant au chien une allure caractéristique, dit " faciès léonin".
  • Dans des cas extrêment rares, l'oedème peut toucher la gorge et entraîner des difficultés respiratoires majeures avec risque d'étouffement. Il s'agit alors d'une urgence médicale absolue. Mais il faut être rassurants: de tels cas sont réellement rarissimes et les traitements parfaitement efficaces rapidement.


Etiologie

La crise urticarienne est provoquée par l'ingestion d'aliments allergisants ou par l'injection de substances allergisantes, tous deux entraînant une libération importante par les mastocytes cutanés d'histamine qui est la substance médiatrice du phénomène allergique.
Ainsi rencontre-t-on des urticaires chez les chiens :

  • Ayant ingéré des crustacés, des peaux de banane, certains végétaux, des œufs....
  • Ayant reçu des injections de sérum, de vaccins, de certains antibiotiques...
  • Ayant été piqués par des hyménoptères ( abeilles, guêpes), par des simulies, des phlébotomes...


Diagnostic

Le diagnostic clinique est aisé, la constatation des lésions suffisant la plupart du temps à l'établir.
Notons que, parfois, un érythème discret et diffus peut entourer ou recouvrir les papules et les plages d'oedème.
Une prise de sang révélera une éosinophilie marquée, caractéristique du phénomène allergique.
Il faudra veiller à ne pas le confondre avec d'autres affections comme les dermatites par allergie de contact, les dermites atopiques, les lymphangites, voire le mastocytome.


Traitement

Les traitements sont efficaces dans un délai très bref. Ils font appel à :

  • L'administration d'anti histaminiques, tels la Polaramine ND, le Zyrtec ND, le Phénergan ND. La voie injectable permettra d'agir rapidement, la voie orale étant réservée aux cas de très faible intensité.
  • L'administration de corticoïdes par voie injectable, avec un relai par voie orale durant 2 à 3 jours.
  • Les médecines naturelles peuvent être envisagées, comme l'homéopathie par voie générale ( Histaminum 5 CH par exemple ) ou l'application localement d'hydrolats ou d'huiles essentielles ( lavande, hélichryse.....)


Prévention

Il est très important de rechercher la cause afin d'éliminer les aliments ou médicaments allergisants, et de tenter de diagnostiquer les allergies aux piqures d'insectes de façon à emporter avec soi une trousse de premiers secours en promenade.

Pour plus de précisions, n'hésitez pas à nous demander conseil via la rubrique Contact du site, ou à consulter nos ouvrages en vente dans la Boutique du site comme " La Pharmacie Naturelle des premiers soins".

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Appareil locomoteur

Arthrose

Tel maître, tel chien : jamais, peut être, cet adage simpliste ne prend-il une signification aussi réelle, que dans le cas de l’arthrose. Le maître et son animal vieillissant, chat ou chien, échappent rarement à cette affection dégénérative des articulations. Les articulations deviennent douloureuses, parfois de façon intolérable, la démarche devient difficile, le relever long et pénible, monter les escaliers ou dans la voiture ressemble de plus en plus à une torture….Et le caractère en pâtit souvent, chez le propriétaire comme chez son animal. L'animal devient taciturne, agressif, voire même violent si on tente de manipuler ses membres douloureux, voire même uniquement de caresser l’articulation qui le fait particulièrement souffrir.

Définition et causes

L’arthrose est une affection dégénérative, qui provoque une lente et irréversible destruction des cartilages articulaires, accompagnée de profondes modifications du tissu osseux sous-jacent appelé os sous chondral,  ainsi que des structures environnantes, à savoir les ligaments, les tendons et les synoviales.
Si cette affection touche bien plus les animaux âgés, les chiens plus souvent que les chats, il n’est pas rare de la rencontrer chez des animaux plus jeunes. En effet, la dysplasie de la hanche, ou d’une autre articulation, non traitée, évoluera inéluctablement vers l’arthrose. A dysplasie majeure, arthrose précoce !
D’autre part, certains traumatismes pas ou mal soignés, évolueront aussi vers l’arthrose. C’est le cas des fractures mal réduites, des ruptures totales des ligaments croisés antérieurs du genou non opérés.

Traitement

  • Médecines traditionnelles

Le traitement curatif véritable de l’arthrose est toujours absent de l’arsenal thérapeutique des médecins et des vétérinaires.
Toutefois, de nouvelles familles d’anti inflammatoires permettent de juguler en grande partie la douleur sans trop d’effets secondaires.
Leur usage peut donc se faire sur une longue période, voire en permanence, ce qui permet un confort de vie intéressant.
Le recours à des molécules faisant partie des constituants fondamentaux des cartilages, comme les chondroïtines ou la glucosamine, permettent de retarder la dégradation des cartilages et jouent ainsi le rôle de protecteurs de ceux-ci.

  • Médecines naturelles

S’il est une affection ou l'homéopathie, la phytothérapie et l'acupuncture se révèlent particulièrement efficaces, c’est bien l’arthrose.
D’un coût limité et permettant d'éviter l’abus des anti-inflammatoires, ces thérapeutiques offriront à votre animal un confort de vie souvent inespéré.

Mais souvenez-vous que l’automédication est toujours dangereuse, les médicaments allopathiques ou de phytothérapie de médecine humaine peuvent très souvent se révéler toxiques pour votre chien.

Et n’oubliez jamais que la surcharge pondérale ainsi que l’inactivité aggraveront notablement le phénomène arthrosique en contribuant à surcharger douloureusement les articulations et en accélérant la fonte musculaire. Maintenir un poids raisonnable pour votre animal est une condition indispensable pour qu'il puisse ne pas souffrir trop précocement ni trop intensément de cette pénible maladie.

Votre vétérinaire saura vous conseiller pour une prise en charge globale de cette affection.

Nous sommes à votre disposition pour une prescription personnalisée associée à une diététique adaptée, via notre rubrique Prestations en ligne et vous rappelons que la lecture des ouvrages généralistes en vente dans la Boutique du site vous offrira nombre de conseils utiles.

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Les luxations

Une luxation est un défaut de stabilité d'une articulation, d'origine congénitale ou consécutive à un traumatisme. Ce défaut de stabilité aboutit systématiquement au fait que les surfaces articulaires ne sont plus en contact (non congruence).

Diagnostic

Le diagnostic d'une luxation totale est le plus souvent aisé, le propriétaire lui même parvenant quelquefois à deviner l'origine de la boiterie.
Malheureusement il est toujours beaucoup plus difficile de diagnostiquer les subluxations.
De même il est souvent malaisé de savoir si cette subluxation est consécutive à d'autres problèmes que connait l'articulation en cause ou bien, au contraire, si cette subluxation est la cause des autres problèmes observés sur cette articulation.
C'est pourquoi le recours à la radiographie doit toujours être la règle.
 

Principales luxations observées chez les carnivores domestiques

  • L'articulation de la hanche

La luxation totale est en général consécutive à un accident.
Elle se traduit par une boiterie aiguë et un raccourcissement du membre. En effet, le plus souvent, la tête du fémur se place au dessus de la cavité articulaire (acétabulum) ce qui a pour conséquence d'observer une patte plus courte de quelques centimètres.
La luxation doit être réduite manuellement dans les 24 heures sous anesthésie générale.
Une immobilisation de quelques jours est toujours nécessaire.
En cas d'échec ou de récidive spontanée, la chirurgie est obligatoire : Le praticien réduit la luxation après avoir atteint chirurgicalement l'articulation, si possible en lésant le moins possible les structures molles adjacentes (muscles, ligaments, tendons...).
Il en profite alors pour stabiliser la réduction par diverses techniques (reconstruction du ligament rond, capsulorraphie).
Parfois l'ablation de la tête du fémur est inévitable, pour permettre à l'animal de remarcher rapidement . Cette intervention est courante dans les cas de luxations trop anciennes ou accompagnées de lésions de la tête fémorale.

  • L'articulation du coude

Cette luxation est beaucoup plus rare, toujours d'origine traumatique.
Toutefois il est décrit une forme de luxation congénitale qui accompagne une autre anomalie de l'extrémité de l'humérus.
La réduction par manipulation sous anesthésie générale est la plupart du temps efficace si elle est réalisée rapidement après le traumatisme.
La réduction chirurgicale est parfois nécessaire, si la lésion est trop ancienne ou si trop de débris cartilagineux encombrent la cavité articulaire.

  • Les articulations carpiennes ou tarsiennes ("poignets et chevilles ")

Essentiellement traumatiques, ces luxations revêtent un très grand nombre de formes, en raison du grand nombre d'os composant ces régions anatomiques.
Le diagnostic repose toujours sur la radiographie, en général sous tranquillisation ou anesthésie générale, car il faut mettre l'articulation concernée en position forcée, hyper flexion, hyper extension, etc, ce qui est toujours très douloureux.
La réduction et la stabilisation passent le plus souvent par une chirurgie réparatrice, car une simple immobilisation parvient rarement à stabiliser l'articulation.

  • L'articulation du genou

La luxation totale entre tibia et fémur est rare, du fait que les ligaments, tendons, muscles qui entourent l'articulation la rendent stable et solide.
Par contre, la subluxation est fréquente chez les chiens. Elle est le plus souvent la conséquence de la rupture du ligament croisé antérieur. On observe alors ce que l'on nomme un signe du tiroir positif : le tibia peut « avancer » par rapport au fémur à la manipulation du genou.
Les soins font toujours appel à la chirurgie qui vise à remplacer le ligament croisé par une prothèse (plastie des ligaments croisés).
Rappelons pour mémoire la luxation congénitale de la rotule chez les chiens de races naines. Elle entraîne des boiteries aiguës intermittentes. Selon son degré de gravité, elle relève de simples antalgiques administrés de temps en autres, ou bien d'interventions visant à stabiliser la rotule et reconstruire le genou.

De nombreuses autres articulations sont concernées par cette pathologie, en particulier les articulations intervertébrales.
Les luxations au niveau du rachis revêtent en général un caractère de gravité et d'urgence extrême.

Luxations et médecines naturelles

  • L'alimentation

Une alimentation saine et équilibrée permet à l'animal d'acquérir une solidité importante au niveau des ligaments, des tendons et des capsules articulaires.
De plus, en luttant contre l'obésité, nombre de pathologies articulaires pourront être évitées.
Ainsi la fréquence des luxations et des subluxations est-elle plus importante dans les populations d'animaux obèses. (efforts au niveau articulaire plus importants, structures péri articulaires plus fragiles....)

  • Phyto aromathérapie

Les huiles essentielles, telles celle d'arnica ou de gaulthérie, des extraits de plantes comme l'ananas vont pouvoir être employés fort justement, une fois la luxation réduite, pour diminuer la douleur, l'oedème et l'inflammation. Leur usage permettra une récupération plus rapide et de meilleure qualité.

  • Homéopathie

L'administration d'arnica montana en 4,5 et 7 CH immédiatement après le traumatisme permettra de réduire la douleur et l'inflammation, ce qui facilitera la réduction puis la récupération.

Toute boiterie aiguë doit toujours conduire à consulter votre praticien.
Une luxation non réduite à temps conduit au mieux à une intervention chirurgicale qui aurait pu peut être être évitée, au pire à des lésions d'arthrose qui handicaperont l'animal jusqu'à la fin de ses jours.

Pour plus d'informations, consultez nos ouvrages « La santé par les plantes » ou « La pharmacie naturelle des premiers soins » en vente dans la boutique du site.

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Rachitisme

Le rachitisme est une maladie des os touchant les jeunes animaux en croissance, et se traduit par une ostéopénie localisée aux extrémités des os longs le plus souvent. Résultant d'une carence en apports minéraux et en vitamine D, elle devenue rare de nos jours, hormis chez des animaux nourris exclusivement avec une alimentation carnée. Elle est la conséquence d'une baisse parfois dramatique de la minéralisation du tissu osseux qui s'hypertrophie et se déforme, occasionnant des déformations caractéristiques au niveau des articulations.

Symptômes

Notons qu'il est rarissime de rencontrer cette affection chez le chat. Chez le chien, on la rencontre en général associée à une autre pathologie de croissance, l'ostéofibrose juvénile conséquence, elle aussi, d'une carence calcique.

  • Retard de croissance : les chiots sont plus petits que la normale, souvent d'allure souffreteuse, voire maigres et présentent un profil caractérisé par un affaissement important de la sangle abdominale.
  • Plantigradie : si le propriétaire laisse dégénérer cette affection, les chiots peuvent alors souffrir de plantigradie, se traduisant par une démarche caractéristique.
  • Hypertrophies métaphysaires : sans doute le symptôme le plus évocateur. A proximité des articulations, tout particulièrement au niveau du poignet et des articulations chondro costales, on note l'apparition de déformations peu douloureuses, symétriques et sans inflammation.

Examens complémentaires

  • Radiologie : les cartilages de conjugaison apparaissent fortement élargis. Les extrémités des os longs apparaissent bien plus larges que la normale et d'une densité fortement diminuée. ( radio transparence)
  • Examens sanguins : si le taux de calcium sanguin est normal, on constate une élévation du taux des phosphatases alcalines caractéristique des affections osseuses lytiques.

Traitement

  • Diététique : il faut veiller à un apport correct en vitamine D, à raison de 20 U.I par Kg et par jour, et en calcium, à raison de 0,5 g par Kg et par jour. Les aliments industriels pour chiots en croissance permettent de maîtriser ces apports. En cas d'alimentation ménagère, la complémentation sous contrôle vétérinaire est facilitée par l'existence de nombreux compléments minéraux vitaminés.

Attention : ne pas utiliser les compléments destinés aux enfants, totalement inadaptés pour un usage vétérianire et responsables de troubles parfois sévères.

  • Médical : Pratiquer des apports calciques avec des médicamenst comme l'Ostéocynésine ND, le Petphos croissance ND, etc, etc. Complémenter en vitamine D, à concurrence de 20 UI/Kg à l'aide de médicaments comme le Stérogyl ND ou Dédrogyl ND. Il faut toujours veiller à utiliser des apports par voie orale, les formes injectables pouvant entraîner des hypervitaminoses sévères.

 

Pour tout conseil n'hésitez pas à faire appel à nous par le biais de la rubrique Contact ou en soucrivant une de nos Formules.

