Alimentation


 Apprendre à mieux connaître les éléments de base de la diététique canine ou féline, voilà le but de cette rubrique. Comment nourrir votre chiot, que donner à manger à votre chienne qui allaite sa portée, votre vieux chat doit il recevoir la même gamelle que son jeune congénère ?
Les aliments industriels ont facilité la vie de plus d’un propriétaire d’animal de compagnie, mais cela est-il réellement le plus sain pour votre compagnon ? Sinon, quoi envisager et que faut-il respecter ?

 

Laissez votre curiosité vous guider tout au long des articles de cette rubrique. Vous pourrez les consulter et les imprimer  librement en fonction de vos besoins.

Si vous ne trouvez pas réponse à vos questions, en particulier concernant la façon d’adapter l’alimentation de votre compagnon à un état pathologique particulier, n’hésitez pas à nous demander un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne


 Consultez nos articles traitant de l'alimentation :

L' Abreuvement

Dans les règnes végétaux et animaux l’eau est le constituant principal des cellules de tous les être vivants, de ce fait elle est indispensable à toute forme de vie. Nos amis à quatre pattes en consomment tout au long de la journée, qu’elle soit présente dans leur nourriture, car il existe 70 à 80 % d’eau dans les conserves humides ou la ration ménagère, ou présentée en libre service dans leur bol ou leur gamelle. Boire souvent est une nécessité vitale, car il leur faut renouveler en permanence l’eau de leurs cellules, compenser les pertes d’eau dans les urines ou par le halètement, sans oublier la fabrication du lait par les mères qui allaitent leur portée de chiots ou de chatons.


Les quantités quotidiennes

Les besoins d’un chien sont en moyenne de 60 ml d’eau par Kg de poids et par jour, et varient en fonction de la température extérieure, de l’hygrométrie, de l’intensité des efforts physiques effectués, de la quantité des urines émises dans la journée.
Ainsi, en fonction du type de nourriture ingérée, la quantité d’eau bue ne sera pas la même. Car, si un aliment humide contient jusquà 80 % d'eau, un aliment sec de type croquettes en contiendra seulement de 8 à 12 %.
Laissez toujours un grand bol d’eau fraîche à disposition de votre petit compagnon, surtout si son aliment préféré est un aliment déshydraté. N’oubliez jamais de vérifier les quantités d’eau bue dans la journée, ainsi que le volume et la fréquence des mictions.
Une augmentation importante des quantités bues peut être le symptôme d’une affection grave comme le diabète ou l’insuffisance rénale. Parlez en rapidement à votre vétérinaire. Il en est de même pour les variations importantes du volume et de la fréquence des mictions : de "gros pipis" très fréquents peuvent être un signe d'appel pour le diabète, des mictions quasi inexistantes pouvant signaler une déshydratation, par exemple.

Eau du robinet ou eau en bouteille ?

Il est bien évident qu’à notre instar, nos animaux devront de préférence recevoir de l’eau potable, autrement dit de qualité microbienne irréprochable, et dont l’absence de goût et d’odeur ne limitera pas voire ne supprimera pas l’absorption par votre compagnon.
N’ayez aucun scrupule, l’eau du robinet satisfait pleinement à ces critères…..Et plus d’un chat adore boire l’eau qui coule du-dit robinet ! Attention toutefois à certains réseaux d’eau potable, dont la teneur en chlore donne un goût et une odeur qui risquent de repousser plus d’un chat. Pour vos chiens, les qualités organoleptiques posent assez peu de problème. Nombre d’entre eux vous étonneront en buvant dans des flaques d’eau boueuse, en vidant votre piscine à grands coups de langue, voire même en "dégustant" de l’eau de mer à s’en rendre malade, gastro-entérite assurée !
Vous pourrez trouver des conseils pour améliorer l'eau de boisson de votre animal en lisant l'ouvrage Maux et Remèdes en vente dans la Boutique du site.

Comment la présenter ?

Bien des matières plastiques, à base de PVC entre autres, se dégradent au contact de l’eau et des U.V., et peuvent finir par donner un goût fort désagréable à l’eau.
De ce fait, privilégiez les bols et gamelles en Inox, en verre incassable, en faïence ou porcelaine pour les toutous et minous un peu "chics" !
De plus ces matériaux se lavent et se désinfectent plus facilement. Ils résistent aussi bien au tampon récurant qu’aux petites dents acérées de votre chien bien aimé.
L’eau est un élément vivant, jamais totalement stérile. A fortiori, dès le premier coup de langue donné, l’eau de la gamelle sera contaminée par la salive de votre compagnon. La chaleur aidant, l’eau de la gamelle deviendra rapidement un "bouillon de culture". Veillez donc à renouveler très fréquemment l’eau de boisson de votre animal et pensez à laver soigneusement bols et gamelles très régulièrement.
Quant à la température de distribution, la température ambiante est idéale. Une eau trop froide pourrait perturber sa fonction intestinale et lui causer douleurs abdominales et diarrhées.

Les voyages

Que votre voyage dure une heure ou une journée, pensez à emporter avec vous, en voiture comme en train, une bouteille d’eau et un récipient pour la distribuer à votre petit compagnon.
Une bouteille d’eau minérale neuve ou réutilisée sera la meilleure des solutions car l’eau qu’elle contiendra n’aura ni goût ni odeur. De plus, l'utilisation des bouteilles avec un "goulot sucette" pourra éventuellement permettre de faire boire le chat récalcitrant qui n’accepte de boire qu’au robinet ! Et si votre chien ou votre chat refuse toujours de boire, n’hésitez pas à le mouiller, éponge ou spray feront alors l’affaire.


L’eau et rien d’autre ?

Trop souvent, dans le but de satisfaire la gourmandise de leurs amis à quatre pattes, certains maîtres ajoutent du lait, voire des substances telles le Viandox à l’eau de boisson.
Habitude néfaste s’il en est, car le contenu de la gamelle prendra rapidement une mauvaise odeur, surtout si la température ambiante est élevée, sa qualité bactériologique en pâtira, et le lait ajouté risque fort d’entraîner des troubles digestifs.
N’oublions jamais qu’un tube digestif de chat ou de chien n’est pas "programmé" pour digérer du lait de vache. La rançon d’une telle habitude d’abreuvement est souvent l’apparition de troubles digestifsde type diarrhée, ou même dermatologique de type prurit et dermatoses diverses .
Je passerai sous silence les nombreuses boissons pour animaux, type Milkcat ou autres, qui n’ont d’autre intérêt que de donner bonne conscience aux maîtres….et d’alourdir la bourse des industriels !
Pour conclure en peu de mots : l’eau est un élément vital. On meurt bien plus vite de soif que de faim. Ne négligez jamais de pourvoir à un abreuvement de qualité et en quantité pour vos compagnons à quatre pattes.

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L' Alimentation de l'animal âgé

Dans nos pays occidentaux, l’espérance de vie a fait un bond ces trente dernières années, que ce soit celle des hommes et des femmes qui les peuplent, ou celle de leurs petits compagnons à quatre pattes. En ce qui concerne nos animaux familiers,cette augmenatation de l'espérance de vie est due à une hausse constante du taux de médicalisation, aux progrès de la médecine vétérinaire en particulier dans le domaine de la gériatrie animale, ainsi qu'à l'attention toute particulière portée à l’alimentation que nous donnons à nos vieux compagnons .

Le vieillissement

Nul n’échappe au phénomène du vieillissement cellulaire et organique. Le métabolisme se modifie, se ralentit, le catabolisme prend de plus en plus le pas sur l’anabolisme, les fonctions hépatiques et rénales deviennent petit à petit moins efficaces, et mille autres petites modifications plus ou moins gênantes ou désagréables dans la vie de tous les jours.
Une hygiène de vie bien menée, une alimentation adaptée au nouveau statut physiologique ne rendront pas "ses vingt ans" à votre compagnon qui a pris "de la bouteille", tout du moins contribueront-elles à lui rendre la vie plus facile à vivre et plus agréable. Elles éviteront surtout que les déficits dus à l’âge n’interviennent et ne s’amplifient trop tôt dans sa vie, ce qui ne pourra que rallonger son espérance de vie.

Les signes physiques externes qui marquent l’apparition du début de la vieillesse peuvent apparaître plus ou moins précocement dans la vie de votre animal, selon son espèce , sa race et ses conditions de vie. Ainsi les chiens ont-ils tendance à vieillir plus précocement que les chats, les Dogues allemands paraîtront-ils plus vieux à âge égal qu'un Caniche, et les animaux vivant en intérieur supporteront-ils plus facilement les atteintes dues à l'âge.

Petit à petit vous pourrez constater l’apparition de quelques poils blancs sur son museau, un pelage qui devient moins fourni, plus terne, des griffes qui prennent plus rapidement des dimensions considérables et nécessitent donc d’être coupées beaucoup plus fréquemment. Parfois, à ces symptômes esthétiques viennent s’ajouter des symptômes plus généraux. Nous pouvons citer, par exemple, un amaigrissement exagéré accompagné d'une amyotrophie, des troubles locomoteurs souvent synonymes d’arthrose, des troubles de l’appétit comme de l'anorexie ou au contraire de la boulimie, une baisse du tonus et de la vigilance pouvant aller jusqu’à une indifférence par rapport au milieu environnant.

Tous ces symptômes ne représentent en fait que la partie émergée de l’iceberg. Tout l’organisme est en fait concerné par la sénescence. Les cellules se régénèrent moins vite, les organes perdent leurs capacités d’adaptation, l’organisme puise dans ses réserves et cesse d’en constituer. Cette lente dégradation de l'organisme est souvent bien plus marquée pour certains organes et tissus cellulaires qui le constituent.
Ainsi les cartilages articulaires souffrent-ils souvent plus précocement de ce phénomène de vieillissement, entraînant arthrose et troubles locomoteurs.
Ainsi les tissus cristalliniens deviennent-ils plus "rigides" en perdant leur hydratation, causant presbytie et cataracte.

Le vieillissement n’est pas à proprement parler un phénomène pathologique, sauf s’il intervient trop tôt, sauf s’il provoque l’apparition d’affections pouvant être liées à l’âge, comme l’insuffisance cardio-pulmonaire, l’insuffisance rénale chronique  ou l’amyotrophie rapide.
De plus les diverses perturbations métaboliques ainsi que les différents troubles organiques interagissent pour aggraver le tableau clinique.
- L' arthrose et la sénescence cérébrale vont diminuer l’activité physique entraînant de l’embonpoint, celui-ci gênant à son tour la mobilité.
- La baisse des fonctions hépato-biliaires va augmenter les troubles du transit , notamment la constipation consécutive à la baisse du tonus des fibres musculaires lisses de la paroi intestinale.
- Les capacités d’absorption de certains nutriments est diminuée, tels le calcium, entraînant ostéoporose et aggravation du phénomène arthrosique.
- Les moindres capacités digestives provoquent une moins bonne qualité du revêtement cutané et du pelage. L'animal âgé peut alors souffrir de sclérodermie, avoir un poil terne et cassant, présenter des alopécies diffuses ou localisées, ses coussinets peuvent s'épaissir et se craqueler.
- La sénescence cérébrale, accompagnée ou non de troubles circulatoires cérébraux, occasionne l'apparition de troubles locomoteurs, d'épisodes de malpropreté, ainsi que de troubles de la vigilance.

De quelques conseils

Avant d’aborder les recommandations pour l’alimentation du chien et du chat âgés, abordons rapidement quelques conseils pour améliorer leurs conditions de vie.
Veillez à ce que vos animaux âgés conservent tous les jours un exercice physique. Les promenades et les jeux lui permettront de garder la ligne, amélioreront son transit digestif, évitant les épisodes de constipation opiniâtre, diminueront les phénomènes de fonte musculaire, réduisant ainsi les difficultés locomotrices liées à l’arthrose.

Evitez leur les changements brutaux de température, en particulier pensez à placer leur corbeille ou leur tapis loin des courants d’air et empêchez les de dormir à même le carrelage lorsque vient la mauvaise saison. Rappelez vous que les douleurs arthrosiques sont aggravées par le froid.

Faites leur mener une vie bien réglée pour contribuer à diminuer le stress lié aux changements d’habitude : donnez leurs repas à heures fixes, évitez l’adoption de jeunes animaux, ne leur imposez pas de trop longs voyages, etc, etc…


Recommandations alimentaires

Nous allons maintenant donner de rapides recommandations alimentaires qui vous permettront de mieux maîtriser l'alimentation de votre animal qui commence à avoir un certain âge, si ce n'est un âge certain!

Veillez à un apport intéressant en végétaux à fibre longues, associé à une réduction des graisses essentiellement d’origine animale.
Le transit intestinal de votre animal en sera très largement amélioré et il prendra peu ou pas de poids en excès.
En outre, la réduction de l’énergie apportée par la ration alimentaire contribuera à freiner les troubles métaboliques dont il pourrait souffrir.

Il vous faudra également privilégier les sources d’acides gras à chaînes courtes ou moyennes.Ces derniers diminuent la formation de tissus adipeux et améliorent notablement la thermorégulation.

Veillez à distribuer des acides gras poly-insaturés qui jouent le rôle d’anti-oxydants et donc de protecteurs des membranes cellulaires. Certains d’entre eux ont même une certaine action anti-inflammatoire, et jouent ainsi un rôle non négligeable dans le contrôle du phénomène arthrosique.
Vous pourrez même envisager de complémenter l'alimentation de votre animal âgé en huile de bourrache ou en diverses huiles de poisson sous forme de gélules molles.

La ration alimentaire de l'animal âgé doit comporter beaucoup moins de protéines d’origine animale. Pour compenser cette baisse du taux de protéines, il faut veiller à ce que les protéines administrées soient d’une très haute valeur biologique.
Cet apport de protéines de haute valeur, mais en quantité raisonnable, est la clé pour maintenir une fonction rénale de qualité le plus tard possible.
En cas d'insuffisance rénale chronique due à l'âge ou à d'autres facteurs, ce conseil devient réellement un impératif. La diminution du taux de protéines est la seule façon efficace de diminuer la formation de déchets azotés dans l'organisme, et par voie de conséquence d'épargner les reins qui n'auront pas d'effort excessif à faire pour les éliminer.

