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Croissance et alimentation

Nous allons aborder de façon la plus synthétique possible la période de vie de votre chiot ou de votre chaton qui le conduira du jour de sa naissance au jour où il aura achevé sa croissance et rentrera dans l'âge adulte.

De la naissance au sevrage

  • Le colostrum

A peine sortis du ventre maternel, chiots et chatons se trouvent rapidement et fermement "accrochés" à une  mamelle, après avoir été guidés jusqu'à cette mamelle à grands coups de langue par leur mère.
Ils peuvent alors téter goulûment le colostrum, ce premier lait qui apaisera leur faim et leur procurera une bonne dose d’anticorps destinés à leur offrir une protection immunologique des plus efficaces durant leurs 6 à 8 premières semaines de vie.
Pour que ce fameux colostrum soit riche en anticorps, il faut que la mère soit en bonne santé, soit à jour de ses vaccinations, et ait été correctement vermifugée. Seules des vermifugations avant la gestation, puis durant la période d’allaitement, peuvent prévenir le risque de transmission de parasites comme les ascaris, in utero ou lors des tétées.

  • Le lait

Dans les jours qui suivent, le lait va progressivement changer de composition, devenant plus épais, plus gras, s’adaptant à la lente maturation du système digestif des tous petits.
En un raccourci imagé, nous pourrions dire que le lait des carnivores est plus riche que celui des herbivores, en particulier en protéines et en lipides, mais plus pauvre en lactose. A cela, deux conséquences : nos chiots et chatons digèrent souvent fort mal le lait de vache !

En cas de besoin, de portée trop nombreuse, de mère épuisée ou malade, il faudra avoir recours à du lait maternisé pour sauver le plus de petits possible. Certes, il existe des laits maternisés en poudre, d’utilisation facile et de composition très proche du lait de la chienne ou de la chatte. Mais vous pouvez envisager, si vous en avez l’envie, le temps, la minutie et la patience, de préparer vous-même ce lait maternisé. Les recettes sont aussi nombreuses que compliquées et seul un vétérinaire pourra vous procurer une formulation sérieuse.

La période du sevrage

Entre un mois et demi et deux mois, les chiots et chatons vont commencer à s’intéresser à la gamelle de leur mère : curiosité, imitation de la mère, saveur d’une bonne gamelle de nourriture pour adultes, incitations par la mère, autant de facteurs déclenchant le début du sevrage.

Cela correspond au moment où leur tube digestif a reçu en grande partie l’équipement enzymatique qui leur permettra de commencer à digérer ces aliments solides. Cette période du sevrage, transition vitale de l’aliment lacté vers l’alimentation adulte, est une période charnière essentielle pour la vie future de nos petits compagnons.

Un sevrage trop précoce, mal conduit, mené sur un laps de temps trop bref, conduira immanquablement à des conséquences graves voire fatales, que ce soit pour le chiot ou le chaton, ou pour les adultes qu’ils deviendront . En cas de sevrage mal conduit, des affections comme les diarrhées chroniques, les insuffisances digestives ou les retards de croissance surviennent quasi immanquablement.

Le chiot et le chaton en croissance

Nos jeunes amis sont désormais capables d’absorber une nourriture proche de celle des adultes quant aux divers ingrédients qui la composent, à savoir viande, céréales, légumes, vitamines et minéraux.

Mais les rapports protéines / lipides / glucides, ainsi que les apports vitaminiques et phospho-calciques diffèrent notablement de ceux de l’alimentation des adultes.Ainsi, par exemple, leur nourriture doit-elle être plus riche en protéines, enrichie en vitamine D et en Calcium.

L’administration de la ration doit se faire en plusieurs repas répartis le plus harmonieusement possible dans la journée. Pour grandir, les quantités à ingérer sont importantes et le volume de leurs estomacs bien petit !

L’éducation à la nourriture doit se faire avec rigueur dès le plus jeune âge.Il faut ainsi les éduquer à respecter les heures des repas, veiller à ne pas leur donner de gâteries à côté des repas, ne pas les laisser  jouer avec leur nourriture en lui faisant faire "le tour de la maison ",  etc, etc….

Si vous désirez vous faciliter la vie, vous pourrez opter pour une alimentation industrielle. Nombreux sont les fabricants proposant des aliments de croissance de qualité, adaptant leurs gammes à la multiplicité des races, des formats et aux besoins spécifiques des carnivores en croissance.
Un seul conseil : respectez les quantités préconisées par le fabricant, donc pesez régulièrement votre tout petit et les aliments que vous lui donnez.

Evitez de façon absolue, sauf avis médical autorisé, de complémenter la ration en vitamine D ou en Calcium, dans l’espoir d’avoir des animaux plus grands, plus forts, plus résistants. Vous prendriez le risque d’avoir strictement l’effet opposé à celui recherché. Un excès de vitamine D ou de Calcium pouvant, par exemple, entraîner des troubles du squelette difficiles voire impossibles à corriger et de ce fait irréversibles.

Si vous avez le temps, en particulier si vous n’élevez qu’un seul petit à la fois, vous pourrez assez facilement prendre plaisir à lui concocter affectueusement ses repas. La viande de bœuf, les céréales cuites longuement, les haricots verts, les compléments calciques et vitaminés seront vos ingrédients de base.
Mais il vous faudra toujours suivre les conseils diététiques de votre vétérinaire pour calculer la ration adaptée à la race, à l’âge et au poids de votre petit compagnon. Ainsi pourrra-t-il  se fabriquer un squelette, des muscles et des organes en toute tranquillité.

Il vous faut savoir que la courbe de croissance de votre chiot ou de votre chaton n’est pas linéaire, mais prend la forme d’un S majuscule. Autrement dit, la vitesse de croissance est rapide les premiers mois, puis, après ce que l’on nomme le point d’inflexion de la courbe ( le "centre" du S ), elle  ralentit jusqu’à la fin de la croissance qui interviendra, selon les races, entre 8 et 18 mois.

Ne vous inquiétez donc point si votre tout petit grossit moins vite à partir d’un certain âge, et surtout n’essayez pas de compenser cela par l’administration de repas plus volumineux ou plus riches, la encore vous obtiendriez l’effet opposé !

Pour conclure, adoptez dès le plus jeune âge de votre petit compagnon une alimentation équilibrée, évitez lui les petites friandises ou gâteries, éduquez le à des repas pris à heure fixe . De bonnes habitudes alimentaires et comportementales lui assureront une croissance des plus harmonieuses et feront de lui un adulte sain et équilibré, avec qui la vie sera agréable et facile.
En cas de doute, de questionnements divers, prenez conseil auprès de votre vétérinaire.
Nous sommes à votre disposition pour tout conseil personnalisé en diététique via notre rubrique Prestations en ligne

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