 

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Divers

Affections urinaires chez le chat : le SUF

Nos amis félins sont fréquemment sujets aux affections touchant leur vessie et leur urètre, toutes ces affections étant regroupées par commodité sous la dénomination de S.U.F, ou syndrome urologique félin.
Le S.U.F peut avoir des causes variées, comme les infections aiguës ou chroniques, les calculs urinaires irritants ou empêchant l’écoulement des urines dans les voies naturelles, mais aussi les malformations et les tumeurs vésicales ou extra urinaires.
Ce qui est le cas des compressions de l’urètre ou de la vessie occasionnées  par des tumeurs extérieures à l’arbre urinaire .
Il est très fréquent de ne pouvoir déterminer la ou les causes des cystites du chat, on parle alors de cystites idiopathiques du chat.

Les calculs urinaires ou urolithiase

Intéressons-nous donc à la cause première du S.U.F, à savoir les calculs urinaires.
L'urolithiase est favorisée par de nombreux facteurs que nous allons énumérer :

  • Le facteur sexuel

Les chats mâles souffrent plus fréquemment d’obstructions urétrales, car leur urètre comporte une inflexion importante avec diminution du diamètre interne, avant son passage dans la partie la plus interne du pénis. Ainsi, les calculs se bloqueront-ils à cet endroit, « ne pouvant prendre le virage ».

  • Le comportement d’abreuvement

Vous avez tous remarqué que votre chat boit très peu, héritage du temps où les chats étaient des animaux des savanes, donc adaptés à des milieux où l’eau est rare et se contentant souvent de l’eau contenue dans leurs proies.
Par voie de conséquence, les chats émettent des urines très concentrées, favorisant la moindre élimination des sédiments qu’elles contiennent.

  • La sédentarité et l’obésité

Les statistiques prouvent que les chats obèses et sédentaires souffrent beaucoup plus de S.U.F que les chats sveltes et sportifs.

  • L’âge

Certes, tous les chats peuvent souffrir de cette affection. Mais là encore, les statistiques sont formelles, l’âge d’apparition du S.U.F, ainsi que sa plus grande fréquence, interviennent dans la fourchette des 2 à 5 années de vie.

  • L’alimentation

Sans doute le facteur le plus important à prendre en compte.
Les aliments secs, bas de gamme, ont trop souvent une composition favorisant l’urolithiase.
Trop riches en sels minéraux, phosphore et magnésium, ils sont à l’origine d’urines bien trop acides ou au contraire basiques.
Il faut savoir qu’à l’état normal, les urines d’un chat sont légèrement acides, et contiennent des cristaux microscopiques constitués de sels minéraux ou de constituants protéiques, ces cristaux étant évacués sans problèmes à chaque miction.
En cas d’urines trop acides ou basiques, ces cristaux vont précipiter et s’agglomérer sous forme de calculs.
Ces calculs, selon leur nature chimique, pourront prendre l’aspect de sable, de cailloux pouvant atteindre dans la vessie des tailles impressionnantes, de bouchons cylindriques, les substances s’étant véritablement « moulées » dans les conduits urinaires.

Les calculs les plus fréquemment rencontrés, sont par ordre de fréquence :

  • les struvites ou phosphates ammoniaco magnésiens
  • les calculs d'oxalate de calcium
  • les calculs d' urates
  • les calculs de phosphate de calcium,
  • les calculs de cystine
  • les calculs dexanthine.

Les symptômes du S.U.F

Tout d’abord le chat souffrant de S.U.F va uriner beaucoup plus souvent, et les mictions se révèlent fréquemment douloureuses.
Les chats se rendent à tout bout de champ sur leur caisse, poussent des miaulements à fendre l’âme du maître le plus endurci . Voila quels sont les symptômes les plus décrits en consultation.
Parfois, les chats se mettent à uriner dans des lieux peu communs, en dehors de leur caisse.
C’est ainsi l’occasion pour les maîtres dont les chats ont uriné dans la baignoire, sur le carrelage, de s’apercevoir que les urines sont teintées de rose ou de rouge car elles contiennent du sang.
Il y a alors ce que l’on appelle une hématurie.
Ces mictions hors de la litière, véritables épisodes de malpropreté chez des animaux réputés particulièrement propres de nature, sont souvent un des motifs de consultation.

Si le S.U.F évolue , les mictions de fréquentes et douloureuses deviennent impossibles
Le chat ne parvient plus à uriner, il est prostré, perd totalement l’appétit, peut se mettre à vomir, son abdomen devient plus volumineux et extrêmement douloureux du fait de la distension vésicale.
Ne pouvant plus éliminer les déchets, en particulier l’ammoniaque sanguin, dans ses urines, l’animal s’auto intoxique rapidement, et peut mourir d’une insuffisance rénale aiguë. 

Pour résumer, les symptômes du SUF sont:

  • Mictions fréquentes et douloureuses
  • Mictions en dehors de la litière
  • Présence de sang dans les urines
  • Puis impossibilité d'uriner
  • Prostration, anorexie totale
  • Distension abdominale douloureuse
  • Symptômes d'insuffisance rénale aigüe

Le traitement du S.U.F est donc une urgence absolue, car, même si l’on parvient à déboucher les voies urinaires, si cela n’est pas fait à temps, les séquelles au niveau du tissu rénal peuvent être irréversibles, et l'animal restera insuffisant rénal chronique.

Les moyens de diagnostic

Le diagnostic du S.U.F ne pose en général pas de problème majeur, les symptômes étant la plupart du temps très évocateurs
Le praticien pourra palper l’abdomen et constater la présence d’une vessie anormalement pleine, souvent douloureuse.

Une radiographie avec ou sans préparation, appelée cystographie ou  une échographie permettront de mettre en évidence les calculs radio opaques.

Un prélèvement d’urines par cystocentèse, c'est à dire par ponction de la vessie à l’aiguille fine, ou par palpation, permettra d’analyser les urines, de rechercher la présence de sang, de cristaux, d’éventuelles bactéries présentes en trop grande quantité, et de mesurer le pH des urines, à savoir si les urines sont neutres, acides ou basiques.

Le Traitement

  • Le traitement médical et diététique

L’urgence absolue est de rétablir le flux urinaire de façon à ce que les reins puissent à nouveau fonctionner normalement.
Sous anesthésie générale, le vétérinaire sondera votre chat pour permettre la vidange vésicale, rincera la vessie avec des solutés stériles, et fixera la sonde urinaire que minou devra garder quelques jours en hospitalisation pour subir des rinçages quotidiens qui permettront de poursuivre l’élimination des petits calculs vésicaux.

Il recevra des perfusions pour rétablir la production d’urines par les reins, afin qu'il retrouve un équilibre ionique et acido basique sanguin normal, ce qui lui permettra de lutter contre l’insuffisance rénale aiguë occasionnée par l’arrêt des mictions.
Les spasmolytiques permettront de prendre en charge la douleur
Les antibiotiques se chargeront de lutter contre les infections bactériennes qui accompagnent souvent le S.U.F .

Dans les cas de calculs de struvite, le chat pourra recevoir des acidifiants urinaires pour que ses urines soient plus acides.
Ainsi  les calculs pourront-ils être dissous en partie, voie en totalité.

Une alimentation spécifique, acidifiante et pauvre en phosphore et magnésium, pourra être maintenue durant quelques mois pour dissoudre les petits calculs persistants dans la vessie.
Un régime alimentaire adapté devra être observé durant toute la vie du chat.

  • Le traitement chirurgical en urgence

Il est parfois impossible de sonder l’animal
Les calculs présents dans la vessie peuvent être trop volumineux et leur nature ne pas permettre d’envisager une dissolution rapide par acidification ou alcalinisation des urine, ce qui est le cas des cristaux d’oxalate.
Une chirurgie d’extraction des calculs par cystotomie, autrement dit par ouverture chirurgicale de la vessie, devra intervenir rapidement.
La suite du traitement, perfusions et autres, sera identique.
Dans ce cas également,  des mesures diététiques devront également être observés durant toute la vie de l’animal.

  • Le traitement chirurgical des récidives

Parfois, malgré l’observance des traitements et des mesures diététiques , des récidives interviennent, essentiellement chez les mâles.
Il faut alors envisager une intervention chirurgicale dite « urétrostomie périnéale ».
Elle consiste à supprimer la portion d’urètre pénien par amputation du pénis, et à tirer la portion interne de l’urètre vers l’extérieur .
On créera ainsi un méat urinaire situé dans la portion la plus large de l’urètre et on supprimera l’inflexion périnéale de l’urètre, les calculs se bloquant le plus souvent dans cette portion qui forme "un virage".

Comme vous avez pu le lire, le S.U.F est une affection sérieuse, pouvant entraîner le décès de l’animal ou au moins de graves séquelles invalidantes.
Il nécessite toujours des traitements médicaux ou chirurgicaux souvent lourds.
C’est pourquoi la prévention est essentielle, et les conseils diététiques primordiaux.

Une aide précieuse, tant dans la prévention que dans la mise en place d’un traitement complémentaire, pourra être apportée par l’homéopathie, la phytothérapie et l'aromathérapie. Ces médecines naturelles aideront à apaiser les spasmes douloureux, diminueront l'inflammation vésicale et contribueront à améliorer la fonction rénale une fois les problèmes d'urolithiase résolus.

Le SUF est toujours une urgence grave. Consultez votre vétérinaire au plus vite.  

Pour obtenir des conseils personnalisés en alimentation dans le cadre de la prévention du SUF, rendez-vous dans notre rubrique Prestations en ligne.

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Asthme du Chat

L'asthme du chat, présentant de nombreux points communs avec celui dont peut souffrir l'être humain, se caractérise par des difficultés respiratoires aiguës. Il est du à un spasme des bronches consécutif à un phénomène allergique. Ce spasme diminue le diamètre des bronches, rendant ainsi l'inspiration malaisée voire douloureuse. Nos amis les chiens peuvent également en souffrir, mais bien plus rarement.

Les Symptômes

  • Dyspnée facilement reconnaissable, avec tirage costal et expiration de courte durée: Le chat éprouve des difficultés à inspirer, on observe des mouvements forcés et ralentis du thorax lors de l'inspiration. Les efforts à l'inspiration semblent parfois douloureux.
  • Dans une majorité de cas, la dyspnée est précédée pendant quelques jours d'une phase où l'animal tousse. Cette toux est sèche, quinteuse et semble épuiser l'animal.
  • En dehors des quintes de toux, l'animal n'est pas abattu, sa température reste normale. Toutefois, en cas d'agitation due à l'angoisse liée à la dyspnée, la température peut légèrement augmenter.

Examens complémentaires

  • Radiologie: On peut remarquer une hyper clarté au niveau pulmonaire, voire même un emphysème consécutif à une rétention d'air dans les poumons. (phénomène de « trapping »)
  • Laboratoire: On observe une augmentation du taux de globules blancs de type polynucléaires éosinophiles chez 80% de chats atteints. Cela prouve dans ce cas l'origine allergique de cette affection.

Traitement hygiénique

  • Essayer de déterminer le ou les allergènes responsables : Tests d'éviction, tests allergologiques, dosage des anticorps....
  • Eviter, si cela est possible le contact avec l'allergène......Mais un déménagement n'est pas toujours possible!! Les allergènes de type, par exemple, solvants, parfums d'atmosphères, peuvent être supprimés.
  • Traiter par désensibilisation les animaux sensibles à un très faible nombre d'allergènes. Mais c'est un processus long qui demande assiduité et persévérance. Son coût demeure toutefois limité.

Traitement de la crise aiguë

  • Corticothérapie par voie injectable pour une action intense et rapide. On ne peut et ne doit jamais s'en passer!
  • Cage à oxygène si la crise est vraiment intense
  • Les broncho dilatateurs par voie injectable, de type aminophylline peuvent éventuellement être préconisés.(et tous les broncho dilatateurs de manière générale)

Traitement de fond

  • Les antihistaminiques se révèlent peu efficaces et d'action très aléatoire chez nos amis les chats. Ils ne sont donc que très rarement utilisés.
  • Les corticoïdes par voie orale, administrés selon le protocole dit « à jours alternés » sont de rigueur pour lutter contre l'hypersensibilité.
  • Les sirops à base de théophylline peuvent être envisagés pour augmenter le diamètre bronchique, ainsi que la plupart des broncho dilatateurs.
  • Toujours veiller à prendre régulièrement la température, de façon à faire un dépistage précoce des surinfections bactériennes dues à l'accumulation de sécrétions bronchiques qui sont un milieu très favorable au développement des germes pathogènes.

Les médecines naturelles

Le traitement des phases aiguës nécessite toujours, malheureusement diront certains, d'avoir recours aux corticoïdes.
L'usage de tisanes ou d'huiles essentielles de Lavande officinale, de Thym à thujanol, de Romarin type 1,8 cinéole pourra grandement contribuer à améliorer la qualité de vie de chats asthmatiques.
Antisepsie des voies aériennes, élimination des mucosités, action anti inflammatoire, broncho dilatation modérée , toutes ces propriétés des plantes ci-dessus énumérées et de bien d'autres, comme le Ravintsare ou le Tea-tree par exemple, seront donc mises à contribution avec profit.

Attention : Le diagnostic de l'affection et la prise en charge des phases aiguës de l'asthme du chat doivent toujours conduire à consulter un praticien.

Pour plus d'informations, reportez-vous à nos ouvrages en vente dans la Boutique du site ou demandez nous conseil par la rubrique Contact. Une prise en charge par le biais d'une Prestation de soins en ligne pourra bien évidemment être envisagée.

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Brûlures

La majorité des brûlures rencontrées chez nos amis chiens et chats est occasionnée par contact avec des substances ou surfaces chaudes : feu, barbecue, eau bouillante, pots d'échappement, etc
Rarement sont décrites des lésions de brûlure chimique, comme par exemple après contact avec de la soude caustique ( déboucheurs WC) ou de l'acide ( batteries de voiture) .

Les différents degrés de brûlure

  • Les brûlures concernant moins de 75 % de l'épaisseur de la peau. La circulation capillaire pourra reprendre dans les 48 heures et la cicatrisation pourra se faire assez rapidement
  • La brûlures concernant toute l'épaisseur de la peau. Sans greffe de peau, la cicatrisation sera très lente car obtenue par migration des cellules épidermiques depuis les marges de la lésion. En outre, les animaux souffrant de ce type de brûlures sont exposés à de graves infections à staphylocoques ou pseudomonas.