Il faut impérativement diminuer les apports en sel de table et en phosphore dans l'alimentation de l'animal âgé.
Des taux élevés de ces minéraux dans le bol alimentaire aggraveraient la fatigue du tissu rénal et favoriseraient l’hypertension artérielle.
En maîtrisant la teneur en minéraux de la gamelle, vous permettrez ainsi à votre animal de préserver au mieux sa fonction rénale, sa fonction cardio-circulatoire, et diminuerez par la même les risques d'accidents vasculaires cérébraux.

En conclusion, une alimentation adaptée permettra à votre compagnon d’augmenter son espérance de vie, diminuera les troubles physiologiques liés au vieillissement de son organisme, et ce dès l’âge moyen de 7 à 8 ans pour les chats et chiens de taille petite à moyenne. Il faudrait même envisager une telle alimentation dès l’âge de 5 ans pour les chiens de très grande taille, comme les Mastiffs ou les Dogues allemands.
Ainsi votre compagnon, correctement alimenté, pourra-t-il mener à vos côtés, une vie la plus longue et la plus agréable possible.
Pour calculer au mieux la ration de votre animal dès qu'il commence à prendre de l'âge, demandez conseil à votre vétérinaire.

Si vous le désirez, nous pourrons établir un programme diététique pour votre animal. Demandez nous de lui rédiger un régime personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne.

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L'alimentation de la femelle gestante

La gestation est une des étapes fondamentales dans la vie de votre chienne ou de votre chatte. Désirée ou résultat d’un "moment d’inattention", la gestation se déroule la plupart du temps sans aucun problème pour la femelle, le seul stress rencontré étant souvent….celui de ses maîtres !
Nous allons donc vous présenter quelques conseils élémentaires ainsi que des recommandations alimentaires pour que tout se déroule au mieux, pour que mère et petits jouissent de la meilleure santé possible, pour que la naissance à venir ne soit pour vous qu’un moment de joie.

La gestation : un véritable marathon pour la mère

La gestation, d’une durée moyenne de deux mois chez nos carnivores domestiques, demande des dépenses énergétiques énormes pour "fabriquer" les organismes d’une portée de chiots ou de chatons, qui seront déjà parfaitement développés à leur naissance.
Sachez en outre que la plus grosse partie de cette élaboration intervient durant le tout dernier tiers de la gestation. Alors, ne nous étonnons pas que la mère, pour trouver les protéines et l’énergie nécessaires à cette merveilleuse mécanique de la gestation, voit son appétit assez fortement augmenté durant cette période finale de la gestation.

Quelles conséquences peuvent nous tirer de cela, quels conseils donner

Tout d’abord parlons de l’âge de la femelle au moment de la gestation.

En effet, les femelles trop jeunes verront leur croissance altérée et pourront souffrir de troubles osseux du fait que les fœtus, en quelque sorte, les spolient d’une partie de leurs réserves calciques. De plus, les chiots ou les chatons conçus par de très jeunes mères sont la plupart du temps plus petits que la normale et bien plus fragiles.

Chez les chiennes ou les chattes trop âgées les derniers jours de gestation et la mise bas provoquent souvent une fatigue physique et métabolique importante dont elles se remettront avec difficulté et toujours sur une période beaucoup plus longue.

Mères très jeunes ou très âgées auront donc à fournir des efforts bien trop lourds pour élaborer des petits puis les allaiter et devront puiser très largement dans leurs propres réserves, ce qui entraînera fatigue accrue et récupération pénible, longue et difficile pour beaucoup d’entre elles.

Parlons ensuite de l’activité physique des futures mamans.

Chiennes et chattes restent la plupart du temps très actives durant la gestation, souvenir des périodes ancestrales où les chiennes et les chattes sauvages devaient continuer à chasser pour pourvoir à leur alimentation.

Les chattes jouent, grimpent toujours aux arbres, continuent leurs aller retour incessants entre leur fauteuil adoré et le jardin ou les toits, lieux de leurs cabrioles préférées. Les chiennes n’interrompent pas leurs jeux, continuent à raffoler des longues promenades avec leur maître.

Puis viennent les derniers jours, le ventre s’arrondit, l’échine se ploie, l’essoufflement devient plus fréquent…..
Ne laissez pas vos petites amies tomber dans l’inactivité totale, veillez à ce que votre chienne puisse avoir une ou deux promenades quotidiennes "à pas mesurés", à ce que votre chatte puisse poursuivre quelques activités physiques au jardin.
Ainsi leur éviterez-vous une prise de poids trop importante et faciliterez-vous  le moment de la mise bas, en leur permettant de conserver une musculature abdominale et un tonus favorables au travail.

Evoquons enfin l’aspect sanitaire.

Afin que la future mère puisse profiter à 100% de la nourriture que vous lui donnez, il faut qu’elle ait été correctement vermifugée avant la gestation. En effet tous les parasites intestinaux la spolient d’une partie du bol alimentaire. Tous les autres animaux de son entourage doivent également être déparasités.

De plus vous éviterez une contamination de la portée in utero par certains parasites digestifs pouvant franchir la barrière placentaire.
Vous préviendrez également la contamination par les larves d'ascaris durant les tétées.

Certains vermifuges pourront même être administrée durant la première phase de la gestation, et votre vétérinaire pourra vous donner divers conseils élémentaires pour éviter d’éventuelles re-contaminations durant la gestation. Ainsi faut-il  cuire la viande à cœur, éviter de promener votre animal dans les lieux souillés par des animaux adultes, ne pas donner d'abats crus, etc, etc.

Pour prévenir une part des risques infectieux et pour que les anticorps maternels du colostrum soient en quantité importante, il faudra songer à ce que les mères soient à jour de leurs vaccins habituels, le traditionnel "CHPPiL".

Recommandations alimentaires

Souvenons-nous tout d’abord que la croissance fœtale est très importante en importance et en vitesse durant le dernier tiers de la gestation.

En conséquence, nous pouvons considérer que jusqu’au 40 42° jour de gestation, l’administration à la mère d’une nourriture "physiologique" pour chien adulte, dite nourriture standard, sera largement suffisante.Les quantités à distribuer seront identiques à celles données hors gestation.

A partir du dernier tiers de la gestation, il va falloir passer à une ration alimentaire apportant beaucoup plus de protéines, enrichie en vitamines et certains sels minéraux.
De plus, les ingrédients doivent être choisis de façon à ce que chaque gamelle soit "concentrée", apporte énergie et protéines sous un volume le plus réduit possible. Car l’abdomen de la mère n’étant pas extensible à l’infini, l’utérus par son volume important empêchera l’estomac d’accepter des repas volumineux en le comprimant.

Souvent la mère semble perdre une bonne part de son appétit, ce qui est préjudiciable pour ses petits mais aussi pour elle, car elle devra alors puiser dans ses propres réserves pour compenser une alimentation insuffisante. Soyez donc vigilants sur l’appétence des repas, donnez des aliments de haute valeur en ce qui concerne les protéines, répartissez la ration journalière en plusieurs petits repas qui auront tendance à moins "alourdir" l’estomac de la future maman.

Certains maîtres, dans le souci louable d’avoir des chiots ou des chatons "gros et costauds", supplémenteront la mère durant la gestation en calcium et phosphore en quantité déraisonnable….Grave erreur!
Les effets obtenus sur les petits seront inverses de ceux escomptés, et la mère verra le risque de souffrir d’une tétanie de lactation grandement accru.
L’augmentation de l’apport pospho-calcique est certes nécessaire, mais bien moindre que pour la lactation ou la croissance des petits après le sevrage, et devra de toute façon être interrompu dans les 3 ou 4 derniers jours précédant la mise bas.

Vous aurez donc compris que l’alimentation durant la gestation n’est pas à prendre à la légère, conditionnant la bonne santé de la mère, sa récupération après la mise bas, sa période d’allaitement, mais aussi, bien évidemment, la constitution et la santé de ses futurs rejetons.

Si vous n’avez ni le temps ni la minutie nécessaire pour préparer, mitonner les gamelles de votre petite compagne en gestation, il existe des aliments industriels adaptés à cet état physiologique , aliments prévus pour couvrir tous les besoins de la mère et des fœtus tout en vous assurant une tranquillité d’esprit non négligeable dans ces périodes souvent un tantinet…stressantes !
Mais pensez toujours que ces aliments sont complets et que tout apport vitaminique ou minéral ne pourra qu’être néfaste pour la mère ou pour ses rejetons.
L'alimentation de la chienne ou de la chatte gestante devant être menée avec sérieux et rigueur, demandez conseil à votre vétérinaire en cas de doute.
Demandez-nous d'établir un régime personnalisé, nous sommes à votre disposition via la rubrique Prestations en ligne

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Alimentation & Allaitement

Notre jeune mère vient de mettre bas, toute la maisonnée contemple émerveillée le spectacle des tous petits en train de téter goulûment aux mamelles gorgées de lait.
Spectacle émouvant qui ne doit pas nous faire oublier que débute pour la mère une nouvelle étape tout aussi épuisante que celle qui vient de se terminer, l’allaitement !

Physiologie de l'allaitement

Cette période cruciale va durer en moyenne 8 semaines dans l’espèce canine et représenter pour la mère un effort métabolique intense, supérieur par bien des points à celui fourni durant la gestation.

En effet, il faut savoir que les petits, particulièrement affamés au milieu de cette période, vont devoir ingérer aux alentours de 3 à 3,5 grammes de lait pour grossir eux même d’un petit gramme.
Un calcul rapide permet d’estimer qu’une chienne pesant une dizaine de Kg et allaitant 4 chiots, produira entre 18 et 22 Kg de lait durant cette période, donc à peu près le double de son poids.
Par la même, l’abreuvement et l’alimentation doivent permettre à la mère de produire une quantité de lait aussi phénoménale..

Abreuvement et alimentation

Il faut impérativement veiller à ce que la mère ait toujours à disposition une belle gamelle d’eau. Vous la renouvellerez aussi souvent que nécessaire pour éviter la formation d'odeurs et de goûts désagréables. Cela permettra de maintenir également une qualité bactériologique de l'eau toujours irréprochable.
Pensez à laver le récipient quotidiennement, et à le rincer soigneusement pour éviter les résidus de détergent.

La mère, pour récupérer rapidement et totalement de sa période de gestation et de l’allaitement qui a suivi, ne doit pas avoir à puiser dans ses propres réserves lipidiques, protéiques et minérales.
Un aliment d’allaitement de qualité sera en fait similaire à celui donné dans le dernier tiers de la gestation, hormis la composition en calcium et vitamines.
Des protéines de haute qualité nutritionnelle, une énergie facilement métabolisable, une pâtée fortement appétente pour que la mère ne rechigne pas à ingérer la totalité de la ration distribuée, sont les principales caractéristiques de cette alimentation.

La ration journalière devra être distribuée en  4 ou 5 petits repas, pour stimuler l'appétit et éviter les surcharges gastriques.

Certaines mères ayant un instinct maternel des plus développés, hésitent à quitter leur portée pour s’alimenter et s’abreuver. Placer les gamelles à proximité du panier sera une solution pour l’inciter à s’alimenter.

Une caractéristique importante de l’aliment d’allaitement comparé à celui de gestation, sera l’apport calcique bien plus important. Cet apport minéral, conjugué à une alimentation riche et de qualité évitera une des affections redoutées de la période d’allaitement, à savoir la tétanie de lactation.
Cette affection se traduit chez la mère par une adynamie, des spasmes musculaires, et, dans les cas graves, par des crises tétaniformes pouvant entraîner le décès de la mère si elles ne sont pas prises en charge médicalement dans des délais très brefs.
La tétanie de lactation débute la plupart du temps aux alentours du 20° jour d’allaitement et sa fréquence est bien plus élevée chez les mères chétives, dénutries suite à une alimentation non adaptée, ou allaitant une portée trop volumineuse.

De ce fait, il n’est pas rare pour préserver une mère affaiblie, de devoir sevrer précocement tout ou partie de la portée, tout en poursuivant un allaitement artificiel des petits, jusqu’à ce qu’ils aient la possibilité d’ingérer de la nourriture solide.

Rappelons pour mémoire qu’un autre des facteurs favorisant l’apparition de cette affection est la complémentation excessive, non maîtrisée, en calcium et phosphore de la mère durant la gestation, en particulier durant la dernière semaine;

Pour conclure, alimentation et abreuvement doivent être conduits avec le plus grand des sérieux pour assurer à votre jeune mère une récupération rapide, et aux petits un harmonieux début dans la vie. N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire qui saura vous donner les conseils adéquats et prévenir ou dépister tout début de carence calcique. Il pourra ainsi être à même d’éviter au maximum à votre animal les risques d'une tétanie de lactation .
Nous restons à votre disposition pour un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne

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Biberons & Cie

Votre chienne ou votre chatte a mis au monde plus de petits qu’il ne faudrait ? Elle ne se révèle pas la meilleure des mères ? ou malheureusement vos touts petits sont devenus orphelins ? Peu importe, il va vous falloir assumer la rude corvée des huit biberons quotidiens. Mais quel lait choisir ?
Tout d’abord ne confondons pas nécessité et manie déplacée : si la jeune mère allaite correctement ses rejetons, nul besoin de penser à rajouter des tétées au biberon sous prétexte d’accélérer la croissance ou de rendre les petits plus costauds. De toute façon, lait artificiel acheté chez votre vétérinaire, ou lait maternisé « maison », rien n’égalera en qualité le lait de la mère.

Quand faut-il songer à l'allaitement artificiel ? Comment le pratiquer.

les chiots et chatons dépérissent assez rapidement, du moins au début de leur courte existence, s’ils ne sont pas allaités en qualité et en qualité, risquant rapidement la déshydratation puis de graves troubles métaboliques.
Il faut avouer que le lait maternisé industriel est d’une facilité d’emploi et d’une sûreté supérieures à toutes les préparations ménagères.

Quoi qu’il en soit, il vous faudra respecter scrupuleusement les modalités de préparation, veiller à tiédir le lait à 33° environ , utiliser du matériel, si ce n’est stérilisé, tout du moins d’une rigoureuse propreté, respecter les quantités à donner en fonction de l’âge et du gabarit . Ouf !