Si plus de 15 % de la surface corporelle est détruite, un choc hémodynamique s'installe, entraînant troubles rénaux, respiratoires puis cardiaques. Si le seuil des 30 % est dépassé, le risque de décès devient très important

Le diagnostic

Le diagnostic est parfois très difficile si personne n'est présent au moment de l'accident.Les poils masquent pendant plusieurs jours les lésions. Souvent on découvre des placards de peau morte et desséchée, recouvrant une zone purulente en profondeur. Et la seule chose qui alerte le propriétaire est l'odeur insoutenable qui se dégage de la région brûlée.....

Le traitement

  • Il consistes à nettoyer et débrider les lésion par application de solutions antibiotiques. Vétédine diluée dans du sérum physiologique stérile, hibitane 5% dilué dans de l'eau bouillie.....Ces antisepsies se feront par irrigation ou balnéation. Si cela est possible, aucun pansement occlusif ne sera mis en place
  • En cas de choc, l'animal sera réhydraté par pose d'une perfusion et administration d'antibiotiques par voie veineuse. Dans certains cas, des perfusions protéinées seront nécessaires.
  • La cicatrisation sera de toute façon longue, parfois même très longue.
  • Dans certains cas, l'ablation des zones nécrosées, suivie ou non d'une auto greffe de peau sera nécessaire pour éviter plusieurs mois de soins.

Les médecines naturelles pourront aider l'animal à cicatriser plus rapidement : homéopathie pour mieux combattre le choc, extraits végétaux à visée antiseptique et cicatrisante, tels que extraits à base de Centella asiatica, Thymus vulgaris, Lavande officinale, Marron d'inde etc, etc

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à nous demander conseil via la rubrique Contact du site ou à consulter les ouvrages Maux et Remèdes ou Pharmacie naturelle des premiers soins dans la boutique.

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Cataracte

La cataracte est une affection qui se traduit par une perte de transparence totale ou partielle du cristallin, qui en général évolue lentement, mais toujours vers la cécité si elle n’est pas prise en charge.


Le cristallin

C’est un organe interne au globe oculaire. Lentille bi convexe, située en arrière de l’iris et fixée à des structures musculaires appelées corps ciliaires, elle permet l’accommodation en se déformant ( modification de la courbure des faces antérieures et postérieures du cristallin ) sous l’action des contractions ou repos des corps ciliaires. L’accommodation permet la vison de près aussi bien que la vision de loin. Le cristallin est constitué d’un noyau à structure lamellaire fait de protéines, entouré d’une capsule elle aussi protéique. Avec l’âge ces protéines perdent certaines de leurs propriétés et deviennent petit à petit opaques.


Les différentes catégories de cataracte

  •  La cataracte juvénile : appelées aussi cataractes héréditaires. Certaines races sont prédisposées, tel le Berger allemand, le Labrador, le Caniche. Elle débute souvent très tôt, évolue rapidement et justifie un traitement chirurgical précoce donnant des résultats excellents. Le diagnostic en est aisé, et permet une prise en charge rapide.
  • La cataracte traumatique : elle résulte d’un choc violent ou d’une plaie perforante de la cornée ayant atteint ou non le cristallin. L’évolution en est très rapide, c’est pourquoi toute blessure pénétrante de la cornée doit constituer une urgence absolue
  • La cataracte sénile : de loin la plus fréquente, elle résulte d’un vieillissement des tissus du cristallin qui perdent progressivement transparence et souplesse. ( les protéines perdant une part de leur pouvoir hygrophile, le cristallin est moins hydraté )
  • La cataracte secondaire : elle est, comme son nom l’indique, secondaire à une autre affection, par exemple une uvéite ( inflammation de l’iris, des corps ciliaires et de la choroïde ), un décollement ancien de la rétine, et très fréquemment à un diabète mal ou non soigné.

Les symptômes

Les toutes premières phases se signalent par des symptômes discrets : hypersensibilité à la lumière violente, larmoiement parfois. La pupille prend un reflet bleuté, signalant le début d’opacification. La vision de l’animal demeure alors normale, et il est encore possible de freiner l’évolution médicalement de la cataracte. Ensuite, on peut observer une baisse progressive des capacités visuelles de l’animal. Sa vision crépusculaire baisse, il peut heurter des objets en se déplaçant si l’éclairage est insuffisant, et se déplacer difficilement dans des endroits inconnus. Tout à la fin, le cristallin devient totalement opaque, d’aspect blanchâtre et la perte de vision est alors totale. On parle de cataracte crayeuse. Seule la chirurgie d’extraction permettra, si son indication est bien posée, au chien de retrouver la vue. Dans la majorité des cas l’évolution de la cataracte est lente et aboutit in fine à la cécité. Cela explique pourquoi le chien ( ou le chat ) va pouvoir s’adapter en mettant à profit son acuité auditive et son odorat très développé pour se déplacer aisément dans son milieu environnant habituel. Par contre, en promenade vous devrez le tenir en laisse et le réconforter par le son de votre voix, par une caresse.


Le Traitement

Quelques traitements médicaux, pour ralentir des cataractes peu développées existent, mais restent d’un usage très limité et en aucun cas ne peuvent être curatifs. Le traitement véritable de la cataracte est uniquement chirurgical, faisant appel à une extraction du cristallin opacifié. Encore faut-il que le praticien ait pu vérifier que les autres structures de l’œil sont fonctionnelles, en particulier la rétine qui a pu perdre ses capacités suite à une absence prolongée de stimulation lumineuse, ou si la cataracte est consécutive, par exemple, à une uvéite non diagnostiquée ,un diabète. Deux techniques existent :

  • l’extraction par incision de la cornée et de la membrane antérieure du cristallin, usage de l’anse à extraction, et suture de la cornée in fine.
  • La deuxième technique est celle de la phaco émulsification. Une sonde à ultra sons est insérée par une incision cornéenne ou mieux sclérale jusqu’au cristallin. Les ultra sons liquéfient la matière cristallinienne qui est aspirée par la sonde. Cette technique est rapide, permet une récupération plus rapide car les incisions sont minuscules. Souvent, une prothèse cristallinienne souple peut être mise en place pour que la vision à moyenne distance soit normale. Les complications infectieuses, inflammatoires ou infectieuses sont peu fréquentes si l’intervention a lieu sur un animal au bilan pré opératoire correct et dans des conditions rigoureuses. Des collyres antibiotiques et/ou anti inflammatoires seront instillés durant 1 à 2 mois, l’animal opéré devant porter un collier-carcan pour prévenir tout grattage intempestif. Pour conclure, n’oublions jamais qu’il est inutile voire dangereux d’opérer un chien âgé qui vit « en bonne entente » avec sa cataracte .

Cataracte et médecines naturelles

Un respect des règles de diététique permet souvent de retarder l’apparition de la cataracte sénile et de ralentir son évolution. Certains collyres homéopathiques peuvent également ralentir l’évolution d’une cataracte débutante. Employées en association, phytothérapie et homéopathie permettront une convalescence accélérée de la chirurgie du cristallin.

N'hésitez pas à nous demander un conseil en diététique ou une prescription de soins via notre rubrique Prestations en ligne.

Complexe fibrosarcome félin

Le complexe fibrosarcome félin, communément dénommé « fibrosarcome félin », regroupe un ensemble de tumeurs du mésenchyme, autrement dénommé tissu conjonctif sous cutané. Ces tumeurs sont très agressives, se développent sous la peau et envahissent les muscles voisins rapidement.
Le phénomène cancéreux concerne différents types de cellules du mésenchyme, les fibroblastes, les chondroblastes, les histiocytes et autres types cellulaires.
Le fibrosarcome a peu tendance à métastaser, mais sa tendance à la récidive locale est très élevée. C’est le cancer cutané le plus fréquent chez le chat, pouvant représenter jusqu’à 40 % des cancers pour certains auteurs.

L’étiologie : les causes déclenchantes

L’étiologie exacte n’est pas totalement élucidée.
Toutefois le rôle des traumatismes répétés semble de nos jours évident.
Il peut s'agir de morsures entre congénères, de bagarres ente matous non castrés.
Mais la cause la plus souvent mise en avant est l’injection sous cutanée de divers produits, et tout particulièrement des vaccins annuels. Une prédisposition génétique a été mise en évidence récemment.
Enfin, ces mêmes études ont montré que chez ces chats prédisposés, les réactions inflammatoires sont plus marquées lorsque les injections ont lieu dans des zones riches en tissu adipeux. D’où la fréquence élevée des fibrosarcomes dans la région inter scapulaire riche en graisse, suite aux "injections sous la peau du cou"!

Les symptômes

Le fibrosarcome félin se présente sous la forme de lésions sous cutanées nodulaires, peu adhérentes, de consistance ferme, souvent en grappes, et non douloureuses.
On peut le rencontrer par ordre décroissant de fréquence, sur le cou et la base du cou, les flancs et le thorax, le dos et les reins.
En l’absence de traitement les tumeurs peuvent devenir très volumineuses, douloureuses et s’ulcérer.
Elles envahissent alors rapidement les tissus environnants.
Les métastases n’interviennent qu’en toute fin d’évolution et ne concernent que 12 à 15 % des cas de fibrosarcome.

Le diagnostic

Bien évidemment le diagnostic ne peut être fait que sur une histologie, autrement dit une analyse au microscope des tissus, ceux-ci étant prélevés au cours d’une exérèse tumorale.
Prélever un seul fragment de la tumeur par biopsie aux fins d’analyse serait aberrant. Cela retarderait l’intervention chirurgicale curative, et, de plus,  il faut savoir que toute blessure au sein d’une telle tumeur stimule sa croissance.
L’histologie permet également d'évaluer les risques de récidive locale en déterminant si l’exérèse est  bien passée en tissu sain, loin de la lésion, ainsi que le degré de malignité.
Le diagnostic sera affiné par un bilan d’extension, en particulier une radiographie pulmonaire.

Le traitement

Le traitement traditionnel est chirurgical, avec une intervention la plus précoce possible, une exérèse large en tissu sain, un retrait des ganglions adjacents.
L’histologie permet de déterminer si une radio thérapie adjuvante est nécessaire.
Dans ce cas, après cicatrisation, des fils d’iridium 192 seront implantés sous anesthésie générale sur le lieu d’intervention, et laissés en place 4 jours. Peu d’effets secondaires hormis une alopécie et les risques de récidive sont alors diminués de 20% pour les tumeurs de petite taille opérées précocement.
La chimiothérapie n’est ici pratiquement d’aucun intérêt puisque les métastases sont rares, et le fibrosarcome peu chimio sensible.

Fibrosarcome et médecines naturelles

Bien des praticiens en médecines naturelles préconisent de ne pas intervenir chirurgicalement sur les fibrosarcomes déjà développés, soit plus gros qu’une olive, vu le risque élevé de récidive sur le lieu d’exérèse.
Constatant la fréquence des fibrosarcomes chez les chats vaccinés, les vétérinaires adeptes de ces médecines naturelles vont préconiser les mesures suivantes :

  • Diminuer la fréquence des rappels, une fois tous les 3 à 5 ans.
  • Vacciner par voie intra musculaire dans des zones moins riches en tissu graisseux
  • Mettre en place un protocole de prévention du risque vaccinal en isothérapie et en homéopathie, à J-2, J-1, J, J+1 et J+2 , voire plus.
  • Veiller aux conditions d’asepsie locale
  • Opter, si cela est possible, pour des vaccins exempts d’hydroxyde d’aluminium, celui-ci étant l’adjuvant le plus souvent mis en cause dans le fibrosarcome.

Dans le cas des fibrosarcomes déclarés, l’usage de la phytothérapie permettra d’augmenter l’espérance de vie et le confort de l’animal, la pharmacopée comprenant des plantes à action anti cancéreuses et stimulantes du système immunitaire.
Attention au risque lié à l’auto médication : toutes ne sont pas utilisables sur le chat, et toutes doivent être manipulées avec précaution.
L’homéopathie permettra de revitaliser l’animal.
En aucun cas ces thérapeutiques ne pourront guérir le chat porteur d’un fibrosarcome, elles doivent être considérées comme des médecines palliatives, des médecines de confort, qui permettront au chat de vivre au mieux ses derniers mois de vie.
 

Vous pourrez vous initier au traitement de cette affection en lisant les ouvrages Le complexe fibrosarcome félinLa santé par les plantes et Homéopathie Vétérinaire en vente dans la Boutique du site.
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Complexe Granulome Eosinophilique Félin

Cette affection cutanée du chat est en fait un ensemble de maladies d’expression cutanée, de symptomatologies souvent dissemblables, ayant pour point commun d’avoir une étiologie identique, à savoir un processus d'auto-immunisation,  d'allergie contre ses propres constituants cutanés, ainsi qu' une histo pathologie semblable. L’étude de fragments de peau révèle la présence en grand nombre de globules blanc dits éosinophiles, des lésions d’installation lente et progressive.

Les symptômes

Le complexe granulome éosinophilique peut revêtir trois formes principales, qui sont :

  • La plaque éosinophilique

C'est une lésion extrêmement prurigineuse, en surélévation, fortement exsudative, toujours bien délimitée, de couleur rose vif à rouge. Les lésions peuvent être uniques ou multiples, et sont localisées à l’abdomen et aux faces internes des cuisses.

  • Le granulome linéaire

C'est une  lésion en forme de bourrelet allongé, bien délimitée, non prurigineuse, légèrement érythémateuse, située sur la face postérieure des cuisses. Parfois ce granulome se développe dans la cavité buccale et le pharynx, entravant la déglutition des aliments.

  • L’ulcère éosinophilique

C'est un lésion non prurigineuse, bien délimitée, luisante, dont les bords sont en surélévation, et entourant une zone centrale ayant tendance à la nécrose. Dans la majorité des cas l’ulcère atteint la lèvre supérieure. Cette localisation et l’allure des lésions l’ont autrefois fait appeler cancroïde labial du chat.

Toutes ces formes évolutives sont en général récidivantes et peuvent être isolées ou associées entre elles, dans l’espace et dans le temps.

Etiologie du complexe granulome éosinophilique : ses causes

L’étiologie exacte reste souvent et à ce jour assez mystérieuse.
Une hypersensibilité aux piqûres d’insectes, des allergies d’origine alimentaire, des infections bactériennes, voire même des facteurs héréditaires ont été envisagés, seuls ou concomitamment.
Les hyper sensibilités, les allergies et la présence de bactéries seraient responsables de l’afflux des globules blancs éosinophiles au niveau lésionnel. Ces globules induisent alors la libération in situ de facteurs pro inflammatoires.

Les analyses histologiques, allergologiques et immunologiques n’ont toutefois pas permis de déterminer une étiologie certaine sur de nombreux chats pour qui la cause de leur granulome n’a jamais pu être mise en évidence.

Les vétérinaires homéopathes soupçonnent deux autres facteurs, à savoir les adjuvants vaccinaux à base d’hydroxyde d’alumine, et les déséquilibres psychiques tels le stress, l’anxiété voire les phénomènes dépressifs.

Le diagnostic du complexe granulome éosinophilique

L’aspect lésionnel est souvent suffisamment évocateur pour permettre un diagnostic clinique.
Parfois, par exemple pour les granulomes oropharyngés, le recours au diagnostic de laboratoire est indispensable et des biopsies sont alors effectuées, permettant une analyse histologique des lésions.

Les traitements du complexe granulome éosinophilique

  • Les traitements traditionnels font appel à l’usage des corticoïdes en injection retard, ou mieux, en corticothérapie par voie orale selon la méthode à jours alternés.
  • L’antibiothérapie est parfois nécessaire, si les lésions se nécrosent par exemple.
  • La diététique: Il est conseillé de donner au chat souffrant de cette affection une alimentation hypoallergénique.
  • La prévention de l’infestation par les puces doit être systématique, et les produits utilisés doivent avoir également un effet répulsif sur les moustiques, si le chat vit dans une zône où prolifèrent ces insectes.

Ces traitements sont toujours longs, responsables de dysendocrinies, et de moins en moins actifs à chaque rechute.
Autrement dit, ils sont ou deviennent décevants plus ou moins rapidement.

Les médecines naturelles

  • L’homéopathie

Elle va tenter de détoxifier l’organisme, en particulier au niveau des surrénales , de l’hypophyse et du tissu cutané, en raison des administrations répétées de corticoïdes.
Elle doit également prendre en charge les déséquilibres psychiques et permettre en quelque sorte une « reprogrammation » du système immunitaire, afin que lymphocytes et autres agents de défense ne reconnaissent enfin plus les constituants cutanés comme étrangers.
Dans l’idéal une approche uniciste sera faite.
Si elle n’est pas possible, des remèdes à dilution plus faible seront administrés pour traiter chacun des dysfonctionnements.

  • L'alimentation
     

Bien des praticiens en médecine naturelle recommandent une alimentation évitant les croquettes hypoallergéniques et préconisent une alimentation carnée à base de viandes cuites , riche en acides gras essentiels, avec un apport modéré en fibres. Bien évidemment il faudra faire attention à un apport satisafisant en taurine.

  • L'organothérapie

Une approche organothérapique pourra être envisagée, combinant action sur l’axe hypothalamo hypophysaire et / ou sur les surrénales.

  • La phytothérapie et l'aromathérapie

L'usage d'huiles essentielles à visée anti inflammatoire et anti prurigineuse, la fabrication de lotions apaisantes, l'usage de plantes médicinales à action détoxifiante au niveau hépatorénal, pourront permettre de soulager l'animal et de lui permettre de récupérer plus rapidement de chacun des accès de cette affection.

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Coup de chaleur et insolation

Un bel après-midi de juillet, vous emmenez votre animal en vacances. La famille étant assoiffée, vous optez pour une halte. Dix ou quinze minutes suffiront, inutile de s’embêter à sortir Félix et Milou de la voiture. A votre retour, l’un comme l’autre bavent, sont  agités, respirent comme une vieille locomotive à vapeur, Félix ayant même vomi…..vous venez de déclencher chez vos compagnons à quatre pattes un coup de chaleur des plus caractéristiques !

Qu’est ce que le coup de chaleur ?

Il s’agit d’une élévation rapide et intense de la température corporelle, entraînant une déshydratation et, in fine, un œdème cérébral alors souvent fatal. Il se traduit par une polypnée , c'est à dire une respiration trop rapide, une agitation voire des convulsions, une hyper salivation, des vomissements, le tout aboutissant à un coma mortel si les mesures adéquates ne sont pas prises à temps.

  • Les facteurs favorisants :
  • La couleur du pelage : les animaux à la robe foncée sont beaucoup plus sensibles
  • L'obésité
  • Les races brachycépahles , au museau court, comme les bouledogues ou les persans, sont également bien plus souvent touchées.
  • L'insuffisance cardiaque et repiratoire


Enfin, il vous faut savoir que des exercices longs et intenses un jour de grande chaleur peuvent aussi aboutir à ce syndrome. Nombreux sont les coups de chaleur chez les chiens de chasse, le jour où l’ouverture se fait pas temps de canicule !

Que faire face à un coup de chaleur ?

La prévention : Tout d’abord, tâchez de l’éviter, en ne laissant jamais un animal l’été dans une voiture, même vitres entre ouvertes. La température dans l’habitacle peut très vite atteindre les 70 °, et votre animal va véritablement y cuire.

Sinon, ayez le bon geste :

  • Sortez le du véhicule et mettez le à l’ombre
  • Faites le boire et mouillez le abondamment.
  • Puis foncez chez le vétérinaire le plus proche qui mettra en œuvre le traitement.


Le traitement du coup de chaleur

  • Avant tout, traitement de l’état de choc par mise en perfusion  et injection de  corticoïdes
  • Bains glacés, éventuels lavements rectaux à l’eau froide pour permettre d'abaisser la température interne le plus rapidement possible.
  • Traitement de l’œdème cérébral si nécessaire, par administration de diurétiques sous surveillance stricte
  • Hospitalisation, car les séquelles peuvent apparaître à distance, telles les insuffisances hépatiques ou les diarrhées hémorragiques.

S’il y a une chose à retenir : ne jamais laisser son animal dans une voiture , même garée à l’ombre, un jour d’été. Et penser, en cas de voyage, à toujours faire boire vos animaux durant le trajet, voire à la rafraîchir par aspersion ou brumisation s’ils ne veulent pas boire.

Cystites

Une cystite est une inflammation de la paroi de la vessie. Les symptômes que l'on peut observer sont:

  • Une augmentation du nombre de mictions quotidiennes, accompagnée d'une diminution du volume des urines émises à chaque miction, ce phénomène étant appelé pollakiurie
  • Une douleur accompagnant la miction ( gémissements, léchage du méat urinaire...), mais aussi à la palpation de la vessie
  • La présence de pus dans les urines, appelée pyurie
  • La présence de sang dans les urines, appelée hématurie ( très fréquent )

Les causes

Les cystites d'origine vésicale pure

L'infection des voies urinaires basses est une des causes les plus fréquentes des cystites, mais aussi la conséquence d'une cystite. ( car il existe de nombreuses formes de cystites sans infection du tractus urinaire ). Quelles sont donc ces étiologies vésicales autres qu'infectieuses

  • Tumeurs de la paroi
  • Corps étrangers dans la vessie: calculs, bouts de sonde urinaire s'étant détachée
  • Diverticules vésicaux
  • Fistules entre vessie et vagin, soit spontanées, soit consécutives à un acte chrurgical raté
  • Fibrose chronique de la paroi

Les cystites d'origine extra vésicales

Des pathologies atteignant des organes voisins de la vessie peuvent entrainer des cystites "de voisinage"

  • Tumeurs ou infections de la prostate
  • Infections de l'appareil reproducteur, vaginites ou métrites.

Diagnostic

Le diagnostic passe par une recherche de troubles uro génitaux antérieurs, par un examen soigneux de l'appareil uro-génital externe, par une palpation poussée des reins et de la vessie ( recherche de gros reins, du volume et de la souplesse de la vessie, de grosseurs pouvant signaler la présence de calculs ou de tumeurs ). Un toucher rectal chez les mâles est recommandé, afin de rechercher une pathologie prostatique.
Le recours aux analyses d'urine doit être systématique:

  • recherche de la pyurie en comptant les globules blancs dans les urines ( + de 10 leucocytes par ml )
  • la cytologie urinaire caractérisera également la présence de globules rouges
  • on procèdera à une numération des germes urinaires, à leur isolement et à un antibiogramme pour le choix du meilleur antibiotique

Le recours à l'imagerie médicale est souvent nécessaire pour identifier la cause:

  • radiographie de profil sans contraste
  • radiographie après injection IV de radio opacifiant à élimination urinaire: urographie intraveineuse
  • radiographie après injection intra vésicale de radio opacifiant: cystographie rétrograde
  • échographie vésicale, voire scanner

 

Traitement

Le traitement vise à traiter la cause initiale et peut alors être chirurgical en cas de calculs, tumeurs fistules, etc
Mais il est aussi symptomatique, en s'attachant à soulager les spasmes et la douleur, et surtout à traiter l'infection

  • Administration d'antispasmodiques et antalgiques ( Phloroglucinol, anti-inflammatoires comme l'acide tolfénamique, etc)
  • Administration d'antibiotiques en se basant si possible sur les résultats d'un antibiogramme ( ou sinon, antibiotique à élimination urinaire et à large spectre)

Les médecines naturelles sont souvent d'une grand intérêt pour la prise en charge des aspects infectieux et algiques des cystites. Il faut toutefois être prudent sur l'auto médication, soigner avec des plantes ou par homéopathie sans avoir de diagnsotic précis, pourrait représenter un danger. Ainsi, soigner sans savoir que l'animal souffre de calculs pourrait entrainer des risques majeurs d'anurie, donc de blocage de la fonction rénale. Retarder un diagnostie de tumeur ou de fistule représente également un danger important.
Vous trouverez de multiples conseils dans la rubrique Phytothérapie ( Busserole, Thym, Verge d'or et autres plantes médicinales à  tropisme urinaire )

N'hésitez pas à nous demander conseil ou une prise en charge via la rubrique Contact du site, ou à consulter les ouvrages en vente dans la Boutique du site.

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Ectopie testiculaire

Il s'agit d'une anomalie de positionnement d'un ou des deux testicules, d'origine héréditaire, anomalie favorisée par la consanguinité.
Elle est la conséquence d'une absence de migration ou d'une migration partielle du testicule durant la période foetale, puisque le testicule est voisin du rein durant les premiers jours de la vie embryonnaire puis descend dans les bourses entre la 6° et la 10° semaine.
Il ne faut pas la confondre avec l'anorchidie qui est une absence totale de gonades, ce qui est rarissime.

Les différentes formes

L'ectopie testiculaire peut concerner l'un ou l'autre des testicules, voire les deux.
Très souvent lors de monorchidie, c'est à dire d'ectopie unilatérale, l'ectopie concerne le testicule droit.
Cette anomalie est très fréquente, puisque l'on considère qu'elle touche 10% des chiens adultes.

  • Ectopie abdominale ou cryptorchidie : Le testicule ou les deux sont à l'intérieur de la cavité abdominale, les bourses et le canal inguinal sont vides.
  • Ectopie inguinale: Le testicule, le canal déférent et l'épididyme sont dans le canal inguinal et peuvent être la plupart du temps palpés sous la peau. (Le canal inguinal est le canal passant entre les muscles abdominaux, reliant la cavité abdominale à la région de l'aine)
  • Ectopie abdomino inguinale: Le testicule est intra abdominal, l'épididyme et le canal déférent sont dans le canal inguinal.
  • Ectopie inguino scrotale : Le testicule et ses annexes se situent à mi chemin entre les bourses et la sortie du canal inguinal. Ils sont donc directement sous la peau de l'aine.

Les symptômes

  • La stérilité: Le testicule intra abdominal est soumis à une température de 38°5, alors qu'en position intra scrotale cette température est inférieure de 1 à 1,5°. De ce fait, le testicule ectopique ne fabrique aucun spermatozoïde. L'ectopie testiculaire bilatérale rend le chien stérile, la monorchidie permet au chien d'être fertile le plus souvent, et de transmettre cette tare.
  • La tumorisation: Le testicule ectopique peut, à partir de l'âge de 6 ou 7 ans, subir un processus de cancérisation.
  • Les troubles du comportement: Ils sont liés à des troubles de la sécrétion hormonale du testicule ectopique, entraînant selon le dérèglement observé, de l'apathie, ou au contraire du nervosisme. Assez souvent, les chiens ectopiques peuvent exprimer des réactions d'agressivité passagères ou permanentes, en raison d'un excès d'hormones males comme la testostérone. En cas de sertolinome,tumeur des cellules de Sertoli au sein du testicule, le testicule ectopique sécrète énormément d'hormones femelles. Dans ce cas on observe un syndrome de féminisation, avec alopécie bilatérale, attirance pour les males, miction e position accroupie, gynécomastie, etc....
  • Autres symptomes : Troubles urinaires ou du transit digestif lorsque le testicule tumorisé comprime la vessie ou l'intestin, douleur et boiterie si le testicule tumorisé est en position inguinale.....


Le diagnostic

Il ne se réalise qu'à partir de la 10° semaine de vie du chiot, car le testicule peut migrer dans le scrotum jusqu'à cette date là. Une absence de testicule constatée plus précocément ne serait donc pas significative.

  • La palpation: Elle permet de constater, à partir du 2° ou 3° mois de vie du chiot, l'absence d'un ou des deux testicules dans le scrotum. Elle est souvent difficile à mettre en oeuvre pour déceler la présence d'un testicule en position inguinale.
  • L'incision chirurgicale: Elle peut permettre de mettre en évidence ( et d'enlever?) un testicule en position inguinale, si la palpation reste douteuse.
  • L'échographie: Technique dans ce cas difficile à mettre en oeuvre, elle peut permettre de repérer la position exacte du testicule ectopique et de ses annexes, facilitant ainsi une éventuelle intervention chirurgicale.

Le traitement

1°Le traitement médical

Nous ne pouvons que le déconseiller, et ce pour deux raisons

  • Il permet à cette affection héréditaire de poursuivre sa diffusion dans une population canine, et surtout dans une race donnée.
  • Il aboutit souvent à des résultats très décevants, vu la complexité de sa mise en oeuvre.

Il consiste en des injections hormonales qui doivent être entreprises le plus tôt possible pour espérer être efficaces.

  • Une injection unique de testostérone sous forme retard, dosée entre 25 et 100 mg selon la taille.
  • Des injections tous les deux jours de Gonadotrophine chorionique, en deux cures d'une durée de 10 jours,  à 8 jours d'intervalle.