Biberons et tétines pour carnivores, pipettes, compte gouttes en plastique, seringue UU en plastique, peu importe le matériel utilisé, pourvu que le lait aboutisse dans la petite gueule affamée qui jappe ou miaule de faim. Mais il faut éviter les biberons joujoux, tels ceux que l'on trouve vendus remplis de bonbons et que les petites filles utilisent pour jouer avec leurs poupons. En effet, le caoutchouc de leur tétine est bien trop rigide pour permettre une succion effcicace.

N’oublions les petits gestes attentionnés que pratique la mère à chaque tétée. Ainsi, à chaque biberon, pensez à masser le petit bedon désormais rempli, ainsi que la région périnéale, avec un chiffon humide et tiède, à l’imitation de la mère qui lèche ces régions pour stimuler mictions et défécations.
Si tout se passe bien, petits pipis et petites crottes ne tarderont pas à se produire après votre petite séance de massage.
Il ne vous restera alors plus qu’à remettre le petit avec ses frères et sœurs, si possible dans la chaleur du pelage maternel, ou dans les replis d’une couverture ou d’un couffin, si la mère n'accepte plus ses petits ou n'est plus là.

Les recettes pour materniser le lait

De nombreuse recettes existent pour fabriquer son propre lait maternisé. Reconnaissons que certaines d'entre elles vous sembleront tout droit sorties d'un grimoire de magie, plutôt que d'un manuel de diététique canine ou féline!
Nous nous contenterons de vous en présenter 2 parmi les plus simples, même si la consistance du lait ainsi obtenue pourra en étonner plus d’un.

Lait entier de vache : 25 cl       Si le lait n'est pas pasteurisé, pensez à le faire boullir, puis tiédir.
Crème pasteurisée : 20 cl
Oeuf cru : 1 jaune
Complément vitaminé et minéral : Levure de bière ½ cuillerée à moka   /  ½ cp Ostéocynesine ND  /   une goutte Stérogyl ND
L' Ostéocynésine réalise l'apport calcique, le Stérogyl l'apport en vitamine D.
 

Lait concentré non sucré type Gloria ND : 1 boite de 500 grammes
Œufs crus : 1 œuf entier + 2 jaunes
Complément vitaminé et minéral type Sofcanis ND : 15 grammes
Le Sofcani réalise l'apport phospho-calcique, et un apport multi-vitaminique.

En cas de difficulté de distribution, on pourra rajouter une quantité minime d’eau minérale pour fluidifier le mélange à raison d'un volume d’eau pour cinq ou six volumes de mélange.

En cas d'urgence, il existe des compositions plus simples qui permettront un dépannage de week-end, par exemple, et éviteront aux chiots ou aux chatons une diarrhée consécutive à une prise inopportune de lait de vache pur. La plus connue, carencée en minéraux et vitamines, mais intéressante par son apport protéique est la suivante:

Lait concentré non sucré : deux boites de 500 grammes
Oeufs : cinq oeufs entiers

N'oubliez jamais l'importance primordiale du colostrum, ou premier lait, pour la santé des chiots ou chatons. Le colostrum est riche en Anticorps maternels et offre aux jeunes animaux une protection que leur système immunitaire encore immature est incapable de leur assurer. Essayez donc au maximum de faire téter toute la portée les deux premiers jours au moins.



Pour tout conseil sur l'allaitement, demandez conseil à votre vétérinaire.

Pour d'autres recettes de lait maternisé, pour des conseils personnalisés, rendez-vous dans notre rubrique Prestations en ligne

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Un chien végétarien?!

 

Un nombre croissant d'adeptes du végétarisme, voire du végétalisme, ne voulant plus posséder aucune protéine d'origine animale dans leurs placards et réfrigérateurs, se tournent vers leurs vétérinaires pour leur demander de transformer leur chien en bon végétarien.....alors, utopie ou possibilité scientifiquement démontrée

Les Bases physiologiques

Chez nos amis à quatre pattes, le chat ainsi que tous les félidés, est dit carnivore strict, dans la mesure où une alimentation carnée à 98% lui permet de vivre une vie saine et active. Par contre, le chien est dit carnivore à tendance omnivore, ou bien carnivore occasionnel, sa ration devant être composée de protéines d'origine animale, de lipides, de céréales et de fibres végétales.

Le Chien adulte

Suite aux recherches effectués par les grands groupes de l'agro alimentaire pour pouvoir mettre sur le marché des aliments sans allergène animal, il existe depuis quelques années sur le marché de l'aliment haut de gamme des aliments secs, croquettes ou flocons, à visée anti allergique , dépourvus de toute protéines d'origine animale. Le choix de protéines végétales de haute valeur nutritionnelle, l'utilisation de technologies de transformation des matières premières, l'ajout d'additifs permettant d'augmenter l'appétence, une savante alchimie dans les mélanges a permis ce miracle de pouvoir rendre un chien, artificiellement certes, végétarien....mais à des prix au delà du raisonnable.

Il existe toutefois des aliments industriels contenant également des protéines animales issus des productions laitières et avicoles, mais dépourvus de viande...donc pas pour des chiens « végétaliens » !

Il est effectivement possible d'établir une ration ménagère végétarienne, sous l'expresse condition de veiller à un apport de lipides et protéines animales sous forme d'oeufs et de produits laitiers, et du choix raisonné des sources de protéines végétales . De plus, pour éviter toute carence ou tout excès, ces rations devront être calculées par des spécialistes en diététique animale....Par la même, avec les légumes du jardin, les œufs du poulailler et le lait de la Roussette, impossible de vivre en compagnie d' un chien végétalien !

Le Chien en croissance

Au moment du sevrage, et sur une période fort longue, les capacités digestives du chiot sont des plus limités. Un tube digestif encore bien court, un pool enzymatique encore restreint, tout cela fait que le chiot ne peut recevoir de gros volumes de fibres végétales et de céréales, au risque, sinon, d'avoir de sérieux troubles digestifs qui risquent de perdurer à l'âge adulte.
De plus, les besoins extrêmes en protéines et lipides pour permettre une croissance intense et rapide ne peuvent être couverts que par une ration carnée.

Enfin, les besoins en sels minéraux, et tout particulièrement en Phosphore et en Calcium, destinés à permettre au squelette de grandir et se renforcer sur quelques mois, ne peuvent être assurés que par une alimentation carnée. Les produits laitiers en apportent de façon insuffisante, les végétaux encore moins, du moins dans les légumes utilisés couramment.

Enfin les vitamines D, dont l'importance est primordiale pour la croissance, ne peuvent être apportées en quantité suffisante mais surtout en qualité que par une alimentation carnée.

Pour conclure, un chiot ne peut pas être végétalien, ni même végétarien, au risque, sinon, de souffrir de rachitisme, d'ostéofibrose juvénile ou toute autre affection entraînant des déficits et des anomalies de croissance.

Et n'oublions jamais que dans le cadre d'une alimentation ménagère, il est vital de veiller à une supplémentation phospho calcique et vitaminique mais aussi à toujours adapter les quantités de protéines animales, de lipides, d'amidon et de fibres en fonction de l'âge et de la masse corporelle.

Remarque: de même qu'il est impossible d'assurer une bonne croissance à un chiot avec une alimentation végétarienne,  il est tout aussi impossible d'alimenter une chienne en gestation, une chienne allaitante ou un chien de sport sans apport carné, leurs besoins protéiques, en énergie rapidement utilisable étant très difficiles à couvrir avec les seuls apports végétaux.

 

Pour tout conseil diététique n'hésitez pas à vous adresser à nous par le biais de la rubrique Contact ou en souscrivant une de nos Formules en cas d'alimentation adaptée à un état pathologique.

 

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Chiots & Chatons, éducation et alimentation

Et oui, ce gros matou pelotonné à vos pieds sur votre couette d’hiver, et cet affectueux molosse de 50 Kg qui prend plaisir à démolir vos précieux bibelots à grands coups de queue, oui eux, n’ étaient encore que des petites boules de poil vagissantes voila encore quelques mois. La faute à Mère Nature qui a donné à ces espèces des vitesses de croissance physique et de développement psychique aussi élevées.
Il va donc vous falloir prendre le taureau par les cornes, façon de parler, bien évidemment, pour des propriétaires de quadrupèdes carnivores à élever ! Car, tant au niveau de l’alimentation que de celui des modalités de vie en commun avec les humains, c’est dès les premières semaines qu’il vous faudra appliquer les règles élémentaires que vous donnera votre vétérinaire. Voyons donc, dans l’ordre, quelques conseils alimentaires, pour évoquer rapidement ensuite, quelques règles de vie à inculquer.

L’allaitement

Soyez rassurés, dans 95 % des cas, la mère pourvoira à l’allaitement de la portée sans problème aucun.
A vous de jouer pour lui fournir la boisson et les aliments adaptés à sa fonction de "laitière", pour trouver le meilleur endroit, hors des courants d’air et chauffé convenablement, pour que les touts petits vivent au mieux leurs premières semaines.

Pensez à vérifier matin et soir que chacun d’eux est bien alimenté, c'est-à-dire bien hydraté, le ventre rebondi, et faisant preuve d’un dynamisme bruyant.

Parfois, un début de mammite,une insuffisance de sécrétion lactée voire une tétanie de lactation, vous obligeront à pratiquer un allaitement artificiel partiel ou total. Ne faites pas l’erreur de partager la portée entre ceux qui tètent la mère et ceux qui bénéficient du biberon.
Il faut que chacun puisse, si possible, téter un peu aux mamelles, et boire un peu au biberon. Alternez-donc les biberons et les tétées aux mamelles. Car rien ne remplace et ne remplacera jamais le lait maternel. Pour les recettes " maison", ainsi que les conseils d’administration, reportez vous au chapitre  Biberons & Cie de la rubrique Alimentation du site


Le sevrage

Les premier mois passés, la maturité des organes digestifs, les incitations de la mère, le comportement de jeu, tout cela va permettre aux petits, entre deux bonnes tétées, de s’essayer à une nourriture solide.Souvent il s'agira de celle que la mère n’aura pas fini dans sa gamelle.

Parfois, nécessité oblige, vous pourrez tenter un pré-sevrage plus précoce, au bout de 20 à 25 jours, lorsque les petits sont allaités artificiellement, de façon à vous simplifier la vie un peu plus rapidement, et éviter ainsi de nombreuses séances de préparation et d'administration de biberons.

Il vous faudra procéder à une phase de transition alimentaire de 10 à 12 jours, en administrant chaque jour une portion un petit peu plus importante de nourriture solide. Il ne faudra jamais omettre de préparer une ration équilibrée, de type "viande riz légumes", de façon à les habituer à ces ingrédients dès leur plus jeune âge.
Mais veillez à ne choisir que des ingrédients de très haute qualité, de façon à ce que les rations soient parfaitement digestes. Le déclenchement de troubles digestifs précoces, suite à une alimentation déséquilibrée, serait nuisible à l’avenir immédiat et à long terme des touts petits.

La croissance

Votre petit compagnon vient d’achever son sevrage.
S’ouvre alors pour lui une des périodes cruciales de sa vie, la croissance.
Ses os, ses tendons, ses muscles, tout son organisme va grandir, ce qui nécessite une consommation de protéines et d’énergie fantastique. Par le jeu, l’exploration de l’univers qui l’entoure, et l’éducation, son comportement futur de chien ou de chat adulte va progressivement se mettre en place.
D’où l’importance majeure de l’alimentation durant cette période, ainsi que l'importance des règles d'éducation à appliquer qu’il vous faudra apprendre et respecter.

La nourriture sera en quelque sorte beaucoup plus riche et présentée sous une forme plus concentrée que la nourriture standard du chien  oudu chat adulte.En effet, les besoins pour la croissance sont élevés, mais l'estomac d'un chiot ou d'un chaton est bien petit en comparaison des volumes à ingurgiter.

Elle devra être équilibrée quant aux apports en phosphore, calcium et minéraux, pour permettre une croissance du squelette la plus harmonieuse possible. Les carences peuvent être responsables, entre autres,  de rachitisme et les excès de calcium ou de vitamine D peuvent entraîner des troubles tout aussi graves, comme l’ostéomalacie, ou des calcifications organiques disséminées.

La préparation d’une ration ménagère pour un chiot est plus ou moins aisée. Elle risque d’être très compliquée pour un chaton, au risque de voir les gamelles systématiquement refusées en raison d'une appétence insuffisante. Dans d'autres cas, le chaton pourra avoir une croissance perturbée par une alimentation totalement déséquilibrée au profit des protéines seules.

Le recours aux aliments industriels, s’il vous paraît moins satisfaisant d’un point de vue sentimental ou de votre implication personnelle dans l’alimentation de votre animal, vous apportera néanmoins une grande sûreté dans la qualité des ingrédients et la facilité du calcul des rations à administrer. Il faut parfois savoir faire confiance aux industriels du secteur agro-alimentaire.

La croissance est aussi le moment où les "bonnes habitudes" doivent être prises.
Un bout de chou qui grimpe sur la table pour dérober quelques morceaux dans une assiette peut prêter à sourire…..
Un chiot ou un chat qui fait des cabrioles pour obtenir le biscuit ou la friandise qui le fait saliver de gourmandise, attendrira le cœur le plus endurci…

Mais c’est bien là le problème. Il vous faudra dès le départ adopter les bonnes attitudes, à savoir réprimer avec douceur mais fermeté les petites et grosse bêtises, et limiter au maximum la distribution de friandises, de restes de repas à table, et autres biscuits Waf Waf….

Sinon, un beau jour, vous regarderez avec nostalgie la photo de votre animal au temps où il était svelte, alors que vous aurez sous les yeux le résultat d’années et d'années de repas déséquilibrés, de grignotage et de friandises diverses : un gros balourd qui n’arrive plus à remuer ni pied ni patte!

La croissance d'un chaton et d'un chiot est réellement une des étapes les plus cruciales de sa vie. C'est pourquoi il vous faudra limiter au maximum les erreurs d'alimentation et les erreurs d'éducation durant cette période. N'hésitez jamais à prendre conseil auprès de votre vétérinaire.
Nous sommes à votre disposition pour des conseils personnalisés de diététique et d'éducation canine ou féline. Rendez-vous dans notre rubrique Prestations en ligne.