2° Le traitement chirurgical

  • Le traitement conservateur ou orchidopexie: Il consiste à faire descendre le testicule dans les bourses et à le fixer par quelques points de suture au fond de celles-ci. Nous le déconseillons vivement de par le fait qu' il permet la diffusion de cette tare génétique, que le testicule ainsi fixé est souvent lésé et peu viable, et enfin qu'il n'empêche pas à 100% la cancérisation.
  • L'ablation ou crytorchiectomie: Il faut enlever le testicule ectopique et le testicule sain. Toutefois on peut laisser le testicule sain jusqu'à la puberté de l'animal pour ne pas entraver son développement staturo pondéral.

3° Les médecines naturelles

Envisager de traiter par l'une ou l'autre des médecines naturelles ne serait ni souhaitable (voir plus haut), ni facile à mettre en oeuvre.
Bien évidemment, la prise en charge des phase préopératoires et postopératoires en homéopathie et phytothérapie sera d'un grand secours pour le chiot ou le chaton opéré de sa cryptorchidie.


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Ectropion et Entropion

Ces deux affections des paupières sont fréquentes chez nos amis les chiens, relativement moins chez le chats, occasionnant larmoiement, gêne et douleur. Non traitées, elles peuvent avoir parfois des conséquences redoutables pour l'intégrité de l'oeil touché.
Nous allons les étudier successivement.

L'Ectropion

  • Définition

L'ectropion consiste en une éversion de la paupière, le bord de la paupière se trouvant le plus souvent fortement décollé de la surface du globe oculaire.
La conjonctive de la face interne de la paupière et celle de la sclère, ou blanc de l'oeil, se trouvent ainsi largement exposées à l'air libre, et par la même subissent l'action directe des corps étrangers véhiculés par l'air, l'action du froid ,de la chaleur excessive ou des atmosphères trop sèches.

  • Causes

L'ectropion peut être acquis, congénital ou héréditaire.
Les races à babines pendantes, souvent à peau lâche au niveau de la face, sont sujettes à cette affection.
Ainsi les Cockers, les Saint Hubert, et la plupart des races molossoïdes fournissent-elles la majorité des individus souffrant d'ectropion.
Les ectropions acquis peuvent être la conséquence de blessures des paupières non traitées, de phénomènes inflammatoires, mais aussi de l'âge.
Les chiens âgés voient leurs muscles perdre du tonus, le relachement des muscles orbiculaires entraînant l'ectropion de l'animal âgé.

  • Aspect clinique

Les conjonctives sont irritées, souvent rouge vif, un larmoiement épais, séreux, encombre les culs de sac conjonctivaux et finit par s'écouler sur la face.
Non traité, l'ectropion entraîne fréquemment une infection conjonctivale sévère.
De conséquences moins graves que l'entropion, l'ectropion entraîne souvent une dermite infectieuse de la face, en raison des écoulements qu'il provoque. En effet, les écoulements séreux, voire muco purulents vont entraîner une prolifération de la flore microbienne cutanée, cette prolifération étant alors responsables des dermites, en particulier au niveau des plis de la face. (sillon nasogénien)

  • Traitement

Il ne peut être que chirurgical, en se traduit par une plastie de la paupière.
Celle-ci consiste tout simplement à raccourcir la longueur de la paupière, de façon à ce que son bord puisse entrer en contact normal avec la surface du globe oculaire.
En attente de la chirurgie, l'application de diverses solutions de phytothérapie peut contribuer à soulager l'inflammation et le début d'infection :
§ Infusions de camomille, de bleuet, de mauve officinale sont réputées apaiser toutes les inflammations oculaires.Voir les articles correspondants.
§ Les hydrolats et eaux florales de bleuet ou de mauve facilitent grandement l'emploi de ces plantes médicinales.


L'Entropion

  • Définition

L'entropion consiste en un enroulement du bord libre de la paupière en direction du globe oculaire, les cils venant alors frotter contre la surface de la cornée.

  • Causes

Il existe trois grandes causes de l'entropion, héréditaire ou congénitale, cicatricilelle ou spasmodique.
§ L'entropion héréditaire ou congénital : De nombreuses races comme les caniches, les chow-chow, le dogue allemand, sont sujettes à cette malformation palpébrale.
§ L'entropion cicatriciel peut trouver son origine dans un traumatisme délabrant, dans des phénomènes inflammatoires chroniques ou dans des actes chirurgicaux mal maîtrisés. Ainsi, une intervention visant à traiter un ectropion peut-elle aboutir à la fromation d'un entropion si le praticien enlève trop de tissu palpébral.
§ L'entropion spasmodique est consécutif à une autre affection douloureuse du globe oculaire, uvéite, kératite importante, glaucome....


La douleur provoque un spasme des muscles des paupières qui occasionne l'enroulement du bord libre de celles-ci.
Le frottement des cils sur la cornée augment l'irritation et la douleur, et un véritable cercle vicieux s'installe alors.

Aspects cliniques

Une conjonctivite souvent violente , une irritation de la cornée provoquant des écoulements séreux puis purulents sont la règle, accompagnées le plus souvent d'un blépharospasme. (spasme des paupières entraînant la fermeture de celles-ci)
La gêne et la douleur parfois violente poussent l'animal à se gratter, à se frotter la face sur les sols, les objets, aggravant ainsi l'irritation et le spasme des paupières.
Non traité, l'entropion aboutit à une ulcération cornéenne qui peut atteindre les couches profondes de la cornée, mettant ainsi en péril l'intégrité de l'oeil atteint.

Traitement

Comme dans le cas de l'ectropion, le seul traitement est chirurgical.
Les techniques pour redonner un aspect correct aux paupières sont nombreuses, seul le praticien pouvant choisir celle qui sera le mieux adaptée aux cas présenté en consultation.
En attente de la chrirugie, il faut veiller à nettoyer soigneusement l'oeil atteint, à l'aide de solutions antiseptiques faibles, par exemple d'infusions ou d'hydrolats de bleuet, camomille ou mauve officinale.
Une instillation de collyres antibiotiques est impératif en cas d'infection importante.

Attention : l'automédication peut être source de complications graves dans ce cas. Ne jamais utiliser de vous même des collyres corticoïdes ou anesthésiques qui pourraient aggraver rapidement les ulcères cornéens et aboutir à la perforation de la cornée. Consultez toujours votre praticien en cas d'affection oculaire persistante.


Pour plus d'informations vous pourrez consulter les ouvrages " La santé par les plantes" et "Maux et remèdes" en vente dans la Boutique de notre site.

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Envenimation par les chenilles processionnaires

Les beaux jours sont là, une bonne balade en forêt ne pourra que réjouir votre chien et vous dégourdir les jambes. A votre retour votre compagnon vous semble bizarre, il salive, tremble, et refuse de boire et de manger, lui qui a l’habitude de dévorer après les longues promenades dominicales…..et si vous alliez rapidement chez votre vétérinaire, les chenilles processionnaires, ou chenilles du pin, ont peut être frappé ?

Biologie des chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires vivent en communauté de 20 à plus d’une centaine d’individus, au chaud dans leur nid accroché dans les branches d’un pin, mais aussi d’un cade, et quelques autres résineux du bassin méditerranéen.
Si les adultes sont d’inoffensifs papillons nocturnes, il n’en va pas de même de ces chenilles velues.
Descendant de leur nid de janvier à juin pour aller s’enterrer, car c’est sous terre qu’elles se métamorphoseront en papillon, on les rencontre se suivant en longues processions sur le sol, d’où leur dénomination commune.
C’est la que, poussé par la curiosité, votre chien a du donner un coup de langue ou de dent malencontreux.
Le corps de ces tueuses est recouvert de poils urticants , dont le seul contact peut entraîner des oedèmes énormes , puis des nécroses tissulaires irréversibles.

Symptômes de l’envenimation

Salivation exagérée, agitation, anorexie totale vous conduiront à consulter.
A l’examen de la cavité buccale, on constatera

  • Un œdème volumineux de la langue et des muqueuses buccales,
  • Une coloration rouge, puis violacée des tissus.

En cas d’évolution plus ancienne de quelques heures,

  • Les tissus des muqueuses buccales et linguales deviennent noirâtres.
  • Les tissus se nécrosent ensuite, en dégageant une odeur pestilentielle.


Si, malheureusement, l’animal a réussi à ingérer une ou plusieurs chenilles, les mêmes lésions oedémateuses puis nécrotiques peuvent se développer au niveau oesophagien ou stomacal, aggravant notablement les symptômes digestifs, et rendant le plus souvent tout traitement illusoire.
Des troubles respiratoires de voisinage ou par inhalation des poils urticants sont plus rares, mais souvent mortels car aboutissant à des lésions de nécrose pulmonaire avec œdème pulmonaire suraiguë, l’animal se noyant dans son propre sérum sanguin.

Que faire face à une suspicion d’envenimation par les chenilles

  • Pensez à porter des gants !!
  • Ne vous frottez pas les yeux après avoir inspecté la bouche de votre animal !!!
  • Lavez la bouche et les babines à grande eau, pour tenter d’éliminer le maximum de poils urticants.
  • Ne touchez pas aux chenilles, résistez à la tentation de les écraser, vous risqueriez de mettre en suspension dans l’air les redoutables poils 
  • Puis, direction le vétérinaire en urgence.

Celui-ci va prendre en charge votre animal, parfois durant de très longs jours d’hospitalisation.

  • Perfusions
  • Traitement du choc par corticothérapie entre autres
  • Traitements locaux associant lavages, injections intra linguales d’anesthésiques locaux, de corticoïdes, d’antihistaminiques et d’anticoagulants…
  • Pose d’une sonde gastrique percutanée pour alimenter le chien le temps que les tissus nécrosés cicatrisent, si nécessaire.

Malheureusement, l’issue est souvent fatale, à brève ou à longue échéance.
En effet, même en cas de survie, si la nécrose entraîne une perte trop importante du tissu lingual, le chien ou le chat ne seront plus capables de boire ni de manger

Prévention de l’envenimation

En période propice et dans une zone géographique concernée, soyez attentifs durant vos promenades, surtout dans les pinèdes.
Chez vous, si vos arbres sont touchés, il faudra éliminer les nids.

Il vaudra mieux faire appel à des professionnels.  Monter à l’échelle, scier la branche, la transporter pour la brûler, vous exposerait immanquablement au risque de mettre les poils urticants en suspension dans l’air, donc de les inhaler ou d’en recevoir dans les yeux.
Tous les ans, les chenilles processionnaires sont responsables de conjonctivites et de kératites cataclysmiques entraînant parfois des pertes de vision définitives, et surtout de gravissimes oedèmes pulmonaires occasionnant des décès par détresse respiratoire.

Les médecines naturelles

Elles ne pourront en aucune façon remplacer tous les soins traditionnels effectués par le vétérinaire.
L'envenimation par les chenilles du pin reste une urgence grave.
Le recours à l’homéopathie viendra ou pourra venir compléter le traitement traditionnel, permettant, entre autres, une meilleure récupération tissulaire.
L’application intra buccale de solutions ou de baumes de phytothérapie comme les extraits de centella asiatica par exemple, pourra aider à calmer les douleurs et améliorer la cicatrisation.
De même, lors de la phase de convalescence, la phytothérapie permettra une récupération plus rapide et un retour accéléré de l’appétit.

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Epillets : une malédiction estivale

Les épillets en cause sont des épis de graminées sauvages, folle-avoine entre autres, qui se détachent des tiges à la fin du printemps, se dessèchent et durcissent. Ils sont alors susceptibles de s’accrocher dans les poils de nos animaux, puis de s’introduire dans les conduits auditifs, les espaces inter digités, les narines, sous les paupières, et dans divers autres orifices, tels les méats des glandes anales, le fourreau, l’orifice vulvaire….
De par leur forme particulière, « en parapluie fermé », ils ne peuvent que rarement reculer, et s’enfoncent de plus en plus loin dans l’organisme, sous l’action des oscillations de la tête, pour les épillets auriculaires, sous l’effet des inspirations pour les épillets intra nasaux, sous l’effet du grattage et du léchage pour les épillets sous cutanés.
Jouant le rôle de véritables corps étrangers de grande taille, ils sont responsables d’otites, de rhinites hémorragiques, d’abcès, voire même de graves lésions internes, comme des pneumonies par corps étranger, des spondylo-discites et nombre d' abcès internes….

Les symptômes

Bien évidemment la symptomatologie dépendra de la localisation de l’épillet. Il faudra toujours soupçonner cette pathologie, lorsque les symptômes apparaissent très brutalement durant une promenade champêtre à la belle saison.

  • Les épillets intra auriculaires

Ils provoquent des mouvements de tête incessantsaccompagnés de gémissements, un port de la tête déviée vers le bas d’un seul côté. Puis, éventuellement, si l’on n’a pas consulté, apparaissent des suppurations, une production de cérumen en très grande quantité et des odeurs nauséabondes de macération.

  • Les épillets intra nasaux

Ils se traduisent par des crises d’éternuements irrépressibles, de plus en plus violents, des écoulements séreux puis sanguinolents pouvant alors devenir très indicatifs de la présence d’un corps étranger dans les cavités nasales.

  • Les épillets inter-digités

Ils entraînent une boiterie accompagnée d'un œdème du bas de la patte, et de la présence d’une fistule entre les doigts d’où peut s’écouler une quantité plus ou moins importante de pus.

  • Les épillets sous palpébraux

Ils sont responsables d’œdème des paupières, de larmoiements intenses, d'un œil fermé en permanence, de photophobie, car les frottements de l’épillet sur les conjonctives et la cornée produisent une conjonctivite, et pire, une kératite pouvant aboutir à un ulcère cornéen.

Toutes les autres localisations entraînent une symptomatologie spécifique.

Dans tous les cas, quels que soient les efforts de l’animal pour tenter d’expulser l’épillet, ces efforts resteront vains, aboutissant en fait à l’effet inverse, à savoir faire migrer le corps étranger toujours plus loin, rendant son extraction de plus en plus difficile, sa recherche parfois tellement malaisée qu’elle en devient presque impossible.

Le traitement

Hormis un épillet dont une des extrémités reste bien visible, donc un épillet que vous pourrez extraire à la pince à épiler avec douceur, toute suspicion d’épillet doit vous conduire à consulter votre vétérinaire.

L’extraction d’un épillet intra auriculaire pourra souvent se faire au cours d’une simple consultation.
Celle d’un épillet intra nasal nécessitera toujours une anesthésie générale.
Un épillet sous palpébral pourra éventuellement être retiré après instillation d’un collyre anesthésique.
Les épillets inter-digités pourront demander une anesthésie générale et une exploration chirurgicale s’ils ont migré assez loin de l’orifice fistulaire.

Toutefois, quelques petites astuces peuvent vous permettre d’attendre le lendemain pour consulter, si les symptômes interviennent tard dans la soirée ou un week-end.

  • Instiller quelques gouttes d’huile de table dans l’oreille permettra de diminuer la douleur en enrobant l’épillet, le rendant ainsi moins vulnérant.
  • Des bains de patte avec de l’eau bouillie tiédie et javellisée, soulagera, et dans de rares cas permettra de faire sortir l’épillet.
  • Une instillation d’huile goménolée dans la narine d’où coulent les sérosités sanguinolentes, peut diminuer l’intensité des éternuements et éviter des dégâts au niveau des muqueuses, le temps de pouvoir consulter.

La prévention

Chez vous, tondez la pelouse régulièrement, et brûlez les foins coupés.

Inspectez le pelage de votre animal au retour des balades, de façon à retirer les indésirables car, souvent, ce sera le chien lui-même qui fera pénétrer par léchage les épillets qui le picotent entre les doigts, par grattage les épillets qui « chatouillent » à l’entrée d’une oreille…

Pensez à faire tondre les pattes, depuis le bout des doigts jusqu’au-dessus du poignet ou du jarret, à faire tondre les joues, l’intérieur des pavillons et les zones entourant l’entrée du conduit auditif.

Vous pourrez aussi étaler une noisette de vaseline sous l’entrée du conduit auditif avant chaque promenade.

Médecines naturelles

De nombreuses préparations, huiles et onguents à base de plantes, pourront compléter avec efficacité l’extraction des épillets intra auriculaires.
Des lotions antiseptiques et cicatrisantes pourront avantageusement être utilisées suite à l’extraction des épillets inter-digités. L’homéopathie pourra aider à faire mûrir les abcès et accélèrera leur guérison après l’extraction de l’épillet.

Dans la plupart des cas la présence d'un épillet nécessite une visite chez le vétérinaire. Un épillet sous une paupière ou dans une cavité nasale est toujours une urgence.

Pour tout conseil personnalisé concernant les soins post opératoires d'une chirurgie d'extraction d'épillet, n'hésitez pas à vous reporter à notre rubrique Prestations en ligne

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Luxation Glande de Harder

La glande nictitante, souvent et improprement appelée glande de Harder, est située à la face profonde de la troisième paupière, contre la cornée. Elle fait partie des glandes lacrymales et contribue à humidifier et protéger la surface de l'oeil. Elle est sujette à s'enflammer et s'hypertrophier, voire à faire saillie hors du bord libre de la troisième paupière.....on parle alors de luxation de la glande de Harder.Symptômes

  • Présence d'une masse oblongue, rosée à rouge, dépassant du bord de la troisième paupière
  • Larmoiement pouvant être important
  • Douleur et gêne modérées, l'animal ayant souvent tendance à vouloir frotter son œil avec sa patte avant ou par contact avec le sol

Traitement chirurgicalLa plupart du temps il faut recourir à l'exérèse chirurgicale, du moins chez le petites races :

  • Sous anesthésie locale par instillation de collyre, l'ablation se fait avec un simple coup de ciseau. Les saignements sont faibles et contrôlés par une pression du doigt ou un collyre adrénaliné
  • Sous anesthésie générale chez les grandes races, afin de pouvoir pratiquer une ligature des vaisseaux de la glande
  • Dans les races de grande taille il est toutefois conseillé de conserver la glande le plus possible et de réaliser une réduction de la luxation, par enfouissement de la glande sous la conjonctive de la troisième paupière
  • Quelle que soit la technique, les suites opératoires sont favorables et s'accompagnent de l'instillation
  • d'un simple collyre.

Traitements médicaux

  • L'application de collyres ou de pommades anti inflammatoires et antibiotiques a un effet limité et ne permet de traiter que l'aspect inflammatoire de l'affection
  • Toutefois, en l'attente d'une chirurgie, les collyres sont indispensables .
  • Il est alors possible d'avoir recours à des solutions naturelles, comme l'eau de bleuets, les tisanes de camomille, ou à des collyres homéopathiques comme l'Homeoptic ND 

N'hésitez pas à  nous demander conseil par le biais de notre rubrique Contactez nous.....et à consulter nos ouvrages en vente dans la boutique, comme La Pharmacie naturelle des premiers soins.haut-de-page

Maladie parodontale

Votre petit compagnon commence à avoir une haleine peu  « engageante », ses dents sont recouvertes d’une substance grisâtre inesthétique, certaines d’entre elles commencent à se déchausser et tombent spontanément : il souffre d’un problème d’hygiène buccale ayant entraîné l’apparition d’une maladie parodontale.

La maladie parodontale est une affection pouvant être considérée comme grave de la sphère buccale, des gencives et du parodonte.
Le parodonte est constitué en fait de l’ensemble des structures anatomiques qui relient les racines dentaires aux alvéoles, en particulier le ligament alvéolo-dentaire.
Elle est consécutive au dépôt progressif de la plaque dentaire, qui est un film de protéines d’origine alimentaire et salivaire, puis à sa minéralisation qui la transforme en tartre.
Ces phénomènes s’accompagnent toujours d’une prolifération anarchique de la flore bactérienne buccale, qui tire profit des débris alimentaires persistant dans les espaces inter dentaires et dans les porosités du tartre.
Nous voyons donc d’emblée l’importance du brossage des dents ou d’une bonne hygiène buccale après les repas.

Les symptômes

Ce sont ceux précédemment décrits, et qui motivent souvent la consultation des animaux à partir de l’âge de 5 à 6 ans :

  • L'halitose

C'est-à-dire une haleine putride, pouvant évoquer des phénomène de putréfaction, ce qui est proche de la réalité, car la flore buccale contient nombre de germes anaérobies responsables de phénomènes semblables à ceux de la putréfaction

  • Un dépôt de tartre

Ce dépot est parfois si important que la dent elle-même n’est plus visible.
Le tartre joue un rôle mécanique et infectieux dans le déclenchement et l'entretien de la gingivite.

  • La gingivite

Les gencives sont fortement enflammées, infectées, et se trouvent mécaniquement repoussées par le tartre, ce qui aboutit au fait que le collet de la dent soit totalement mis à nu.
On aperçoit alors le début de la racine de la dent.

  • Les abcès dentaires

La flore buccale peut alors s’infiltrer entre la racine dentaire et l’alvéole, aboutissant au développement d’abcès dentaires très douloureux.

  • Les infections osseuses

Les abcès à répétition finissent par entraîner l’apparition d’infections osseuses des mâchoires, puis des sinus et des os de la face.
Ainsi les fistules entre la cavité buccale et le nez, ou entre la face et les alvéoles sont chose fréquente.
Un vieux chien souffrant de rhinite purulente chronique sera souvent un vieux chien souffrant d’une maladie parodontale non soignée. Seule une avulsion des dents concernées pourra permettre de guérir le chien de sa rhinite.
L’anorexie
Les chiens ou chats souffrant de cette affection voit leur appétit diminuer, devenir capricieux, car cette affection est très douloureuse et rend la mastication ainsi que la préhension des aliments très pénibles.
Les conséquences générales
Non soignée, cette affection peut avoir des conséquences à distance redoutables.
Les bactéries buccales peuvent finir par franchir la paroi des vaisseaux, car l’inflammation chronique des tissus buccaux rend cette paroi perméable.
Les bactéries circulent alors dans le sang, et vont créer dans divers organes de terribles foyers infectieux : abcès hépatiques, abcès rénaux, endocardites infectieuses aboutissant à des destructions des valvules cardiaques…

Le traitement

Une fois le tartre déposé, seul un détartrage soigneux réalisé par un praticien pourra débarrasser votre animal de celui-ci.
Le détartrage, manuel ou avec un appareil à ultra-sons, se terminera par un polissage des dents qui permettra de finir le nettoyage et rendra la surface dentaire parfaitement lisse.

Toutes les dents déchaussées devront être arrachées, quel que soit leur degré d’infection.
Le maintien, dans un but purement esthétique, de dents trop mobiles donc dévitalisées, ne pourrait qu’entretenir le risque d’abcès dentaire ultérieur, ces dents jouant le rôle de véritables corps étrangers infectés dans leurs alvéoles respectives.

Une antibiothérapie sera mise en place de façon à aseptiser totalement la sphère buccale durant les 10 jours suivant l’intervention, voire plus en cas d’infections osseuses de la mâchoire ou des sinus de la face.

La prévention

Qui dit prévention de la maladie parodontale, dit hygiène buccale après les repas :

  • Le brossage

Avec une brosse à dents à usage animal, ou un doigtier en caoutchouc, le brossage à l’aide de pâte dentifrice aromatisée à la viande, est la solution idéale.
Toutefois de nombreux chiens, et la majorité des chats, se montrent peu coopératifs, l’introduction d’une brosse ou d’un doigt dans leur bouche n’étant pas particulièrement bien accueillie.
Il faut donc tenter d’habituer vos compagnons très jeunes à cet exercice…sinon, gare aux morsures !

  • Les lamelles à mâcher

Constituées de collagène, donc pouvant être ingérées sans trop de risque, hormis usage abusif, elles offrent un assez bon compromis au brossage, pouvant être distribuées en alternance avec les périodes de brossage.

  • Les croquettes spéciales

Leur forme, leur taille et leur consistance ont été spécialement étudiées pour que votre animal soit obligé de les croquer et mâcher longuement avant de pouvoir les déglutir.
La mastication effectue ainsi un nettoyage dentaire sans intervention humaine.

  • Les antiseptiques et les enzymes

Sous forme de sprays, de solutions buccales ou de solutions à rajouter à l’eau de boisson, ces produits agissent en diminuant la flore buccale et en agissant sur la plaque dentaire
Les enzymes désorganisent le film protéique à la surface des dents.
Ces produits ne peuvent totalement remplacer l’action mécanique des autres techniques.

Maladie parodontale et médecines naturelles

La phytothérapie offre une alternative intéressante dans le cadre de l’hygiène buccale en complément des nettoyages mécaniques, brossage, lamelles ou croquettes adaptées.
Associée à l’homéopathie, elle peut permettre une meilleure récupération après un détartrage ou des avulsions dentaires, l’homéopathie permettant, entre autre, d’augmenter la vitesse de cicatrisation des tissus osseux infectés, ainsi qu’une amélioration plus rapide de l’état général.

La maladie parodontale nécessite toujours une prise en charge par votre vétérinaire

N'hésitez pas à nous demander un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne, pensez à consulter nos ouvrages en vente dans la Boutique du site, en particulier Maux et Remèdes

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Mammites

Les mammites sont des infections touchant le tissu mammaire chez une chatte ou une chienne dans les jours qui suivent la mise bas. La plus fréquente, et de loin, est la mammite à staphylocoque doré de la chienne, qui évolue toujours de façon suraiguë ou aiguë avec suppuration nauséabonde et parfois gangrène de la mamelle ou des mamelle atteintes.

Les Symptômes

La plupart du temps une mammite s'accompagne d'une très forte fièvre, d'un abattement et d'une perte totale de l'appétit.
Une mamelle, mais plus fréquemment plusieurs mamelles voient leurs sécrétions se modifier radicalement: Diminution du volume sécrété, le lait devient transparent, séreux, puis rapidement les sécrétions deviennent rosâtres puis brun foncé.
En l'absence de traitement très rapide, l'évolution s'oriente vers l'apparition d'un phénomène gangréneux, avec fistulisation et abcédation. Un pus fétide et abondant s'écoule des mamelles atteintes, de larges zones se nécrosent.

Le Diagnostic

Le diagnostic clinique de mammite est évident, reposant sur la constatation des symptômes locaux et généraux.
Des prélèvements des sécrétions infectieuses ou purulentes permettront de réaliser en laboratoire une bactériologie qui déterminera le germe ou les germes en cause, puis de choisir l'antibiotique le plus adapté.

Le Traitement

Il doit associer systématiquement un traitement général et un traitement local.

  • Le traitement général relève essentiellement d'une antibiothérapie raisonnée, à large spectre, si possible choisie en fonction d'un antibiogramme. Il sera poursuivi au minimum 10 jours complets. L'usage d'antiinflammatoires nos stéroïdiens ou de remèdes de phytothérapie pour faire baisser la fièvre ou la douleur permettra de soulager la chiene ou la chatte présentant une mammite.
  • Le traitement local vise dans un premier temps à accélérer la maturation, puis l'élimination des tissus nécrotiques. Ceci se réalisera par l'application de compresses chaudes et humides, pouvant être additionnées d'huiles essentielles antiseptiques, Romarin, Thym, Lavande officinale....Le traitement local consistera ensuite à stimuler la cicatrisation par irrigations des cavités à l'aide d'eau oxygénée diluée, et/ou de mélanges d'huiles essentielles, Thym, Lavande officinale, Centella asiatica.....
  • En cas de processus de guérison trop long ou de lésions trop étendues, l'exérèse chirurgicale de la mamelle ou des mamelle atteintes est malgré tout recommandée. Il faudra attendre que la phase fébrile soit finie depuis suffisamment longtemps pour que l'animal soit à même de supporter le choc opératoire.


Pour tout renseignement supplémentaire, n'hésitez pas à nous demander conseil via notre rubrique Prestations en ligne ou consultez notre ouvrages en vente dans la Boutique du site.

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Plaies et ulcères cornéens

Les plaies et les ulcères de la cornée représentent une grande part des urgences rencontrées en ophtalmologie vétérinaire.
La plaie de la cornée est toujours la conséquence d’un traumatisme violent par une griffure, une branche d’arbre, un coup de feu et aboutit à sa perforation.
L’ulcère cornéen, lui, évolue sur un mode moins rapide, moins brutal. Il peut être causé par la présence d’un corps étranger sous la paupière, un épillet par exemple, qui va « frotter » sur la cornée et la léser.
L’ulcère peut aussi provenir d’une atteint virale, comme dans la maladie de Carré ou dans l’ulcère herpétique lors du coryza félin.
Un déficit en larmes, des malformations des paupières comme l'entropion, l'ectropion, le dystichiasis, une infection comme une streptococcie, font également partie des causes fréquentes de l’ulcère de cornée.
Les ulcères cornéens non traités peuvent évoluer vers la perforation en quelques jours voire moins.