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Croissance et alimentation

Nous allons aborder de façon la plus synthétique possible la période de vie de votre chiot ou de votre chaton qui le conduira du jour de sa naissance au jour où il aura achevé sa croissance et rentrera dans l'âge adulte.

De la naissance au sevrage

A peine sortis du ventre maternel, chiots et chatons se trouvent rapidement et fermement "accrochés" à une  mamelle, après avoir été guidés jusqu'à cette mamelle à grands coups de langue par leur mère.
Ils peuvent alors téter goulûment le colostrum, ce premier lait qui apaisera leur faim et leur procurera une bonne dose d’anticorps destinés à leur offrir une protection immunologique des plus efficaces durant leurs 6 à 8 premières semaines de vie.
Pour que ce fameux colostrum soit riche en anticorps, il faut que la mère soit en bonne santé, soit à jour de ses vaccinations, et ait été correctement vermifugée. Seules des vermifugations avant la gestation, puis durant la période d’allaitement, peuvent prévenir le risque de transmission de parasites comme les ascaris, in utero ou lors des tétées.

Dans les jours qui suivent, le lait va progressivement changer de composition, devenant plus épais, plus gras, s’adaptant à la lente maturation du système digestif des tous petits.
En un raccourci imagé, nous pourrions dire que le lait des carnivores est plus riche que celui des herbivores, en particulier en protéines et en lipides, mais plus pauvre en lactose. A cela, deux conséquences : nos chiots et chatons digèrent souvent fort mal le lait de vache !

En cas de besoin, de portée trop nombreuse, de mère épuisée ou malade, il faudra avoir recours à du lait maternisé pour sauver le plus de petits possible. Certes, il existe des laits maternisés en poudre, d’utilisation facile et de composition très proche du lait de la chienne ou de la chatte. Mais vous pouvez envisager, si vous en avez l’envie, le temps, la minutie et la patience, de préparer vous-même ce lait maternisé. Les recettes sont aussi nombreuses que compliquées et seul un vétérinaire pourra vous procurer une formulation sérieuse.

La période du sevrage

Entre un mois et demi et deux mois, les chiots et chatons vont commencer à s’intéresser à la gamelle de leur mère : curiosité, imitation de la mère, saveur d’une bonne gamelle de nourriture pour adultes, incitations par la mère, autant de facteurs déclenchant le début du sevrage.

Cela correspond au moment où leur tube digestif a reçu en grande partie l’équipement enzymatique qui leur permettra de commencer à digérer ces aliments solides. Cette période du sevrage, transition vitale de l’aliment lacté vers l’alimentation adulte, est une période charnière essentielle pour la vie future de nos petits compagnons.

Un sevrage trop précoce, mal conduit, mené sur un laps de temps trop bref, conduira immanquablement à des conséquences graves voire fatales, que ce soit pour le chiot ou le chaton, ou pour les adultes qu’ils deviendront . En cas de sevrage mal conduit, des affections comme les diarrhées chroniques, les insuffisances digestives ou les retards de croissance surviennent quasi immanquablement.

Le chiot et le chaton en croissance

Nos jeunes amis sont désormais capables d’absorber une nourriture proche de celle des adultes quant aux divers ingrédients qui la composent, à savoir viande, céréales, légumes, vitamines et minéraux.

Mais les rapports protéines / lipides / glucides, ainsi que les apports vitaminiques et phospho-calciques diffèrent notablement de ceux de l’alimentation des adultes.Ainsi, par exemple, leur nourriture doit-elle être plus riche en protéines, enrichie en vitamine D et en Calcium.

L’administration de la ration doit se faire en plusieurs repas répartis le plus harmonieusement possible dans la journée. Pour grandir, les quantités à ingérer sont importantes et le volume de leurs estomacs bien petit !

L’éducation à la nourriture doit se faire avec rigueur dès le plus jeune âge.Il faut ainsi les éduquer à respecter les heures des repas, veiller à ne pas leur donner de gâteries à côté des repas, ne pas les laisser  jouer avec leur nourriture en lui faisant faire "le tour de la maison ",  etc, etc….

Si vous désirez vous faciliter la vie, vous pourrez opter pour une alimentation industrielle. Nombreux sont les fabricants proposant des aliments de croissance de qualité, adaptant leurs gammes à la multiplicité des races, des formats et aux besoins spécifiques des carnivores en croissance.
Un seul conseil : respectez les quantités préconisées par le fabricant, donc pesez régulièrement votre tout petit et les aliments que vous lui donnez.

Evitez de façon absolue, sauf avis médical autorisé, de complémenter la ration en vitamine D ou en Calcium, dans l’espoir d’avoir des animaux plus grands, plus forts, plus résistants. Vous prendriez le risque d’avoir strictement l’effet opposé à celui recherché. Un excès de vitamine D ou de Calcium pouvant, par exemple, entraîner des troubles du squelette difficiles voire impossibles à corriger et de ce fait irréversibles.

Si vous avez le temps, en particulier si vous n’élevez qu’un seul petit à la fois, vous pourrez assez facilement prendre plaisir à lui concocter affectueusement ses repas. La viande de bœuf, les céréales cuites longuement, les haricots verts, les compléments calciques et vitaminés seront vos ingrédients de base.
Mais il vous faudra toujours suivre les conseils diététiques de votre vétérinaire pour calculer la ration adaptée à la race, à l’âge et au poids de votre petit compagnon. Ainsi pourrra-t-il  se fabriquer un squelette, des muscles et des organes en toute tranquillité.

Il vous faut savoir que la courbe de croissance de votre chiot ou de votre chaton n’est pas linéaire, mais prend la forme d’un S majuscule. Autrement dit, la vitesse de croissance est rapide les premiers mois, puis, après ce que l’on nomme le point d’inflexion de la courbe ( le "centre" du S ), elle  ralentit jusqu’à la fin de la croissance qui interviendra, selon les races, entre 8 et 18 mois.

Ne vous inquiétez donc point si votre tout petit grossit moins vite à partir d’un certain âge, et surtout n’essayez pas de compenser cela par l’administration de repas plus volumineux ou plus riches, la encore vous obtiendriez l’effet opposé !

Pour conclure, adoptez dès le plus jeune âge de votre petit compagnon une alimentation équilibrée, évitez lui les petites friandises ou gâteries, éduquez le à des repas pris à heure fixe . De bonnes habitudes alimentaires et comportementales lui assureront une croissance des plus harmonieuses et feront de lui un adulte sain et équilibré, avec qui la vie sera agréable et facile.
En cas de doute, de questionnements divers, prenez conseil auprès de votre vétérinaire.
Nous sommes à votre disposition pour tout conseil personnalisé en diététique via notre rubrique Prestations en ligne

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Croquettes et Conserves

Adepte des médecines naturelles, nous sommes partisan d’une alimentation ménagère.Composer la ration alimentaire de votre animal préféré permet une meilleure maîtrise de celle-ci, préparer sa gamelle renforcera les liens affectifs qui vous unissent. Toutefois, pour ceux qui n’en aurait pas le temps, ou pour subvenir aux besoins de votre petit compagnon lors de circonstances exceptionnelles, le recours aux nourritures industrielles peut être une nécessité. Comment dès lors choisir le type d’alimentation qui lui conviendra ?

Historique

Après le boum du marché des aliments en conserve pour l’homme datant de la fin des années 50, les industriels se sont rapidement intéressés au secteur de l’alimentation animale. Dans ce domaine les précurseurs furent les marques Canigou, RonRon et Félix.

Deux techniques de fabrication et de commercialisation entrèrent rapidement alors en concurrence : les conserves, ou aliments humides et les croquettes ou aliments secs.

La plupart des grandes marques continuent désormais de fabriquer l’un ou l’autre de ces types d’aliments. En effet, les procédés de fabrication, les installations industrielles, les savoir-faire sont propres à chaque type d’aliment.

Dans un simple but marketing, ou presque, sont venus se rajouter depuis les années 80 et 90 , différentes présentations telles que les barquettes individuelles conférant souvent une connotation "aliment de luxe", il n'est qu'à voir la publicité pour la marque Sheba, et des aliments en flocons ou soupes à réhydrater donnant l’impression au maître de s’impliquer dans la préparation du repas pour son animal. Pour faire un trait d'humour, remarquons que, dans ce cas, l'implication du maître se limite au fait de rajouter de l’eau chaude dans la gamelle remplie de flocons!

Alors, comment choisir entre aliments humides et aliments secs ?

Sachez tout d’abord que pour les marques dites "sérieuses", voire pour les marques vendues en animalerie ou chez votre vétérinaire, les deux types d’alimentation sont rigoureusement équivalentes, dans la mesure où les ingrédients qui entrent dans les processus de fabrication sont de qualité, les taux de protéines, de lipides et de glucides respectés ainsi que les apports en vitamines et oligo-éléments.En outre,les procédés de fabrication sont bien maîtrisés, ils ne dénaturent donc pas les qualités diététiques des ingrédients. Autrement dit, opter pour l’un ou l’autre des types d'aliments est une simple question de choix pour vous, en fonction de vos critères propres comme la facilité de transport et de stockage, le coût, et en fonction des préférences voire de la gourmandise de votre chien ou de votre chat.

Concernant l’alimentation en conserve, il est vrai que ,question appétence, les industriels ont depuis longtemps réussi à offrir au consommateur canin ou félin des produits des plus attractifs. Malheureusement, certains industriels peu scrupuleux privilégient l’appétence au détriment de l’appétit !

Confondant volontairement ces deux notions, ils rajoutent une gelée appétente, des lipides, voire augmentent le taux de protéines pour augmenter les arômes et la sapidité au détriment des règles élémentaires de la diététique…Le marketing agroalimentaire a parfois une fâcheuse tendance à rendre votre petit compagnon "addict" à leur gamme d’aliments en flattant "bassement" leur gourmandise.

Les industriels fabriquant des aliments secs ne sont pas non plus avares de solutions plus marketing que réellement diététiques pour attirer Médor ou Minette ! Multiplication des agents de sapidité, enrobage des croquettes par un mince film lipidique, agents de texture pour provoquer l’apparition d’une gelée lors du rajout de l’eau chaude….Autant de solutions pour augmenter l’appétence, améliorer l’aspect du produit sans pour autant respecter totalement les règles de la diététique canine ou féline.

Nous remarquons que le marché des croquettes et autres soupes déshydratées est en nette progression depuis quelques années au détriment des conserves. Cela est sans doute lié au fait que le coût journalier d’une ration pour chien ou chat sera inférieur, à qualité nutritionnelle égale, pour les aliments déshydratés. En effet, les procédés de fabrication, les emballages et les coûts de transport et de stockage sont moindres pour ces aliments, ce qui permet aux groupes du secteur agroalimentaire de vous les présenter en rayon à un prix nettement plus attractif que celui des conserves, que ce soit les boites, les sachets individuels ou encore plus les barquettes.

Pour notre part, si les ingrédients sont de bonne qualité et les règles diététiques respectées, nous avons tendance à privilégier les aliments secs pour les raisons suivantes:

Stockés dans un lieu sec et aéré ils se conservent bien et longtemps sans risque bactériologique majeur, sans baisse importante des qualités organoleptiques.

De plus, leur absorption nécessite de la part de votre compagnon à 4 pattes des efforts de mastication, ce qui entraîne un nettoyage mécanique des surfaces dentaires et contribue grandement à une bonne hygiène bucco-dentaire, en complément d’un brossage régulier ou de l’administration de substances réduisant la plaque dentaire.

Pour le choix final, votre vétérinaire ayant une bonne connaissance des marques , des procédés de fabrication ainsi que des règles de la diététique canine ou féline, saura au mieux vous informer. Demandez conseil à votre vétérinaire !

N'hésitez pas à nous demander un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne

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La Diététique du chien sportif

Vous êtes chasseur, vous pratiquez la course de traîneau, votre greyhound fait votre fierté sur les cynodromes de la région, votre petit bâtard est le roi des concours d’aglity du département….Autant de bonnes raison de vous intéresser à l’alimentation du chien sportif.

Chien de Carl Lewis ou chien d’Emil Zatopek ?

Tentons donc de voir quel type de sportif est votre compagnon à quatre pattes.

Tout d’abord, si vous et votre chien faites ensemble les traditionnelles promenade matinales et vespérales et, de temps à autre, une balade en forêt pour cueillir les champignons d’automne, nul besoin d’envisager une nourriture spéciale. Toute alimentation enrichie en énergie, protéines, vitamines, ne pourra qu’être préjudiciable à votre compagnon, qui verrait sa masse corporelle s’accroître, ses fonctions rénales et cardiaques s’affaiblir dangereusement…N’oubliez jamais que, lorsque vous rentrez chez vous un tantinet sur les rotules, votre chien pourra encore allègrement vous quémander 2 heures supplémentaires de promenade, sans risquer contractures ou hypoglycémie post effort !

Son ample thorax, sa musculature impressionnante qui se devine sous sa peau fine, ses membres fins et allongés, sa course aux foulées amples et élégantes, tout concourt à faire de votre animal le prototype du sprinter, capable d’efforts monstrueux sur de courtes distances, mais s’épuisant rapidement ensuite.

Une morphologie puissante et râblée, une toison fournie, une couche graisseuse sous-cutanée importante, des membres courts et puissants, nous sommes en présence d’un coureur de fond habitué à exprimer ses qualités sur les immenses pistes du grand nord canadien ou de la toundra sibérienne. Il ne battra pas un lévrier à la course, mais pourra traîner son fardeau des heures sans rechigner

De morphologies différentes en fonction de leur spécialisation, plaine, marais, broussailles, toutes ces races de chien de chasse ont en commun de posséder des membres solides, une certaine endurance, des facultés de récupération hors normes, et surtout un attrait tout particulier pour la poursuite du gibier à plume ou à poil quelles que soient les conditions climatiques. Voilà sans doute la définition d’un chien pratiquant la course de demi-fond.

Bien évidemment les caractéristiques ci-dessus décrites correspondent à une moyenne pour chacune de ces races. Tous les lévriers ne seront pas des champions du sprint, qu’il soient indolents ou privés d’entraînement. Tous les Malamutes ne pourront traverser les plaines canadiennes en tirant un lourd fardeau, bien des lignées ont dégénéré, faisant de certains individus de gros balourds maladroits.