Les lésions non perforantes : symptômes

Le symptôme prédominant est la douleur souvent violente.
L’animal garde les paupières closes en permanence, il refuse les atmosphères trop lumineuses, il souffre de photophobie.
A l’ouverture des paupières, on peut voir une rougeur des conjonctives, de la sclére ou blanc de l’œil , et un larmoiement important.

La blessure ou l’ulcère peut être visualisé directement. Parfois il est nécessaire d’appliquer un collyre à la fluorescéine qui se fixe sur les lésions et les colore en vert clair, pour pouvoir les mettre en évidence.
L’exploration du globe et des culs de sac conjonctivaux permettra de rechercher la présence éventuelle d’un corps étranger.
En résumé les symptômes sont:

  • Douleur
  • Photophobie ou peur des luminosités trop fortes
  • Rougeur
  • Larmoiement
  • Plaie
  • Corps étranger éventuel
     

Les lésions perforantes : symptômes

Ces lésions intéressent toute l’épaisseur de la cornée ( 0,6 à 0,9 mm ), et présentent toujours un caractère de gravité.
En effet, outre la blessure de la cornée, ces blessures peuvent léser la chambre antérieure de l’œil, l’iris, le cristallin voire même les corps ciliaires qui sont les structures qui sécrètent les humeurs de l’œil et où s'attache le ligament suspenseur du cristallin.
La blessure peut permettre le passage intra oculaire d’éléments infectieux recouvrant le corps vulnérant.

Les séquelles d’uvéite ( inflammation des structures ci-dessus décrites ) rendent les plaies perforantes coupables de nombreux cas de cécité.

Les symptômes, douleur, rougeurs, larmoiement, photophobie sont les mêmes que dans les lésions non perforantes.
Parfois même, la douleur est moindre car les zones profondes de la cornée sont moins innervées que sa superficie.

Aux examens décrits précédemment viendront toujours se rajouter des examens des structures internes du globe oculaire, sous atropine pour dilater la pupille.
Le praticien réalise ainsi un fond d’œil, un examen à la lampe à fente pour rechercher des dépôts inflammatoires dans la chambre antérieure.
Il ne lui faut rien négliger, sous peine que la plaie n'aboutisse à la perte de l’œil.

Les traitements des ulcères et plaies cornéens

  • Plaies et ulcères superficiels

Le traitement, essentiellement médical, consistera à instiller des collyres antibiotiques, antalgiques comme les collyres à l' atropine , éventuellement des anti inflammatoires non stéroïdiens par voie orale.

Des collyres cicatrisants comme le collyre NAC par exemple, ou la pose de lentilles cornéennes jouant le rôle de pansement cornéen pourront accélérer la cicatrisation.

L’ensemble de ces mesures permettra souvent une guérison en 6 à 8 jours, surtout si une collerette est posée sur l’animal pour empêcher tout grattage.

  • Plaies et ulcères profonds non perforants

Au traitement médical vient se rajouter un traitement chirurgical pour accélérer la cicatrisation.

  • Dépôt de colle cyano acrylate pour obturer la surface de la lésion
  • Tarsoraphie, qui consiste à cacher la surface oculaire par la 3° paupière qui est suturée provisoirement pour ne pas se rétracter
  • Greffe de pédicule conjonctival si la surface lésée est importante. Une porttion de conjonctive est suturée par des micropoints à la surface de la cornée

Les traitements médicaux sont similaires.

  • Plaies et ulcères perforants

Les plaies perforantes seront toujours suturées, une tarsoraphie venant compléter cette chirurgie réparatrice.
Les traitements médicaux sont les mêmes.
Les plaies punctiformes très fines peuvent cicatriser spontanément sous collyre.

Plaies, ulcères cornéens et médecines naturelles

L’homéopathie par voie orale permet une prise en charge de la douleur et de l’inflammation sans effet secondaire néfaste sur le phénomène de cicatrisation.
Des lotions oculaires nettoyantes et apaisantes pourront être préparées à base de remèdes à dilution para homéopathique.
Des collyres antiseptiques et antalgiques préparés à base de dilutions para homéopathique, par exemple à partir d'Euphrasia, pourront calmer la douleur en attente de la visite impérative chez le vétérinaire.

Toute suspicion de plaie ou ulcère de la cornée est une urgence. Consultez rapidement votre vétérinaire.

Vous trouverez de nombreux conseils en lisant nos ouvrages généralistes en vente dans la Boutique du site.

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Sac Anaux

De part et d'autre de l'anus chez les mammifères domestiques existent des organes appelés improprement glandes anales, dont le véritable nom est sacs anaux. Leurs sécrétions fortement odorantes sont utilisées pour le marquage du territoire. Leur engorgement , douloureux et gênant lors des défécations, peut se compliquer d'une inflammation, puis d'une infection aboutissant à la formation d'un abcès

Symptômes

  • Importante douleur locale
  • Prurit violent déclenchant léchage compulsif et signe du traineau ( le chien se « frottant les fesses » sur le sol )
  • Déformation des régions entourant l'anus, formation d'une tuméfaction recouverte d'une peau lisse et glabre en fin d'évolution
  • Réactions de défense lors de l'examen vu la douleur
  • En tout fin d'évolution, écoulements purulents et sanguinolents
  • Constipation et douleurs lors des défécations
  • Assez souvent l'abcès mûrit et perce spontanément, engendrant soulagement immédiat et écoulements purulents.
  • Parfois délabrement final de la région, si aucun traitement n'a été entrepris

Traitement

Le traitement est identique à celui de tous les abcès et dépend du stade d'évolution

  • En phase inflammatoire aiguë, l'abcès peut être traité par l'application locale de pommades anti biotiques et astringentes, associée ou non à l'administration per os d'antibiotiques comme l'Antirobe
  • En phase de maturation l'abcès doit être évacué, soit par le méat par taxis ( palpation transrectale ), soit par ponction à la lame de bistouri. Un rinçage antiseptique de la cavité est impératif, si possible renouvelé, et une instillation de pommade antibiotique fréquemment réalisée.
  • En cas d'abcès récidivants, l'ablation chirurgicale des sacs anaux doit être envisagée.
  • La prévention passe par une vidange régulière des sacs anaux, à l'occasion, par exemple, de la visite vaccinale

Traitement alternatif

L'administration de remède comme Silicea 5 CH et Arnica 5 CH peut aider au traitement médical.
L'application localement d'emplâtres d'argile verte additionnée ou non d'une goutte d'essence de lavande fine peut aider à faire mûrir l'abcès ( ne pas poursuivre lorsque l'abcès s'est ouvert )


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Les Sinusites

Les sinusites sont des infections le plus souvent purulentes des sinus de la face.
Fréquentes chez les carnivores, elles peuvent être la conséquence de rhinites ou d'autres infections d'organes voisins, comme les infections dentaires et alvéolaires.
Les sinus chez le chien sont au nombre de trois, le plus atteint étant en général le sinus maxillaire, en raison de la fréquence élevée des infections dentaires et alvéolaires au niveau de la molaire appelée carnassière.

Symptômes

  • Jetage séreux, puis rapidement muco purulent, touchant une ou deux narines
  • Possibles épistaxis, c'est à dire saignements de nez
  • Douleurs spontanées ou à la percussion de la région frontale ou de la région sous orbitaire
  • Déformation de la face, apparition de fistules sécrétant du pus si la sinusite n'a pas été traitée en temps voulu
  • Parfois fièvre et perte d'appétit

Diagnostic

Un diagnostic clinique est réalisable si l'on constate une fistulisation par exemple.
Toutefois, le recours à l'imagerie médicale est souvent nécessaire pour différencier une sinusite d'une simple rhinite chronique.
On recherche des images de destruction des parois osseuses des sinus, des augmentations de densité dans les cavités sinusales montrant l'accumulation de sécrétions purulentes et de débris osseux.
Les prélèvements en vue d'analyse de microbiologie ne sont réalisés que sur des produits recueillis après trépanation du sinus infecté, et permettent le choix raisonné d'un antibiotique ou d'un anti mycosique adaptés.
Des aromatogrammes pourront également être réalisés sur les liquides de prélèvement, permettant une aromathérapie de qualité.

Traitement

  • Dans le cas de l'infection du sinus maxillaire chez le chien, l'avulsion de la carnassière permet de supprimer la cause et de réaliser par la même occasion un drainage de la cavité sinusale par l'alvéole dentaire.
  • Dans les autres cas, et chez le chat, la trépanation de la cavité infectée est quasiment le seul moyen efficace de traitement. En effet les antibiotiques passent mal dans la cavité, et les canaux reliant les sinus entre eux et avec les cavités nasales sont très étroits, ce qui ne permet pas une bonne évacuation du pus et des débris divers.
  • La pose d'un drain durant une quinzaine de jours, voire plus longtemps, associée au port d'une collerette, est le plus souvent nécessaire et permet un rinçage quotidien de la cavité sinusale trépanée.
  • Une antibiothérapie raisonnée est mise en place souvent durant un laps de temps assez long.

Médecines naturelles

  • Nombre d'huiles essentielles pourront être utilisées dans le cadre d'une antisepsie post opératoire et se révèleront particulièrement efficaces si elles ont été choisies après réalisation d'un aromatogramme.
  • Une utilisation locale d'HE et de teintures mères pourra aider à la détersion de la cavité sinusale trépanée et aider à la cicatrisation ultérieure.
  • L'homéopathie sera souvent particulièrement efficace pour la prise en charge des sinusites chroniques, infectieuse ou simplement inflammatoires.

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La Troisième Paupière

La troisième paupière, dite aussi membrane nictitante, est située à l'angle interne de l'oeil chez les carnivores. Elle peut souffrir de diverses affections, inflammatoires, congénitales, héréditaires ou tumorales.

1° Les Affections Inflammatoires

Nous pouvons dire qu'il s'agit essentiellement de la pathologie appelée hypertrophie des follicules lymphoïdes de leur face interne. Ces follicules sont de petits amas de globules blancs responsables de la sécrétion d'anticorps dans les larmes.

  • Symptômes

Rougeur de la conjonctive, jetage séreux ou muqueux, voire mucco purulent.

  • Traitements

Les follicules peuvent être détruits par la chaleur, le froid ( cryothérapie), certaines substances caustiques. Ils peuvent être écrasés grâce à un instrument spécial appelé pince columélaire, voire curetés à la curette chirurgicale de Wolkman.
Toute chirurgie se poursuit par l'application de collyres ou de pommades ophtalmiques antiseptiques ou antibiotiques.

2° La Luxation

  • Symptômes
     

La glande nictitante qui se trouve en face interne, grossit, s'enflamme et fait saillie en avant de la 3° paupière, entraînant rougeur, larmoiement et gêne.

  • Traitements

Chez le petites races on peut pratique l'exérèse de cette glande sous anesthésie locale.
Chez les grandes races, et de façon générale, il est préférable de pratiquer une enfouissement chirurgical de la glande, suivi d'un traitement antibiotique en collyre.

3° L'Eversion et l'Inversion

Ces malformations, fréquentes chez les races géantes de chiens, ne sont pas présentes dès la naissance, mais apparaissent peu à peu durant la croissance.

  • Symptômes

Le cartilage de la 3° paupière se plie, empêche la 3° paupière d'épouser parfaitement la surface du globe oculaire, entraînant irritation, larmoiement, voire hypertrophie des follicules lymphoïdes.
Dans les cas graves, l'inversion peut occasionner des ulcères cornéens par frottement.

  • Traitement

Chirurgical, il consiste à ôter la portion pliée du cartilage sans enlever toute la paupière. Une antibiothérapie par collyre suivra systématiquement.

4° L'Infiltration Lymphoplasmocytaire

  • Symptômes

Il s'agit d'une maladie dysimmunitaire provoquant une dépigmentation du bord libre de la membrane nictitante accompagnée d'un épaississement de celle-ci qui prend un aspect ridé, voire en « peau d'orange ». Elle est le plus souvent la suite ( ou concomitante) d'une kératite pigmentaire chez des races comme les Bergers allemands.

  • Traitement

L'application de pommades corticoïdes ou immuno suppresives ( cyclosporines) sont les traitements de choix.

5° Les Tumeurs

Assez fréquentes, elles peuvent concerner seulement la 3° paupière ou n'être qu'une des composantes d'une atteinte tumorale plus générale de l'oeil. ( mélanome, épithélioma...)

  • Traitement

Chirurgical, il consiste en une ablation totale de la 3° paupière et de ses marges conjonctivales, suivie d'une reconstruction par greffe d'un greffon de muqueuse buccale.


Intérêt des Médecines naturelles

L'utilisation de tisanes de Camomille noble, d'Eau de bleuet ou de mauve, permet une hygiène régulière des yeux, avant ou après une chirurgie de la 3° paupière. Ces mêmes remèdes contribuent à améliorer et apaiser les inflammations dans le cadre des hypertrophies des follicules lymphoïdes.
L'homéopathie per os peut être d'un grand secours dans la prise en charge de l'infiltration lymphoplasmocytaire.

Pour tout autre renseignement, n'hésitez pas à nous contacter via notre rubrique 1° contact.

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Toxicologie

Chocolat : une friandise mortelle

Le chocolat est responsable chez nos amis les chiens d’intoxications redoutables, pouvant aboutir au décès du gourmand. Bien évidemment cette intoxication se rencontre plus fréquemment lors des fêtes de fin d’année et pour Pâques.

Le chocolat toxique ? pourquoi ?

Le chocolat contient des quantités plus ou moins importantes d’une substance appelée théobromine, responsable de troubles cardiaques, respiratoires et neurologiques.
La théobromine est absente du chocolat blanc, et sa concentration dépend de la teneur en cacao du chocolat noir.
Notons qu’une tablette de chocolat noir traditionnel peut entraîner le décès d’un chien de 5 à 7 Kg.
Les races brachycéphales c'est à dire  à museau aplati , bouledogues, boxers et autres carlins, seraient plus sensibles à la théobromine, du fait d’une plus grande fragilité respiratoire.

Les symptômes de l’intoxication

Les premiers symptômes sont d’ordre digestif et suivent d’assez peu l’ingestion du chocolat. On observe vomissements et diarrhées.
Puis, lorsque les taux sanguins de théobromine atteignent leur maximum, les troubles neurologiques, cardiaques et respiratoires apparaissent alors. Le chien se met à haleter, il semble agité, anxieux, se met à trembler, puis surviennent des troubles de la fréquence cardiaque.
Une soif intense apparaît, les mictions sont volumineuses.
Sans prise en charge médicale, les troubles neurologiques et cardiaques peuvent déboucher sur un coma convulsif mortel avec rigidité musculaire et hyperthermie.

Le traitement

Il n’existe pas d’antidote spécifique à cette intoxication.
Le praticien devra traiter de façon symptomatique les troubles neurologiques et cardiaques par l’emploi de médicaments permettant de ralentir la fréquence cardiaque et de neuroleptiques, et d’antidiarrhéiques si nécessaire.
Toutefois, si l’animal est présenté très précocement, le praticien pourra pratiquer un lavage d’estomac ou faire vomir le chien en lui administrant par voie orale ou injectable des substances émétisantes.

La prise en charge par les médecines naturelles ne pourra concerner que les formes limitées aux troubles digestifs consécutifs à l'ingestion de un ou deux carrés de chocolat.

En cas de suspicion d'ingestion importante de chocolat, conduisez votre chien au plus vite chez votre vétérinaire, lui seul pourra mettre en oeuvre le traitement adéquat.

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Intoxication au chloralose

Cette intoxication est moins fréquente de nos jours et se rencontre beaucoup lus en milieu rural ou semi-urbain.
En effet le chloralose, autrefois utilisé comme souricide, ou taupicide n’est pratiquement lus employé de nos jours que comme corvicide, c'est-à-dire pour se débarrasser des corneilles, corbeau et autres oiseaux comme les pies, qui peuvent occasionner des dégâts dans les jardins et vergers.

Présenté sous forme de granulés ou de poudre à la saveur sucrée, il franchit très rapidement la barrière digestive après ingestion, et se concentre dans le système nerveux central.

Les premiers symptômes surviennent dans l’heure qui suit l’ingestion, l’évolution de l’intoxication se faisant toujours sur le mode aiguë.

Le chien, ou le chat qui est très sensible au chloralose, sont d’abord agressifs, puis rapidement prostrés.

Ils sombrent alors dans un coma convulsif qui s’accompagne d’une chute rapide et importante de la température corporelle.

La mort survient souvent par hypothermie.

Le traitement précoce fait appel aux vomitifs ou lavages d’estomac. L’absence d’antidote spécifique limitera le traitement à une mise en perfusion pour augmenter l’élimination rénale du toxique et par un réchauffement de l’animal.

Les médecines naturelles sont ici de peu d’intérêt.

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Intoxication à la crimidine

Les souricides à base de crimidine sont en vente libre, largement distribués dans les drogueries et grande surface, ce qui explique la fréquence élevée des intoxications de nos chats et chien avec cette substance.
La crimidine est présentée sous forme d’enrobage coloré de grains de blé.

  • Etiologie

L’intoxication intervient très peu de temps après l’ingestion, et se caractérise par les symptômes d’une carence en vitamine B6, ou pyrodoxine, la crimidine étant un antagoniste de cette vitamine indispensable au fonctionnement du système nerveux.

  • Les symptômes

Ils apparaissent dans les deux ou trois heures après absorption, et évoluent très vite sur le mode aiguë, et on observe alors:

  • une anxiété,
  • des vomissements,
  • des pertes d’équilibre
  • puis de violentes crises convulsives alternant avec des phases de repos
  • La mort peut subvenir durant une de ces crises.

 

  • Le traitement

Le traitement précoce fait appel aux vomitifs.
Le traitement de l’intoxication installée est fondé sur l’emploi de vitamine B6 en injection, associée à des anti convulsivants tes que le Valium ND en injections ou par voie intra rectale.

Les médecines naturelles prendront le relai, la diététique veillant aux apports en pyridoxine, et certains remèdes de phytothérapie  favorisant la récupération musculaire et neurologique.

L'intoxication à la crimidine est une urgence, consultez votre vétérinaire

Consultez nos ouvrages en vente dans la Boutique du site.

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Intoxication à l'éthylène glycol

L’éthylène glycol est le constituant principal de l’antigel dont est rempli le circuit de refroidissement de nos véhicules. Un bidon mal bouché, une fuite, et voilà notre chien qui lape à grands coups de langue le délicieux liquide sucré.

La toxicité

L’éthylène glycol passe très rapidement dans le sang après ingestion.
C’est un toxique pour le système nerveux central.
Les produits issus de son métabolisme par le foie sont eux des toxiques à tropisme rénal et cardiaque, formant des précipités qui perturbent ou abîment de façon parfois définitive ces organes.
La toxicité de cette substance est énorme, elle peut agir à dose infime.

Les symptômes

  • Tout d’abord nous constatons des vomissements associés à des douleurs abdominales. Le chien gémit, se regarde le flanc, recherche des surfaces froides pour s'allonger.
  • Puis les symptômes neurologiques surviennent. Ebriété, pertes d’équilibres, apathie profonde alternant avec des phases d’excitation ou même de convulsions.
  • La soif et les mictions sont importante, le chien urinant fréquemment et abondamment.
  • Souvent le chien semble alors récupérer spontanément.
  • Quelques jours après, apparaissent des symptômes d’insuffisance cardio pulmonaire, comme l'essoufflement, ou la tachycardie. Enfin, survient une insuffisance rénale aiguë d’évolution le plus souvent fatale.

Le traitement

Les vomissements provoqués sont souvent illusoires, car l'antigel est un liquide qui reste très peu de temps dans l'estomac, et l'absorption a eu lieu la plupart du temps très longtemps auparavant.
Le traitement des formes du 1° stade sera d’un meilleur pronostic et consistera en

  • Injections d'anti convulsivants, comme le Valium ND.
  • Mise en perfusion pour augmenter l’élimination rénale des métabolites de l’éthylène glycol et lutter contre l’insuffisance rénale.
  • Perfusion d’éthanol, ou alcool éthylique, qui est un des antidotes spécifiques de l'éthylène glycol.
  • Les perfusions de bicarbonates semblent aussi améliorer le pronostic en luttant contre l’acidose sanguine et augmentant l’élimination des métabolites.

Les médecines naturelles pourront aider le chien qui a franchi le cap de l’insuffisance cardiaque et rénale, à récupérer plus aisément de celles-ci, en particulier aideront le chien à retrouver une fonction rénale plus proche de la normale plus rapidement. Dans la phase aigüe de l'intoxication, les médecines naturelles seront peu utiles, et jamais utilisées ou presque.

 

 

 


 

Métaldéhyde : une intoxication fréquente

Dès qu’arrive la belle saison, nombreux sont les jardiniers amateurs qui dispersent dans leurs jardins des granulés de limacide pour se débarrasser de ces hôtes encombrants qui dévorent leurs laitues. Malheureusement, ces granulés sont attirants et dévorés par nos amis les chiens, car le métaldéhyde qui les compose a un goût fortement sucré.

Le métaldéhyde ingéré va passer très rapidement la barrière digestive, puis circuler dans le sang et atteindre le système nerveux central. Cette substance est assez fortement irritante pour les muqueuses du tube digestif, et possède des propriétés convulsivantes, son mécanisme d’action exact au niveau cérébral n’étant pas élucidé totalement à ce jour.

Les symptômes

Les tous premiers symptômes surviennent quelques heures après l’ingestion.
On observe une hyper salivation, des troubles de l’équilibre et du comportement.
Le chien bave en abondance, titube, peut sembler désemparé ou agressif.
Des difficultés respiratoires apparaissent ensuite. Ainsi une dyspnée bruyante s’installe-t-elle, consécutive à la présence en très grande quantité de sécrétions bronchiques qui encombrent les voies respiratoires.
Enfin, l’animal tombe en décubitus latéral et présente des crises convulsives avec une hyperthermie marquées.
Non traitées, ces convulsions aboutissent souvent à la mort.

Le traitement

Si l’ingestion est récente, le praticien tentera de faire vomir l’animal et le gardera en observation.
Si les crises sont installées, l’animal sera mis en perfusion pour augmenter l’élimination rénale du toxique et sous anti convulsivants, comme le Valium ND par exemple.
Il n’existe pas d’antidote spécifique.

En cas de suspicion d'ingestion de limacide, ne tentez rien par vous même, en particulier ne faites pas avaler de lait.
Conduisez votre animal au plus vite chez votre vétérinaire.

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Mort aux rats : intoxication aux anticoagulants

L’intoxication par les substances anti coagulantes est parmi les plus fréquentes. En effet, nombre de maîtres désireux de se débarrasser des rongeurs qui infestent leurs caves et greniers, achètent en vente libre des rodenticides dont la composition de nos jours est essentiellement à base des-dites substances anticoagulantes. Les rongeurs, les rats tout particulièrement, sont des animaux méfiants. Seuls un ou deux d’entre eux va goûter un nouvel aliment. En cas de problème, celui-ci ne sera pas ingéré par le reste de la petite troupe. Pour contrecarrer ce comportement, les industriels ont cherché des poisons qui agiraient fort loin de l’ingestion. Ce qui est le cas des anti coagulants récents.

Leur mode d’action

Les anti coagulants sont des anti vitamine K. De ce fait ils empêchent la synthèse par le foie de certains des facteurs de coagulation. Lorsque les facteurs de coagulation auront naturellement disparu, aucun facteur ne pourra alors prendre le relai.
La coagulation étant perturbée ou impossible, des hémorragies internes spontanées surviendront et entraîneront le décès du rat….ou du chien !
Les anti coagulants récents vont bloquer cette synthèse au bout de 3 à 5 jours, d’où l’effet retard de ces substances et la difficulté de relier ingestion et intoxication. On rencontre fréquemment les deux molécules les lus utilisées, le dicoumafène et l’acétate de bromadiolone, sous la forme de grains de blé enrobés, ou de plaquettes ensachées, de couleur vive, rose, bleue ou jaune.

Les symptômes

Les symptômes sont évocateurs de phénomènes hémorragiques, de problèmes liés à la coagulation. On peut rencontrer des saignements de nez, des urines ou des selles contenant du sang, des hématomes volumineux, des pétéchies qui sont de minuscules zone hémorragiques dans les plans superficiels de la peau ou des muqueuses, une couleur très pâle des muqueuses , un essoufflement et de la tachycardie.

D’autres symptômes sont parfois difficiles à relier aux anticoagulants. Ainsi les boiteries dues aux épanchements hémorragiques intra articulaires, la  dyspnée et la toux consécutives aux hémorragies intra pulmonaires, et aux épanchements intra thoraciques et une augmentation du volume abdominal en raison des épanchements sanguins dans la cavité abdominale.
Tous ces symptômes sont d’une haute gravité et la mort survient souvent de façon brutale malgré le traitement.

Le traitement

Le lavage d’estomac est chose rare, hormis lorsque le chien est pris sur le fait en train d’avaler des appâts empoisonnés.
La prise en charge doit être des plus rapides.
L’animal est mis sous Vitamine K1 par voie injectable et placé sous surveillance. En cas de non-amélioration, une transfusion peut permettre de lui apporter des facteurs de coagulation. La vitamine K1 sera poursuivie oralement au moins 3 semaines s’il a pu survivre aux premières hémorragies.

Les médecines naturelles, inutiles dans la phase aigüe de l'intoxication, pourront contribuer à accélérer la convalescence. Elles aideront l'animal à lutter contre l'anémie, et aideront les reins et le foie à épurer l'organisme des déchets consécutifs au métabolisme des volumes sanguins ayant quitté le secteur vasculaire.

Consultezles ouvrages généralistes en vente dans notre Boutique, et n'hésitez pas à nous demander un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne.

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Organophosphorés et carbamate: des insecticides toxiques

Ces deux familles de substances chimiques entrent dans la composition de nombreux anti parasitaires externes de nos animaux de compagnie, incorporés dans des colliers anti puces, ou présentés en en atomiseurs ou sous forme de granulés. Leur ingestion est responsable d’intoxications graves, souvent mortelles, en raison de leur effet anti cholinesterasique
Ils provoquent l’accumulation d’un médiateur chimique, l’acetyl choline, dans le système nerveux central, et paralysent les nerfs parasympathiques ainsi que la commande nerveuse des muscles, ce que l'on dénomme paralysie de la plaque motrice.
Notons que ces substances peuvent également être inhalées ou passer par voie trans cutanée, ce qui augment leur dangerosité.
Rappelons pour mémoire que certains gaz de combat font partie de cette famille de substances neurotoxiques !!!

Les symptômes

Ils interviennent dans les quelques heures suivant le contact, l’inhalation ou l’ingestion
Ils évoluent sous deux formes, en fonction de la quantité des toxiques ingérés ou autre

  • La forme modérée

On peut observer une hypersalivation, un encombrement bronchique, des larmoiements, des nausées, des vomissements, un rétrécissement pupillaire appelé myosis, des secousses musculaires et de la bradycardie.
L’ensemble de ces symptômes fait partie du syndrome dit muscarinique

  • La forme sévère

On constate une aggravation de l’encombrement bronchique avec apparition d'une détresse respiratoire, de mictions involontaires, d'une faiblesse musculaire intense, de myoclonies, d'une paralysie des muscles respiratoires avec tachycardie.
L'évolution finale se fait vers un état d'hyperexcitation puis un coma convulsif.
L'ensemble de ces symptômes fait partie du syndrome nicotinique.
Tous ces symptômes aboutissent souvent à la mort de l’animal.
Notons aussi qu’il peut exister des séquelles neurologiques à long terme, comme des ataxies ou des paralysies flasques des membres.

Le traitement

En cas d’intervention précoce , le maître ayant vu son chien dévorer son collier anti puces par exemple , le praticien fera vomir le chien et le gardera en observation 24 à 48 h.
Sinon, après avoir lavé le chien pour le débarrasser des résidus toxiques s’il y a eu contact cutané, il faut mettre en place un traitement par l’atropine, sous perfusion, pour lutter contre le syndrome muscarinique, et utiliser les anti convulsivants comme le Valium ND.
Les échecs sont toutefois nombreux.

S’il est disponible, l’emploi du Contrathion ND, antidote spécifique des seuls organophosphorés, peut améliorer le pronostic s’il est utilisé précocement.

Les animaux auront souvent une convalescence assez longue, mettront du temps à récupérer, semblant véritablement épuisés par les convulsions, diarrhées et autre.

Les médecines naturelles peuvent éventuellement permettre une meilleure récupération, mais leur emploi ne peut être envisagé dans le traitement de l’intoxication elle-même.

L'intoxication aux insecticides est toujours une urgence : consultez rapidement votre vétérinaire.

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