L’alimentation

Tout d’abord, l’alimentation et les aptitudes naturelles de votre chien ne pourront à elles seules conditionner les résultats sportifs de votre chien. Seul un entraînement régulier voire quotidien, permettra un développement harmonieux des masses musculaires nécessaires à la pratique spécifique d’une activité donnée, leur permettra de fonctionner avec un métabolisme adapté à des efforts intenses ou plus ou moins prolongés.

Les articulations, les coussinets, les fonctions cardio- pulmonaires, sont également sollicités et améliorés par une pratique sportive régulière et les incidents tels que claquages musculaires , courbatures ou tendinites d’effort sont ainsi souvent prévenus.

Venons en enfin à l’alimentation. Quel que soit l’effort, il semble évident qu’un animal à l’entraînement ou durant une épreuve sportive, va dépenser beaucoup plus d’énergie que le toutou mollement étendu dans sa niche ou devant sa gamelle ! Suffit-il pour autant d’augmenter plus ou moins la quantité d’une nourriture standard ? Bien évidemment non, et pour la raison très simple, qu’un chien ayant une activité physique de haute intensité va dépenser jusqu’à trois fois plus d’énergie qu’un chien sédentaire de même poids.

Le volume de l'estomac d'un chien sportif ne pourra lui permettre d’ingérer une ration trois fois plus volumineuse, comparée à celle d'un chien sédentaire!
Une ration est composée, entre autres, de protéines, de lipides et de glucides. Lequel de ces nutriments est susceptible de fournir de l’énergie facilement utilisable sous un faible volume ? La réponse est immédiate, ce sont les lipides.

De ce fait l’alimentation des chiens sportifs, tout particulièrement des chiens nordiques, sera fortement enrichie en lipides qui sont, outre leur apport énergétique, très facilement digérés. Non content de tenir compte de la quantité de lipides à apporter, il faut également se préoccuper de la qualité nutritionnelle des lipides qui doit être prise en compte pour satisfaire à tous les besoins.

Les graisses animales, le lard par exemple, apporteront des acides gras saturés à chaîne longue, relativement énergétiques.

Les huiles de coprah, par exemple, apporteront ceux à chaînes courtes et moyennes.

Les huiles de soja ou de tournesol, apporteront des acides gras poly-insaturés de la série n-6, indispensables, entre autres, à la qualité du revêtement cutané et au bon fonctionnement du système nerveux.

Les huiles de poisson, enfin, apporteront des acides gras de la série n-3 indispensables au métabolisme musculaire.

Notons qu’une supplémentation en Vitamine E et en Sélénium, tous deux anti-oxydants et protecteurs des membranes cellulaires, est indispensable pour que les muscles bénéficient pleinement de cet apport lipidique.

Elles seront augmentées en proportion bien plus raisonnables, mais seront des protéines de très haute valeur, telles les protéines de la viande de bœuf, des poissons blancs, ou même des œufs.

Les glucides verront leur proportion réduite, du fait de leur faible coefficient de digestibilité, de leur apport énergétique médiocre et de leur propension à provoquer dans les masses musculaires une fabrication importante et précoce d’acide lactique, responsable de fatigue musculaire, de crampes et de courbatures.

Plus d’un musher, plus d’un entraîneur de lévrier aura sa recette miracle pour mijoter des gamelles qui feront de ses chiens des champions. En suivant les prescriptions diététiques de votre vétérinaire, vous pourrez sans trop de problème élaborer une alimentation pour votre athlète canin. Mais bien des grandes marques d’aliments pour chiens savent de nos jours fabriquer d’excellents aliments pour chiens sportifs. Alors, à vous de voir, nourriture ménagère bien préparée, ou croquettes énergétiques toutes prêtes, peu importe, pourvu que vous sachiez mener un entraînement digne de ce nom et que vous distribuiez l'aliment d’effort durant les périodes d'entrainement  aussi bien que durant les épreuves sportives.

La qualité d'athlète de votre chien doit donc vous inciter à demander conseil à votre vétérinaire.
Pour votre Lévrier, votre Husky ou votre Setter, nous restons à votre disposition pour mettre en route un régime personnalisé. Demandez-nous conseil via la rubrique Prestations en ligne.

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La Grève de la faim

Quel lecteur de cet article n’a pas vécu ce moment où nous avons envie de "tordre le cou" de notre animal, que par ailleurs nous adorons, ce moment où il détourne son museau d’un air totalement dégoûté de la gamelle que nous lui avons préparé avec amour, retournant faire la sieste dans son panier, ou faisant le siège du réfrigérateur, pour réclamer le morceau de gigot ou de rôti, qu’il sait pertinemment y être conservé depuis le repas de la veille !
Alors, se plier à ses caprices, accepter de passer sous le joug de ses préférences alimentaires , ou résister vaillamment ?

Gourmandise ou pas ?

Nos amis à quatre pattes sont par nature carnivores. Ils sont donc alléchés par tout ce qui pourra ressembler de plus ou moins loin à leurs proies d’antan. Autrement dit, entre un morceau de viande, de cœur ou de rognon et un plat d’épinards carottes vichy, son choix sera rapide et définitif, inutile de vous faire un dessin.

Soyons réalistes, le passage par l’étal de leur commerçant préféré, leur ami boucher,  est inévitable.
Certes, l’achat de filet de bœuf ne sera pas au programme, mais quelques cubes de bourguignon, de collier ou de joue de bœuf fera l’affaire….en évitant soigneusement la barquette de viande pour chiens préparée avec amour par le professionnel, mais si riche en tendons, aponévroses, et débris douteux divers !!!  attention, troubles digestifs garantis !

Préparation de la gamelle : quelques ruses de sioux

Il ne reste plus qu’à enfiler son tablier de cuisinier canin ou félin, et à préparer la gamelle qui flattera le palais et le nez de votre petit compagnon….

Commençons par le fumet que vous donnerez à la gamelle. Sachez tout d’abord que la meilleure des effluves pour lui, pourrait provenir du vieil os moisi sur lequel restent attachés quelques débris putréfiés, si si, celui qu’il a enterré au fond du jardin pour pourvoir à combler un petit creux, un jour de disette…
Outre le fait que la préparation d’une gamelle avec ce type d’ingrédient pourrait incommoder votre voisin qui habite 12 étages au dessus de votre appartement, l’absorption de tels morceaux choisis aboutirait inévitablement à quelques séances de diarrhées, vomissements et autres flatulences nauséabondes.

Ce court intermède humoristique pour vous expliquer que tous nos amis adorent les odeurs puissantes et les saveurs plutôt corsées. Le pale filet de poulet aux hormones que vous aurez soigneusement bouilli aura alors moins de succès que le bœuf , voire la sardine ou le morceau de méchoui.

Bien sur, hors de question de ne distribuer que des protéines d’origine animale, certes attirantes, mais dont la présence seule ne garantirait pas l’équilibre diététique de la gamelle. Alors, prenez votre courage à deux mains, et incorporez légumes verts et riz très cuit….et voyons voir ! Monsieur toutou ou madame mimine tourne les talons ostensiblement ? faites de même ! et après un quart d’heure de grève de la faim, soyez ferme, enlevez la gamelle, ne donnez bien évidemment rien d’autre, et attendez le repas suivant…..

Et surtout, ayez le cœur froid comme la pierre et ne cédez jamais à ses gémissements plaintifs, ses coups de museau dans vos jambes, ses yeux larmoyants et implorants…..peut être n’a-t-il pas aussi faim que cela !

Vous n’avez pas cédé, et les repas suivants ont aussi peu de succès : il va vous falloir ruser.
Tout d’abord incorporez les légumes aborrhés et les maudites céréales, progressivement, insidieusement, en douce, quoi, sur 8 à 10 jours. Souvent, vous aurez réussi à déjouer la gourmandise et l’entêtement de votre fidèle compagnon.

Il persiste et signe : non je ne mangerai pas le moindre morceau de ta gamelle aussi peu attirante qu’un hamburger pour un végétalien endurci….
Alors, si vous pensiez à tenter de parfumer riz et légumes ? un cuillerée à café de Viandox ou un bouillon cube dégraissé dans l’eau de cuisson, pourrait résoudre votre problème…A condition d’en diminuer ensuite progressivement les doses.

C’est mieux, mais avec la sournoiserie qui le caractérise et l’habileté dont il sait faire preuve dans ce genre de circonstances, il parvient toujours à trier les morceaux de viande dans la gamelle ? Aux grand maux les grands remèdes, il vous fait faire appel à M Moulinex, et mixer tous les ingrédients pour en faire une vraie pâtée.

Et si tout cela échoue, il ne vous restera plus qu’à vous rabattre sur les conserves, les flocons, soupes ou croquettes. De toute façon votre vétérinaire saura vous guider sur la composition de la gamelle, les quantités à distribuer, ou le choix de l’aliment industriel qui conviendra le mieux à votre petit chenapan. Votre vétérinaire saura vous confier ses propres trucs et astuces.
Et si vous nous demandiez d'autres astuces via la rubrique Prestations en ligne ?

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Les Huiles Végétales

Depuis longtemps les médecins et nutritionnistes reconnaissent les vertus d'une alimentation riche en acides gras essentiels poly-insaturés, ou AGE, apportés par nombre d'huiles végétales. Mais ces dernières sont également très riches en vitamines A, D, E et K indispensables dans d'innombrables métabolismes et fonctionnements organiques.

Rôle et intérêt des AGE

Les AGE sont des précurseurs dans le métabolisme et la synthèse de molécules appelées prostaglandines. Ces dernières exercent des fonctions biologiques nombreuses et diverses, en tant que messagers hormonaux, régulateurs dans les métabolismes osseux, musculaires et vasculaires.
Mais certaines d'entre elles, comme la PGE2, sont nocives, car responsables du déclenchement de certains processus inflammatoires et d'immuno dépressions. ( arthrite, rhumatismes, lupus, etc)

Si l'on respecte un régime riche en Zn, Mg, Vitamine B6 et en AGE des groupes ω3, ω6 et ω9, il est tout à fait possible de favoriser la production de prostaglandines bénéfiques et de freiner celle de la PGE2

Les AGE ω3 présentent un intérêt majeur dans le cadre de :

Les AGE ω6 permettent d'abaisser les taux sanguins de « mauvais cholestérol »

La synergie entre ω3, ω6 et ω9 est essentielles dans la gestion des phénomènes inflammatoires et en traîne une stimulation des plus intéressantes des défenses immunitaires.

Huiles végétales et diététique

Les meilleures huiles végétales sont dites vierges, pour certaines d'entre elles Bio, et sont obtenues par première pression à froid. Elles sont riches en AGE. Si ceux ci ont des fonctions de réserve énergétique et de stockage, ce sont leurs autres propriétés qui intéressent le diététicien. Action anti-inflammatoire, stimulant de l'immunité naturelle, éléments structurels et fonctionnels de la membrane de toutes les cellules de l'organisme : voilà les rôles majeurs des AGE.
Notre alimentation occidentale pléthorique mais déséquilibrée à tendance à privilégier les ω6 au détriment des ω3, ce qui peut être cause de maladies chroniques parfois sévères.
Les huiles couramment employées en cuisine et pour préparer les gamelles de nos animaux sont traditionnellement celles d'arachide, de tournesol ou d'olive. Or, par exemple, l'huile d'olive ne contient que 8% d'AGE dont moins de 1% d' ω3. En comparaison l'huile de rose musquée contient 80% d'AGE avec un rapport ω6/ ω3 de 1 !

Quelles sont donc les huiles végétales que vous pourrez ajouter à la ration de vos animaux :

Une supplémentation quotidienne en l'une de ces huiles ne pourra donc qu'être extrêmement bénéfique pour votre compagnon. Pures ou mélangées aux huiles de table quotidiennes, elles lui assureront un fonctionnement cardio vascualaire, osseux, et musculaires optimum et contribueront à stimuler ses défenses immunitaires.

Pour tout complément d'information, n'hésitez pas à nous demander conseil via la rubrique contact de notre site.

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L' Obésité

Vous sortez de chez votre vétérinaire pour la visite annuelle de votre animal, et vous venez d’apprendre que votre animal souffrait de surcharge pondérale….Cette silhouette un peu rondelette que vous assimiliez à un état de santé irréprochable, a incité votre praticien à vous expliquer les risques inhérents à l’obésité et vous a décidé à prendre les choses en main. Avant d’entamer la cure d’amaigrissement, voyons comment vous en êtes arrivés la.

Les causes de l’obésité

Il est loin le temps où Milou et Garfield devaient courir les forêts et savanes en quête de proies pour satisfaire leur faim!
De nos jours, douillettement étendus dans leur couffin, dans un salon bien chauffé l’hiver, climatisé l’été, éclairé à giorno, ils n’ont qu’à attendre l'heure du repas sans s’en faire.
Tout juste pousseront-ils un petit jappement ou miaulement et devront-ils se frotter dans les jambes de leur maîtres, pour les prévenir que l’heure de la pitance est sacrée.
Soignés au moindre "bobo", vermifugés régulièrement, sans concurrence aucune pour gagner sa pitance, comment nos petits amis ne prendraient ils point un tour de taille pour le moins conséquent ?

De plus, nos amis les chiens doivent garder dans leurs gènes la mémoire ancestrale des temps où il fallait ingurgiter sa proie à toute vitesse au risque, sinon, de se la faire voler par plus rusé ou plus fort. Ils continuent donc à dévorer à vitesse supersonique leur gamelle, qui n’est jamais assez volumineuse !

Notre ami félin, lui, a conservé la sagesse de ses ancêtres orientaux, et sait la plupart du temps adopter un comportement beaucoup plus raisonnable face à sa gamelle. Voila pourquoi, sans doute, moins de 10% des chats souffrent d’embonpoint, comparés aux chiens dont un bon quart de la population est obèse.

La seconde cause expliquant ces perturbations pondérales est à rechercher dans la mauvaise éducation…. .du maître !
Comment résister à quelques jappements de son compagnon qui campe devant le réfrigérateur ou le buffet ?
Comment ne pas se laisser apitoyer par cette truffe humide qui vient se poser sur vos genoux durant le repas pour obtenir les restes de rosbeef qui ornent votre assiette ?
Comment ne pas donner quelques croquettes de plus quand les moustaches de minou viennent vous chatouiller les mollets au moment du coucher ?

Tous ces gestes qui paraissent autant de marque d’affection, qui tendent ou semblent tendre à renforcer les liens qui vous unissent à votre animal aboutissent à une seule chose : votre animal prend du poids ! Et malheureusement, sa silhouette enrobée, loin de vous inquiéter, vous semble être signe de bonne santé.

Avant de passer au chapitre suivant, évoquons en trois mots les causes de l'obésité autres que diététiques.

Certaines dysendocrinies, telles le diabète de type II, l’hypothyroïdie , la maladie de Cushing peuvent entraîner une prise de poids souvent conséquente. Bien évidemment le traitement de cette obésité passera avant tout par le traitement de la maladie causale, même si un régime hypocalorique devra être mis en place.

D’autres facteurs favorisant sont enfin à évoquer

Les facteurs raciaux : Certaines races comme le Labrador, le Beagle sont considérées comme prédisposées à la prise de poids. Il en est de même pour certaines races de chats, comme le Chartreux.
Les facteurs sexuels : Les femelles prendraient du poids plus facilement. La castration serait souvent responsable de surcharge pondérale précoce, aussi bien chez la femelle que chez le mâle castrés. Il afut impérativement respecter un minimum de régime hypocalorique dans les semaines qui suivent une stérilisation de façon à réduire la prise de poids inévitable au maximum.
Le facteur familial : L'image selon laquelle le chien ressemble à son maître est en fait souvent proche de la réalité. Un maître obèse et sédentaire possèderait un animal obèse beaucoup plus souvent qu’un maître svelte et sportif.

Où donc commence l’obésité ?

Si la balance est un juge infaillible, le simple coup d’œil d’un professionnel, accompagné d’une caresse sur les flancs, suffira à différencier la simple surcharge de l’obésité maladive.
L'obésité, rappelons le, débute à partir d’un excès de masse corporelle au dela des 15%.
L’allure générale, le fait de pouvoir sentir ou non les cotes à la palpation, la proéminence de l’abdomen, le dynamisme sont autant de facteurs pouvant affirmer ou infirmer l’obésité.
Votre vétérinaire pourra classer votre animal, en fonction de ces critères et d’un passage sur la balance, dans une des cinq catégories de poids habituellement définies : maigreur, minceur, poids standard, grosseur, obésité maladive.

L’obésité, problème esthétique ou véritable maladie ?

Trop de maîtres considèrent l’obésité comme une simple altération de la silhouette de leur compagnon à quatre pattes. La surcharge en graisse, par les conséquences redoutables qu’elle peut entraîner, doit être considérée comme une pathologie à part entière qui réduit de façon importante la qualité de vie et l’espérance de vie de nos animaux.

La liste des affections favorisées, déclenchées ou aggravées par l’obésité est des plus longue.

Les statistiques parlent d'elles-même, 15 % des chiens obèses sont pré diabétiques ou diabétiques et 60 % des chiens diabétiques souffrent d’obésité. De par la gravité de cette affection métabolique, de par les séquelles importantes au niveau oculaire, circulatoire, rénal, le diabète doit être prévenu par une alimentation équilibrée et raisonnable, ce qui implique de prévenir l'excès de poids par la même occasion.

L'obésité accentue grandement les contraintes imposées aux muscles, aux tendons, aux articulations et au squelette.
De ce fait, les problèmes d’arthrose, de dysplasie de la hanche ou de hernies discales se trouvent fortement aggravés.
De plus, l'obésité rend les déplacements difficiles, voire douloureux. L'animal réduit alors son activité physique, ce qui entraîne une fonte des masses musculaires, et une nouvelle prise de poids. Nous sommes donc face à un véritable cercle vicieux difficile à interrompre.

Monter un escalier, courir après sa balle, grimper aux arbres, tout cela devient rapidement pénible voire infaisable pour un animal obèse, qui sera rapidement essoufflé au moindre effort, surtout par temps très chaud.

La surcharge pondérale est très souvent responsable d'un phénomène d'atonie intestinale aboutissant à des constipations sévères et à l’émission de gaz des plus malodorants. Ces troubles digestifs nécessitent parfois des traitements drastiques et contraignants.

Il est inutile de dire que la pompe cardiaque doit tourner à plein régime pour distribuer le sang dans un volume corporel plus important. La fatigue cardiaque est aggravé par l'insuffisance respiratoire consécutive à l'obésité.
Le myocarde va alors s'épuiser beaucoup plus rapidement, ce qui augmente le risque de voir apparaître une cardiopathie, et augmente notablement les risques anesthésiques et chirurgicaux.

La fréquence des pancréatites est bien plus élevée dans les populations d'animaux obèses.
Les surcharges graisseuses du foie, les lipidoses hépatiques, les insuffisances hépatiques sont évidemment bien plus fréquentes chez les animaux en surcharge pondérale excessive. Ce qui aggrave les troubles digestifs décrits plus haut.

Nous pouvons donc voir que l’obésité est une maladie à prévenir obligatoirement, et à traiter si malheureusement elle s’est déjà installée.

La prévention de l’obésité

L’adage bien connu "mieux vaut prévenir que guérir" prend ici toute son importance, tant le traitement de l’obésité est difficile et susceptible d’échecs . La prévention nécessite tout simplement de suivre les quelques conseils basiques que l’éleveur ou mieux, le vétérinaire, pourra vous donner lorsque vous adopterez votre nouveau petit compagnon, à savoir :

Peser votre animal régulièrement pour adapter au mieux sa ration quotidienne
Eviter l’inactivité et favoriser les balades
Ne pas distribuer des friandises à longueur de journée
Ne pas favoriser le grignotage
Ne pas distribuer les reste de vos repas


Autant de petites règles très simples à respecter qui vous éviteront à vous et à votre animal la douloureuse expérience des régimes amaigrissants avec leur cohorte de tracas.

Le régime amaigrissant

La surcharge pondérale se développe sournoisement, petit à petit.
Motivé par sa gourmandise et, le plus souvent, par les incitations d’un maître soucieux de rassasier son animal, notre ami à quatre pattes devient rapidement boulimique.
Pour satisfaire à des besoins sans cesse croissants, son maître lui offrira, outre une nourriture souvent trop riche et déséquilibrée, mille petites friandise, mille petits à cotés, qui rapidement et immanquablement lui feront fabriquer ces réserves adipeuses qui lui confèreront sa silhouette caractéristique d’animal "grassouillet".
Notre compagnon rechigne alors à se dépenser, se contentant des trajets le conduisant à sa gamelle. Cette adynamie, non compensée par une perte d’appétit, accélère alors la prise de poids.

A ce moment, toute tentative de donner une ration normale n’aurait aucun résultat, l’impossibilité d’avoir une activité physique intense interdisant toute perte de poids. Alors vient le douloureux instant où doit commencer le régime amaigrissant.
Toute la famille doit être motivée à cela , car distribuer une nourriture hypocalorique alors que le conjoint ou les enfants donnent en cachette le "susucre" ou alimentent sous la table leur animal à grandes lampées de restes de plats en sauce, ne servirait qu’à stresser l’animal obèse.

La reprise d’une activité physique est indispensable. Elle  pourra vous faire également beaucoup de bien, la sédentarité de l'animal étant souvent le reflet de la sédentarité du maître!
Allez y progressivement, préférez 4 ou 5 sorties de 10 mn à une très longue promenade, et surtout, ne demandez pas à votre animal de battre le record canin du 100m! Vous pourriez lui occasionner des problèmes respiratoires, voire cardiaques.
De Kilogramme perdu en Kilogramme perdu, l'activité physique sera facilitée, les balades plus longues, les efforts pourront être plus intenses.

Tout simplement en modifiant la qualité, la quantité et souvent le mode de distribution.
Mijoter soi même des gamelles hypocaloriques pour son animal est réalisable sous contrôle vétérinaire, mais souvent fastidieux par rapport aux rations traditionnelles.

Le recours à des aliments hypocaloriques industriels sera (malheureusement ? ) souvent plus réaliste. En effet, le calcul des rations et leur administration en seront bien plus faciles. De plus, aucun problème lié à une composition mal étudiée, ne pourra provoquer de carences préjudiciables à la santé de votre animal.
Et de nos jours  les coûts sont devenus fort raisonnables.

Une erreur à ne pas commettre, serait de tenter de faire maigrir votre animal "en lui serrant la ceinture".
Ne  lui donnez jamais  une alimentation totalement déséquilibrée calquée sur les régimes miracle qui font la fortune des magazines féminins à la belle saison.
Des problèmes rénaux ou musculaires par carence en apport protéique, des troubles métaboliques et neurologiques consécutifs à la  carence en acides gras insaturés, un animal devenant agressif car jamais rassasié….Autant de problèmes rencontrés dans des régimes fantaisistes et mal conduits !

Une autre erreur à éviter est de se laisser abuser par le marketing de certains industriels distribuant en grande surface des produits "light". Ils ne feront jamais maigrir votre animal, voire le rendront malade. Ils ne feront maigrir dangereusement que votre…portefeuille !

Il vous faut peser votre animal hebdomadairement pour vérifier la perte de poids et, éventuellement, ajuster les quantités distribuées. Sachez toutefois que votre animal maigrira lentement, au maximum de 200 à 300 g par semaine pour un chien de 10 Kg, et qu’en général il ne retrouvera jamais un poids standard.
Son poids de forme sera toujours légèrement supérieur à la normale, mais ne devra plus être dépassé.
En compensation, ce poids sera maintenu toute la vie durant, sans que votre animal doive poursuivre un régime des plus rudes jusqu’à la fin de ses jours.

De toute façon, chaque animal obèse est un cas particulier qui nécessite une prise en charge personnalisée, et seul un avis vétérinaire autorisé sera à même de vous permettre de conduire ce régime de façon efficace….Alors courage, et votre compagnon retrouvera silhouette et entrain !
Demandez à votre vétérinaire d'établir le régime hypocalorique de votre animal, ou obtenez une prescription diététique personnalisée en ligne via notre rubrique Prestations en ligne.

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Les Oligoéléments : un bref aperçu

La ration alimentaire de  tous les êtres vivants sur terre, et par la même de nos petits compagnons préférés, est composée avant tout de protéines, de glucides et de matières grasses ou lipides. Mais, des éléments contenus en faibles quantité dans les aliments ingérés sont indispensables à un état de santé normal. C'est le cas des des minéraux comme le calcium, le sodium ou le phosphore, des vitamines A, B C, D, E K, PP et autres vitamines. D'autres éléments chimiques sont contenus en quantité encore plus faible dans les aliments, d’où leur nom d'oligo-éléments.

Il s'agit de corps chimiques de la famille des métaux, ou des métalloïdes. Nous pouvons citer par ordre d’importance, le fer, le cuivre, l'iode, le cobalt, le fluor, le zinc, le molybdène et le manganèse.

Toutes ces substances interviennent dans de très nombreuses réactions chimiques faisant partie du métabolisme.
Elles peuvent faire partie intégrante de la structure d'une enzyme,ou "aider" au fonctionnement d'un grand nombre d'enzymes.
Ainsi, certains oligo-éléments sont ils appelés co-facteur de telle ou telle enzyme.

D’autres interviennent en tant que constituant de telle ou telle molécule protéique complexe. L' exemple le plus connu étant le fer qui est quasiment l’élément central de la molécule d’Hémoglobine, cette protéine contenue dans les globules rouges et qui est responsable de la fixation de l’oxygène pour son transport dans le sang, depuis les poumons, jusqu’à l’ensemble des cellules de l’organisme.

Le cuivre, lui, intervient également en tant qu’antianémique, sa présence étant indispensable pour que la moelle osseuse puisse fabriquer de jeunes globules rouges. Il se révèle également indispensable en tant que co- facteur enzymatique d'une enzyme intervenant dans le métabolisme des acides gras.

Le sélénium, en association avec la vitamine E, joue le rôle d’antioxydant et de protecteur des membranes cellulaires, tout particulièrement au niveau des muscles. Sa carence peut être responsable de fragilités musculaires, voire de myosite d’effort.

L’iode joue un rôle vital en étant un des constituants majeurs des hormones thyroïdienne.

Remarquons qu’il serait préjudiciable de vouloir donner des quantités importantes de ces oligo-éléments.
Présents en faibles doses, ils sont vitaux. A doses anormalement élevés, ils deviennent toxiques, leur toxicité pouvant aller jusqu’à la létalité.
Ainsi le cuivre est il responsable de graves troubles sanguins empêchant le transport normal de l’oxygène….
Ainsi le fer en excès est il responsable de graves troubles digestifs et son accumulation en excès dans certains tissus de l’organisme responsable d’affections gravissimes comme l'hémochromatose….

Rassurez vous, dans une ration ménagère, si celle-ci est bien calculée, les aliments naturels apportent tous les oligo-éléments nécessaires et suffisants pour mener une existence saine et harmonieuse.

Nul besoin de supplémentation, hormis certains cas rares et difficilement diagnostiquables, de carences d’utilisation plus que de carences d’apport. Le cas le plus fréquent est la carence en cuivre et en vitamine B12, due à une infestation par des ténias.
Ou certaines lignées de chien souffrant d’un déficit héréditaire entraînant la non absorption du zinc par l’intestin.

De toute façon, votre vétérinaire sera vraiment le seul à pouvoir décider en toute opportunité d’une éventuelle supplémentation en oligo-éléments pour votre animal.
Pour obtenir le calcul d'une ration personnalisée avec un apport adéquat en oligoéléments, consultez notre rubrique Prestations en ligne.

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Les Repas, quand et comment

Savoir quels sont les aliments que l'on peut ou doit utiliser pour composer la gamelle de son chien ou de son chat est insuffisant pour leur assurer totalement une diététique de qualité. En effet, il est important de connaître les quantités quotidiennes d'aliment à distribuer, ainsi que la fréquence des repas.

Comment calculer la ration ?

Alimenter de façon satisfaisante son chien ou son chat, c’est savoir lui donner les aliments dont il a besoin, en respecter les proportions respectives dans la ration, connaître les quantités exactes à distribuer, ainsi que le nombre de repas qui lui permettront de profiter de sa ration au mieux.

Certes, les quantités à distribuer dépendent avant tout de la taille et de la masse corporelle de votre animal.
Mais sa race, ses conditions de vie, son activité physique, son âge et son statut physiologique doivent être pris en compte.

Ainsi, le caniche indolent pratiquant le canapé comme seule activité physique verra sa ration diminué par rapport au Fox terrier de même poids vivant en chenil et se dépensant toute la journée.

De même, la femelle siamoise allaitant ses chatons mangera trois fois plus que sa mère ayant atteint ses 14 ou 15 années.

N’oublions pas également qu’une nourriture de faible qualité est synonyme de quantités à consommer augmentées pour pallier cette mauvaise qualité.

La plupart des aliments industriels ont désormais une composition adaptée à l'âge de votre animal, à son statut physiologique, voire même à une pathologie éventuelle. L'étiquette de chacun, outre sa composition exacte, comporte un tableau donnant les conditions d'emploi, à savoir les quantités à distribuer en fonction du poids et de la constitution de l'animal. Respectez les quantités préconisées, toute augmentation de celles-ci ne pouvant qu'aboutitr à une prise de poids excessive.

Comment répartir la ration dans la journée ?

Les ancêtres sauvages de nos compagnons, chiens et chats sauvages, se contentaient souvent d’un seul repas par jour…..au mieux ! Même si beaucoup de nos amis de l’espèce canine peuvent se contenter d’un seul repas, distribuer leur ration en deux repas répartis équitablement dans la journée est souvent préférable.

Ne tombez toutefois pas dans l’excès qui consisterait à lui donner petit déjeuner, repas de midi, goûter et dîner ! cette multiplication des repas occasionnerait un épuisement des capacités de certains de ses organes digestifs, en particulier du pancréas qui pourrait perdre plus rapidement ses facultés de sécréter l’insuline.

Il faut maintenant envisager de moduler ces affirmations en tenant compte de divers facteurs liés à la taille, au comportement alimentaire et au statut physiologique.

Ainsi les chiens qui ont tendance à "se goinfrer" et avaler leur gamelle en 10 fois moins de temps qu’il ne vous en a fallu pour la lui préparer, devront recevoir leur ration en 2 ou 3 repas quotidiens. Ils seront moins souvent malades, souffriront moins souvent d’épisodes de vomissement, et profiteront mieux de leur ration. Celle-ci doit être adaptée à leur gloutonnerie pour diminuer les risques de stase gastrique, certains aliments augmentent en effet le temps de passage dans l'estomac.

Les chiens de grande ou très grande taille sont sujets à un grave trouble digestif, le syndrome dilatation-torsion de l’estomac. Ce syndrome gravissime, mortel si l’animal n’est pas médicalisé très rapidement après son début, peut être en grande partie prévenu si l’on respecte quelques précautions. Il est recommandé de fractionner la ration  en 2 ou 3 repas donnésà heures fixes, de laisser l’animal au repos après les repas, et de veiller à donner une ration composée toujours des même ingrédients, les moins fermentescibles possible.

Les femelles en fin de gestation, les chiots et chatons durant leur croissance, auront eux aussi droit à plusieurs repas répartis dans la journée pour compenser leur faible volume stomacal ou l’encombrement de la cavité abdominale par une matrice rebondie.

Enfin, certains états pathologiques, comme les gastro-entérites, les affections oesophagiennes, les problèmes de la sphère ORL, nécessiteront également de fractionner la ration, et souvent de donner des aliments adaptés à cet état pathologique.

Une nouvelle fois, votre vétérinaire sera à même de calculer la ration convenable pour votre animal et vous conseiller sur les modalités de distribution. Demandez lui conseil !
Si vous le désirez, demandez-nous d'établir le plan d'alimentation personnalisé de votre animal via notre rubrique Prestations en ligne.

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Au sujet de quelques aliments interdits

Une approche simpliste, voire déterministe de l’alimentation canine ou féline, nous ferait dire que la bouche, l’estomac, les intestins, le foie et la pancréas de votre animal sont "programmés" pour digérer certains aliments et d’autres pas. De fait, une alimentation et un abreuvement de qualité, faisant appel à des matières premières sélectionnées, favoriseront une digestion efficace et garantiront à l'organisme de fonctionner au mieux.
Depuis que nos animaux familiers ont été domestiqués, le néolithique pour nos amis les chiens, plus récemment pour les chats, les maîtres ont très rapidement compris de quoi devait être composée la gamelle de leur animal et les aliments qui pouvaient peut être leur occasionner des problèmes plus ou moins importants.
Tentons donc de voir quels sont les aliments ou les ingrédients qu’il faut proscrire.

La pomme de terre


Tout d’abord, intéressons nous à un des aliments préférés des humains, la pomme de terre. Cet aliment, source majeure d’amidon dans l’alimentation humaine, est malheureusement fort mal digéré, voire pas du tout par nos amis carnivores. En effet, l’amidon contenu dans ce tubercule est un amidon à chaîne longue, un amidon quasi inutilisable par le tube dugestif de nos chiens ou chats. Nos amis n’ont pas l’équipement enzymatique susceptible de scinder cet amidon en fragments assimilables. Pour apporter de l’amidon, qui est malgré tout indispensable dans l’alimentation de nos compagnons, il faudra se tourner vers une céréale telle que le riz, en veillant à ce que la durée de cuisson soit très importante de façon à casser en partie les chaînes d’amidon par hydrolisation. Un rinçage soigneux éliminera l’amidon contenu dans l’eau de cuisson. Le maïs est également une excellente source d'amidon.

Les restes de repas


Envisageons maintenant un des comportements du maître, la distribution des restes de table. Plusieurs ingrédients néfastes pour votre animal interviennent alors.
Les sauces et épices entraînent fréquemment des troubles gastriques, pouvant même aboutir à des gastrites aiguës ou chroniques si ces habitudes persistent.

Les oignons, ainsi que l'ail, sont responsables de troubles hémolytiques importants et sont donc à proscrire formellement.

Les restes de gigot ou de steak peuvent paraître anodins…et pourtant ! Riches en tendons,en aponévroses, ils contiennent de fait des quantités élevées de collagène, substance très peu digestible par l’appareil digestif de nos amis. à quatre pattes Les excès de collagène sont responsables de troubles digestifs, flatulences, diarrhées, voire de troubles cutanés.

Les os sont souvent considérés par les maîtres, soit comme une récompense, soit comme faisant partie de l’alimentation du chien. Outre le fait que votre animal préférera certainement un bon morceau de filet de bœuf, la distribution d’os peut présenter des risques certains , tels que des blessures des parois du tube digestif par des fragments acérés, des obstructions intestinales par des os de taille volumineuse n’ayant pas été broyés, ou des obstructions intestinales par des os finement broyés et transformés en "béton" par l’action des sucs digestifs et du péristaltisme. Un peu d’humour ne faisant jamais de mal, si vous voulez profiter d'un animal qui digère les os, adoptez-donc un crocodile !

Enfin, les fins de repas incitent plus d’un maître à vouloir gâter leur petit compagnon en leur faisant partager fruits et restes de gâteaux. Il est inutile de dire que l’obésité guettera alors les chiens gourmands , sans parler des risques d’apparition du diabète, ou de diarrhées des plus gênantes en cas de surconsommation de fruits quels qu’ils soient.
Le chocolat, véritable poison pour nos amis les chiens, fera l'objet d'un article entier que vous pourrez consulter dans la sous rubrique toxicologie de l'onglet Pathologies.

Les excès alimentaires


Envisageons maintenant les excès d’aliments normalement digérés. Depuis les médecins de la Grèce antique, il est  notoire que les excès sont la plupart du temps néfastes.
Ainsi, un biscuit donné de temps à autre, pourra permettre d’améliorer les relations avec votre petit compagnon . Donné en excès ou en permanence, gare aux risques de prise de poids excessive.
Les protéines, indispensables à l’alimentation des carnivores, données en trop grand volume vont entraîner l'apparition de borborygmes, de flatulences nauséabondes, de diarrhées ou de problèmes dermatologiques tels que la "maladie des poils rouges". Et au-delà, de tels excès sur une longue période, vont fatiguer à l’extrême la fonction rénale. Nos petits amis deviendront alors très tôt dans leur vie des insuffisants rénaux. L'insuffisance rénale chronique diminuera leur espérance de vie et rendra particulièrement inconfortables leurs dernières années d'existence.

Les changements brutaux de régime


Poursuivons par les problèmes liés aux changements de nourriture intempestifs.
L’équipement enzymatique digestif et la flore intestinale de nos carnivores domestiques ne peuvent s’adapter à des modifications brutales de la ration alimentaire. Passer du jour au lendemain, et fréquemment, d’un type de repas à un autre, aboutira à ce que vos compagnons digèrent moins bien et soient sujets à des désordres digestifs souvent difficiles à maîtriser.
Lorsque des changements alimentaires sont nécessaires, en cas de  déménagements, de voyages, de mise en pension, n’omettez jamais de pratiquer une transition alimentaire sur quelques jours, en diminuant progressivement la ration initiale et en incorporant progressivement la nouvelle ration.
Sinon, rassurez-vous, hormis quelques cas particuliers, votre chien, mais un peu moins votre chat, préférera sa gamelle habituelle bien pleine, à des changements de nourriture souvent stressants pour lui. Un vieil adage sur la nourriture du chien dirait : "La quantité, la qualité, pas la variété".

Les intolérances alimentaires


Avant de clore cette brève évocation des aliments à proscrire, disons quelques mots sur le phénomène de l’intolérance alimentaire.
Il ne s’agit pas dans ce cas  d’aliments à proscrire pour tous nos animaux, mais d’aliments à interdire pour tel ou tel individu.
Tel chat ne pourra déguster sa pâté aux crevettes sans vomir immédiatement, tel chien souffrira de prurit et de diarrhées s’il ingère du bœuf ou du riz….Dans une telle situation, la seule solution, après avoir déterminé quels aliments ne sont pas tolérés par le chien ou le chat, est de les supprimer de leur ration, autrement dit de mettre en place un régime d’éviction.
Toute autre tentative thérapeutique serait vouée à l’échec et pourrait aboutir à une altération profonde et définitive des capacités digestives et de l’état de santé de votre animal.
Une nouvelle fois nous ne pouvons que vous recommander de prendre conseil auprès de votre vétérinaire qui saura déterminer avec vous le régime idéal pour votre petit compagnon.
N'hésitez pas à nous demander un conseil individualisé pour votre petit compagnon via notre rubrique Prestations en ligne
 


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La Taurine

Tous les propriétaires de chat soucieux du bien être de leur compagnon savent combien la qualité diététique de sa ration alimentaire est importante, tout autant si ce n'est plus que les quantités distribuées. Et les plus curieux d'entre eux n'auront pas manqué de remarquer que sur nombre d'étiquettes d' aliments industriels, figurait la mention "enrichi en taurine". Voyons donc quelle est cette mystérieuse substance, si importante qu'elle est mentionné en gros caractères dans les compositions des aliments.

Votre Chat, l’importance de la Taurine dans sa ration alimentaire

La taurine, dérivé d’un acide aminé, a été isolée la toute première fois au sein de la bile de bœuf, c’est pourquoi elle porte cette dénomination.
Ce n’est pas à proprement parlé un acide aminé, même si sa formule chimique comporte une fonction acide et une fonction amine. Tous les carnivores ou presque, la synthétisent à partir de certains acides aminés qu’ils trouvent dans leur ration alimentaire.
Nos amis les chats ne la synthétisent quasiment plus, ou du moins en quantité très insuffisante pour couvrir leur besoin.
C’est pourquoi le chat doit la trouver en quantité adéquate dans sa ration carnée, et profiter alors du fait que cet élément soit fabriqué par un autre animal.

Votre chat, les affections dues à la carence en Taurine

Dès 3 semaines à 1 mois de carence en taurine, peut se développer une dégénérescence rétinienne. A la longue, cette dégénerescence rétinienne finit par provoquer une perte totale de la vue. Une complémentation en taurine peut permettre de combattre efficacement cette affection, du moins lorsque la perte de vision n'est pas encore trop importante.

Présente dans les cellules du myocarde à des concentrations très élevées, la taurine intervient comme protecteur des membranes cellulaires, participe au maintien de la pression osmotique intracellulaire, et agit ainsi sur la contractilité du myocarde.
La carence en taurine peut être responsable de graves dégénérescence du muscle cardiaque pouvant aboutir à une cardiomyopathie dilatée. Votre animal devient alors insuffisant cardiaque. Une nouvelle fois, une complémentation en taurine peut prévenir et traiter cette affection prise à ses tous débuts.

Une chatte en gestation qui est carencée en taurine, peut être sujette à des avortements spontanés suite à une mortalité fœtale importante. Les chatons qui naitraient malgré tout, sont souvent chétifs, grandissent peu et mal, souffrent de déficits neurologiques visuels, auditifs, locomoteurs. Il semblerait en effet que la taurine puisse jouer un rôle majeur dans le développement du système nerveux lors de la vie embryonnaire et des premières semaines de vie.

Une carence en taurine peut être responsable d’une chute du taux de globules blancs accompagnée d’une baisse significative des anticorps sériques , en particulier des gamma-globulines. Les chats carencés en taurine se défendent moins bien contre les affections virales, bactériennes ou parasitaires. On a ainsi pu démontrer qu'une supplémentation en taurine pouvait permettre d'améliorer l'efficacité des traitements contre la teigne.

En cas de doute sur la qualité de la ration de votre chat, demandez conseil à votre vétérinaire, ou demandez nous conseil via notre rubrique Prestations en ligne.

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De la viande dans la gamelle

Nos compagnons à quatre pattes, chiens ou chats, sont avant tout des carnivores.
Leur ration alimentaire doit impérativement comporter de la viande qui, outre des protéines, leur apportera des lipides, des glucides et des sels minéraux.

Les protéines

Les protéines, quelle que soit leur origine animale ou végétale, sont formées d’un assemblage d’acides aminés, véritables éléments de base du vivant. Dès le début de la digestion, les différents sucs digestifs vont fractionner les chaînes d’acides aminés, et individualiser ces derniers  qui vont alors pouvoir être assimilés par votre animal.

Retenons qu’une douzaine d’acides aminés présente un caractère quasi indispensable et doivent donc figurer en quantité suffisante dans la ration de votre petit compagnon. Toute carence en l'un ou l'autre de ces acides aminés indispensables peut être responsable de graves pathologies, en particulier de maladies métaboliques.

N’oublions pas non plus la "fameuse" Taurine que doit contenir la pâtée de votre chat préféré….
Contrairement à une idée reçue, la taurine n’est pas un acide aminé à proprement parler, mais un dérivé d’acide aminé.
La plupart des carnivores et des omnivores sait la synthétiser. Mais le chat a perdu en grande partie cette faculté. Il lui faut donc que sa ration comporte de la taurine, au risque, sinon, de devoir souffrir de graves affections telles la dégénérescence rétinienne, une cardiomyopathie dilatée, des anomalies neurologiques, des avortements pour les femelles gestantes ou une baisse de l’immunité …..

Le choix de la viande

La plupart du temps nous pouvons trouver chez le boucher ou en grande surface, des viandes qui satisfont parfaitement à la diététique de notre compagnon quadrupède, et ce, pour un coût raisonnable. Il faut toutefois veiller à respecter certaines règles.

Sachez, tout d’abord, que certains professionnels de la viande ont la fâcheuse habitude de réserver les viandes de très basse qualité pour la consommation animale : viandes à péremption dépassée, viandes riches en tendons, aponévroses, débris osseux, tout cela se retrouve tel quel ou sous forme de barquettes de "viande hachée pour chiens ou chats".

Evitez impérativement ces aliments de faible coût, mais présentant des risques importants. En effet, ces viandes dites pour animaux ont un coefficient de digestibilité très faible, elles "fatiguent" le tube digestif, voire même peuvent être responsables de troubles digestifs plus ou moins sévères, de troubles cutanés ou autres.

Cela est du au fait que le collagène et autres résidus sont peu digérés. Les résidus non digérés sont alors fermentés par la flore intestinale, ce qui libère de gros volumes de gaz et diverses substances comme l'Indol. Cette molécule se retrouve dans le sang, puis dans la peau, où elle est responsable de démangeaisons et de l'apparition d'une coloration brunâtre de la peau et des poils.

Chien ou chat, nos compagnons quadrupèdes peuvent déguster pratiquement toutes les viandes. Il est toutefois préférable de se tourner vers le bœuf ou le mouton pour les viandes rouges, vers le poulet ou la dinde pour les viandes blanches.

Sachez en outre que la consommation de certains abats est possible. Le cœur, par exemple, est une excellente source de protéines.
Par contre, évitez une administration trop fréquente de foie pour votre chat, qui pourrait alors souffrir des conséquences souvent sévères d’une hypervitaminose A et D, telles une hypercalcification vertébrale responsable de soudures entre les vertèbres et diverse autres affections organiques. Le chat peut alors présenter divers troubles locomoteurs pouvant aboutir à une paralysie du train arrière.

Evitez également l’usage trop fréquent de poumon, le trop célèbre "mou pour le chat" qui n’a qu’une très faible valeur nutritionnelle.

La conservation

Une fois achetée, sachez conserver la viande de vos animaux. C’est une denrée périssable, surtout si vous l’achetez sous forme hachée, qui doit être maintenue dans un récipient parfaitement nettoyé et au froid jusqu’à sa consommation.

Sachez que les industriels de l’agroalimentaire pour animaux respectent de façon absolue ces règles, de façon à offrir des aliments à la qualité bactériologique irréprochable. Ils évitent ainsi le recours à des traitements thermiques de stérilisation à haute température toujours coûteux, et qui dénaturent les protéines et les vitamines de la ration.

Il est conseillé, sauf pour des viandes achetées depuis moins de 24 heures, de pratiquer une cuisson avant la confection de la gamelle de votre compagnon. Veillez toutefois à ce que cette cuisson soit modérée en temps et en intensité, au risque, sinon, de dénaturer la viande et la rendre moins digeste et de moindre qualité diététique.
Rappelons que le coefficient de digestibilité d'une viande de très haute qualité avoisine les 98 %.
La même viande cuite longuement vois sone coefficient de digestibilité passer sous la barre des 70 %.
 

Pour conclure, tous nos amis chiens et chats seraient ravis de pouvoir se délecter uniquement de viande…..gare aux caprices !
Toute ration alimentaire à destination de nos animaux doit comporter des légumes et des céréales pour apporter des glucides et des fibres, selon des proportions justement calculées en fonction de leur âge, de leur gabarit, de leur état physiologique, ou d’une éventuelle pathologie aiguë ou chronique.
Votre vétérinaire saura vous conseiller utilement pour calculer la ration de votre animal et lui éviter ainsi les conséquences parfois sévères d’une alimentation déséquilibrée.
Vous pouvez nous demander un conseil diététique personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne

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De la viande, et quoi d'autre

Nos amis chiens ou chats ont la fâcheuse tendance à être gourmands! Donnez leur de la viande, encore de la viande, toujours de la viande, ils en seront ravis…Pourtant une alimentation strictement carnée leur sera rapidement néfaste, dans certains cas fatale ! voilà pourquoi….

Un peu d'histoire

Il fût un temps où les chiens étaient encore les commensaux des loups, nos chats de féroces carnivores sauvages hantant les savanes des régions chaudes. A l’instar de leurs cousins les lions, les tigres et autres coyotes, nos amis à quatre pattes dévoraient alors allègrement leurs proies, la plupart du temps de petits herbivores, souris et autres lapins, du bout de la queue jusqu’au bout du museau, estomac et intestins compris….Et par la même nos amis ingéraient le contenu stomacal et intestinal de leurs proies, à savoir divers végétaux.

Les temps ont changé, pas les besoins de nos amis carnivores domestiqués depuis.
De très nombreux physiologistes se sont penchés sur les besoins nutritionnels des carnivores. Tous s’entendent pour affirmer que la présence de végétaux dans la ration alimentaire de tous les carnivores domestiques est indispensable pour que ces derniers se maintiennent en parfaite santé.

De l'importance des végétaux dans la ration alimentaire

Les végétaux, céréales ou légumes, contiennent souvent une proportion de fibres conséquente. Ils contiennent également des pectines, des mucilages et d'autres constituants des tissus végétaux.

Tous ces éléments sont indispensables au transit gastrique et intestinal de nos amis carnivores.
Ils régulent les temps de passage dans l’appareil digestif, évitant entre autre la stase du bol fécal et par la même la constipation.

Ils favorisent également l’absorption des nutriments par la paroi intestinale, donc la digestion.

Leur volume important permet de "remplir" l’estomac, ce qui contribue à donner une sensation de satiété. Autrement les fibres végétales permettent de couper la sensation de faim.

Enfin, la nature chimique et physique des fibres végétales varient d’un aliment à l’autre. Les aliments à fibres longues côtoient  les aliments à fibres courtes, les légumes riches en mucilages côtoient les légumes riches en pectine.
Selon les caractéristiques du transit de votre compagnon, il sera possible de choisir les végétaux de son bol alimentaire.
Pour compenser un transit trop rapide, on augmentera la proportion des pectines. Pour l’accélérer en cas de constipation, on augmentera la part des végétaux à fibres longues.

Les végétaux, céréales ou légumes, se révèlent également indispensables par certains apports nutritifs indispensables au métabolisme de nos carnivores domestiques. Ainsi, des lipides appartenant à la famille des acides gras insaturés, tels les acides linoléique ou alpha-linolénique, interviennent-ils dans le métabolisme de nombreux organes, depuis la peau jusqu’au système nerveux.
Une carence en ces acides gras serait synonyme de troubles neurologiques, de retards de croissance, de diverses dermatoses infectieuses, et d’états d’amaigrissement voire de cachexie. Nous pouvons trouver ces corps gras dans des végétaux tels que le colza, le tournesol, le soja.

Bien évidemment céréales et légumes, outre des lipides, apportent les glucides indispensables. Il faudra toutefois veiller à ne pas déséquilibrer la ration alimentaire au profit des légumes riches en sucres, au risque de provoquer une prise de poids excessive et d'augmenter notablement le rsique diabétique.

Il est aujourd'hui possible de maîtriser ou d'améliorer l'intérêt nutritionnel des végétaux présents dans la pâtée. Les techniques de floconnage ou de soufflage sont des procédés qui permettent d'optimiser l'usage qui sera fait de ces ingrédients dans les intestins.Les céréales type corn flakes ou céréales soufflées modulent le transit intestinal et peuvent être plus facilement digérées.

Une alimentation équilibrée, qu’elle soit ménagère ou industrielle, devra donc comporter une proportion idéale de céréales et de légumes à fibres longues, sauf avis médical contraire. Il faudra veiller tout particulièrement à l’apport quotidien en acides gras insaturés.
Pensez donc, si vous faites la cuisine pour votre petit compagnon, à toujours rajouter de l’huile crue de tournesol ou de colza dans sa gamelle. Une petite conclusion humoristique, une recette  "à la Marcel Pagnol" :

Un bon gros tiers de viande
Un tiers moyen de céréales, riz bien cuit ou autre
Un tiers de légumes verts, haricots, courgettes, salade cuite ou autre
Et une lampée d’huile de tournesol ou de colza
Et une bonne pincée de levure de bière.
Telle est la recette d’une gamelle pour notre toutou !

Conclusion

Laisser nos chiens et nos chats composer leur menu en mangeant uniquement, ou presque, de la viande est à proscrire absolument.
Qu'il s'agisse de pâtée ménagère ou de produits industriels, il faut toujours veiller à ce que les proportions de végétaux soient suffisantes dans la ration.
Malheureusement, les fabricants d'aliments industriels sont autorisés à mentionner sur l'étiquette de leurs produits les légumes, dès qu'ils sont incorporés à raison de 4 ou 5%, ce qui est une quantité notoirement insuffisante.
Fort heureusement, de plus en plus de fabricants ne se contentent pas de ce minimum et composent des repas de qualité nutritive satisfaisante.

Pour orienter votre choix, demandez conseil à votre vétérinaire.
Pour obtenir un menu personnalisé ou des conseils pour un choix judicieux d'aliments, contactez-nous via la rubrique Prestations en ligne.

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Vitamines, rôles et besoins

Les vitamines, ainsi que leur nom le laisse supposer, se révèlent aussi importantes au bon fonctionnement métabolique de l’organisme que les protéines, les glucides ou les lipides. Comme pour tous les composants de la ration, les carences en vitamines vont entraîner des troubles métaboliques, les excès d’apport pourront au mieux être totalement inutiles, au pire s’avérer aussi dangereux que les carences, pouvant occasionner des affections gravissimes, invalidantes voire fatales à long terme.

Classification et origines des vitamines

Les vitamines se classent en deux grandes familles, selon leur solubilité dans l’eau ou dans les matières grasses.
Ainsi existent-ils des vitamines hydrosolubles, comme la vitamine C et les vitamines B1, B2, B6, B12, C, PP ou l'acide pantothénique, et des vitamines liposolubles, les vitamines A, D, E, K.

Les aliments crus apportent toutes les vitamines dont peuvent avoir besoin nos petits animaux.
Malheureusement, la fabrication de la pâtée, aussi bien que les procédés industriels de fabrication des conserves et croquettes, nécessitent des cuissons qui peuvent détruire toute ou partie des vitamines qui souvent résistent mal aux températures élevées et à l’oxydation qu’elles entraînent.
Une supplémentation raisonnable après cuisson peut, rarement, être nécessaire.

En fait, nous pouvons dire que les maladies par carence en vitamines sont devenus rarissimes de nos jours hormis quelques rares cas d’alimentations ménagères farfelues, ou de carence d’utilisation suite à des déficits génétiques. Dans ces dernières, les vitamines sont présentes dans la ration, mais l’organisme a perdu les capacités d’en absorber certaines, ou de les utiliser correctement .

Dans nos pays occidentaux, et tout particulièrement aux USA, il est devenu courant de consommer à outrance des vitamines pour garder, au choix, la ligne, la jeunesse, le teint frais, le dynamisme….Et, malheureusement, cette mode imbécile retentit désormais sur nos animaux. Il n'est pas rare, suite à une automédication aberrante de nos animaux, de rencontrer des cas sévères d’hypervitaminose pouvant aboutir à de véritables intoxications.

De quelques vitamines

Citons, pour mémoire le rôle de quelques vitamine parmi les plus connues ou les plus importantes, les conséquences de leur carence ou de leur excès.

La vitamine A et le Co-facteur d'enzymes intervenant dans le renouvellement de la peau et des muqueuses, dans la croissance et le bon fonctionnement du tissu osseux, dans la fertilité et dans le processus de la vision .
Les carences, rares de nos jours, peuvent entraîner des formes de stérilité, des troubles squelettiques, une dégénérescence rétinienne.
L’excès en vitamine A, cas fréquent et bien connu du chat se nourrissant uniquement de foie cru, pouvant entraîner troubles rachidiens gravissimes et affections organiques mortelles.

Elle intervient dans le phénomène de la coagulation sanguine. Sa carence, due le plus souvent à une intoxication par les raticides, entraînedes hémorragies rapidement mortelles.
Le traitement des intoxications aux raticides passe par l'administration de vitamine K par voie injectable puis orale.

La vitamine D est indispensable au métabolisme osseux, en particulier à la fixation du calcium sur la trame protéique osseuse. Sa carence, de plus en plus rare de nos jours, occasionne le trop célèbre rachitisme.
Un excès d'apport en vitamine D, fréquent par auto médication, entraîne aussi des troubles squelettiques et viscéraux comme l'ostéomalacie ou des calcinoses organiques.

Elle intervient dans l’hématopoïèse, c'est à dire la fabrication des globules rouges et de l'hémoglobine qu'ils contiennent .
La carence en cyanocobalamine peut entraîner des anémies plus ou moins sévères.
On peut rencontrer de telles carences chez des animaux fortement parasités par certains ténias.

Pour une éventuelle supplémentation en vitamines, demandez conseil à votre vétérinaire, ou demandez nous un conseil personnalisé via notre rubrique Prestations en ligne.

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